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Communiqué de presse N° 862

Les communiqués de presse sont destinés à l'information;
ils ne constituent pas un compte rendu officiel.

DES MINISTRES AFRICAINS RESPONSABLES DE LA METEOROLOGIE SE REUNIRONT POUR RENFORCER LES SERVICE CLIMATOLOGIQUES

Genève, le 4 septembre 2009 (OMM) – Pour la première fois, des ministres africains responsables de la météorologie se réuniront pour déterminer les moyens de renforcer les informations relatives au temps, au climat et à l’eau dont ont besoin les décideurs.

La première Conférence ministérielle, organisée par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) en partenariat avec l’Union africaine, se tiendra à Nairobi, à l’aimable invitation du Gouvernement kényen, du 15 au 19 mars 2010. Elle consistera en une session d’experts d’une durée de deux jours et demi et en une session ministérielle d’une durée d’un jour et demi. Elle donnera suite aux thèmes et objectifs de la troisième Conférence mondiale sur le climat, qui prend fin aujourd’hui à Genève, après que plus de 150 pays ont adopté à l’unanimité un Cadre mondial pour les services climatologiques destiné à améliorer les informations climatologiques et leur usage.

«Plus que jamais, les Services météorologiques et hydrologiques nationaux africains doivent être considérés comme des acteurs majeurs du développement», a déclaré le Sous-Secrétaire général de l’OMM, M.Jeremiah Lengoasa. «Ils ont un rôle important à jouer en matière d’évaluation et de surveillance des changements climatiques, et leurs alertes précoces aux phénomènes naturels dangereux sont indispensables pour assurer la prévention des catastrophes naturelles. La Conférence portera sur le rôle des Services météorologiques et hydrologiques nationaux et sur leur contribution aux efforts déployés par les gouvernements africains en vue de lancer des initiatives en faveur des mesures d’adaptation nécessaires pour atténuer les effets néfastes du temps et du climat.»

Le continent africain est particulièrement vulnérable aux changements climatiques. Le réchauffement climatique se traduit déjà par une augmentation de fréquence et d’intensité des dangers naturels. En Afrique, tous les secteurs sont touchés, de l’agriculture à la santé et à la foresterie en passant par l’eau et la sécurité alimentaire.

En Afrique, la famine est essentiellement due à la sécheresse qui engendre de fortes pénuries alimentaires. La grave sécheresse de 2002-2003 a provoqué une famine catastrophique en Afrique australe; la sécheresse qui sévit actuellement au Kenya a de lourdes conséquences en matière d’élevage et de migration. Des millions d’Africains souffrent régulièrement et inexorablement de la faim. La famine et les changements climatiques accroissent considérablement la vulnérabilité de la population aux maladies, à la pauvreté et autres épreuves. De plus, des crues catastrophiques peuvent dévaster les terres agricoles: en 2000, le Mozambique a connu les pires inondations depuis 150 ans, le bassin du Limpopo restant sous les eaux pendant plus de trois mois.

Pour faire face à ces défis, la Conférence ministérielle s’est fixé six objectifs essentiels:

  • Créer un mécanisme de haut niveau permettant aux ministres responsables de la météorologie en Afrique de débattre de questions de fond et d’ordre stratégique ayant trait à la météorologie et au climat;
  • Sensibiliser les dirigeants, au plus haut niveau, à la contribution effective et potentielle des services météorologiques à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement;
  • Faciliter le dialogue entre les ministres africains responsables de la météorologie, afin d’aboutir à une identité de vues et d’action au sujet de l’atténuation des effets négatifs du temps et du climat;
  • Recenser les stratégies possibles de renforcement des capacités en vue de relever les défis que posent les changements climatiques dans divers secteurs socio‑économiques;
  • Encourager la participation active des collectivités locales aux programmes de suivi et de surveillance;
  • Adopter une déclaration ministérielle sur le temps et le climat ainsi qu’un plan d’action connexe.

L’Union africaine, qui participe à l’organisation de cette conférence, prend également part à la mise en œuvre du projet ClimDev Afrique (le climat au service du développement en Afrique) et du projet de surveillance de l’environnement en Afrique dans la perspective du développement durable (AMESD).

La Conférence devrait permettre de donner des orientations stratégiques pour la prochaine réunion quadriennale des Services météorologiques et hydrologiques nationaux africains, qui aura lieu en 2010.

 

Pour de plus amples renseignements, veuillez vous mettre en rapport avec le Bureau de la communication et des relations publiques de l’OMM:

Mme Carine Richard-Van Maele, chef du Bureau (tél.: +41(0).22.730.8314/15; courriel: cvanmaele@wmo.int)

Mme Marie Heuzé, conseillère spéciale (tél.: +41(0).22.730.8478; courriel: mheuze@wmo.int)

Mme Gaëlle Sévenier, attachée de presse (tél.: +41(0).22.730.8417; courriel: gsevenier@wmo.int)

Site Web: http://www.wmo.int

 

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