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Communiqué de presse N° 920

Les communiqués de presse sont destinés à l'information;
ils ne constituent pas un compte rendu officiel.

LE CONGRÈS MÉTÉOROLOGIQUE MONDIAL FIXE LES PRIORITÉS DES QUATRE PROCHAINES ANNÉES

Les changements climatiques et les moyens d'y faire face ont dominé les discussions

Genève, le 3 juin 2011 (OMM) – Le Congrès météorologique mondial a sanctionné aujourd'hui une initiative ambitieuse d'envergure planétaire qui aidera toutes les collectivités humaines, en particulier les plus vulnérables d'entre elles, à faire face aux incidences du changement climatique, à réduire les risques de catastrophes naturelles et à sauvegarder la production alimentaire, les approvisionnements en eau et la santé.

Le Cadre mondial pour les services climatologiques favorisera la mise à disposition des informations climatologiques dont les décideurs et les populations ont besoin pour se préparer au changement climatique et arrêter des mesures sur le long terme. Ce sera une entreprise planétaire qui fera intervenir un grand nombre d'acteurs.

Le Congrès a décidé que le Cadre mondial ferait partie des cinq grandes priorités de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) pour les quatre prochaines années. Les quatre autres consistent à contribuer plus activement à la prévention des catastrophes, à améliorer les systèmes d'observation et d'information, à renforcer l'aptitude des pays en développement à participer aux progrès et aux applications de la science et à optimiser l'assistance météorologique à l'aviation.

Le Président sortant M. Alexandre Bedritskiy a déclaré que les décisions du Congrès renforceraient l'OMM et les Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN) de ses 189 Membres, qui seraient ainsi mieux à même de sauvegarder les vies humaines et les moyens de subsistance des populations face aux risques liés au temps, au climat ou à l'eau et de contribuer au développement durable.

«La solidité d'une chaîne est celle de son maillon le plus faible», a ajouté M. Bedritskiy, «et nous devons faire en sorte que les acteurs de la coopération internationale resserrent leurs liens pour obtenir des résultats encore meilleurs».

L'OMM est l'organisme des Nations Unies qui fait autorité pour les questions relatives au temps, au climat et à l'eau.

Cadre mondial pour les services climatologiques

Les services climatologiques revêtent une importance capitale lorsqu'il s'agit de gérer les risques climatiques, d'exploiter les possibilités offertes par le climat, de protéger des vies humaines et de préserver les moyens de subsistance. Or, le plus souvent, les populations les plus vulnérables face au changement climatique n'y ont pas accès.

Le Cadre mondial devrait permettre de combler les lacunes constatées dans la fourniture d'informations et de services climatologiques, son but premier étant de garantir une disponibilité, une accessibilité et une utilisation accrues de ces derniers dans tous les pays. À l'heure actuelle, quelque 70 pays en développement n'ont guère accès à l'information climatologique. Aussi le Cadre mondial a-t-il été conçu pour stimuler en permanence le dialogue entre ceux qui fournissent des services climatologiques (principalement les Services météorologiques et hydrologiques nationaux) et ceux qui les utilisent, à savoir les responsables politiques, les agriculteurs, les pêcheurs, etc.

Le Cadre mondial devrait libérer tout le potentiel des milliards de dollars investis dans les systèmes d'observation du climat, la recherche sur le climat et les systèmes de gestion de l'information climatologique. Les avantages qui en découleront, entre autres, pour la gestion des risques climatiques, la gestion de l'eau, l'agriculture et la santé sont énormes.

Les coûts initiaux de mise en œuvre du Cadre mondial sont estimés à 75 millions de dollars É.-U. par année. Cet argent servira essentiellement à renforcer les capacités des pays en développement.

Dans son message adressé au Congrès pour l'ouverture de la session, le Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, a décrit le Cadre mondial comme étant d'une importance cruciale pour ce qui est d'aider les pays les plus pauvres et les plus vulnérables à s'adapter aux conséquences inévitables du changement climatique.

