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Nouvelles

Mis à jour le 17 décembre 2010
 

L’OMM accréditée auprès du Fonds pour l’adaptation au climat
(état au 17 décembre)

L’Organisation météorologique mondiale a été accréditée auprès du Fonds pour l’adaptation au climat http://www.adaptation-fund.org/ mis en place pour financer des projets visant à aider les pays en développement à faire face aux incidences du changement climatique. Cette étape permettra à l’OMM de travailler avec les gouvernements afin d’élaborer et de soumettre des propositions au Fonds et d’optimiser leur mise en œuvre.

Ces projets pourront notamment prévoir la mise en place de systèmes d’alerte précoce permettant aux communautés vulnérables d'être mieux armées pour protéger leurs vies, leurs biens et leurs moyens de subsistance lors d'événements météorologiques violents et de mieux se préparer aux incidences du changement climatique. Ils pourront également inclure le développement de services climatologiques pour l’agriculture.

L’adaptation au changement climatique était au centre de l’accord adopté à Cancun lors de la récente conférence des Nations Unies sur le changement climatique.

«Nous sommes extrêmement satisfaits d’avoir été accrédités auprès du Fonds pour l’adaptation car cela va renforcer notre action avec les gouvernements en vue de faciliter l’adaptation au changement climatique et d’atténuer ses effets sur la nourriture, l’eau et la santé» a déclaré Mary Power, directrice du Bureau de la mobilisation des ressources de l’OMM. «L’OMM a un rôle essentiel à jouer, d’une part, veiller à ce que les gouvernements et les communautés aient accès aux meilleures informations possible sur le climat et à des données adaptées à leurs besoins, et, d’autre part, garantir que des systèmes d’alerte précoce efficaces soient en place afin de prévenir les phénomènes violents, des heures, des jours, des semaines et des mois à l’avance.»

Le Fonds pour l’adaptation a été créé par les Parties au Protocole de Kyoto de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) afin de financer des programmes et des projets concrets dans les pays en développement parties au Protocole de Kyoto. Il est alimenté à raison de 2% par les unités de réduction certifiée des émissions (URCE) émises pour des projets relevant du Mécanisme de développement propre (CDM) et par d’autres sources de financement. Il devrait totaliser entre 250 et 350 millions de dollars d’ici 2012.

Le Comité du Fonds pour l’adaptation a annoncé l’accréditation de l’OMM lors d’une réunion qui s’est tenue à Cancun, Mexique, le 15 décembre. D’autres entités multilatérales ont également été accréditées, telles que le Programme des Nations Unies pour l’environnement, le Programme des Nations Unies pour le développement et le Programme alimentaire mondial.

Forte de plus de 60 ans d’expérience dans les sciences du climat, l’OMM est bien placée pour soutenir les gouvernements habilités dans le développement, la mise en œuvre et la gestion des projets du Fonds consacrés à l’adaptation au changement climatique. En collaboration avec son réseau mondial exclusif de Services météorologiques et hydrologiques nationaux l’OMM garantira que ces projets soient bien orientés vers la réduction de la vulnérabilité des populations les plus exposées au changement du climat et à la variabilité climatique.

Il est de plus en plus admis par le secteur du développement international que collaborer avec les Services météorologiques et hydrologiques nationaux et avec d’autres parties prenantes à l’amélioration des systèmes d’alerte précoce se révèle efficace, économiquement très avantageux et fructueux en matière d’adaptation au changement climatique.

«Améliorer la performance et la pérennité des systèmes d’alerte dans les pays en développement fait partie des stratégies efficaces de lutte contre le changement climatique. Un service météorologique national capable de fournir à un pêcheur une alerte de tempête trois heures à l'avance de manière à ce qu'il dévie sa trajectoire vers des eaux plus sûres protège à la fois sa vie et ses moyens de subsistance. Le même système d’alerte restera efficace à l’avenir, si, sous l’effet du changement climatique, les tempêtes se font plus fréquentes pour ce pêcheur. Consolider ces services d’alerte produira donc des effets immédiats», affirme Madame Power.

