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L’énorme succès du pavillon MeteoWorld qui a attiré plus de 815 000 visiteurs pendant l’Exposition universelle de Shanghai 2010 a renforcé la sensibilisation du public sur le rôle majeur des Services météorologiques et hydrologiques dans la planification urbaine, la réduction des risques de catastrophe, l’adaptation au changement climatique et le développement durable. Le Système d’alerte précoce multi-dangers conçu conjointement par l’Administration météorologique chinoise et l’Organisation météorologique mondiale a assuré la fourniture de services météorologiques complets durant les six mois d’Exposition. Ces derniers ont permis le bon déroulement de manifestations de premier plan, comme la cérémonie d’ouverture, et ont garanti la sécurité et le bien-être de centaines de milliers de visiteurs. |
Des prévisions côtières pour la sécurité des collectivités
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Le Congrès météorologique mondial élit le Conseil exécutif
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Le Congrès météorologique mondial élit le Président et les Vice-présidents
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| De gauche à droite: Prof. Mieczyslaw S. Ostojski de Pologne, Dr Antonio Divino Moura, Brésil, Dr Alexander Bedritskiy, Mr David Grimes, Canada et Mr Abdalah Mokssit, Maroc |
Le Congrès météorologique mondial a élu aujourd’hui M. David Grimes, Canada, en tant que Président de l’Organisation météorologique mondiale pour un mandat de quatre ans. M. Grimes est sous-ministre adjoint du Service météorologique du Canada relevant d’Environnement Canada et Représentant permanent du Canada auprès de l’OMM depuis 2006.
M. Antonio Divino Moura, Brésil, a été élu premier Vice-président; M. Mieczyslaw S. Ostojski, Pologne, deuxième Vice-président et M. Abdalah Mokssit, Maroc, troisième Vice-président.
Le seizième Congrès météorologique mondial se tient du 16 mai au 3 juin afin de décider des orientations stratégiques, des priorités et du budget de l’Organisation pour les quatre prochaines années.
Le 24 mai, à l’occasion d’une cérémonie qui s’est déroulée pendant le seizième Congrès météorologique mondial, une équipe de chercheurs français a reçu le Prix international Norbert Gerbier-Mumm 2011 en récompense de ses travaux sur la réanalyse de la sécheresse. Cette distinction encourage la coopération entre la météorologie et les autres sciences.
«Cet outil de réanalyse utilisé par Météo France a contribué à évaluer la sécheresse actuelle comme la pire depuis 1958,» a déclaré Jean-Pierre Vidal au nom des lauréats.
«La collaboration entre météorologistes et hydrologistes doit être encouragée et, à ce titre, nous sommes reconnaissants d’avoir reçu cette récompense» a-t-il ajouté.
L’article intitulé «Multi-level and multi-scale drought reanalysis over France with the Safran-Isba-Modcou hydrological suite,» (Réanalyse multi-niveaux et multi-échelles des sécheresses en France à partir de la chaîne hydrométéorologique Safran-Isba-Modcou), a été publié dans le volume 14 d’Hydrology and Earth System Sciences, la revue de l’Union européenne des géosciences. Coécrit par les docteurs J.-P. Vidal, E. Martin, L. Franchistéguy, F. Habets, J.-M. Soubeyroux, M. Blanchard, et M. Baillon, cet article retrace l’évolution de la sécheresse tout au long de son cycle, comprenant les précipitations, le débit des cours d’eaux et l’humidité des sols, servant ainsi de base pour évaluer les incidences du changement climatique sur la sécheresse en France.
Les scientifiques ont reçu un prix en numéraires, une médaille et un certificat au cours de la cérémonie présentée par le Président de l’OMM Alexander Bedritskiy et par Mme Guiard-Gerbier. M. Michel Jarraud, Secrétaire général de l’OMM, M. François Jacq, Président-directeur général de Météo France, et S.E. Jean-Baptiste Mattéi, Ambassadeur de la Mission permanente de la France à Genève, ont également fait des présentations durant la cérémonie.
