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Nouvelle

9 April 2013

 

Le Comité des ouragans tire les leçons de Sandy

Les enseignements tirés de l'ouragan Sandy tiennent une place importante dans l'ordre du jour d'une réunion que l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a convoquée pour faire le bilan de la saison cyclonique 2012 dans l'Atlantique et le nord-est du Pacifique et pour se préparer à la saison à venir.

Le Comité des ouragans du Conseil régional IV de l'OMM (Amérique du Nord, Amérique centrale et Caraïbes) se réunit à Curaçao du 8 au 12 avril pour examiner les moyens de renforcer les services d'alerte et la coordination régionale de manière à protéger les personnes et les biens.

En 2012, la saison des ouragans dans l'Atlantique a été plus active que la normale, le nombre total de tempêtes tropicales s'établissant à 19, dont dix ont atteint la force d'un ouragan, alors que sur la période 1981-2010, la moyenne est de 12 pour le nombre de tempêtes tropicales et 6 pour le nombre d'ouragans. Deux des ouragans – Michael et Sandy – sont devenus des ouragans majeurs (catégorie 3 ou supérieure sur l'échelle Saffir-Simpson), d'après le bilan de la saison cyclonique passée établi par le Centre météorologique régional spécialisé (CMRS) de l'OMM situé à Miami. Le Centre national des ouragans (NHC) des États-Unis d'Amérique fait office de CMRS pour la Région IV de l'OMM.

Le Secrétaire général adjoint de l'OMM, Jerry Lengoasa, a déclaré que les énormes répercussions de l'ouragan Sandy sur les Caraïbes et les États-Unis d'Amérique ont contribué à sensibiliser la communauté internationale à la menace que font peser les cyclones tropicaux sur la région.

«Cet ouragan qui, directement ou indirectement, a provoqué la mort de quelque 300 personnes et causé des pertes économiques s'élevant au total à plus de 75 milliards de dollars, a été toutefois riche d'enseignements sur la prévision, les alertes précoces et la communication», a fait valoir M. Lengoasa lors de l'ouverture de la session du Comité des ouragans.

«En 2012, comme les autres années, les cyclones tropicaux ont eu des répercussions très
diverses, et nous avons encore de nombreux obstacles à surmonter pour améliorer les prévisions et les alertes concernant non seulement les cyclones tropicaux proprement dits mais aussi tous les dangers, liés au vent et à l'eau, dont ils s'accompagnent», a souligné M. Lengoasa. «Même si des améliorations constantes ont été enregistrées au cours des dernières décennies pour ce qui est des délais d'alerte et de l'exactitude des prévisions relatives aux trajectoires, des progrès restent à faire, nous en sommes bien conscients, pour mieux anticiper les brusques changements d'intensité et allonger l'échéance des prévisions de manière à intervenir plus efficacement.»

À cette session du Comité des ouragans, les plus grands experts de la région débattront des
mesures à prendre pour renforcer la prévention et, en particulier, pour améliorer les alertes
relatives aux ondes de tempête et aux inondations provoquées par les pluies. De tout temps, ces dangers liés à l'eau se sont avérés plus meurtriers que les vents eux-mêmes, et pourtant le grand public ne se rend pas bien compte à quel point ils peuvent être destructeurs.

Une séance spéciale sera consacrée à l'ouragan Sandy, qui a ravagé Cuba et Haïti avant
d'atteindre les côtes américaines. Ce gros ouragan de catégorie 1 s'est transformé en cyclone extratropical de forte intensité juste avant de toucher terre près d'Atlantic City (New Jersey) le 29 octobre, avec des vents approchant 130 km/h selon les estimations. Au moins 147 décès ont été imputés directement à Sandy dans le bassin de l'Atlantique, dont 72 pour le centre et le nord de la côte est des États-Unis d'Amérique. D'après le Centre national des ouragans, c'est le plus lourd tribut humain directement lié à un cyclone tropical dans ce pays en dehors des États du Sud depuis l'ouragan Agnes en 1972.

Le Service météorologique national des États-Unis d'Amérique a annoncé qu'à compter du 1er juin, la définition des veilles et des alertes relatives aux ouragans et aux tempêtes tropicales serait élargie de manière à ce que celles-ci puissent être diffusées ou rester en vigueur après qu'un cyclone tropical ait été reclassé en cyclone post-tropical, dans la mesure où celui-ci représenteune grave menace pour les personnes et les biens. Il a fait savoir par ailleurs qu'il autoriserait le Centre national des ouragans à diffuser des avis même lorsqu'un cyclone est passé au stade post tropical. Ces changements ont été motivés par le problème particulier posé par l'ouragan Sandy, dont on avait prévu qu'il évoluerait en cyclone post-tropical avant d'atteindre les côtes.

Les cyclones tropicaux et les ouragans sont baptisés en fonction d'une liste de noms qui sont réutilisés, par rotation, tous les six ans. Si une tempête a été meurtrière ou dévastatrice au point qu'il serait inopportun de donner à l'avenir son nom à une autre tempête car cela pourrait heurter les sensibilités, alors ce nom est retiré de la liste et remplacé par un autre. Le Comité des ouragans se prononcera cette semaine sur l'éventuel retrait de la liste de noms précédemment utilisés.

Figure 1: Trajectoires de tempêtes tropicales et d'ouragans dans l'Atlantique en 2012

http://www.nhc.noaa.gov/tracks/2012atl.jpg

 

 

 

 

 

 

 

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