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Les cyclones tropicaux: QUESTIONS ET RÉPONSES

Qu’on les appelle ouragans, cyclones ou typhons, les cyclones tropicaux se caractérisent par des vents soutenus d’une vitesse maximale d’au moins 120 km/h près du centre et causent chaque année des milliers de victimes.  Si les pertes en vies humaines dues aux cyclones tropicaux ont sensiblement baissé ces dernières décennies, on peut toutefois déplorer une forte augmentation des pertes économiques.  Cette baisse du nombre de morts est attribuable en grande partie à l’amélioration des systèmes de prévision et d’alerte des cyclones tropicaux.  À l’Organisation météorologique mondiale, le Programme concernant les cyclones tropicaux a pour but de mettre en place, à l’échelle nationale et régionale, des systèmes coordonnés qui visent à limiter le plus possible les pertes en vies humaines et les dégâts matériels que les cyclones tropicaux provoquent.

Quelle différence y a-t-il entre un ouragan, un cyclone et un typhon?

En fait, ces trois termes désignent tous un seul et même phénomène qui s’accompagne de pluies torrentielles et de vents soutenus d’une vitesse maximale d’au moins 120 km/h (près du centre):

  • À l’ouest de l’Atlantique Nord, dans les parties centrales et orientales du Pacifique Nord, dans la mer des Caraïbes et dans le golfe du Mexique, c’est le terme ouragan qui est utilisé;
  • Dans la partie occidentale du Pacifique Nord, c’est le terme typhon;
  • Dans le golfe du Bengale et la mer d’Oman, c’est le terme cyclone;
  • Dans la partie occidentale du Pacifique Sud et au sud-est de l’océan Indien, on parle de cyclone tropical violent;
  • Au sud-ouest de l’océan Indien, on utilise le terme générique cyclone tropical.

À quel moment de l’année les cyclones tropicaux se produisent-ils?

À l’ouest du Pacifique Nord, la saison des typhons s’étale en général de mai à novembre.  En Amérique du Nord, en Amérique centrale et dans les Caraïbes, la saison des ouragans va du
1er juin au 30 novembre, le maximum de fréquence étant enregistré en août et septembre.  Dans le Pacifique Sud et en Australie, la saison cyclonique dure normalement de novembre à avril.  Dans le golfe du Bengale et la mer d’Oman, les cyclones tropicaux se produisent habituellement d’avril à juin et de septembre à novembre.  La côte orientale de l’Afrique est surtout exposée au phénomène de novembre à avril.

 

Quelle est la relation entre les cyclones tropicaux et la vitesse du vent?

En fonction de la vitesse maximale du vent soutenu, on distingue trois classes de perturbations tropicales:

  • Il s’agit d’une dépression tropicale quand cette vitesse est inférieure à 63 km/h;
  • Il s’agit d’une tempête tropicale quand cette vitesse se situe entre 63 et 118 km/h; c’est à ce stade qu’on baptise le phénomène;
  • En fonction du bassin océanique où il se produit, le phénomène est qualifié d’ouragan, de typhon, de cyclone tropical violent, de tempête cyclonique violente ou de cyclone tropical quand cette vitesse dépasse 119 km/h.

Les cyclones tropicaux peuvent s’étendre sur des centaines de kilomètres et s’accompagner de vents destructeurs, de pluies torrentielles et d’ondes de tempête, voire parfois de tornades.  L’échelle Saffir-Simpson classe les ouragans en cinq catégories selon leur force.  Voici les vitesses maximales des vents soutenus correspondant à ces catégories:

  • Ouragan de catégorie 1 – les vents soufflent entre 119 et 153 km/h;
  • Ouragan de catégorie 2 – les vents soufflent entre 154 et 177 km/h;
  • Ouragan de catégorie 3 – les vents soufflent entre 178 et 209 km/h;
  • Ouragan de catégorie 4 – les vents soufflent entre 210 et 249 km/h;
  • Ouragan de catégorie 5 – les vents soufflent à plus de 249 km/h.

Les conséquences d’un cyclone tropical et les dégâts attendus ne sont pas uniquement fonction de la vitesse du vent, mais aussi d’autres facteurs tels que la vitesse de déplacement du phénomène, la durée des vents forts et le cumul des pluies au moment de l’atterrage et après, les brusques variations de direction et d’intensité, la structure (étendue et intensité, par exemple) du phénomène, ainsi que les réactions des populations aux catastrophes dues aux cyclones tropicaux.

 

Comment baptise-t-on les cyclones tropicaux?