Le Prix a été institué en 1987 en hommage à Norbert Gerbier-Mumm, Président de la Commission technique de météorologie agricole de l’OMM de 1979 à 1985. Le Conseil exécutif de l’OMM a sélectionné les lauréats de cette année lors de sa soixante-deuxième session en juin 2010.
Déclaration du Secrétaire général de l’OMM
Biographies des lauréats
A propos du Prix
Le Congrès météorologique mondial a reconduit aujourd’hui M. Michel Jarraud au poste de Secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale au premier tour de scrutin.
M. Jarraud est Secrétaire général de l’OMM depuis 2004. Il restera en fonction jusqu’au 31 décembre 2015.
Le seizième Congrès météorologique mondial se tient jusqu’au 3 juin afin de décider des orientations futures et des priorités de l’Organisation.
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| Droit de reproduction: EUMETSAT 2011 |
Le Congrès météorologique mondial est tenu informé des dernières évolutions dans l’éruption du volcan Grímsvötn en Islande.
Il existe dans le monde neuf centres d’avis de cendres volcaniques (VAAC) que l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) a établis en étroite concertation avec l'OMM et l'Union géodésique et géophysique internationale. Exploités par les Membres de l'OMM, ces centres fournissent des informations météorologiques au système de Veille des volcans le long des voies aériennes internationales.
Le centre d'avis responsable de la zone où s'est produite l'éruption (appelé le VAAC responsable) émet un avis de cendres volcaniques sur la base des observations effectuées, des données météorologiques recueillies et des prévisions concernant le transport et la dispersion des cendres. Le VAAC responsable est basé au Royaume-Uni ; il est chargé d’observer la dispersion des cendres au-dessus du Royaume-Uni, de l’Islande et du nord-est de l’océan Atlantique Nord et d’en faire rapport.
Les experts du Met Office du Royaume-Uni, qui joue le rôle de VAAC responsable, fournissent régulièrement des bulletins au Congrès sur la dispersion et la trajectoire prévue du nuage de cendres volcaniques. Davantage d’informations sous www.metoffice.gov.uk/news/releases/latest/volcano
Les VAAC utilisent des modèles d'atmosphère très complexes pour calculer le transport des aérosols (tels que les cendres volcaniques) par les vents dominants. Ils servent également à prévoir dans quelle mesure les turbulences de l'atmosphère favorisent la dispersion du nuage de cendres jusqu'au point où l'on considérera tout danger écarté pour le trafic aérien.
Ces modélisations et informations servent à conseiller l’Autorité de l’aviation civile (AAC) et les Services nationaux de la navigation aérienne dans leurs décisions concernant le trafic aérien.
Les cendres volcaniques très fines qui sont aspirées par un réacteur fondent à la température de 1,100 °C environ sur les aubes de la turbine et les autres parties du dispositif (dont la température avoisine les 1,400 °C). Elles peuvent éroder et détruire les ailettes de soufflante et entraîner le cas échéant l'arrêt du moteur. Elles peuvent également aveugler les pilotes en rendant opaque le pare-brise par leur action abrasive et les contraindre à un atterrissage aux instruments, sans compter les dégâts causés au fuselage.
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L’exposition METEOHYDEX 2011, présentant les derniers instruments et équipements météorologiques et hydrologiques de pointe, s’est ouverte durant le Congrès météorologique mondial. Cette exposition permet un rapprochement entre les fabricants d’instruments et les usagers, en particulier les Représentants permanents des 189 Membres de l’OMM qui participent actuellement au Congrès avec leurs experts nationaux.
Il s’agit de la neuvième édition de METEOHYDEX, qui a été créée en 1979 et a été organisée depuis par PALEXPO au nom de l’Organisation météorologique mondiale. Quelque 88 exposants y participent.
Le Secrétaire général de l’OMM, M. Michel Jarraud, a inauguré METEOHYDEX en présence du Président de l’OMM, Alexander Bedritskiy, et d’autres hauts fonctionnaires de l’Organisation. L’exposition se tiendra jusqu’au 25 mai.