Le Congrès météorologique mondial tiendra en 2012 une session extraordinaire à laquelle participeront toutes les parties prenantes, y compris les autres institutions concernées du système des Nations Unies, afin de passer en revue et d'adopter le projet de plan de mise en œuvre du Cadre mondial.

Le Congrès a adopté une version restructurée et renforcée du Programme climatologique mondial et a décidé que celui-ci jouerait un rôle de premier plan dans l'instauration du Cadre mondial. Le programme en question recouvre l'observation et la surveillance du climat, la recherche sur le climat et l'appui à des services climatologiques opérationnels et viables sur le long terme, y compris la constitution d'un réseau mondial de centres climatologiques régionaux.

Les forums régionaux et nationaux sur l'évolution probable du climat permettront de renforcer les capacités des pays et favoriseront le dialogue entre fournisseurs et utilisateurs de l'information climatologique. Le Congrès a soutenu une initiative visant à établir un bulletin saisonnier sur l'état du climat mondial afin d'étendre le fameux bulletin Info-Niño/Niña à d'autres phénomènes climatiques de grande échelle.

Le Congrès a aussi demandé que l'on améliore la gestion des données climatologiques et les outils d'analyse correspondants, et que l'on renforce l'échange des données et des produits nécessaires à la fourniture de services climatologiques axés sur les besoins des utilisateurs.

Réduction des risques de catastrophes

La gestion des risques de catastrophes revêtira d'autant plus d'importance que la fréquence et l'intensité des phénomènes extrêmes devraient augmenter en raison du changement climatique, qui fera peser des incertitudes croissantes sur l'approvisionnement en eau et la sécurité alimentaire et pourrait entraîner des déplacements importants de population.

Beaucoup de Membres développent peu à peu leurs capacités de prévention et d'anticipation des catastrophes naturelles et, de plus en plus, les pays privilégient désormais non plus l'intervention post-catastrophe mais la prévention multisectorielle qui s'inscrit dans les programmes nationaux d'aide au développement, d'où un besoin accru en matière de services météorologiques, hydrologiques et climatologiques. Le Congrès a souligné la nécessité de resserrer les liens entre les SMHN et les organismes de gestion des risques.

Le Congrès a fortement recommandé que l'on renforce les activités de prévention des catastrophes à l'échelle nationale, régionale et internationale en mettant l'accent sur les systèmes d'alerte précoce, les bases de données sur les dangers naturels et les prévisions y afférentes. Il conviendrait de privilégier l'adaptation et la prévention par des campagnes ciblées de sensibilisation et d'éducation du public et la prise en compte de l'information météorologique, hydrologique et climatologique dans des activités comme l'aménagement du territoire. Le Congrès a vivement engagé l'OMM et les SMHN à collaborer plus étroitement avec les diverses parties prenantes dans les instances nationales, régionales et internationales.

Le Programme concernant les cyclones tropicaux a aidé les Membres à mettre en place des systèmes d'alerte régionaux visant à limiter le plus possible les pertes en vies humaines et les dégâts matériels causés par les cyclones tropicaux. Le Congrès a fait valoir que ce programme devait être renforcé afin de donner aux pays les moins avancés et aux petits États insulaires en développement les moyens de diffuser des alertes plus fiables et plus précoces concernant les cyclones tropicaux et les inondations qu'ils provoquent.

Il faudrait aussi élargir la portée d'autres initiatives telles que le Projet de démonstration concernant les conditions météorologiques extrêmes, qui a déjà donné des résultats très positifs en Afrique australe et dans le Pacifique Sud-Ouest.

Il conviendrait par ailleurs de renforcer le Programme d'hydrologie et de mise en valeur des ressources en eau pour contribuer à réduire les risques de catastrophes liées à l'eau et répondre à l'impératif – de plus en plus pressant – d'une gestion rationnelle des ressources en eau dans le contexte de la croissance démographique et du changement climatique. Ce dernier devrait en effet entraîner une multiplication des sécheresses et des inondations.

