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Nouvelle

9 octobre 2013

 

 

Le Sommet de l’eau se penche sur l’eau et le développement durable

Le Sommet de l’eau de Budapest (8-11 octobre) est consacré au rôle vital de l’eau dans le développement durable et la sécurité alimentaire ainsi qu’aux défis posés par le changement climatique.

L’eau douce représente seulement 2% des ressources hydrologiques. Cette ressource rare joue cependant un rôle crucial dans tous les domaines de la nature, de la société et de l'économie. Attendu la croissance prévue de la demande en eau par la population et l’accélération du changement climatique, près de 40% de la population mondiale pourrait être confrontée à des pénuries d’eau d’ici 2030.

«Nous devons trouver une solution au problème de l’utilisation non durable de l’eau,” a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, dans son allocution d’ouverture». «Nous devons user des ressources disponibles de façon équitable et à bon escient, mais nous ne pouvons pas attendre des gouvernements qu'ils surmontent seuls ce défi. Il faut assurer la pleine participation de tous les acteurs, notamment du secteur privé,» a-t-il rappelé aux responsables des agences des Nations Unies, dont le Secrétaire général de l’OMM et actuel Président d’ONU-Eau, M. Michel Jarraud.

Le 9 octobre, lors du forum de discussion «Comment garantir l’approvisionnement en eau d’une population croissante dans un climat en mutation?», M. Jarraud a souligné la nécessité de disposer de services climatologiques plus performants pour faire face à cet enjeu.  Une meilleure gestion des ressources en eau est l’une des priorités du Cadre mondial pour les services climatologiques dirigé par l’OMM.

M. Jarraud a déclaré que l’existence de services climatologiques accessibles et fiables était fondamentale pour une planète de 7 milliards d’habitants – un chiffre qui devrait passer à 9 milliards en 2050 et s’accompagner d’une hausse correspondante de la demande en eau, en nourriture et en énergie. A ce jour, plus de 1,7 milliard de personnes vivent déjà dans des bassins fluviaux connaissant des pénuries d’eau.

M. Jarraud a précisé que le récent rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat soulignait les changements importants prévus dans le cycle de l’eau. Dans l’ensemble, les précipitations devraient s’accroître. Il est quasiment certain que les changements dans les précipitations ne seront pas uniformes: certaines régions, en particulier aux latitudes élevées, connaîtront probablement une hausse de la pluviosité alors qu’aux latitudes moyennes et dans les régions semi-arides, le niveau de précipitations devrait plutôt diminuer.

«Avec de plus en plus de personnes exposées à des dangers grandissants, nous devons accroître notre réactivité et mettre en œuvre des stratégies de gestion des risques, comme les systèmes d’alertes précoces pour les inondations et les sécheresses» a ajouté M. Jarraud.

Le réchauffement de la température de l’air risque d’avoir des incidences sur les ressources hydrologiques, et notamment de faire diminuer la couverture neigeuse et accroître l’évaporation, influençant par là les quantités d’eau saisonnières. Des températures plus chaudes sont, en outre, propices à la propagation des algues et des microbes, pouvant mettre en péril le niveau de qualité de l’eau.

Des changements dans les régimes de précipitations affectent de manière significative les réserves en eau douce produites par la neige et les glaciers. Un accroissement des précipitations peut certes faire augmenter les eaux de surface et l’approvisionnement en eau potable mais il peut également accentuer le ruissellement des eaux pluviales et les risques de contamination.

Des investissements supplémentaires en infrastructures de l’eau seront nécessaires pour gérer, à la fois les baisses et les hausses de précipitations, et les fournisseurs d’eau potable seront amenés à revoir leurs plans et leurs sources d’approvisionnement.

Les plans d’urgence pour les infrastructures d’eau potable et d’eaux usées doivent prendre en compte le risque d’intensification des orages et des dommages que ceux-ci peuvent causer aux infrastructures publiques ainsi que les menaces d’inondation des systèmes d’eau douce par l’élévation du niveau des mers.

 

 

 

 

 

 

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