Selon les informations figurant dans le dernier bulletin Info-Niño/Niña publié par l’Organisation météorologique mondiale, l’épisode La Niña, qui a donné lieu à des conditions d’humidité extrême dans certaines régions et à de la sécheresse dans d’autres, arrive à son terme. Si le développement de conditions caractéristiques d’un épisode El Niño ou la réactivation de La Niña sont jugés peu probables pour le milieu de l’année, les perspectives pour le deuxième trimestre de 2011 restent pour le moment incertaines.
Des conditions quasi neutres – avec des températures de l’océan, des régimes de précipitations tropicales et des vents atmosphériques au-dessus du Pacifique équatorial proches de la moyenne à long terme – semblent correspondre au scénario le plus probable pour le milieu de l’année 2011, en sachant cependant que cette période de l’année est connue pour ne pas être particulièrement propice à la prévision.
A l’occasion du Seizième Congrès météorologique mondial, une exposition vise à sensibiliser l’opinion publique aux besoins d’intégrer l’information climatologique dans la prise de décision et la planification. Elle est organisée à Genève, sur la rive du lac, sur l’esplanade du Palais Wilson, du 23 mai au 28 juillet 2011. Intitulée Mosaïque climatique, cette exposition est composée de six images de taille monumentale (7x5 mètres chacune) par Alban Kakulya, photographe. Ces images proviennent du calendrier de l’Organisation météorologique mondiale pour l’année 2011. L’exposition est produite par Imaginaid grâce au parrainage de l’OMM.
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| De gauche à droite: Geoff Love, Noritake Nishide et Naoyuki Hasegawa |
La performance du Service météorologique japonais pendant et après le séisme du 11 mars doit servir d’exemple au reste du monde. Les catastrophes en série qui se sont produites ont également montré qu’il y avait de nombreux enseignements à tirer en matière de gestion des risques de catastrophes. Telle était la conclusion majeure d’une manifestation spéciale qui s’est tenue parallèlement au Congrès météorologique mondial.
Le Service météorologique nippon a donné une présentation de ses réponses au séisme, avec un éclairage particulier sur le maintien de services opérationnels, le rétablissement des réseaux d’observation, sur la réduction des risques multi-dangers et sur les services spéciaux nécessaires pour satisfaire aux besoins des zones sinistrées. Il faut espérer que les expériences des interventions d’urgence du JMA seront partagées et appliquées par de nombreux autres Services météorologiques nationaux. >> Davantage d’informations
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| From gauche à droite: Messieurs Avinash Tyagi , Ricardo García Herrera et Felipe Adrián Vázquez Gálvez |
Le Programme de coopération pour les Services météorologiques et hydrologiques nationaux ibéro-américains a officiellement transféré le système de gestion des données météorologiques, climatologiques et hydrologiques à l’OMM.
Dans le cadre du projet de coopération PROMMA (modernisation de la gestion des ressources en eau au Mexique), un système de gestion des données hydrologiques et climatiques adapté aux besoins de la Commission nationale de l’eau mexicaine a été développé en espagnol. Au terme du projet, le Mexique a mis ce dernier à la disposition du Programme de coopération pour les SMHN ibéro-américains, qui, à leur tour, grâce à un Fonds d’affectation spéciale créé par l’Espagne à l’OMM, ont ajouté une composante météorologique et l’on adapté aux besoins d’un plus large public.
«Il s’agit d’un modèle de développement basé sur la capacité locale. Il a été conçu en tenant compte des besoins spécifiques d’une région. Nous espérons pouvoir partager cette expérience avec d’autres et sommes convaincus qu’elle aboutira à un aussi grand succès pour vous que pour nous,» a déclaré M. A. Vazquez Galvez, Représentant permanent du Mexique auprès de l’OMM à l’occasion d’une manifestation pendant le Congrès météorologique mondial.
Le département du climat et de l’eau de l’OMM a maintenant traduit en anglais cette base de données en libre accès et prévoit de la traduire en français d’ici peu afin que les SMHN qui en ont besoin puissent en bénéficier.
«Il s’agit d’un outil que nous considérons comme très classique et très important pour réduire les inégalités entre les divers services météorologiques de notre communauté,» a déclaré M. R. Garcia-Herrera, Représentant permanent de l’Espagne auprès de l’OMM.
