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 Les informations relatives au temps, au climat et à l'eau permettent de déclencher des alertes salvatrices

Chaque année, les catastrophes d'origine météorologique, hydrologique et climatique font un grand nombre de victimes.  Les dangers naturels sont certes inévitables, mais prévenir les populations de l'imminence d'une catastrophe constitue le meilleur moyen d'en réduire le bilan humain et matériel.  L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a entrepris, avec ses partenaires internationaux et les Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN) de ses 188 Membres, d'incorporer les systèmes d'alerte rapide aux stratégies de gestion des situations d'urgence et d'intervention.     

Au fil des ans, l'OMM s'est attachée à promouvoir les politiques de prévention, notamment en ce qui concerne l'évaluation des risques, les plans d'intervention en cas d'urgence et l'exploitation de systèmes d'alerte intégrés multirisque.  Ces systèmes d'alerte rapide font toute la différence: bien que le nombre de catastrophes liées à des phénomènes météorologiques, climatologiques ou hydrologiques ait été largement multiplié au cours du dernier demi-siècle, les pertes en vies humaines ont quant à elles diminué.

Grâce aux systèmes d'alerte rapide, les hôpitaux, les professionnels de la santé travaillant sur le terrain et, d'une manière générale, les prestataires de services d'urgence disposent d'un délai supplémentaire pour alerter les populations, gérer et allouer les ressources et se préparer au phénomène annoncé.  Des systèmes de ce type sont d'ores et déjà opérationnels pour tout un éventail de dangers naturels allant des inondations et des sécheresses aux tempêtes de sable et de poussière en passant par les vagues de chaleur et les incendies de forêt.  Or ces phénomènes ont non seulement une incidence directe sur la sécurité et la santé des populations mais ils peuvent aussi priver celles-ci de l'accès à l'eau et aux vivres.

Le changement climatique pose de nouveaux défis aux responsables de la prévention:  le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a en effet affirmé dans son quatrième rapport d'évaluation que la fréquence des extrêmes météorologiques et climatiques allait très probablement augmenter à l'avenir.  De plus en plus d'ailleurs, les informations relatives à la variabilité et à l'évolution du climat sont mises à profit dans le cadre des politiques de réduction des risques de catastrophes.  L'adoption de stratégies de préparation aux situations d'urgence préconisée dans le Cadre d'action de Hyogo suppose en effet que l'on utilise l'information climatologique pour définir, évaluer et surveiller les risques de catastrophes.  Adopté en janvier 2005 par 168 gouvernements lors de la deuxième Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes (Hyogo, Japon), le Cadre d'action de Hyogo est un plan décennal qui vise à réduire sensiblement les risques de catastrophes en privilégiant la prévention par rapport à l'intervention d'urgence.

Il est essentiel pour ce faire de pouvoir compter sur de solides programmes d'observation et de surveillance.  L'OMM et les SMHN de ses Membres, forts de leurs programmes scientifiques et techniques et de leurs réseaux de centres météorologiques mondiaux et de centres météorologiques régionaux spécialisés, fournissent toute une gamme de services d'observation, de surveillance et de prévision.  Pour renforcer l'efficacité des alertes précoces, les prestataires de services météorologiques et hydrologiques doivent travailler de concert avec les instances de décision locales et régionales.  C'est en effet par une approche concertée que les risques de catastrophes pourront être véritablement réduits dans un proche avenir.

Statistiques

De 1980 à 2007, près de 8400 catastrophes naturelles se sont produites dans le monde, qui ont fait plus de deux millions de victimes.  On relèvera que plus de 70% de ces catastrophes étaient causées par des phénomènes liés au temps, au climat ou à l'eau –sécheresses, inondations, tempêtes de vent, cyclones tropicaux, ondes de tempête, températures extrêmes, glissements de terrain, incendies de forêt, etc.– ou bien par des épidémies et des invasions d'insectes directement liées aux conditions météorologiques et hydrologiques.

En 2008, 321 catastrophes naturelles ont entraîné la mort de 235816 personnes, soit un tribut presque quatre fois supérieur à la moyenne des sept années précédentes.  Cette situation est due en partie au cyclone Nargis qui a frappé le Myanmar et dont le bilan, d'après le Secrétariat de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC), est de 138366 morts ou disparus.

Quatre-vingt-dix pour cent des catastrophes naturelles survenues ces cinquante dernières années avaient une origine hydrométéorologique. 

Entre 1956 et 2005, le nombre de catastrophes d'origine météorologique, climatologique ou hydrologique a été multiplié par dix, et les pertes économiques qu'elles ont entraînées par cinquante.  Or le nombre de décès signalés est passé de 2660000 (sur la décennie 1956-1965)
à 220000 (sur la décennie 1996-2005), diminution en partie attribuable à la précision de plus en plus grande des alertes.

