Déclaration du Forum sur l’évolution probable du climat en Asie méridionale sur la mousson du sud-ouest
(état au 18 April)
Lors d’une réunion à Pune, Inde, le Forum sur l’évolution probable du climat en Asie méridionale a publié une analyse consensuelle relative aux pluies de mousson du sud-ouest pour 2011 sous la forme d'une évaluation d'expert des indications disponibles en la matière.
Cette analyse se fonde sur différentes prévisions et conditions climatiques prévalant dans le monde, issues de modèles climatologiques empiriques et dynamiques. Elle révèle cependant de vastes incertitudes, notamment du fait que le phénomène La Niña est appelé à faiblir pour revenir à la normale au cours de la prochaine saison de mousson. Néanmoins, les précipitations de grande ampleur liées à la mousson d’été sur l’Asie du sud, devraient, selon toute vraisemblance, se situer dans la normale pour l’ensemble de la saison.
L’analyse fait état d’une probabilité légèrement améliorée concernant des conditions de précipitations en dessous de la normale sur les régions nord-ouest et en certains endroits du nord-est de l’Asie méridionale. Il est également légèrement plus probable que des précipitations au-dessus de la normale prévalent sur les régions sud de l’Asie méridionale, y compris les îles. Des conditions de précipitations proches de la normale sont plus vraisemblables sur les parties restantes d’Asie du sud.
L’Asie est un vaste continent comportant de larges écarts dans les régimes climatiques à l’échelle sous-régionale. C’est pourquoi, le Conseil régional de l’OMM pour l’Asie a recommandé l'établissement de forums sous-régionaux sur l'évolution probable du climat consacrés aux pays présentant des caractéristiques climatiques similaires. Le Forum sur l’évolution probable du climat en Asie méridionale créé en 2010 est un pas dans cette direction, avec un éclairage spécifique sur les besoins en information climatologique des pays touchés par la mousson d’été asiatique.
Déclaration intégrale
L’OMM accueille une réunion de bureau du GIEC
(état au 18 April)
Ainsi que l’a déclaré Michel Jarraud, Secrétaire général de l’OMM, lors d’une allocution d’ouverture de la session du Bureau du GIEC à Genève, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) continuera à apporter des contributions essentielles en réponse aux besoins d’un monde en développement de plus en plus vulnérable.
«Votre réunion stratégique prend place dans un contexte encourageant puisqu’un certain nombre de controverses ont été écartées après l’évaluation des procédures suivies par le GIEC conduite l’an dernier par le Conseil interacadémique, que l’OMM a soutenue depuis le début. Votre groupe s’en trouve renforcé, à la fois structurellement et en termes de crédibilité générale,» a déclaré M. Jarraud au Bureau.
M. Jarraud a également souligné qu’il exhorterait l’OMM à continuer à soutenir le GIEC lors du seizième Congrès météorologique mondial qui se tiendra du 16 mai au 3 juin. L’OMM abrite le Secrétariat du GIEC qu’il copatronne, en coopération avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement.
« Je suis également convaincu que le GIEC continuera à apporter des contributions essentielles en réponse aux besoins d’un monde en développement de plus en plus vulnérable » a affirmé M. Jarraud. Il a tout particulièrement mentionné la sortie, fin 2011, du Rapport spécial sur la gestion des risques de phénomènes extrêmes et de catastrophes en vue de mieux s’adapter aux changements climatiques ainsi que le programme de bourses d'études du GIEC destiné à promouvoir l’implication des scientifiques des pays en développement.
Déclaration
Déperdition record d'ozone stratosphérique au-dessus de l'Arctique au printemps 2011
(état au 5 avril)
La destruction de la couche d'ozone, qui protège les organismes vivants des effets nocifs du rayonnement ultraviolet, a atteint des records ce printemps au-dessus de l'Arctique à cause de la persistance dans l'atmosphère de substances nocives pour ce gaz et d'un hiver très froid au niveau de la stratosphère, deuxième grande couche de l'atmosphère terrestre située juste au-dessus de la troposphère.
Cette déperdition record s'est produite en dépit d'un accord international qui a permis de réduire considérablement la production et la consommation de substances destructrices d'ozone. En raison de la longue durée de vie de ces composés dans l'atmosphère, il faudra attendre plusieurs dizaines d'années avant que leurs concentrations ne reviennent aux niveaux d'avant 1980, objectif fixé dans le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone.
Communiqué de presse |