Le Congrès a demandé instamment que l'on poursuive sans relâche l'action entreprise au titre du Programme de météorologie agricole pour combattre la dégradation des terres et la désertification, atténuer les conséquences des sécheresses et des inondations pour l'agriculture, promouvoir des systèmes de production agricole écologiquement viables et améliorer la diffusion de l'information météorologique et climatologique auprès des populations rurales pour les rendre mieux à même de s'adapter au changement climatique et aux fluctuations saisonnières du climat. Il a approuvé le recours à un indice de sécheresse normalisé pour améliorer les systèmes de surveillance et d'alerte précoce applicables à la sécheresse.

Le Programme de météorologie maritime et d'océanographie vise à améliorer les services de sécurité maritime et à réduire les risques de catastrophes dans les zones côtières en collaboration avec la Commission océanographique intergouvernementale de l'UNESCO. Le Congrès s'est félicité de l'élargissement du Système mondial de détresse et de sécurité en mer qui englobe désormais cinq nouvelles zones METAREA dans l'Arctique, ce qui permet la fourniture d'informations sur le temps et les glaces de mer aux navires, toujours plus nombreux, qui croisent dans les mers arctiques. Ces zones METAREA sont entrées en vigueur le 1er juin 2011, la fourniture des services météorologiques correspondants incombant au Canada, à la Fédération de Russie et à la Norvège.

Systèmes d'observation et d'information

Des progrès considérables ont été accomplis dans le domaine de la météorologie au cours des dernières décennies grâce aux avancées de la recherche, de la modélisation numérique, des méthodes d'observation, de l'informatique et des communications. Pour que de nouveaux progrès soient réalisés, il faudra adopter une nouvelle approche visant à renforcer l'intégration du Système d'observation de l'OMM.

Le Congrès a décidé qu'il conviendrait de donner la priorité au Système mondial intégré des systèmes d'observation de l'OMM (WIGOS), pour qu'il devienne opérationnel d'ici 2016.

En tant que «futur pôle planétaire pour l'observation du temps, du climat et de l'eau», le WIGOS nous permettra de mieux connaître notre environnement. Ce système est indispensable pour satisfaire les besoins en observations du Cadre mondial pour les services climatologiques ainsi que des programmes de réduction des risques de catastrophes et de météorologie aéronautique, entre autres.

Le Système d'information de l'OMM est un élément essentiel de la stratégie adoptée par l'OMM pour assurer au XXIesiècle la gestion, la circulation et la mise à disposition des informations relatives au temps, au climat et à l'eau. Ce sera le système d'information central chargé d'assurer la liaison entre tous les programmes mis en œuvre ou coparrainés par l'OMM dans les domaines du temps, du climat, de l'eau et des catastrophes naturelles qui y sont associées. Le SIO, qui s'appuie sur le Système mondial de télécommunications relevant de la Veille météorologique mondiale de l'OMM, utilise des éléments standard et se met en place à un rythme adapté à tous les Membres. Le Congrès a approuvé le document réglementaire de base du SIO, à savoir le Manuel du système d'information de l'OMM, et il a désigné les cent premiers centres du SIO, parmi lesquels figurent cinq centres mondiaux du Système d'information qui sont prêts à fonctionner.

Le Programme de la Veille météorologique mondiale, qui constitue l'épine dorsale des programmes de l'OMM, facilite la coordination des systèmes mondiaux qui servent à recueillir et échanger des données d'observation météorologiques et connexes, et à préparer et diffuser des produits d'analyse et de prévision ainsi que des avis et des alertes en cas de conditions météorologiques dangereuses. Le Congrès a estimé qu'il était nécessaire de sensibiliser davantage le public à ce programme exclusif de l'OMM qui contribue à la sécurité des personnes et des biens et au développement durable.

