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Mis en ligne le 3 octobre 2011
 
 

La Conférence internationale sur la gestion des crues comprend une session spéciale sur les méga-catastrophes
(état au 27 septembre)

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La vague du tsunami s’est abattue sur une rue de Miyako, au nord-est du Japon
©Mainichi Shimbun
   

Cette année, les catastrophes liées aux crues en Australie, Colombie, Indonésie, Japon, Sri Lanka et aux États-Unis – pour n’en citer que quelques-unes – ont à nouveau démontré que toutes les nations sont exposées aux effets dévastateurs des fortes tempêtes et des crues. La croissance démographique, l'urbanisation et la dégradation de l'environnement dans les zones côtières associées aux incidences du changement climatique devraient encore accroître les risques.

Toutefois, à côté des victimes et des dommages, les crues peuvent également permettre de promouvoir le développement économique. Dans de nombreux endroits du monde, les sociétés reposent fortement sur l’agriculture, la pêche et d’autres activités dans les régions proches des rivières et dans les deltas exposés aux crues.

«Inondations: du risque à l’opportunité» est le thème de la cinquième Conférence internationale sur la gestion des crues qui se tiendra à Tokyo, Japon, du 27 au 29 septembre. Il reflète la tendance continue vers une meilleure compréhension de la façon dont nous exploitons les possibilités offertes par les crues et les inondations et dont nous faisons face collectivement aux risques posés par celles-ci en préconisant des approches globales de gestion intégrée.

La Conférence internationale sur la gestion des crues est organisée par le Centre international de gestion des risques associés à l'eau (ICHARM) sous les auspices de l’UNESCO. L’ICHARM a été établi dans le cadre de l’Institut de recherche sur les travaux publics (PWRI) à Tsukuba. Cet événement est copatronné par l’OMM.

La Conférence comprend également un Forum international de haut niveau sur les méga-catastrophes – à savoir les catastrophes rares mais hautement meurtrières et dévastatrices. Il s’agit, par exemple, du tsunami de 2004 dans l’Océan indien, de l’ouragan Katrina aux États-Unis en 2005, du tremblement de terre de 2010 à Haïti qui aurait fait 222 517 victimes, des inondations de 2010 au Pakistan qui ont frappé près de 20 millions de personnes et – plus récemment – du séisme et du tsunami sur la côte orientale du Japon, qui ont fait plus de 20 000 victimes et ont déclenché une alerte nucléaire.

«Même si des systèmes de prévention sont déjà en place et pleinement intégrés aux politiques publiques et même si la plupart des alertes ont été données en temps opportun, la nature du danger ultime était imprévisible au stade le plus précoce de la manifestation, montrant la rapidité à laquelle une catastrophe peut passer d’une catégorie à une autre, voire encore une autre» a déclaré M. Michel Jarraud, Secrétaire général de l’OMM à propos de la multi-catastrophe survenue au Japon.

«De tels événements et d’autres observés au cours des dernières années soulignent l’importance des systèmes d’alerte précoce multi-dangers entièrement intégrés» a-t-il poursuivi au cours du Forum.

Les progrès sans précédents accomplis dans les sciences du climat au cours des dix dernières années ont ouvert la voie à de nouvelles perspectives en matière de services climatologiques, ce qui peut apporter une contribution majeure à la réduction des risques de catastrophe, a affirmé Michel Jarraud. Le nouveau Cadre mondial pour les services climatologiques vise à garantir que ces services atteignent les plus vulnérables.

Le Congrès météorologique mondial (16 mai – 3 juin 2011) a convenu que les priorités initiales du CMSC pour les quatre prochaines années seraient la réduction des risques de catastrophes, l’alimentation et l’agriculture, la santé et l’eau. La réalisation de ces objectifs prioritaires sera soutenue par un renforcement approprié des capacités.

«Une fois entièrement mis en œuvre, le CMSC constituera un élément crucial pour l’adaptation au changement climatique et la réduction des risques de catastrophes et contribuera à accroître la résilience aux catastrophes» a ajouté M. Jarraud.

De l’intervention d’urgence à la gestion des risques
Au cours des dernières années, la notion de gestion des risques de catastrophes a connu un tournant, passant de l'intervention en cas d'urgence à une approche intégrée et stratégique englobant des mesures de prévention.

Un tournant similaire a été observé, du contrôle des crues par des barrages physiques à une approche plus intégrée mettant l’accent sur la gestion des crues afin de minimiser les risques et de maximiser les opportunités. Cette approche est matérialisée par le Programme associé de gestion des crues, un partenariat lancé il y a dix ans entre l’OMM et le Partenariat mondial pour l’eau.

La Conférence internationale sur la gestion des crues s’appelait initialement «symposium international sur la protection contre les inondations». Ce changement de nom reflète une évolution dans les approches de la protection à la gestion, maximisant ainsi les avantages économiques et sociaux et minimisant les risques.

La conférence englobe un large éventail de thèmes: des politiques de gestion des crues à la planification stratégique qui régit la gestion des risques climatologiques, l’évaluation des risques d’inondation sur la base de cartographies, l’évaluation de la vulnérabilité, la communication sur les risques d’inondation, la réglementation de l’utilisation des sols, les assurance contre la montée des eaux, l’amélioration de la surveillance hydrométéorologique en vue de la prévision des crues et des alertes précoces, la prévention des risques de catastrophe hydrologique, la gestion des situations d'urgence et le redressement post-catastrophe.

Il existe encore de profondes lacunes dans notre compréhension et nos connaissances, dans la planification politique et les capacités nécessaires afin de réduire le nombre de victimes. Il est nécessaire d’accroître la confiance dans les initiatives internationales afin de s’engager dans de nouvelles évolutions des méthodes de réduction des risques d’inondation et de combler l’écart existant entre la communauté de la recherche et du développement d’une part et les professionnels en matière de crues responsables des interventions et de l’atténuation des effets dévastateurs des épisodes majeurs de crues, d’autre part.

Déclaration de l’OMM à l’ouverture de la 5e Conférence internationale sur la gestion des crues, M. Jarraud, Secrétaire général de l’OMM, (Tokyo, 27 septembre 2011)

Débat de haut niveau: Safeguarding and recovering from mega-disasters (comment se préserver et se redresser des méga-catastrophes)
Building global solidarity to safeguard nations and the people (bâtir une solidarité mondiale pour préserver les nations et les populations)
, M. Jarraud, Secrétaire général de l’OMM, (Tokyo, 27 septembre 2011)

 

 
 

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