|
|||||||
|
OMM: 60 ans et au-delà – tel est le thème du dernier Bulletin de l’OMM disponible maintenant en ligne. Du suivi de l’éruption de cendres volcaniques en Islande au rétablissement des services de prévision en Haïti après le tragique tremblement de terre, en passant par la promotion des services climatologiques – un réseau mondial de météorologues fournit en permanence des informations cruciales aux décideurs. L’histoire du progrès scientifique, de la coopération et de la lutte pour la cause climatique est retracée dans la seconde édition du Bulletin consacrée au 60e anniversaire de l’OMM. Celle-ci contient notamment:
Les services climatologiques – un des fondements de la “croissance verte”
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
|
La nécessité de s’adapter au changement du climatique a recueilli un large consensus lors de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de Cancun. Le rôle des Nations Unies doit être centré sur «la croissance verte», a affirmé Christiana Figueres, Secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Les Nations Unies, a-t-elle ajouté, doivent aider les pays à relever le double défi du changement climatique et de la suppression de l’écart entre riches et pauvres.
Les pays en développement reconnaissent la nécessité de réconcilier l’environnement avec les enjeux économiques. La Banque mondiale a souligné que près de 85% des documents de stratégie nationaux (dans lesquels les pays formulent leurs priorités en matière d’aide au développement) mettent aujourd’hui l’accent sur le changement climatique.
Même si les mesures d’adaptation les plus rigoureuses étaient mises en place aujourd’hui, les effets du changement climatique se poursuivraient encore pendant des siècles. Dans tous les secteurs, les décideurs doivent gérer les risques liés aux incidences de la variabilité du climat et du changement climatique mais ils ne disposent souvent pas de l’information dont ils ont besoin pour le faire efficacement.
«Nous partageons tous la même planète, la même atmosphère, le même océan, et le même climat aux multiples facettes. Chaque collectivité et chaque secteur socio-économique est concerné par la variabilité du climat et le changement climatique,» a déclaré Michel Jarraud, Secrétaire général de l’OMM.
«Je suis convaincu que tous les investissements réalisés pour l’adaptation, l’atténuation et la gestion des risques climatiques seront en deçà des effets escomptés – voire perdus – s’ils ne sont pas sous-tendus par des informations scientifiques optimales. Il s’agit précisément de la raison d’être du Cadre mondial pour les services climatologiques – rendre disponible la meilleure information possible pour les décideurs.»
«Nous devons renforcer la recherche dans toutes les régions du monde. Nous devons développer des services mieux appropriés au climat, à l’instar de ceux que nous avons pour la météorologie. Or, aucun pays, si grand soit-il, ne peut y parvenir tout seul. Nous avons besoin d’un système multilatéral et multidisciplinaire,» a-t-il poursuivi concernant le CMSC proposé.
Alcinda Abreu, Ministre de la Coordination des affaires environnementales du Mozambique, a fait remarquer que son pays avait besoin d’une plateforme multilatérale telle que peut l’offrir le Cadre mondial pour les services climatologiques. Mozambique a tiré de nombreux enseignements des crues de 2000, qui ont fait 800 victimes et 500 000 personnes déplacées. «Cela a été un tournant dans la gestion des catastrophes au Mozambique,» a-t-elle affirmé. «Comment limiter les risques d’une chose si imprévisible sur laquelle nous n’avons aucune prise?» Elle a expliqué que le programme d’adaptation national du Mozambique était axé sur la prévention des catastrophes naturelles et l’atténuation de leurs effets, sur le rôle des femmes et la stratégie de lutte contre le changement climatique.
Au cours de la conférence, M. Jarraud avait déjà mis en garde contre les «graves conséquences» qui pourraient se produire si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites immédiatement. Une série de catastrophes météorologiques et la décennie la plus chaude jamais enregistrée ne font que souligner l’urgence de l’action sur le changement climatique.
Davantage d’information:
Vidéo diffusée sur Internet: The United Nations System delivering as one on climate change: supporting implementation
Interview du Secrétaire général de l’OMM à la radio des Nations Unies;
espagnol
Compte rendu d’une manifestation parallèle: «Systematic Climate Observations»
Le dernier bulletin de l’OMM sur l’ozone en Antarctique est la plus récente mise à jour sur l’état du trou d’ozone se reformant tous les ans. Il révèle que le vortex polaire de l’Antarctique (un large système de basses pressions dans lequel des vents violents encerclent le continent Antarctique) était encore appauvri début décembre, bien qu’aucune nouvelle déperdition ne se produise.
