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Communiqué de presse N° 906

Les communiqués de presse sont destinés à l'information;
ils ne constituent pas un compte rendu officiel.

2010 est l’une des années les plus chaudes jamais observées à l’échelle du globe

 

Genève, le 20 janvier 2011 (OMM) – Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’année 2010 est l’une des années les plus chaudes jamais observées, avec 2005 et 1998. En effet, les données recueillies par l’OMM ne montrent aucune différence statistiquement significative entre les températures moyennes à l’échelle du globe relevées durant ces trois années.

En 2010, la température moyenne à l’échelle du globe s’est révélée supérieure de 0,53 °C (0,95 °F) à la moyenne pour la période 1961-1990. Cette valeur est supérieure de 0,01 °C (0,02 °F) et de 0,03 °C (0,05 °F) à la température nominale en 2005 et 1998, respectivement. L’écart entre les valeurs relatives à ces trois années est inférieur à la marge d’incertitude (± 0,09 °C ou ± 0,16 °F) pour la comparaison des données.

Ces statistiques sont fondées sur les jeux de données tenus à jour par l’Unité de recherche sur le climat et le Centre Hadley du Met Office du Royaume-Uni, le Centre national de données climatologiques des États-Unis (NCDC) et l’Administration américaine pour l'aéronautique et l'espace (NASA).

En décembre 2010, l’étendue des glaces de mer dans l’Arctique a été la plus faible jamais enregistrée, avec une superficie moyenne mensuelle de 12 millions de kilomètres carrés, soit 1,35 million de kilomètres carrés de moins que la moyenne en décembre pour la période 1979-2000. Cela fait suite à la troisième étendue minimale des glaces la plus faible enregistrée en septembre.

«Les données pour 2010 confirment la nette tendance au réchauffement à long terme de la planète» a déclaré le Secrétaire général de l’OMM, M. Michel Jarraud. «Les dix années les plus chaudes jamais observées sont toutes postérieures à 1997.»

Sur la décennie 2001-2010, la température moyenne à l’échelle du globe est supérieure de 0,46 °C (0,83 °F) à la moyenne pour la période 1961-1990 et est la plus élevée jamais enregistrée sur une décennie depuis le début des relevés instrumentaux. Ces dernières années, le réchauffement a été particulièrement prononcé en Afrique et dans certaines parties de l’Asie et de l’Arctique, de nombreuses régions enregistrant des températures supérieures de 1,2 à 1,4 °C (2,2 à 2,5 °F) à la moyenne à long terme.

2010 a été une année exceptionnellement chaude sur une bonne partie du continent africain, dans le sud et l’est de l’Asie, au Groenland et dans l’Arctique canadien, de nombreuses régions enregistrant des températures annuelles records.

En 2010, certaines zones continentales ont connu des températures nettement inférieures à la moyenne, et notamment une partie de l’Europe septentrionale ainsi que le centre et l’est de l’Australie.

Le mois de décembre 2010 a été exceptionnellement chaud dans l’est du Canada et au Groenland. Il a été anormalement froid dans de vastes zones du nord et de l’ouest de l’Europe, avec des températures moyennes mensuelles inférieures de 10 °C à la normale en certains endroits de la Norvège et de la Suède. De nombreuses régions de Scandinavie ont connu leur mois de décembre le plus froid jamais observé. Dans le centre de l’Angleterre, la température moyenne en décembre a été la plus basse depuis 1890. De fortes chutes de neige ont gravement perturbé les transports dans une bonne partie de l’Europe. Les températures ont également été inférieures à la moyenne dans une grande partie de la Fédération de Russie et dans l’est des États-Unis, où la neige a aussi perturbé fortement les transports.

Principaux phénomènes météorologiques et climatiques récents

L’année 2010 a été marquée par un grand nombre de phénomènes météorologiques extrêmes, dont la vague de chaleur en Russie et les crues dévastatrices dues à la mousson au Pakistan. Ces phénomènes ont été décrits dans la déclaration provisoire de l’OMM sur l’état du climat mondial qui a été publiée en décembre 2010
(http://www.wmo.int/pages/mediacentre/press_releases/pr_904_fr.html).

 

De nombreux événements météorologiques et climatiques majeurs ont eu lieu à la fin de l’année 2010 et au début de 2011:

  • Début janvier, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU, plus de 800 000 personnes ont subi les effets des inondations au Sri Lanka. Les Philippines ont été aussi durement touchées par des inondations et des glissements de terrain en janvier;
  • Au Brésil, pendant la deuxième semaine de janvier, des crues soudaines dans les zones montagneuses proches de Rio de Janeiro ont fait plus de 700 victimes, la plupart à la suite de coulées de boue. Il s’agit du plus grand nombre de victimes imputables à une seule catastrophe naturelle de toute l’histoire du Brésil;
  • Des inondations de grande ampleur se sont produites dans l’est de l’Australie en décembre et pendant la première quinzaine de janvier, en corrélation avec la poursuite de l’épisode La Niña de forte intensité. Les plus gros dégâts ont eu lieu à Brisbane, qui a connu sa deuxième crue la plus importante des cent dernières années après celle de janvier 1974. Sur le plan financier, ce devrait être la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire de l’Australie. Les précédents épisodes La Niña de forte intensité ont aussi donné lieu à des inondations de grande ampleur dans l’est de l’Australie, en particulier en 1974 et 1955.

Notes aux éditeurs:

Origine des données utilisées dans le présent communiqué

Les informations pour 2010 sont fondées sur les données climatiques transmises par divers réseaux de stations météorologiques et climatologiques terrestres ainsi que par des navires, des bouées et des satellites. Les données sont recueillies et diffusées en permanence par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN) des 189 Membres de l’OMM et par plusieurs instituts de recherche qui collaborent avec eux. Elles permettent d’alimenter en permanence trois grands centres mondiaux de collecte et d’analyse des données climatiques, qui constituent et tiennent à jour des jeux de données homogènes à l’aide de méthodes éprouvées. L’analyse des températures mondiales effectuée par l’OMM repose donc principalement sur trois ensembles de données complémentaires. L’un de ces ensembles est le jeu de données combiné tenu à jour par le Centre Hadley du Met Office du Royaume-Uni et l’Unité de recherche sur le climat de l’Université d’East Anglia (Royaume-Uni). Le deuxième ensemble est le jeu de données tenu à jour par l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA) relevant du Département américain du commerce, et le troisième est fourni par le Goddard Institute for Space Studies (GISS), qui relève de la NASA.

Les données actualisées complètent la déclaration provisoire sur l’état du climat mondial en 2010, qui a été publiée par l’OMM le 3 décembre 2010

(http://www.wmo.int/pages/mediacentre/press_releases/pr_904_fr.html).

 La version finale de la Déclaration sera publiée en mars 2011.

2010 dataset

L’Organisation météorologique mondiale est l’organisme des Nations Unies qui fait autorité

pour les questions relatives au temps, au climat et à l’eau

 

 

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Pour de plus amples renseignements, veuillez prendre contact avec:

 

Mme Carine Richard-Van Maele, chef du Bureau de la communication et des relations publiques (tél.: +41 (0)22 730 83 15; tél. port.: +41 79 406 47 30; courriel: cpa@wmo.int)

ou

Mme Clare Nullis, attachée de presse, Bureau de la communication et des relations publiques, (tél.: +41 (0)22 730 84 78; courriel: cnullis@wmo.int)

Site Web de l’OMM: www.wmo.int

 

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