MétéoMonde: édition de décembre 2010
(état au 17 décembre)

mountainLe dernier MétéoMonde est en ligne. Il est consacré aux informations scientifiques de l’OMM sur les gaz à effet de serre, l’ozone et les récifs coralliens. Il contient des nouvelles des divers ateliers et conférences organisés par l'OMM et ses partenaires ainsi qu'une mise à jour des nouveaux produits en ligne.

Cliquer ici pour lire les articles.

 

Dernier Bulletin de l’OMM en ligne
(état au 13 décembre)

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OMM: 60 ans et au-delà – tel est le thème du dernier Bulletin de l’OMM disponible maintenant en ligne.

Du suivi de l’éruption de cendres volcaniques en Islande au rétablissement des services de prévision en Haïti après le tragique tremblement de terre, en passant par la promotion des services climatologiques – un réseau mondial de météorologues fournit en permanence des informations cruciales aux décideurs. L’histoire du progrès scientifique, de la coopération et de la lutte pour la cause climatique est retracée dans la seconde édition du Bulletin consacrée au 60e anniversaire de l’OMM. Celle-ci contient notamment:

  • une interview avec Eugenia Kalnay, lauréate du Prix 2009 de l’Organisation météorologique internationale, qui livre un aperçu de tendances, telles que «la prévision immédiate» et les prévisions saisonnières, et aborde des questions sociétales plus vastes comme la disparité entre hommes et femmes et l’évolution démographique;
  • un exposé sur l’histoire de la météorologie ainsi que des commentaires sur la contribution de l’OMM au défi climatique, par l’ancien dignitaire du GIEC, Osvaldo Canziani;
  • les faits marquants de la révolution des techniques de prévision et les diverses applications disponibles aujourd’hui en la matière, par Peter Lynch, University College Dublin;
  • une étude de cas montrant les points forts de la prévision aujourd’hui, par des chercheurs des États-Unis, du Japon et du Royaume-Uni qui ont suivi le typhon Lupit en 2009;
  • une étude consacrée à la contribution de la météorologie agricole à la sécurité alimentaire au cours des 60 dernières années et les orientations futures, par Jim Salinger, ancien Président de la Commission de météorologie agricole de l’OMM;
  • un argumentaire en faveur des investissements dans les services climatologiques en Haïti, expliquant notamment comment l’OMM et les services météorologiques nationaux ont collaboré avec les Haïtiens pour rétablir les services météorologiques avant la saison des ouragans;
  • les expériences de météorologistes aux quatre coins du monde qui, à différents stades de leur carrière, ont bénéficié d’une formation dans le cadre du Programme de bourses d’études de l’OMM.

 

Les services climatologiques – un des fondements de la “croissance verte”
(état au 10 décembre)

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La nécessité de s’adapter au changement du climatique a recueilli un large consensus lors de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de Cancun. Le rôle des Nations Unies doit être centré sur «la croissance verte», a affirmé Christiana Figueres, Secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Les Nations Unies, a-t-elle ajouté, doivent aider les pays à relever le double défi du changement climatique et de la suppression de l’écart entre riches et pauvres.

Les pays en développement reconnaissent la nécessité de réconcilier l’environnement avec les enjeux économiques. La Banque mondiale a souligné que près de 85% des documents de stratégie nationaux (dans lesquels les pays formulent leurs priorités en matière d’aide au développement) mettent aujourd’hui l’accent sur le changement climatique.

Même si les mesures d’adaptation les plus rigoureuses étaient mises en place aujourd’hui, les effets du changement climatique se poursuivraient encore pendant des siècles. Dans tous les secteurs, les décideurs doivent gérer les risques liés aux incidences de la variabilité du climat et du changement climatique mais ils ne disposent souvent pas de l’information dont ils ont besoin pour le faire efficacement.

