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Note d'information N°59 

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elles ne constituent pas un compte rendu officiel.

La veille mondiale de la cryosphère contribuera à fournir les informations et les services requis dans les domaines du temps, du climat et de l'eau

Genève, le 21 janvier 2010 (OMM) – La communauté internationale travaille à la mise en place, sous les auspices de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), d'une Veille mondiale de la cryosphère (VMC) qui contribuera à fournir à la société les informations et les services dont elle a besoin dans les domaines du temps, du climat, de l'eau et de l'environnement.  À sa prochaine session quadriennale, en 2011, le Congrès météorologique mondial, organe suprême de l'OMM, étudiera les mesures à prendre pour concrétiser cette Veille.

C'est le Canada qui est à l'origine de la proposition d'instaurer, dans le sillage de l'Année polaire internationale (API) 2007/08, une Veille mondiale de la cryosphère, initiative saluée par le Congrès météorologique mondial en 2007.  Il s'avérait en effet nécessaire de mettre en place, dans une perspective à long terme, et pas seulement pour les régions polaires, un système robuste et complet d'observation et de surveillance de la cryosphère.  On rappellera que l'API était une entreprise scientifique pluridisciplinaire coordonnée à l'échelon international et coparrainée par l'OMM et le Conseil international pour la science (CIUS).

La VMC devrait donner à la communauté scientifique – chercheurs et praticiens – les moyens de mieux prévoir l'évolution de la cryosphère et de fournir des produits régionaux et mondiaux de qualité dans ce domaine.  Des évaluations de la cryosphère et de ses composantes seront réalisées à différentes échelles – régionale à mondiale – pour favoriser l'étude du changement climatique, la prise de décisions et l'élaboration de politiques environnementales.  Les connaissances scientifiques que la VMC permettra d'acquérir seront notamment utiles au Groupe d'experts intergouvernemental PNUE/OMM sur l'évolution du climat (GIEC), s'agissant de déterminer l'évolution de certaines des composantes de la cryosphère, à l'échelle mondiale ou régionale, et d'en examiner les répercussions potentielles sur les pays et les populations.

Contexte

On entend par cryosphère l'ensemble des constituants du système terrestre composés d'eau à l'état solide, notamment les sols enneigés, les précipitations solides, les glaces de mer, de lac et de rivière, les glaciers, les calottes glaciaires, les inlandsis et les sols gelés de façon permanente ou saisonnière.  Par sa présence dans l'atmosphère, à la surface terrestre et à la surface des océans, l'eau à l'état solide influe sur les échanges d'énergie et d'humidité, sur les flux de gaz et de particules, sur les nuages et les précipitations, sur les conditions hydrologiques ainsi que sur la circulation atmosphérique et océanique.  Certaines composantes de la cryosphère conservent par ailleurs la trace des climats passés, et ces précieuses informations servent de référence pour interpréter les changements climatiques d'aujourd'hui.

La cryosphère est présente à toutes les latitudes, dans une centaine de pays.  Bien qu'elle fasse partie intégrante du système climatique et constitue l'un des principaux indicateurs du changement climatique, la cryosphère est sans doute la moins explorée de toutes les composantes du climat.

La contribution de la cryosphère à la hausse du niveau de la mer dans un climat en évolution est une question cruciale.  Étant constituée d'eau à l'état solide, la cryosphère fait partie intégrante du cycle mondial de l'eau et a une incidence, entre autres, sur le temps, l'énergie et l'agriculture.  La détermination précise des précipitations, y compris de leur composante solide, est indispensable à la compréhension du cycle mondial de l'eau.  La neige et les glaciers sont des sources vitales d'approvisionnement en eau pour des usages agricoles, domestiques et industriels et pour la production d'énergie hydro-électrique, et ont une incidence directe sur les inondations et les sécheresses.  Par ailleurs, la présence de glace sur les lacs et les cours d'eau et sur les voies maritimes influe directement sur les écosystèmes et les transports aux hautes latitudes, d'échelle régionale ou mondiale, sur le développement économique régional et sur le bien-être des peuples nordiques.  D'autres dangers en rapport direct avec la cryosphère constituent des menaces à court ou à long terme, à savoir notamment les avalanches, les inondations liées aux débordements des lacs glaciaires, la subsidence causée par la fonte du pergélisol, les blizzards, le givrage, l'érosion côtière et, bien sûr, l'élévation du niveau de la mer.

Le Congrès météorologique mondial, à sa prochaine session (16 mai – 1er juin 2011), examinera un document d'orientation sur l'élaboration et la mise en œuvre d'une Veille mondiale de la cryosphère, fruit d'une large concertation avec les Services météorologiques et hydrologiques nationaux et d'autres partenaires.

 

L'Organisation météorologique mondiale est l'organisme des Nations Unies qui fait autorité pour les questions relatives au temps, au climat et à l'eau


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