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| Le 8 mars 2011, une éruption solaire a provoqué des pannes des radiocommunications HF sur l’Afrique |
Des interruptions de la communication par satellite, du trafic aérien et de l’approvisionnement en électricité se produisent sous l’effet d’éruptions solaires et d’autres dangers météorologiques de l'espace ont affirmé les experts aujourd'hui lors d'une réunion parallèle au Congrès météorologique mondial consacrée à la prévention globale des risques météorologiques de l’espace. La vulnérabilité augmente car davantage de pays adoptent des technologies sans fil et le prochain pic d’activité solaire, prévu pour 2013, approche.
Ces interruptions affectent les opérations humanitaires, l’agriculture et l’extraction minière et bien d’autres secteurs, ont affirmé les participants.
Plus tôt dans la journée, Kathryn Sullivan, Sous-secrétaire pour la prévision et l’observation environnementales et Directrice adjointe de l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère, a identifié les tempêtes solaires, les tsunamis et le changement climatique comme étant des défis majeurs. «Les graves événements météorologiques spatiaux sont une source d’inquiétude grandissante car ils peuvent affecter les infrastructures technologiques mondiales dont nous dépendons tous de plus en plus», a-t-elle affirmé. «Sans un plan d’actions international coordonné, la prochaine tempête solaire violente pourrait bien se transformer en catastrophe mondiale de par ses répercussions économiques et sociales» a-t-elle déclaré au Congrès. >> Davantage d’informations
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Les services climatologiques sauvent d’innombrables vies et moyens de subsistance chaque jour mais ils n’atteignent parfois pas les pays et les collectivités les plus vulnérables au changement climatique. La communauté internationale doit parcourir la «dernière ligne droite» et consentir une contribution d’au moins 75 millions de dollars US par an afin de libérer l’intégralité du potentiel des milliards de dollars déjà investis et en répandre les bienfaits dans le monde entier, telle est l'appel entendu aujourd’hui au Congrès météorologique mondial.
Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, le premier Ministre du Bangladesh S.E. Sheikh Hasina, ainsi que les ministres qui se sont adressés au segment de haut niveau de la session quadriennale de l’OMM ont uni leurs voix pour exhorter le Congrès à approuver le Cadre mondial pour les services climatologiques (CMSC) au cours de ces trois semaines de session qui vont définir les grands axes et le budget de l’OMM.
Le Président de l’OMM, Alexander Bedritskiy, et le Secrétaire général, Michel Jarraud, ont ouvert aujourd’hui le seizième Congrès météorologique mondial. Plus de 600 délégués, dont des chefs d’États et de Gouvernements, des ministres, des hauts fonctionnaires gouvernementaux, des responsables de Services météorologiques et hydrologiques nationaux ainsi que des représentants des organisations partenaires de l’OMM assisteront aux trois semaines de session qui détermineront les orientations futures de l’Organisation.
«La science, qui est le fondement de notre travail, doit continuer à guider notre réponse au changement climatique», a déclaré M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, dans un message adressé au Congrès. «Les émissions de gaz à effet de serre augmentent. Le changement climatique altère le paysage géopolitique et menace les économies partout dans le monde.»
M. Ban Ki-moon a affirmé que le Cadre mondial pour les services climatologiques proposé, l’un des principaux points à l’ordre du jour du Congrès, aiderait les pays les plus pauvres et les plus vulnérables à s’adapter aux incidences inévitables du changement climatique.
Dans un message vidéo, la Présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey, a déclaré de son côté que la Suisse soutiendrait le nouveau Cadre mondial afin de promouvoir la coopération internationale et de permettre aux pays les plus pauvres de bénéficier de services climatologiques modernes.
Message du Secrétaire général de l’ONU
Message vidéo de Micheline Calmy-Rey, Présidente de la Confédération Suisse
Au cours des dernières décennies, un nombre sans précédent de phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les inondations et les sécheresses, a été responsable de lourdes pertes humaines et matérielles et a entravé le développement économique de nombreux pays les moins avancés (PMA), notamment en Afrique. Les événements hydrométéorologiques extrêmes constituent près de 90% des catastrophes naturelles et leur nombre est en hausse.
