Les cyclones tropicaux: QUESTIONS ET RÉPONSESQu’on les appelle ouragans, cyclones ou typhons, les cyclones tropicaux se caractérisent par des vents soutenus d’une vitesse maximale d’au moins 120 km/h près du centre et causent chaque année des milliers de victimes. Si les pertes en vies humaines dues aux cyclones tropicaux ont sensiblement baissé ces dernières décennies, on peut toutefois déplorer une forte augmentation des pertes économiques. Cette baisse du nombre de morts est attribuable en grande partie à l’amélioration des systèmes de prévision et d’alerte des cyclones tropicaux. À l’Organisation météorologique mondiale, le Programme concernant les cyclones tropicaux a pour but de mettre en place, à l’échelle nationale et régionale, des systèmes coordonnés qui visent à limiter le plus possible les pertes en vies humaines et les dégâts matériels que les cyclones tropicaux provoquent.
Quelle différence y a-t-il entre un ouragan, un cyclone et un typhon? En fait, ces trois termes désignent tous un seul et même phénomène qui s’accompagne de pluies torrentielles et de vents soutenus d’une vitesse maximale d’au moins 120 km/h (près du centre):
À quel moment de l’année les cyclones tropicaux se produisent-ils? À l’ouest du Pacifique Nord, la saison des typhons s’étale en général de mai à novembre. En Amérique du Nord, en Amérique centrale et dans les Caraïbes, la saison des ouragans va du
Quelle est la relation entre les cyclones tropicaux et la vitesse du vent? En fonction de la vitesse maximale du vent soutenu, on distingue trois classes de perturbations tropicales:
Les cyclones tropicaux peuvent s’étendre sur des centaines de kilomètres et s’accompagner de vents destructeurs, de pluies torrentielles et d’ondes de tempête, voire parfois de tornades. L’échelle Saffir-Simpson classe les ouragans en cinq catégories selon leur force. Voici les vitesses maximales des vents soutenus correspondant à ces catégories:
Les conséquences d’un cyclone tropical et les dégâts attendus ne sont pas uniquement fonction de la vitesse du vent, mais aussi d’autres facteurs tels que la vitesse de déplacement du phénomène, la durée des vents forts et le cumul des pluies au moment de l’atterrage et après, les brusques variations de direction et d’intensité, la structure (étendue et intensité, par exemple) du phénomène, ainsi que les réactions des populations aux catastrophes dues aux cyclones tropicaux.
Comment baptise-t-on les cyclones tropicaux? La durée de vie des cyclones tropicaux atteint une semaine voire plus, si bien qu’il est possible que deux cyclones tropicaux se produisent simultanément. Pour éviter toute confusion, les prévisionnistes baptisent donc chacun des cyclones tropicaux à partir de listes annuelles où alternent prénoms féminins et prénoms masculins classés par ordre alphabétique. Ces listes sont établies pour chaque région à partir de propositions présentées par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN) des Membres de l'OMM aux organismes régionaux compétents s'occupant des cyclones tropicaux qui les approuvent après examen à l’occasion de leurs réunions annuelles ou bisannuelles. À compter de 2000, les pays du Pacifique Nord-Ouest ont commencé à utiliser un nouveau système pour baptiser les cyclones tropicaux. Chacun des 14 pays exposés aux typhons a proposé une liste de noms pour composer une liste générale comprenant 141 noms d’animaux, de fleurs, de signes astrologiques et quelques noms de personnes, à utiliser dans l’ordre indiqué. En 2010, le premier ouragan qui se produira dans la mer des Caraïbes, le golfe du Mexique ou l’Atlantique Nord sera baptisé Alex, tandis que le premier qui se produira dans la partie orientale du Pacifique Nord sera baptisé Agatha. Il est possible d’obtenir davantage de renseignements à ce sujet en se référant au site de l’OMM consacré à la désignation des cyclones tropicaux http://www.wmo.int/pages/prog/www/tcp/Storm-naming.html.
