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Communiqué de presse N° 915

Les communiqués de presse sont destinés à l'information;
ils ne constituent pas un compte rendu officiel.

Le segment de haut niveau du Congrès météorologique mondial exprime son soutien pour les priorités futures

Genève, le 17 mai 2011 (OMM) – Un projet de plan visant à doter les pays des connaissances scientifiques dont ils ont besoin pour gérer les risques climatiques a recueilli un large soutien des participants au segment de haut niveau du Congrès météorologique mondial, qui s’est déroulé sur deux jours et a pris fin aujourd’hui.

Les chefs de gouvernement et les ministres du monde entier qui étaient présents ont exprimé un soutien appuyé au projet de Cadre mondial pour les services climatologiques (CMSC), qui a pour objet de rendre l’information climatique disponible, accessible et utile, notamment pour ceux qui en ont le plus besoin dans les pays en développement. Ils se sont aussi penchés sur d’autres grands domaines d’activité prioritaires de l’OMM tels que le renforcement des capacités, la réduction des risques de catastrophes, l’amélioration des systèmes d’information et d’observation et la météorologie aéronautique.

Le Congrès doit prendre une décision officielle au sujet de ce projet de Cadre mondial et des autres domaines prioritaires ultérieurement au cours de sa session quadriennale qui dure jusqu’au 3 juin et qui décidera de la stratégie et du budget de l’Organisation.

Les ministres et représentants de haut niveau de plus de 50 pays et des partenaires internationaux de l’OMM se sont félicités du projet de Cadre mondial.

Un investissement minimal pour un gain maximal

Le 16 mai, MM. Jan Egeland et Mahmoud Abu Zeid, coprésidents de l’Équipe spéciale de haut niveau chargée du CMSC, ont exhorté la communauté internationale à faire un dernier effort et à prendre un engagement minimal de 75 millions de dollars des États-Unis par an pour libérer le plein potentiel des milliards de dollars déjà investis dans des activités relatives au climat et faire en sorte que tous les habitants du globe puissent en tirer profit.

«Les émissions de gaz à effet de serre s’intensifient. Les changements climatiques modifient le paysage politique et menacent les économies du monde entier» a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans un message spécial. «Nous devons collaborer pour aider les pays les plus pauvres et les plus vulnérables à s’adapter à leurs conséquences inévitables.»

Le projet de Cadre mondial comblerait efficacement les lacunes en matière de fourniture des informations et services existants et permettrait à presque tous les pays en développement qui possèdent peu ou pas d’informations climatologiques de ce genre d’y avoir accès. Les intéressés pourraient en effet obtenir des informations fiables, pertinentes et adaptées à leurs besoins.

«Nombre des scientifiques qui en savent fort long sur les effets de la variabilité et de l’évolution du climat ne savent pas toujours très bien de quoi ont besoin les utilisateurs de secteurs tels que ceux de la santé, de l’eau, de l’agriculture ou de la réduction des risques de catastrophes. Et les utilisateurs ignorent ce qu’ils peuvent obtenir» a déclaré M. Egeland. «Nous devons donc rapprocher leurs points de vue.»

Sur le montant annuel de l’investissement à atteindre, plus de 72 millions de dollars des États-Unis seraient alloués à des programmes mis en œuvre dans des pays en développement et 3 millions seulement, aux structures administratives. Des milliards de dollars ont été investis dans la recherche, les satellites, les modèles globaux de prévision et les superordinateurs. «Nous avons besoin de ce dernier effort en matière d’investissement pour aider les populations les plus vulnérables» a ajouté M. Egeland. La Norvège a d’ailleurs promis un soutien financier généreux pour le Cadre mondial.

Expérience et expertise

Le Premier Ministre du Bangladesh, Mme Sheikh Hasina, a déclaré que la mise en œuvre du CMSC «serait une étape importante de l’action commune que nous avons engagée pour lutter contre les effets du changement climatique. Ce serait une première mesure essentielle pour renforcer notre capacité de prévoir le climat et pour aider les utilisateurs à prendre en compte ces informations dans leur processus de décision». Le Bangladesh est l’un des pays les plus exposés aux conséquences du changement climatique et doit faire face à une augmentation de fréquence et à un changement de régime des crues, de l’érosion fluviale, des cyclones et d’autres phénomènes liés à l’évolution du climat. «Ces catastrophes naturelles ont menacé notre alimentation, notre sécurité hydrique et sanitaire, la biodiversité et l’équilibre écologique. Elles ont aussi restreint les moyens d’existence envisageables et réduit le niveau des revenus» a-t-elle ajouté.