Les risques naturels et le changement climatique sont reconnus comme étant des obstacles de plus en plus sérieux pour le développement durable de nombreux pays les moins avancés (PMA), notamment pour ceux qui sont particulièrement dépendants de l’agriculture pluviale, de l’eau douce et de l’exploitation des ressources naturelles.
Le Secrétaire général de l’OMM, Michel Jarraud, l’a encore souligné, si les catastrophes naturelles ne peuvent être évitées, un renforcement des capacités approprié peut contribuer de manière significative à alléger le bilan des victimes et des dégâts par le biais de mesures d'adaptation proactive. Néanmoins, alors que les sciences météorologique et climatique ont accompli des progrès considérables au cours des dernières décennies, la plupart des PMA ne peuvent pas en bénéficier par manque de capacités nécessaires, a poursuivi M. Jarraud.
Dans un discours prononcé à l’occasion de la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés à Istanbul, Turquie, Michel Jarraud a relevé les défis météorologiques et climatologiques auxquels doivent faire face les PMA ainsi que les programmes de l’OMM visant à aider ces derniers. L’OMM a également pris part à un forum de discussions avec la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques consacré à la vulnérabilité au changement climatique dans les PMA.
En 2003, l’OMM a mis en place un Programme spécial pour les PMA afin de renforcer les capacités de leurs Services météorologiques et hydrologiques nationaux à fournir des informations et des services météorologiques, hydrologiques et climatologiques pertinents en temps opportun.
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Un tram faisant la promotion des travaux de l’OMM circulera dans Genève durant le 16e Congrès météorologique mondial (du 16 mai au 3 juin). Financé par le gouvernement suisse, ce tramway promeut le rôle de l’OMM dans la lutte contre le changement climatique, et notamment dans les domaines de la gestion des ressources en eau, la réduction des risques de catastrophe, l’agriculture et la sécurité alimentaire.
Ce tram circule sur les lignes 12, 13, 14, 15, 16 et 17 du 2 mai au 31 juillet 2011, et fait partie d’une initiative menée par les Transports publics genevois pour encourager les efforts en matière de développement durable.
Qu’il s’agisse de sécheresses à évolution lente ou de crues côtières soudaines, il est essentiel d’améliorer les mesures de prévention des collectivités et la diffusion efficace d’alertes précoces – telles ont été les conclusions d’une manifestation connexe organisée hier par l’OMM à l’occasion de la Plate-forme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe (Genève, 9-13 mai).
Sécheresse: gérer les risques cachés
La manifestation parallèle sur la gestion intégrée des risques de sécheresse comportait des études de cas dans la Corne de l'Afrique et dans la réserve Navajo au Colorado, États-Unis. De par la nature à évolution lente des sécheresses, il est difficile de mesurer les risques qu’elles recèlent. Les personnes vivant dans des régions exposées aux sécheresses font face à une aggravation des risques de phénomènes climatiques extrêmes avec des options économiques limitées; les périodes de sécheresse extrême peuvent, dans certains cas, avoir un impact sur le PIB de plus de 50%. Selon le quatrième rapport d’évaluation du GIEC publié en 2007, la sécheresse s’accroît globalement depuis 25 ans. Parallèlement, les ressources en eau par tête déclinent sur une base régionale et la population augmente, souligne le Partenariat mondial pour l’eau. Selon le Programme alimentaire mondial, la sécheresse est la principale cause de la moitié de la distribution alimentaire d’urgence.
Les collectivités locales peuvent prendre des mesures préventives pour traverser les graves périodes de sécheresse, en préparant les puis à l’avance ou en plantant des fourrages résistant à la sécheresse pour le bétail. Mais la diffusion de l’information climatologique aux communautés agricoles et pastorales reste un défi majeur, qui requiert des investissements dans le dialogue entre les services météorologiques et les services agricoles ainsi qu’avec les différentes communautés. Les séminaires itinérants pour agriculteurs et les forums régionaux sur l'évolution probable du climat de l’OMM faisaient partie des «meilleures pratiques» citées pour diffuser efficacement l’information sur le climat. La complexité de communiquer des prévisions saisonnières dans un langage accessible aux communautés d’usagers a également été évoquée. La qualité de l’information climatologique est importante dans la communication de probabilités ; en outre, les prévisions saisonnières sont une «cible en mouvement» en raison du changement climatique, affectant les décisions concernant l’adaptation aux niveaux national et local.
