|
|||||||
|
Communiqué de presse N° 933Les communiqués de presse sont destinés à l'information;
LA NIÑA REVIENT: ENCORE FAIBLE, Genève, le 17 novembre 2011 (OMM) – Des conditions caractéristiques d'une anomalie La Niña sont réapparues en août 2011, d'après le dernier bulletin Info-Niño/Niña publié par l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Cet épisode La Niña devrait persister jusqu'à la fin de l'année 2011, voire jusqu'au début de 2012, et pourrait acquérir une intensité modérée, même s'il sera probablement bien moins virulent que le précédent, qui a provoqué sécheresses et inondations dans diverses régions du monde. Le bulletin Info-Niño/Niña est établi sur la base d'informations fournies par un large éventail de spécialistes et par divers centres de prévision du climat répartis dans le monde. C'est une source fiable d'information sur un phénomène qui a de vastes répercussions sur le temps et le climat et, partant, sur les personnes et les moyens de subsistance un peu partout dans le monde. La Niña se caractérise par des températures de surface de la mer anormalement basses dans le centre et l'est du Pacifique tropical, alors qu'à l'inverse, El Niño se caractérise par des températures de surface de la mer anormalement élevées. Les deux phénomènes sont étroitement liés à la circulation atmosphérique sous les tropiques et constituent les principaux facteurs, meme s'ils ne sont pas les seuls, qui déterminent les fluctuations saisonnières et interannuelles du climat. L'actuel épisode La Niña suit de près celui, d'intensité modérée à forte, qui était apparu en septembre 2010 et avait pris fin en mai 2011, remplacé par des conditions neutres. Les températures océaniques, les régimes pluviométriques et les vents atmosphériques avaient alors retrouvé des valeurs proches de la normale dans la région du Pacifique équatorial. Par la suite, le phénomène La Niña s'est réactivé peu à peu, et à la fin du mois d'octobre, son intensité était faible à modérée. El Niño exclu avant avril 2012 Les enseignements des épisodes précédents et les dernières sorties d'un large éventail de modèles de prévision donnent à penser que la présente anomalie La Niña atteindra une intensité maximale fin 2011 ou début 2012, très probablement bien en deçà de celle de l’épisode La Niña de 2010/11. D'après le bulletin Info-Niño/Niña, on peut s'attendre à un retour à des conditions neutres pendant la période mars – mai 2012. Au regard des incertitudes actuelles liées à la dispersion des résultats des différents modèles, il faudra cependant s'attacher à détecter des signes plus probants à propos de l’intensité maximale et de la durée probable de cet épisode. Quant à l’apparition d’une anomalie El Niño, elle est considérée comme très improbable avant cette période de transition classique comprise entre mars et mai. Il importe de garder à l’esprit qu’en plus d’El Niño et La Niña, plusieurs autres facteurs influent sur les régimes climatiques saisonniers. Il convient aussi de noter que, dans l'ouest de l'océan Indien équatorial, les températures de surface de la mer sont actuellement supérieures à la normale, ce qui est inhabituel lors d'un épisode La Niña. Il faudra suivre cela de près, de même que la situation dans l'est de la partie tropicale de l'océan Indien, car les régimes climatiques des regions continentales avoisinantes pourraient en subir les effets. Fruit d'un consensus, le bulletin Info-Niño/Niña est établi par l'OMM en étroite collaboration avec l'Institut international de recherche sur le climat et la société (IRI), implanté aux États-Unis d'Amérique.
L’Organisation météorologique mondiale est l’organisme des Nations Unies qui fait autorité pour les questions relatives au temps, au climat et à l’eau
Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter: Clare Nullis, attachée de presse, Bureau de la communication et des relations publiques Tél.: +(41) (0) 22 730 84 78; portable: + (41) (0) 79 709 13 97; courriel: cnullis[at]wmo.int
La Niña, terme espagnol qui veut dire «petite fille», se caractérise par des températures de surface de la mer anormalement basses dans le centre et l’est du Pacifique tropical. C'est la phase inverse d'El Niño («petit garçon», terme utilisé traditionnellement par les Péruviens par référence à l’enfant Jésus, le phénomène survenant habituellement en décembre). Les épisodes El Niño/La Niña surviennent tous les 2 à 7 ans et, une fois en place, persistent généralement 9 à 12 mois, voire deux ans dans certains cas. Les manifestations de ces phénomènes ne sont toutefois jamais exactement les mêmes. On considère que les épisodes El Niño et La Niña font partie des principaux facteurs qui influent sur les régimes climatiques dans de nombreuses régions du monde, mais il est établi que d'autres facteurs tels que les conditions régnant sur l'océan Indien et l'océan Atlantique, le manteau neigeux en Eurasie, etc. ont eux aussi une influence et devraient être dûment pris en considération. On trouvera ci-après la liste des manifestations les plus courantes du phénomène La Niña. Cette liste n'est toutefois pas exhaustive et il ne faut pas oublier que deux épisodes La Niña ne sont jamais identiques. Australie: les épisodes La Niña sont généralement – mais pas toujours – associés à une Asie: Lors d'un épisode La Niña, une grande partie du territoire des Philippines connaît une Amérique du Sud: Le phénomène La Niña se manifeste souvent par des précipitations accrues
dans le nord-est du Brésil, au Venezuela, en Colombie et dans le nord de l'Équateur d'octobre à
décembre. L'épisode de 2010/11 avait coïncidé avec des pluies torrentielles, des coulées de boue
et des inondations en Colombie et au Venezuela. Amérique du Nord: le phénomène La Niña se manifeste souvent par un déficit pluviométrique
dans le sud-ouest des États-Unis d'Amérique dès la fin de l'été et jusqu'en hiver, de même que
dans les Grandes Plaines en automne et dans le sud-est en hiver. À l'opposé, dans les régions du
nord-ouest baignées par le Pacifique, il est plus probable, lorsqu'un épisode La Niña est
solidement installé, que la pluviosité soit supérieure à la normale à la fin de l'automne et au début
de l'hiver. Par ailleurs, lors d'un épisode La Niña, les hivers sont dans l'ensemble plus cléments
que la normale dans le sud-est et plus rigoureux que la normale dans le nord-ouest. Enfin, le grand
facteur d'incertitude est l'oscillation arctique, peu connue et moins prévisible, qui pourrait
engendrer de brusques et spectaculaires fluctuations des températures cet hiver. Afrique: les épisodes La Niña se manifestent généralement par des précipitations accrues en
|
||||||||||||
| © Organisation Météorologique Mondiale | OMM , 7bis, avenue de la Paix, Case postale No. 2300, CH-1211 Geneva 2, Switzerland Tel.: +4122730 8111 - Droits d'auteur | Confidentialité | Messages frauduleux | Responsabilité | Directives | Achat | Nations Unies | Accessibilité |
||||||||||||