Au cours de la première moitié d’août, la surface du trou d’ozone a augmenté plus lentement qu’à la même période durant la plupart des dernières années. A partir de fin août, la surface du trou d’ozone a commencé à augmenter, mais est restée inférieure à celle de toutes les années depuis 2003 jusqu’au 20 septembre environ. De fin septembre à début novembre, la surface du trou d’ozone était semblable à celle observée en 2007 et, durant plusieurs jours, plus vaste qu’en 2009. De début novembre jusqu’à début décembre, le trou d’ozone était plus important qu’en 2007 et 2009. Du 4 au 6 décembre, le trou d’ozone était plus vaste que celui observé à la même période toutes les années de 2003 à 2009.
Les trous d’ozone au-dessus de l’Antarctique devraient se reformer tous les ans, tant que la stratosphère contiendra trop de substances appauvrissant l’ozone, compte tenu de la longue durée de vie atmosphérique de ces composantes. Grâce au Protocole de Montréal, les gaz appauvrissant la couche d’ozone disparaîtront progressivement de l’atmosphère au cours des prochaines décennies.
La dernière édition du Bulletin sur l’ozone rapporte les observations de 19 stations, en mettant particulièrement l’accent sur les mesures recueillies au sol et par ballon. L’OMM et la communauté scientifique vont suivre les évolutions se produisant au cours des prochaines semaines. Le cinquième bulletin sur l’ozone, bulletin saisonnier final, paraîtra en février 2011.
L’OMM a organisé trois conférences de presse et participé à plusieurs événements parallèles au cours de la première semaine de la COP 16.
Selon la Déclaration provisoire de l’OMM sur l’état du climat mondial en 2010, cette année fera presque certainement partie des trois années les plus chaudes depuis 1850 et pourrait bien être la plus chaude, a annoncé le Secrétaire général de l’OMM, Michel Jarraud, jeudi 2 décembre lors d’une conférence de presse. Le classement définitif sera parachevé lorsque les données de novembre et de décembre pourront être analysées. La décennie 2001-2010 sera la plus chaude jamais enregistrée.
Les phénomènes extrêmes deviennent de plus en plus courants, a affirmé Ghassem Asrar, Directeur du Programme mondial de recherche sur le climat copatronné par l’OMM, lors d’une conférence de presse mardi 30 novembre. Si l’on suit la tendance actuelle, la vague de chaleur européenne de 2003 et celle qui a sévi en Russie en juillet 2010 pourraient devenir la norme vers la fin du siècle.
La climatologie est essentielle pour planifier la préparation au réchauffement de la planète, ont déclaré Jan Egeland, vice-président de l’Équipe spéciale de haut niveau chargée du Cadre mondial pour les services climatologiques et Michel Jarraud, Secrétaire général de l’OMM, lors d’une conférence de presse donnée le mercredi 1er décembre. La recherche sur le climat ne débouche pas sur des services en faveur des populations les plus vulnérables aux risques climatologiques et météorologiques – or, les plus vulnérables sont précisément les moins bien armés, a souligné M. Egeland. Les lacunes dans les réseaux d’observation sont particulièrement critiques dans les pays en développement où de nombreuses régions reçoivent moins de 5% des données d’observation recueillies par les réseaux et au moins 70 d’entre eux n’ont pas accès aux services climatologiques de base.
Le climat mondial en 2010
Conférence de presse du Secrétaire général Michel Jarraud
Communiqué de presse
Le climat mondial en 2010
Conférence de presse de Ghassem Asrar
Weather Extremes in a Changing Climate, 2001-2010
Cadre mondial pour les services climatologiques
Jan Egeland et Michel Jarraud
Présentation Powerpoint de Mr Egeland
Davantage d’informations sous: segment spécial OMM COP 16
![]() |
L'année 2010 fera presque certainement partie des trois années les plus chaudes jamais enregistrées depuis 1850, date à laquelle ont débuté les relevés instrumentaux, d'après les données compilées par l'Organisation météorologique mondiale.
La température moyenne combinée de l'air à la surface des terres et de la mer, en 2010 (janvier-octobre), présente actuellement une anomalie positive estimée à 0,55°C ± 0,11°C1 (0,99°F ± 0,20°F) par rapport à la normale calculée pour la période 1961-1990 (14 °C/57,2 °F).
Les températures afférentes à la période janvier-octobre ont atteint des niveaux quasi record, juste devant la même période en 1998 et 2005. Le classement définitif de toute l’année 2010 ne paraîtra que début 2011, une fois que les données relatives aux mois de novembre et décembre seront disponibles.
Sur la décennie 2001-2010, les températures mondiales ont été d’en moyenne 0,43 °C supérieures à la normale calculée pour la période 1961-1990, soit le chiffre le plus haut jamais constaté pour une période de dix ans.
![]()
| Rubriques connexes |
ArchivesSuivre l'évolution des cyclones tropicauxPhénomènes météorologiques extrêmes |