L’OMM a organisé cette manifestation en collaboration avec la Stratégie internationale des Nations Unies pour la prévention des catastrophes (SIPC) et l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA).
Pour obtenir davantage d’informations sur ce séminaire ainsi que des renseignements actualisés sur d’autres activités de l’OMM à l’occasion de la Plate-forme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe, voir sous:
www.wmo.int/pages/prog/drr/events/GPDRR/index_en.html
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Près de 80 % de l’approvisionnement énergétique mondial pourrait être couvert par les énergies renouvelables à l’horizon 2050 à condition que des politiques publiques adaptées soient mises en place, précise un nouveau rapport.
Les constatations de plus de 120 chercheurs collaborant avec le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) montrent en outre qu’un taux de pénétration accru des énergies renouvelables sur le marché pourrait aboutir à une réduction totale des émissions de gaz à effet de serre équivalente à 220 à 560 gigatonnes de dioxyde de carbone (GtC02eq) entre 2010 et 2050.
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| Pourcentage des précipitations par rapport à la normale pour la période de février à avril 2011Pourcentage des précipitations par rapport à la normale pour la période de février à avril 2011 |
Publié par le centre directeur climatique régional pilote pour l’observation du climat du Conseil régional pour l’Europe de l’OMM (Deutscher Wetter Dienst).
Une longue période de sécheresse persiste sur de vastes régions d’Europe depuis janvier 2011. Selon les données du Centre mondial de climatologie des précipitations (CMCP), les mois de février à avril 2011 ont notamment enregistré un déficit pluviométrique considérable. Les totaux trimestriels de cette période oscillent entre 40 et 80% de la moyenne à long terme 1951-2000 sur de vastes zones (cf. carte ci-contre) et sont même inférieurs à 40% en de nombreux endroits d’Europe centrale.
Le Royaume-Uni a connu des conditions extrêmement sèches en mars et avril, notamment dans les régions du sud-est, avec le mois de mars le plus sec depuis 1953. Dans les autres zones d’Europe occidentale et centrale, la sécheresse a duré de février à avril. 2011 est jusqu’à maintenant l’une des 10 années les plus sèches dans presque toute la Suisse depuis 1864. Avril 2011 a été le 10e mois d’avril le plus sec en Allemagne depuis 1881, dans la continuité de mois d’avril similaires enregistrés en 2007, 2009 et 2010. L’hiver 2010/11 précédent a été très sec, en Europe occidentale du moins, entraînant une faible humidité des sols en mars et avril.
Le service de météorologie ougandais, Ericsson, le RPT, l'Institut National de Secours du Lac et l’Organisation météorologique mondiale pilotent un service de SMS dénommé «Mobile Weather Alert» (Alerte météorologique mobile) qui utilise la technologie mobile pour fournir des prévisions de phénomènes météorologiques violents et pour améliorer la sécurité des pêcheurs sur le lac Victoria.
Les 4 et 5 mai, un atelier de formation de deux jours organisé à Kampala formera les responsables sectoriels sur les alertes météorologiques. Ces derniers recruteront et formeront à leur tour d’autres pêcheurs sur les îles Ssese du lac Victoria à l’utilisation de ce service sur une période de 3 mois.
Plus de 5000 personnes perdent la vie sur le lac Victoria chaque année. La plupart noyés sous l’effet de vents violents et de vagues, associés à des orages de convection éclatant sur le lac. L’objectif du projet d’alerte météorologique mobile est de réduire le nombre de victimes. Le lac est un moyen de subsistance pour près de 200 000 pêcheurs, avec une flotte de plus de 70 000 bateaux et constitue un élément vital de l’économie locale.
Le lancement du projet d’Alerte météorologique mobile aura lieu en juillet.
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