Le Programme des services météorologiques destinés au public favorise la coopération avec les médias en vue de procurer au public et aux autres utilisateurs des services météorologiques et connexes fiables et efficaces. Le Congrès a estimé que la reconnaissance des SMHN en tant que sources officielles d'alertes et de prévisions météorologiques destinées au public avait grandement progressé. Le site Web du Service d'information météorologique mondiale, dont le contenu est maintenant offert en 9langues, enregistre 12 millions de consultations par mois.

Le Système mondial d'observation du climat (SMOC) coparrainé par l'OMM, facilite l'amélioration des systèmes mondiaux d'observation à des fins climatologiques. Le Congrès a reconnu l'importance fondamentale que revêt le SMOC pour le Cadre mondial, s'est félicité du bon fonctionnement du mécanisme de coopération du SMOC et a encouragé le Secrétariat du SMOC à continuer à améliorer les réseaux de stations d'observation en surface et en altitude et les autres réseaux d'observation dans les régions en développement, notamment les petits États insulaires en développement.

Le Congrès est convenu de poursuivre la mise en place d'une architecture spatiale pour la surveillance du climat au titre du Programme spatial de l'OMM. On disposerait ainsi pour la surveillance du climat du même type de système coordonné et complet que celui qui a été mis en place à l'appui de la surveillance et de la prévision des conditions météorologiques au cours des quarante dernières années.

Dans le contexte de la météorologie de l'espace, le Congrès a aussi demandé que l'on accorde une attention accrue aux phénomènes liés à l'activité solaire, qui peuvent avoir des incidences sur l'environnement spatial entre le Soleil et la Terre. Ces phénomènes risquent de perturber l'alimentation en électricité, le contrôle de la circulation aérienne, les télécommunications et les satellites. L'OMM collabore avec le Service international de l'environnement spatial (ISES) et l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) pour mieux répondre aux besoins de la communauté internationale en matière d'avis et de produits normalisés. L'activité solaire devrait atteindre un nouveau pic vers 2013 après une longue période de calme.

Le Programme de la veille de l'atmosphère globale de l'OMM fournit des informations faisant autorité sur l'état et le comportement de l'atmosphère. Il joue un rôle central dans la compréhension de l'influence des activités humaines, par exemple, dans l'augmentation des gaz à effet de serre et l'effet des aérosols sur le temps et le climat. Il permet d'évaluer l'appauvrissement de la couche d'ozone stratosphérique et l'augmentation du rayonnement ultraviolet qui en découle ainsi que le transport à longue distance de polluants et la qualité de l'air en zone urbaine et à l'échelle régionale. Le Congrès a estimé que le rôle international de coordination de l'OMM pour les questions environnementales devenait de plus en plus important et complexe. Outre les recherches sur l'atmosphère qu'elle mène de longue date, le Congrès a demandé à l'OMM d'intensifier ses travaux sur la prévision de la pollution atmosphérique dans les zones urbaines, notamment dans les mégapoles de 10millions d'habitants ou plus. Les mégapoles, qui sont souvent implantées sur le littoral ou à proximité de deltas, sont confrontées à de multiples problèmes, qu'il s'agisse de risques environnementaux, météorologiques ou hydrologiques, du fait de leur emplacement géographique et de la forte densité de population.

Renforcement des capacités

La nécessité de renforcer davantage les capacités dans les pays vulnérables est au cœur de la philosophie qui sous-tend le nouveau Cadre mondial pour les services climatologiques et sera un objectif prioritaire de tous les programmes de l'OMM au cours des quatre prochaines années. Si l'on ne vient pas en aide aux SMHN des pays en développement, cela aura des répercussions dans le monde entier, vu que le temps, l'eau et le climat ignorent les frontières.

Le Congrès a recommandé que l'OMM élabore une stratégie transsectorielle de renforcement des capacités en vue de coordonner et d'optimiser les activités qu'elle mène déjà dans ce domaine. Il a demandé au Conseil exécutif de diriger l'élaboration de cette stratégie et d'un plan de mise en œuvre, qui prennent en compte les besoins et les recommandations des Membres et qui permettront de mettre davantage l'accent sur le rôle de l'OMM s'agissant de favoriser la coopération entre les Membres, les conseils régionaux, les commissions techniques et le Secrétariat de l'Organisation dans le domaine de l'assistance technique.