L'OMM s'est donné pour objectif de réduire de moitié d'ici 2019 la mortalité, moyennée sur dix ans pour la période 1994-2003, imputable à l'ensemble des catastrophes naturelles d'origine météorologique, hydrologique et climatique.

Réduction du nombre de victimes et protection des populations:  exemples concrets 

Vagues de chaleur:

L'OMM, conjointement avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a entrepris d'élaborer des directives sur la mise en œuvre de systèmes d'avis de vague de chaleur et de veille sanitaire.  Les vagues de chaleur pourraient en effet se répercuter sur la santé de millions de personnes vivant dans certaines régions du monde, en particulier celles dotées de faibles capacités d'adaptation.  Caractérisées par des températures anormalement élevées persistant de quelques jours à quelques semaines, les vagues de chaleur peuvent conduire à une augmentation de la mortalité due à des affections cardiaques et respiratoires.  Or il est possible de réduire les cas de maladie et de préjudice corporel ainsi que le nombre de décès provoqués par les vagues de chaleur à condition de diffuser en temps voulu, à l'intention des populations, des bulletins d'alerte faciles à comprendre.

Les Directives OMM/OMS sur les systèmes d'avis de vague de chaleur et de veille sanitaire feront office de catalyseur et devraient permettre de rassembler autour de cette question les principaux acteurs des secteurs concernés (climatologie, santé, intervention d'urgence), les décideurs ainsi que le grand public pour arrêter les mesures à prendre en vue d'une gestion globale des risques liés aux fortes chaleurs.  L'OMM a d'ailleurs entrepris de comparer un certain nombre de techniques utilisées actuellement dans diverses régions du monde, en s'intéressant notamment au système français d'avis de vague de chaleur et de veille sanitaire.  Ce dernier a été instauré
en 2004 dans le sillage de la vague de chaleur meurtrière de 2003 qui a fait plus de 70000 victimes en Europe.

Tempêtes de sable et de poussière:

Le Système OMM d'annonce et d'évaluation de tempêtes de sable et de poussière fait intervenir 14 centres qui établissent quotidiennement des prévisions dans ce domaine.  Les tempêtes de sable et de poussière font peser de multiples menaces sur la santé des populations locales et des écosystèmes.  Elles peuvent mettre à mal le système respiratoire, réduire la visibilité et endommager les récoltes.  Certaines études donnent à penser que les infections respiratoires aigues observées chez les enfants et aggravées par les tempêtes de sable et de poussière sont l'une des principales causes de mortalité dans les pays en développement. 

Les prévisions élaborées dans ce domaine servent à avertir les pouvoirs publics, les entreprises et les collectivités du moment et du lieu où va apparaître un panache de sable ou de poussière et favorisent ainsi la protection des populations.  Le système d'annonce et d'évaluation de tempêtes de sable et de poussière contribue à assurer que toutes les populations menacées par ces phénomènes ont accès aux prévisions pertinentes.

Feux de forêt:

Il existe à Singapour un centre météorologique régional spécialisé dans la prévision des incendies de forêt et des phénomènes connexes.  Établi sous les auspices de l'OMM après les incendies
de 1997 qui ont entraîné des problèmes de santé liés au smog chez plus de 20millions de personnes en Asie du Sud-Est, le centre diffuse à l'intention du grand public des informations et des images satellitaires sur l'emplacement et l'ampleur des principaux incendies et panaches de fumée. 

Ailleurs dans le monde, les SMHN et leurs partenaires ont eux aussi recours à des images satellite et autres données pour faciliter les interventions d'urgence en cas d'incendie de forêt.  En collaboration avec l'OMS et le Programme des Nations Unies pour l'environnement, l'OMM a mis au point pour les décideurs des directives en matière de lutte contre les incendies.    

 

L’Organisation météorologique mondiale est l’organisme des Nations Unies qui fait autorité

pour les questions relatives au temps, au climat et à l’eau

Contacts:

Mme Carine Richard-Van Maele, chef du Bureau de la communication et des relations publiques, OMM.
Tél.:+41(0)22 730 8315; courriel:cvanmaele@wmo.int

Mme Gaëlle Sévenier, attachée de presse, Bureau de la communication et des relations publiques, OMM.

Tél.:+41(0)22 730 8417; courriel:gsevenier@wmo.int

Mme Lisa Munoz, attachée de presse, Bureau de la communication et des relations publiques, OMM.

Tél.:+41(0)22 730 8213; courriel:lmunoz@wmo.int

Site Web: http://www.wmo.int

 

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