La durée de vie des cyclones tropicaux atteint une semaine voire plus, si bien qu’il est possible que deux cyclones tropicaux se produisent simultanément.  Pour éviter toute confusion, les prévisionnistes baptisent donc chacun des cyclones tropicaux à partir de listes annuelles où alternent prénoms féminins et prénoms masculins classés par ordre alphabétique.  Ces listes sont établies pour chaque région à partir de propositions présentées par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN) des Membres de l'OMM aux organismes régionaux compétents s'occupant des cyclones tropicaux qui les approuvent après examen à l’occasion de leurs réunions annuelles ou bisannuelles.  À compter de 2000, les pays du Pacifique Nord-Ouest ont commencé à utiliser un nouveau système pour baptiser les cyclones tropicaux.  Chacun des 14 pays exposés aux typhons a proposé une liste de noms pour composer une liste générale comprenant 141 noms d’animaux, de fleurs, de signes astrologiques et quelques noms de personnes, à utiliser dans l’ordre indiqué.  En 2010, le premier ouragan qui se produira dans la mer des Caraïbes, le golfe du Mexique ou l’Atlantique Nord sera baptisé Alex, tandis que le premier qui se produira dans la partie orientale du Pacifique Nord sera baptisé Agatha.  Il est possible d’obtenir davantage de renseignements à ce sujet en se référant au site de l’OMM consacré à la désignation des cyclones tropicaux http://www.wmo.int/pages/prog/www/tcp/Storm-naming.html.

Comment prévoit-on les cyclones tropicaux?

Partout dans le monde, des météorologistes font appel à la technologie moderne (satellites, radars ou ordinateurs) pour suivre l’évolution des cyclones tropicaux.  Ces phénomènes sont souvent difficiles à prévoir, car ils peuvent brusquement perdre de leur intensité ou incurver leur trajectoire.  Les météorologistes disposent cependant de technologies à la pointe du progrès et font avancer les techniques, telles que les modèles de prévision numérique du temps, pour prévoir comment un cyclone tropical évoluera, y compris dans son déplacement et ses variations d’intensité, ou encore quand, à quel endroit et à quelle vitesse se produira son atterrage.  Les Services météorologiques des pays exposés sont ainsi en mesure de publier des messages d’alerte officiels.

L’OMM fournit le cadre international qui favorise la diffusion rapide et généralisée de l’information concernant les cyclones tropicaux.  Grâce à la coopération et à la coordination à l’échelle internationale, la surveillance des cyclones tropicaux, dès les premiers stades de leur formation, ne cesse de s’améliorer.  Les activités en la matière sont coordonnées à l’échelle mondiale et régionale par l’OMM qui dispose d’une Veille météorologique mondiale et d’un Programme concernant les cyclones tropicaux.  Les Centres météorologiques régionaux spécialisés dans les cyclones tropicaux et les Centres d'avis de cyclones tropicaux, tous désignés par l’OMM, fonctionnent dans le cadre du Programme concernant les cyclones tropicaux de l’Organisation.  Ils ont pour rôle de détecter, surveiller, suivre et prévoir tous les cyclones tropicaux dans les régions dont ils ont la charge.  Les centres en question fournissent en temps réel des avis et des conseils aux Services météorologiques nationaux.

 

Où se sont produits les derniers cyclones tropicaux?

Entre 1886 et 1998, parmi les 566 cyclones observés dans l’Atlantique, 22 se sont suffisamment développés pour se transformer en ouragans de catégorie 5 s’accompagnant de vents soutenus d’une vitesse maximale supérieure à 249 km/h.  Parmi les plus violents enregistrés récemment, on peut citer l’ouragan Mitch (Honduras) en 1998, l’ouragan Katrina (États-Unis d’Amérique) en 2005 et tout dernièrement l’ouragan Gustav (Haïti) en 2008, ainsi que le cyclone tropical violent Nargis (Myanmar) en 2008.

En 2008, 16 cyclones tropicaux ont été baptisés dans l’Atlantique, y compris huit ouragans, parmi lesquels cinq ont atteint au moins la catégorie 3 de l’échelle Saffir-Simpson.  Ces chiffres dépassent de beaucoup les moyennes à long terme, à savoir respectivement onze, six et deux.  La saison 2008 des ouragans en Atlantique a été dévastatrice: les Caraïbes, l’Amérique centrale et les États-Unis d’Amérique ont déploré de nombreuses victimes et des dégâts considérables.  C’était la première fois que l’on enregistrait une vague de six cyclones tropicaux consécutifs (Dolly, Edouard, Fay, Gustav, Hanna et Ike) venus aborder les côtes des États-Unis d’Amérique et deux grands ouragans (Gustav et Ike) ont aussi frappé Cuba.