Le Congrès a rappelé que, outre l'assistance technique, le renforcement des capacités consiste à aider les Membres à sensibiliser les hauts responsables aux niveaux national, régional et mondial, à mobiliser des ressources, à procéder à des changements institutionnels et à dispenser une formation, en fonction des priorités, politiques et besoins de chaque pays.

Le Congrès a ajouté que l'OMM devrait établir un plan qui énonce clairement des objectifs, un calendrier et les ressources nécessaires. Ce plan devrait s'inspirer des plans opérationnels établis par des organes régionaux et approuvés par les conseils régionaux par l'intermédiaire de leurs équipes de gestion.

Le Congrès a estimé que les succès remportés par le consortium de Membres, qui a aidé Haïti à rétablir les services d'alerte après le tremblement de terre de 2010, devraient être analysés en servant d'exemple concret dans le contexte de la Stratégie pour le renforcement des capacités.

Les SMHN de la plupart des pays les moins avancés et des petits États insulaires en développement ne possèdent pas encore les infrastructures nécessaires pour fournir aux décideurs et aux collectivités les informations et services climatologiques indispensables. Le Congrès a décidé de renforcer le Programme de l'OMM en faveur des pays les moins avancés et il a demandé qu'un programme ambitieux prévoyant des projets prioritaires soit lancé afin de doter les pays concernés des moyens nécessaires.

L'OMM a six conseils régionaux et les bureaux régionaux jouent un rôle de plus en plus important en tant que centres d'information sur les activités régionales, chargés aussi d'aider les Membres à développer les programmes techniques de leurs SMHN. Le Congrès est convenu que le Secrétaire général devrait optimiser la structure de renforcement des capacités offerte par le Département du développement et des activités régionales en favorisant une participation active des bureaux régionaux.

Le Congrès a approuvé les nouvelles normes en matière d'enseignement et de formation applicables aux météorologistes et aux techniciens en météorologie, lesquelles définissent plus clairement les conditions minimales auxquelles doivent satisfaire les Membres en matière de formation théorique et pratique. Rédigées d'après les objectifs de la formation, ces normes laissent une marge de manœuvre aux Membres quant aux modalités d'application, tout en garantissant à l'échelle mondiale le respect d'un certain nombre de critères.

Services de météorologie aéronautique

Le Congrès a décidé de faire du Programme de météorologie aéronautique un «programme hautement prioritaire qui devrait bénéficier d'un financement adéquat» pour pouvoir aider tous les Membres à répondre aux besoins croissants du secteur de l'aviation et à améliorer la fourniture de services météorologiques afin de renforcer la sécurité, la régularité et l'efficacité de la navigation aérienne internationale.

La croissance rapide du trafic aérien exige des prestataires de services de météorologie aéronautique qu'ils améliorent leurs prestations. Étant donné que les retards du trafic aérien sont causés en grande partie par les mauvaises conditions météorologiques – faible visibilité, turbulences, givrage et forte convection – les services de météorologie aéronautique sont indispensables aux autorités qui doivent prendre des décisions pour limiter autant que possible les perturbations du trafic tout en garantissant la sécurité des passagers. Ce programme aide le secteur de l'aviation à atténuer les effets, entre autres, des éruptions volcaniques, des tempêtes solaires et des phénomènes météorologiques extrêmes.

Le Congrès a approuvé un nouveau système de qualification en météorologie aéronautique basé sur les compétences pour les prévisionnistes et les observateurs. À la demande des conseils régionaux de l'OMM, il a été décidé que les Membres bénéficieraient d'une assistance, dans le cadre de programmes d'enseignement et de formation, pour atteindre les objectifs fixés par l'Organisation de l'aviation civile internationale en matière de gestion de la qualité.