Comment prévoit-on les cyclones tropicaux? Partout dans le monde, des météorologistes font appel à la technologie moderne (satellites, radars ou ordinateurs) pour suivre l’évolution des cyclones tropicaux. Ces phénomènes sont souvent difficiles à prévoir, car ils peuvent brusquement perdre de leur intensité ou incurver leur trajectoire. Les météorologistes disposent cependant de technologies à la pointe du progrès et font avancer les techniques, telles que les modèles de prévision numérique du temps, pour prévoir comment un cyclone tropical évoluera, y compris dans son déplacement et ses variations d’intensité, ou encore quand, à quel endroit et à quelle vitesse se produira son atterrage. Les Services météorologiques des pays exposés sont ainsi en mesure de publier des messages d’alerte officiels. L’OMM fournit le cadre international qui favorise la diffusion rapide et généralisée de l’information concernant les cyclones tropicaux. Grâce à la coopération et à la coordination à l’échelle internationale, la surveillance des cyclones tropicaux, dès les premiers stades de leur formation, ne cesse de s’améliorer. Les activités en la matière sont coordonnées à l’échelle mondiale et régionale par l’OMM qui dispose d’une Veille météorologique mondiale et d’un Programme concernant les cyclones tropicaux. Les Centres météorologiques régionaux spécialisés dans les cyclones tropicaux et les Centres d'avis de cyclones tropicaux, tous désignés par l’OMM, fonctionnent dans le cadre du Programme concernant les cyclones tropicaux de l’Organisation. Ils ont pour rôle de détecter, surveiller, suivre et prévoir tous les cyclones tropicaux dans les régions dont ils ont la charge. Les centres en question fournissent en temps réel des avis et des conseils aux Services météorologiques nationaux.
Où se sont produits les derniers cyclones tropicaux? Entre 1886 et 1998, parmi les 566 cyclones observés dans l’Atlantique, 22 se sont suffisamment développés pour se transformer en ouragans de catégorie 5 s’accompagnant de vents soutenus d’une vitesse maximale supérieure à 249 km/h. Parmi les plus violents enregistrés récemment, on peut citer l’ouragan Mitch (Honduras) en 1998, l’ouragan Katrina (États-Unis d’Amérique) en 2005 et tout dernièrement l’ouragan Gustav (Haïti) en 2008, ainsi que le cyclone tropical violent Nargis (Myanmar) en 2008. En 2008, 16 cyclones tropicaux ont été baptisés dans l’Atlantique, y compris huit ouragans, parmi lesquels cinq ont atteint au moins la catégorie 3 de l’échelle Saffir-Simpson. Ces chiffres dépassent de beaucoup les moyennes à long terme, à savoir respectivement onze, six et deux. La saison 2008 des ouragans en Atlantique a été dévastatrice: les Caraïbes, l’Amérique centrale et les États-Unis d’Amérique ont déploré de nombreuses victimes et des dégâts considérables. C’était la première fois que l’on enregistrait une vague de six cyclones tropicaux consécutifs (Dolly, Edouard, Fay, Gustav, Hanna et Ike) venus aborder les côtes des États-Unis d’Amérique et deux grands ouragans (Gustav et Ike) ont aussi frappé Cuba. Dans la partie orientale du Pacifique, 16 cyclones tropicaux ont reçu un nom en 2008, parmi lesquels sept ont atteint le stade d’ouragan et deux celui de grand ouragan de catégorie 3 ou plus. Dans la partie occidentale du Pacifique Nord, 22 cyclones tropicaux ont été baptisés en 2008, dont dix ont atteint le stade de typhon, ce qui est inférieur aux moyennes à long terme, à savoir respectivement 27 et 14. Au début du mois de novembre 2009, un premier bilan de la saison cyclonique dans l’océan Atlantique indiquait neuf cyclones tropicaux baptisés, dont trois ayant atteint le stade d’ouragan. Ces chiffres sont bien inférieurs aux moyennes à long terme pour la région. En septembre et octobre 2009, la partie occidentale du Pacifique Nord a été frappée par plusieurs typhons, nommés Ondoy, Ketsana, Parma, Lupit et Mirinae, qui ont occasionné de nombreuses victimes.
Où puis-je obtenir de plus amples renseignements?
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