Dans la partie orientale du Pacifique, 16 cyclones tropicaux ont reçu un nom en 2008, parmi lesquels sept ont atteint le stade d’ouragan et deux celui de grand ouragan de catégorie 3 ou plus.  Dans la partie occidentale du Pacifique Nord, 22 cyclones tropicaux ont été baptisés en 2008, dont dix ont atteint le stade de typhon, ce qui est inférieur aux moyennes à long terme, à savoir respectivement 27 et 14.

Au début du mois de novembre 2009, un premier bilan de la saison cyclonique dans l’océan Atlantique indiquait neuf cyclones tropicaux baptisés, dont trois ayant atteint le stade d’ouragan.  Ces chiffres sont bien inférieurs aux moyennes à long terme pour la région.

En septembre et octobre 2009, la partie occidentale du Pacifique Nord a été frappée par plusieurs typhons, nommés Ondoy, Ketsana, Parma, Lupit et Mirinae, qui ont occasionné de nombreuses victimes.

Où puis-je obtenir de plus amples renseignements?

  • Le Programme de l’OMM concernant les cyclones tropicaux: http://www.wmo.int/pages/prog/www/tcp/index_en.html
  • Le Centre d’information sur les phénomènes météorologiques violents, www.severe.worldweather.wmo.int, fourni des renseignements détaillés sur les cyclones tropicaux.  Il s’agit d’un site web spécialisé de l’OMM, hébergé par l’Observatoire de Hong Kong (Chine) sous les auspices de l’OMM, qui diffuse en temps réel des informations officielles sur les cyclones tropicaux et les phénomènes météorologiques violents partout dans le monde.
  • Le site web du Service d’information sur le temps dans le monde relevant de l’OMM http://worldweather.wmo.int/ diffuse les prévisions météorologiques les plus récentes pour une sélection de villes dans le monde, établies par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux des États et Territoires Membres de l’OMM.  À ce jour, 118 Membres transmettent les prévisions météorologiques officielles pour 1270 villes.
  • Pour obtenir de plus amples renseignements sur les conditions météorologiques violentes, les ondes de tempêtes ou des avis de préparation aux catastrophes touchant un lieu en particulier, veuillez consulter directement le Service météorologique national compétent: http://www.wmo.int/pages/members/members_en.html
  • L’échelle Saffir-Simpson des ouragans: http://www.nhc.noaa.gov/aboutsshs.shtml

 

Information spécifique à chaque Région:

  • Mer des Caraïbes, golfe du Mexique, Atlantique Nord et partie orientale du Pacifique Nord: CMRS de Miami – Centre des ouragans du Service météorologique étasunien (NWS) relevant de la NOAA. http://www.nhc.noaa.gov/index.shtml   
  • Partie occidentale du Pacifique Nord et mer de Chine méridionale: CMRS de Tokyo – Centre des typhons du Service météorologique japonais. http://www.jma.go.jp/en/typh/
  • Golfe du Bengale et mer d’Oman: CMRS de New Delhi – Centre des cyclones tropicaux du Service météorologique indien. http://www.imd.gov.in
  • Sud-ouest de l’océan Indien: CMRS La Réunion – Centre des cyclones tropicaux de Météo-France. http://www.meteo.fr/temps/domtom/La_Reunion/
  • Sud-ouest du Pacifique: CMRS Nadi – Centre des cyclones tropicaux du Service météorologique fidjien. http://www.met.gov.fj/advisories.html
  • Partie centrale du Pacifique Nord: CMRS Honolulu – Centre des ouragans du Service météorologique étasunien (NWS) relevant de la NOAA. http://www.prh.noaa.gov/hnl/cphc/
  • Sud-est de l’océan Indien: CACT Perth du Service météorologique australien (Australie occidentale); et mer d’Arafura et golfe de Carpentarie: CACT Darwin du Service météorologique australien. http://www.bom.gov.au/weather/cyclone/  
  • Mer de Corail: CACT Brisbane du Service météorologique australien. http://www.bom.gov.au/weather/cyclone/   
  • Mer de Tasman: CACT Wellington du Service météorologique néo-zélandais. http://www.metservice.co.nz/forecasts/severe_weather.asp
  • CACT Djakarta du Service météorologique et géophysique indonésien. http://www.bmg.go.id   

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pour les questions relatives au temps, au climat et à l’eau

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Tél.:+41(0)22 730 8315; courriel:cvanmaele@wmo.int

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Site Web: http://www.wmo.int

 

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