Activités transsectorielles

Activités dans les régions polaires. Ces régions, y compris le «troisième pôle» (Himalaya et plateau tibétain) sont d'une extrême importance étant donné l'influence qu'elles exercent, à l'échelle du globe, sur le temps, l'eau et le climat. Le Congrès a pris plusieurs grandes décisions visant à renforcer les observations, la recherche et les services et s'est dit favorable à l'instauration d'un cadre d'observation pour les régions polaires, y compris un réseau d'observation de l'Antarctique. Il a aussi approuvé la mise en place, sur plusieurs années, d'un Système mondial intégré de prévision polaire (GIPPS) capable de fournir aux décideurs les prévisions dont ils ont besoin pour des échéances allant de quelques heures à plusieurs siècles.

Le Congrès a souligné l'importance de la cryosphère (l'eau à l'état solide, à savoir le manteau neigeux, les glaces de mer, de lac et de rivière, les glaciers, les calottes glaciaires, les inlandsis et le pergélisol), qui est présente à toutes les latitudes, dans une centaine de pays en plus du continent Antarctique. La cryosphère fournit certains des indicateurs les plus utiles du changement climatique, tout en étant l'un des volets du système terrestre les moins explorés. Notant la demande sans précédent en informations de qualité sur l'état des ressources en neige et en glace de la planète, le Congrès a approuvé l'instauration d'une Veille mondiale de la cryosphère (VMC) en collaboration avec des partenaires internationaux.

Le Congrès a décidé que l'OMM, forte de la dynamique créée par l'Année polaire internationale (API) 2007/08, collaborerait avec d'autres organisations internationales à l'établissement d'un document de fond sur une éventuelle Décennie polaire internationale qui viserait à fournir des informations scientifiques plus fiables et de meilleure qualité à ceux qui gèrent les risques et mettent en place des politiques dans les régions polaires.

Le Congrès a souscrit aux nouvelles initiatives lancées dans le cadre du Programme mondial de recherche sur la prévision du temps, notamment en matière de recherche sur la prévision infrasaisonnière à saisonnière et sur la prévision polaire. En faisant progresser la recherche dans les domaines considérés, ces initiatives auront des répercussions positives sur les projets de démonstration concernant la prévision des conditions météorologiques extrêmes. Le Congrès a noté avec satisfaction que le Programme mondial de recherche sur le climat, coparrainé par l'OMM, avait permis d'améliorer la prévision du climat et de mieux comprendre les interactions entre ce dernier et les activités humaines. Il s'est réjoui à la perspective d'une collaboration plus étroite avec le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, coparrainé lui aussi par l'OMM.

Récompenses et élections

Le Congrès, organe suprême de l'OMM qui se réunit tous les quatre ans, a élu M. David Grimes (Canada) Président de l'Organisation pour succéder à M. Bedritskiy qui a été élevé au rang de Président émérite. Il a élu MM. AntonioDivinoMoura (Brésil), MieczyslawS.Ostojski (Pologne) et AbdalahMokssit (Maroc) respectivement Premier, Deuxième et Troisième Vice-Présidents. Il a réélu M. Michel Jarraud Secrétaire général de l'Organisation.

Le Congrès a aussi élu les membres du Conseil exécutif de l'OMM, qui se réunira du 6 au 8 juin 2011.

Il a approuvé un budget ordinaire de 276 millions de francs suisses pour la période financière 2012-2015 et des contributions volontaires estimées à 175 millions de francs suisses.

L'OMM a décerné sa distinction la plus prestigieuse à M. TarohMatsuno (Japon) lors d'une cérémonie qui s'est tenue le 2 juin 2011. Le Prix de l'OMI, attribué chaque année, est destiné à récompenser des travaux de recherche scientifique particulièrement remarquables dans le domaine de la météorologie. M. Matsuno est un éminent chercheur spécialisé dans la dynamique de l'atmosphère et réputé pour ses travaux de recherche sur le climat. Il a largement contribué aux progrès des études sur le changement climatique.

L’Organisation météorologique mondiale est l’organisme des Nations Unies qui fait autorité

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