«Nous partageons tous la même planète, la même atmosphère, le même océan, et le même climat aux multiples facettes. Chaque collectivité et chaque secteur socio-économique est concerné par la variabilité du climat et le changement climatique,» a déclaré Michel Jarraud, Secrétaire général de l’OMM.

«Je suis convaincu que tous les investissements réalisés pour l’adaptation, l’atténuation et la gestion des risques climatiques seront en deçà des effets escomptés – voire perdus – s’ils ne sont pas sous-tendus par des informations scientifiques optimales. Il s’agit précisément de la raison d’être du Cadre mondial pour les services climatologiques – rendre disponible la meilleure information possible pour les décideurs.»

«Nous devons renforcer la recherche dans toutes les régions du monde. Nous devons développer des services mieux appropriés au climat, à l’instar de ceux que nous avons pour la météorologie. Or, aucun pays, si grand soit-il, ne peut y parvenir tout seul. Nous avons besoin d’un système multilatéral et multidisciplinaire,» a-t-il poursuivi concernant le CMSC proposé.

Alcinda Abreu, Ministre de la Coordination des affaires environnementales du Mozambique, a fait remarquer que son pays avait besoin d’une plateforme multilatérale telle que peut l’offrir le Cadre mondial pour les services climatologiques. Mozambique a tiré de nombreux enseignements des crues de 2000, qui ont fait 800 victimes et 500 000 personnes déplacées. «Cela a été un tournant dans la gestion des catastrophes au Mozambique,» a-t-elle affirmé. «Comment limiter les risques d’une chose si imprévisible sur laquelle nous n’avons aucune prise?» Elle a expliqué que le programme d’adaptation national du Mozambique était axé sur la prévention des catastrophes naturelles et l’atténuation de leurs effets, sur le rôle des femmes et la stratégie de lutte contre le changement climatique.

Au cours de la conférence, M. Jarraud avait déjà mis en garde contre les «graves conséquences» qui pourraient se produire si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites immédiatement. Une série de catastrophes météorologiques et la décennie la plus chaude jamais enregistrée ne font que souligner l’urgence de l’action sur le changement climatique.

Davantage d’information:
Vidéo diffusée sur Internet: The United Nations System delivering as one on climate change: supporting implementation

Interview du Secrétaire général de l’OMM à la radio des Nations Unies;
espagnol

Compte rendu d’une manifestation parallèle: «Systematic Climate Observations»

 

L’OMM publie le dernier Bulletin sur l’ozone en Antarctique
(état au 10 décembre)

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Le dernier bulletin de l’OMM sur l’ozone en Antarctique est la plus récente mise à jour sur l’état du trou d’ozone se reformant tous les ans. Il révèle que le vortex polaire de l’Antarctique (un large système de basses pressions dans lequel des vents violents encerclent le continent Antarctique) était encore appauvri début décembre, bien qu’aucune nouvelle déperdition ne se produise.

Au cours de la première moitié d’août, la surface du trou d’ozone a augmenté plus lentement qu’à la même période durant la plupart des dernières années. A partir de fin août, la surface du trou d’ozone a commencé à augmenter, mais est restée inférieure à celle de toutes les années depuis 2003 jusqu’au 20 septembre environ. De fin septembre à début novembre, la surface du trou d’ozone était semblable à celle observée en 2007 et, durant plusieurs jours, plus vaste qu’en 2009. De début novembre jusqu’à début décembre, le trou d’ozone était plus important qu’en 2007 et 2009. Du 4 au 6 décembre, le trou d’ozone était plus vaste que celui observé à la même période toutes les années de 2003 à 2009.

Les trous d’ozone au-dessus de l’Antarctique devraient se reformer tous les ans, tant que la stratosphère contiendra trop de substances appauvrissant l’ozone, compte tenu de la longue durée de vie atmosphérique de ces composantes. Grâce au Protocole de Montréal, les gaz appauvrissant la couche d’ozone disparaîtront progressivement de l’atmosphère au cours des prochaines décennies.

