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La conférence de l’Année polaire internationale 2012 veut traduire les connaissances en actes

Etat au 26 avril

 
 

La conférence de l’Année polaire internationale 2012 s’est ouverte par un appel à l’accroissement des connaissances scientifiques et à leur traduction en actes.

David Grimes, Président de l’Organisation météorologique mondiale était l’un des orateurs invités à la conférence à Montréal, Canada, qui réunit plus de deux mille chercheurs et décideurs pour l’Arctique et l’Antarctique.

«La cryosphère est de plus en plus mise en danger par l’accroissement de la présence et des activités humaines dans les régions polaires, y compris dans le "troisième pôle" (Himalaya et Plateau tibétain)» a déclaré M. Grimes. La cryosphère est l’eau à l’état de glace.

«L’amplification de la variation du climat et du changement climatique aux latitudes élevées représente un réel sujet de préoccupation», a poursuivi M. Grimes. «Des études font observer qu’avec le réchauffement de l’Arctique, le changement dans l’équilibre des températures entre l’Arctique et les latitudes moyennes pourrait influencer le cours du courant-jet, qui oriente les régimes météorologiques dans l’hémisphère Nord. Il est reconnu que les changements importants dans les pôles influent sur le système terrestre en général, engendrant des conséquences au niveau de la planète entière.

«Nos parties prenantes ont besoin de services nouveaux ou améliorés concernant le temps, le climat, l’eau et les aspects environnementaux connexes. Se fonder sur les «climatologies» ou extrapolations de tendances récentes ne suffira assurément pas à nous éclairer», a déclaré le Président de l’OMM, qui est sous-ministre adjoint et responsable du service météorologique d’Environnement Canada. Il a affirmé que l’OMM est en train de lancer un certain nombre d’initiatives pour renforcer ces services, notamment en matière de recherche et d'observation dans les régions polaires.

La conférence de Montréal s’inscrit dans le prolongement de l’Année polaire internationale (2007-2008) qui a débouché sur un effort massif dans la recherche, fondé sur les idées et l’énergie de milliers de scientifiques, d’enseignants, de techniciens et de représentants de bien d’autres disciplines. Elle a réuni quelque 50000 participants de plus de soixante pays.

Il s’agissait du projet de recherche concerté le plus ambitieux jamais entrepris dans les régions de l’Arctique et de l’Antarctique et il va déterminer, dans les décennies à venir, la manière dont nous appréhendons les régions polaires, l'océan mondial, le climat et le changement climatique.

L’année polaire internationale nous a appris comment mieux conjuguer savoir ancestral et données instrumentales pour suivre de près l'évolution des glaces polaires, du manteau neigeux et du couvert végétal, les migrations des animaux terrestres et marins et les modèles de comportement des mammifères, des oiseaux, des poissons et des cétacés qui vivent dans les régions polaires, a rappelé M. Grimes.

L'API a favorisé la conception d'une nouvelle approche transdisciplinaire faisant intervenir la biologie, les sciences de la santé, les sciences sociales et les sciences humaines en plus des disciplines traditionnelles de la recherche polaire que sont la météorologie, la glaciologie, l'océanographie, la géophysique et la géologie.

M. Grimes a exhorté les participants à profiter de la collaboration et de l’élan de l’Année polaire internationale pour combler les lacunes existant encore dans nos connaissances, notamment en ce qui concerne les processus polaires, tels que la dérive des glaces, les flux de carbone résultant de la dégradation du pergélisol et l’influence de la poussière et de la suie sur l’albédo de la neige.


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