Le Ministre indien des sciences de la Terre, M. Pawan Kumar Bansal, a déclaré que l’Inde partagerait son expérience et son expertise dans les quatre domaines clés de la gestion des catastrophes, des ressources en eau, de l’agriculture et de la santé, où le CMSC devrait être mis en œuvre d’urgence. L’Inde appuie la création d’un Conseil intergouvernemental pour les services climatologiques et s’engage à soutenir le Secrétariat du CMSC en lui allouant un montant de 125000dollars des États-Unis.

Dans un message, le Vice-Premier Ministre chinois, M. Hui Liangyu, a approuvé l’orientation du projet de Cadre mondial, notamment par le biais du Centre climatologique régional établi à Beijing. «La Chine continuera de développer ses capacités dans les domaines de la prévision météorologique ainsi que de la prévention des catastrophes météorologiques et de l’atténuation de leurs effets pour faire face aux changements climatiques […] et d’apporter ainsi un soutien plus approprié à la sécurité des personnes et des biens, à la sécurité nationale et au développement socioéconomique durable» a-t-il déclaré.

Renforcer les capacités pour pouvoir faire face

Les représentants des pays africains ont souligné que l’amélioration des services climatologiques envisagée par les concepteurs du Cadre mondial devrait leur permettre de mieux faire face à l’accroissement des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes, qui ont bouleversé et détruit nombre de vies et de moyens d’existence.

Les ministres de l’Algérie, du Cameroun, de l’Éthiopie, du Kenya, du Mali, du Mozambique, du Soudan, de la République-Unie de Tanzanie et du Zimbabwe se sont joints aux représentants d’autres pays pour souligner la nécessité d’une intensification des efforts déployés en matière de renforcement des capacités dans les pays en développement. Le Congrès a appris qu’en Namibie, au Tchad, en Gambie et au Lesotho, les pires inondations de l’histoire récente avaient causé la mort de nombreux animaux d’élevage, endommagé les infrastructures et les routes et perturbé la prestation de services de base, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

«Dans le monde entier, on observe une augmentation de fréquence et d’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les crues, les tsunamis, les sécheresses et les tremblements de terre, avec des conséquences tout aussi catastrophiques. Nous ne pouvons plus prendre les informations et messages d’alerte météorologiques et climatiques à la légère, mais nous devons nous efforcer de prendre des mesures concrètes pour renforcer nos capacités» a déclaré le Ministre namibien du travail et des transports, M. Erkki Nghimtina. «Les forces de la nature sont telles qu’aucun pays ne peut à lui seul faire face aux terribles conséquences de ces catastrophes naturelles» a-t-il ajouté.

De hauts fonctionnaires de la République islamique d’Iran, d’Oman et d’Arabie saoudite ont déclaré que l’incidence accrue des sécheresses, des crues, de la pollution de l’air et des tempêtes de sable et de poussière illustrait l’influence des conditions météorologiques et climatiques et de leur évolution.

Les pays européens ont exprimé leur soutien général en ce qui concerne l’orientation future envisagée pour l’OMM et le renforcement de ses priorités. Le Canada, les États-Unis d’Amérique et les Territoires britanniques des Caraïbes ont fait de même.

«Nous continuons à constater combien des informations et services climatologiques coordonnés à l’échelle du globe peuvent aider les décideurs lorsqu’il leur faut élaborer et évaluer des solutions possibles pour l’adaptation à l’évolution du climat et des façons éventuelles d’atténuer les changements climatiques futurs» a déclaré Mme Kathryn Sullivan, Secrétaire adjointe à l’observation et à la prévision environnementales et Administratrice adjointe de la NOAA. «Si nous sommes conscients qu’il reste encore énormément de travail à accomplir et de difficultés à surmonter, nous sommes sûrs que ce Congrès trouvera une solution qui nous permettra de progresser vers la satisfaction des besoins sociétaux urgents de tous les pays représentés dans cette salle […] Des défis planétaires nécessitent des solutions globales, au besoin mises en œuvre aux niveaux mondial, régional, national et local» a-t-elle ajouté.

L’Organisation météorologique mondiale est l’organisme des Nations Unies qui fait autorité

pour les questions relatives au temps, au climat et à l’eau

Pour de plus amples renseignements, veuillez prendre contact, à l’OMM, avec:

Mme Carine Richard-Van Maele, chef du Bureau de la communication et des relations publiques
(tél.: +41 (0)22 730 83 15; courriel: cpa@wmo.int)

ou

Mme Clare Nullis, attachée de presse, Bureau de la communication et des relations publiques
(tél.: +41 (0)22 730 84 78; tél. port.: +41 (0)79 709 13 97; courriel: cnullis@wmo.int)

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