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Communiqué de presse N° 907

Les communiqués de presse sont destinés à l'information;
ils ne constituent pas un compte rendu officiel.

Selon les dernières informations communiquées par l'OMM, l'épisode La Niña devrait persister durant les trois premiers mois de 2011, en s'affaiblissant progressivement

Genève, le 25 janvier 2011 (OMM) – Un important épisode La Niña, qui influe sur les conditions climatiques dans diverses régions du monde, continue d'être observé dans le Pacifique tropical. Son intensité devrait décroître durant les quatre prochains mois, d'après le bulletin d'information publié aujourd'hui par l'Organisation météorologique mondiale. 

Presque tous les modèles numériques prévoient la persistance de l'actuel épisode La Niña pendant au moins les 2 à 4 prochains mois, c'est-à-dire jusqu'à la fin du premier trimestre de 2011, voire au-delà (avril ou début mai).

«L’intensité du phénomène va probablement décroître [durant les quatre prochains mois]», d'après le bulletin Info-Niño/Niña.

«Au-delà, l'évolution du cycle El Niño/La Niña est incertaine», précise le bulletin.

La Niña se caractérise par des températures de surface de la mer anormalement basses dans le centre et l'est du Pacifique tropical.  À l'inverse, El Niño se caractérise par des températures de surface de la mer anormalement élevées.  Les deux phénomènes perturbent les régimes de circulation océanique et atmosphérique à grande échelle et ont d'importantes répercussions sur le temps et le climat dans de nombreuses régions du monde.  Une fois installés, ils persistent généralement neuf mois, voire davantage.

L'actuel épisode La Niña s’est développé rapidement en juin et juillet 2010, après la dissipation de l’épisode El Niño 2009/10.

D'après les indicateurs atmosphériques (pression au niveau de la mer, vents, nébulosité, etc.), cet épisode La Niña serait l'un des plus puissants du siècle écoulé, tandis que les indicateurs océaniques dénotent une intensité modérée à forte, les températures de surface de la mer accusant une anomalie négative d'environ 1,5 °C dans le centre-est du Pacifique tropical.  On observe par ailleurs un fort couplage entre l'océan et l'atmosphère, comme en témoigne la réduction de la nébulosité et le renforcement des alizés dont s’accompagne le refroidissement à la surface de la mer.

La pression anormalement basse au niveau de la mer et les températures de surface de la mer supérieures à la moyenne dans l’ouest du Pacifique tropical et l’est de l’océan Indien, observées en liaison avec cette Niña, ont entraîné une pluviosité nettement excédentaire dans certaines régions d’Australie, d’Indonésie et d’Asie du Sud-Est. On impute également à l’actuelle Niña les précipitations supérieures à la moyenne observées en Afrique australe et le déficit pluviométrique constaté dans l’est de l’Afrique équatoriale, dans la partie centrale de l’Asie du Sud-Ouest et dans le sud-est de l’Amérique du Sud.

«Les régions généralement exposées aux effets de La Niña sont invitées à prendre note que les manifestations de cette anomalie d'intensité modérée à forte devraient perdurer encore un ou deux mois, et sous une forme atténuée en mars et avril», comme le souligne le bulletin Info-Niño/Niña.

Cette perspective se fonde sur les produits de nombreux modèles de prévision numérique, les régimes climatiques caractéristiques du phénomène La Niña et la présence de masses d'eau anormalement chaudes en profondeur dans l'ouest du Pacifique équatorial, qui se déplacent lentement vers l'est.

Si nombre des répercussions climatiques régionales auxquelles on a assisté récemment sont typiques du phénomène, d'autres le sont moins et cette situation pourrait perdurer.  Il est donc important de prendre connaissance des prévisions climatiques régionales et des perspectives d'évolution saisonnière qui tiennent compte non seulement des manifestations actuelles du phénomène La Niña mais aussi d'autres facteurs susceptibles d'avoir une influence sur le climat local. 

Fruit d'un consensus, le bulletin Info-Niño/Niña est établi par l'OMM en étroite collaboration avec l'Institut international de recherche sur le climat et la société (IRI), implanté aux États-Unis d'Amérique, sur la base d'informations fournies par un large éventail de spécialistes et par divers centres de prévision du climat répartis dans le monde.

Contexte: 

En règle générale, au cours d'un épisode Niña, les précipitations s'intensifient sur l'ouest du Pacifique équatorial, y compris le nord de l'Australie et l'Indonésie, entre décembre et février, et sur les Philippines de juin à août, et sont quasiment nulles sur l'est du Pacifique équatorial.  Par ailleurs, on observe généralement une humidité supérieure à la normale de décembre à février sur le nord de l'Amérique du Sud et l'Afrique australe, et de juin à août sur l'Asie méridionale et le sud-est de l'Australie.  On constate parallèlement un déficit pluviométrique de décembre à février le long des côtes de l'Équateur, dans le nord‑ouest du Pérou et dans la zone équatoriale de l'Afrique de l'Est, et de juin à août dans le sud du Brésil et le centre de l'Argentine.   

Les épisodes La Niña provoquent aussi des anomalies de température sur des zones étendues du globe, les régions les plus touchées connaissant des conditions anormalement fraîches.  Ainsi, de décembre à février, les températures sont inférieures à la normale dans le sud-est de l'Afrique, au Japon, dans le sud de l'Alaska, dans le centre et l’ouest du Canada et dans le sud-est du Brésil;  de juin à août, c’est une fraîcheur anormale qui règne en Inde et en Asie du Sud-Est, le long de la côte ouest de l'Amérique du Sud, dans la région du golfe de Guinée ainsi que dans le nord de l'Amérique du Sud et certaines parties de l'Amérique centrale; enfin, de décembre à février, la chaleur est supérieure à la normale le long des États américains du golfe du Mexique. 

Le phénomène La Niña se traduit aussi généralement par une saison des ouragans relativement plus active que d'ordinaire dans l'Atlantique Nord tropical entre juin et novembre. 

Plus d'informations sur La Niña et les phénomènes météorologiques extrêmes qui lui sont associés

 

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pour les questions relatives au temps, au climat et à l’eau

 

Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter, au Bureau de la communication et des relations publiques de l'OMM:

 

Mme Carine Richard-Van Maele, chef du Bureau (tél.: +41(0)22 730 83 15; mobile: +41(0)79 406 47 30; courriel: cpa@wmo.int)

ou

Mme Clare Nullis, attachée de presse (tél.: +41 (0)22 730 84 78; courriel: cnullis@wmo.int)

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