La dernière édition du Bulletin sur l’ozone rapporte les observations de 19 stations, en mettant particulièrement l’accent sur les mesures recueillies au sol et par ballon. L’OMM et la communauté scientifique vont suivre les évolutions se produisant au cours des prochaines semaines. Le cinquième bulletin sur l’ozone, bulletin saisonnier final, paraîtra en février 2011.

Version pdf du Bulletin

 

Résumé: conférences de presse de l’OMM à la COP 16
(état au 6 décembre)

L’OMM a organisé trois conférences de presse et participé à plusieurs événements parallèles au cours de la première semaine de la COP 16.

Selon la Déclaration provisoire de l’OMM sur l’état du climat mondial en 2010, cette année fera presque certainement partie des trois années les plus chaudes depuis 1850 et pourrait bien être la plus chaude, a annoncé le Secrétaire général de l’OMM, Michel Jarraud, jeudi 2 décembre lors d’une conférence de presse. Le classement définitif sera parachevé lorsque les données de novembre et de décembre pourront être analysées. La décennie 2001-2010 sera la plus chaude jamais enregistrée.

Les phénomènes extrêmes deviennent de plus en plus courants, a affirmé Ghassem Asrar, Directeur du Programme mondial de recherche sur le climat copatronné par l’OMM, lors d’une conférence de presse mardi 30 novembre. Si l’on suit la tendance actuelle, la vague de chaleur européenne de 2003 et celle qui a sévi en Russie en juillet 2010 pourraient devenir la norme vers la fin du siècle.

La climatologie est essentielle pour planifier la préparation au réchauffement de la planète, ont déclaré Jan Egeland, vice-président de l’Équipe spéciale de haut niveau chargée du Cadre mondial pour les services climatologiques et Michel Jarraud, Secrétaire général de l’OMM, lors d’une conférence de presse donnée le mercredi 1er décembre. La recherche sur le climat ne débouche pas sur des services en faveur des populations les plus vulnérables aux risques climatologiques et météorologiques – or, les plus vulnérables sont précisément les moins bien armés, a souligné M. Egeland. Les lacunes dans les réseaux d’observation sont particulièrement critiques dans les pays en développement où de nombreuses régions reçoivent moins de 5% des données d’observation recueillies par les réseaux et au moins 70 d’entre eux n’ont pas accès aux services climatologiques de base.

Le climat mondial en 2010
Conférence de presse du Secrétaire général Michel Jarraud
Communiqué de presse

Le climat mondial en 2010
Conférence de presse de Ghassem Asrar
Weather Extremes in a Changing Climate, 2001-2010

Cadre mondial pour les services climatologiques
Jan Egeland et Michel Jarraud

Présentation Powerpoint de Mr Egeland

Interview de Mr Egeland

Davantage d’informations sous: segment spécial OMM COP 16

2010 au nombre des trois années les plus chaudes, 2001-2010: la décennie la plus chaude
(état au 3 décembre)

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L'année 2010 fera presque certainement partie des trois années les plus chaudes jamais enregistrées depuis 1850, date à laquelle ont débuté les relevés instrumentaux, d'après les données compilées par l'Organisation météorologique mondiale.

La température moyenne combinée de l'air à la surface des terres et de la mer, en 2010 (janvier-octobre), présente actuellement une anomalie positive estimée à 0,55°C ± 0,11°C1 (0,99°F ± 0,20°F) par rapport à la normale calculée pour la période 1961-1990 (14 °C/57,2 °F).

Les températures afférentes à la période janvier-octobre ont atteint des niveaux quasi record, juste devant la même période en 1998 et 2005. Le classement définitif de toute l’année 2010 ne paraîtra que début 2011, une fois que les données relatives aux mois de novembre et décembre seront disponibles.

Sur la décennie 2001-2010, les températures mondiales ont été d’en moyenne 0,43 °C supérieures à la normale calculée pour la période 1961-1990, soit le chiffre le plus haut jamais constaté pour une période de dix ans.

Communiqué de presse

 

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