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Communiqué de presse N° 935

Les communiqués de presse sont destinés à l'information;
ils ne constituent pas un compte rendu officiel.

 

L’année 2011 est la dixième année la plus chaude à l’échelle du globe, l’année la plus chaude en relation avec un épisode La Niña et l’année de la deuxième plus faible étendue de la banquise arctique

 

Genève/Durban, 29 novembre 2011 (OMM) – En 2011, la température moyenne à la surface du globe est actuellement la dixième la plus élevée jamais relevée et est supérieure à toutes celles enregistrées lors des années précédentes correspondant à des épisodes La Niña, qui se traduisent normalement par un refroidissement relatif. De plus, les 13 années les plus chaudes font toutes partie des 15 dernières années écoulées depuis 1997. Quant à la banquise arctique, elle a présenté en 2011 la deuxième plus faible étendue et le plus faible volume jamais observés.

Sont présentés ici quelques-uns des points saillants de la version provisoire de la Déclaration annuelle de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) sur l’état du climat mondial, qui donne une évaluation de la température moyenne à la surface du globe ainsi qu’un aperçu des principaux événements météorologiques et climatiques qui se sont produits dans le monde en 2011 et qui a été rendue publique aujourd’hui même à la conférence climatique internationale qui se tient à Durban, en Afrique du Sud.

«Il nous incombe de diffuser des connaissances scientifiques qui guident l’action des décideurs » a déclaré le Secrétaire général de l’OMM, M. Michel Jarraud. « Notre science est fiable et démontre sans ambiguïté que le climat mondial se réchauffe et que ce réchauffement est dû aux activités humaines.»

«Les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ont atteint de nouveaux pics qui s’approchent très rapidement des niveaux correspondant à une élévation de 2 à 2,4 °C de la température moyenne à la surface du globe, laquelle pourrait entraîner, selon les scientifiques, des changements radicaux et irréversibles de notre planète, de la biosphère et des océans» a-t-il ajouté.

Selon déclaration provisoire de l’OMM, la température moyenne combinée de l’air à la surface de la mer et des terres émergées pour la période comprise entre janvier et octobre 2011 présente une anomalie positive estimée à 0,41 °C ± 0,11 °C (0,74 °F ± 0,20 °F) par rapport à la moyenne annuelle de 14,00 °C (57,2 °F) pour la période 1961-1990. L’année 2011 se classe donc au dixième rang ex aequo des années les plus chaudes depuis le début des relevés en 1850.

La température moyenne de la décennie 2002-2011, supérieure de 0,46 °C à la moyenne à long terme, est la plus élevée jamais constatée, à égalité avec la décennie 2001-2010.

Faits marquants:

En 2011, le climat mondial a été fortement influencé par le puissant épisode La Niña qui s’est développé dans le Pacifique tropical au second semestre de 2010 et a persisté jusqu’en mai 2011. Ce phénomène, l’un des plus intenses des 60 dernières années, a été étroitement associé à des épisodes de sécheresse en Afrique de l’Est, dans les îles de la partie centrale du Pacifique équatorial et dans le sud des États-Unis d’Amérique et à des inondations en Afrique australe, dans l’est de l’Australie en en Asie du Sud.

Les années «à forte Niña» accusent en général un déficit thermique de 0,10 à 0,15 °C par rapport aux années qui les précèdent ou qui les suivent. L’année 2011 n’a pas dérogé à la règle, avec une température moyenne à la surface du globe inférieure à celle de 2010, mais néanmoins très supérieure à celle des années à Niña modérée à forte les plus récentes, à savoir 2008 (+ 0,36 °C), 2000 (+ 0,27 °C) et 1989 (+ 0,12 °C). Des conditions caractéristiques d’une anomalie La Niña peu marquée sont réapparues ces dernières semaines, mais n’ont pas encore atteint l’intensité des conditions observées fin 2010 et début 2011.

En 2011, les températures de l’air relevées à la surface des terres émergées ont été supérieures à la moyenne à long terme dans la plupart des régions du globe. C’est en Fédération de Russie que les anomalies thermiques ont été les plus marquées, notamment dans le nord du pays où les températures observées entre janvier et octobre ont été supérieures de près de 4 °C à la moyenne en certains endroits.

La banquise arctique a atteint son minimal saisonnier le 9 septembre, avec une étendue de 4,33 millions de kilomètres carrés, soit 35 % de moins que la moyenne pour la période 1979 2000. Si cette étendue reste légèrement supérieure au minimum record observé en 2007, il faut cependant noter qu’à la différence de 2007, les passages du Nord-Ouest et du Nord-Est ont été par moments libres de glace pendant l’été 2011. Quant au volume de la banquise, il a atteint un nouveau minimum record estimé à 4 200 kilomètres cubes, le précédent minimum record de 4 580 kilomètres cubes datant de 2010.

Les températures supérieures à la moyenne enregistrées dans la plupart des régions polaires arctiques ont coïncidé avec le plus faible volume de la banquise et sa deuxième plus faible étendue minimale jamais observés.

Autres faits marquants:

• Grave sécheresse suivie d’inondations en Afrique de l’Est;
• Graves inondations en Asie du Sud-Est, au Pakistan, en Amérique centrale et en Amérique du Sud;
• Crue éclair la plus meurtrière jamais observée conjuguée à des coulées de boue au Brésil;
• Une année d’extrêmes aux États-Unis d’Amérique;
• Début d’année sec en Europe et en Chine orientale;
• Activité cyclonique toujours inférieure à la normale.

Notes aux éditeurs:

La déclaration provisoire est diffusée à l’occasion de la dix-septième session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui a lieu à Durban, en Afrique du Sud, du 28 novembre au 9 décembre 2011. Les informations et chiffres définitifs pour 2011 seront publiés en mars 2012 dans la Déclaration annuelle de l’OMM sur l’état du climat mondial.

Les informations préliminaires pour 2011 sont fondées sur les données climatiques transmises par divers réseaux de stations météorologiques et climatologiques terrestres ainsi que par des navires et des bouées et par des satellites. Les données sont recueillies et diffusées en permanence par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN) des 189 Membres de l’OMM et par plusieurs instituts de recherche qui collaborent avec eux. Elles permettent d’alimenter en continu trois grands centres mondiaux de collecte et d’analyse des données climatiques, qui constituent et tiennent à jour des jeux de données homogènes à l’aide de méthodes éprouvées. L’analyse des températures mondiales effectuée par l’OMM repose donc principalement sur trois ensembles de données complémentaires. L’un de ces ensembles est le jeu de données combiné tenu à jour par le Centre Hadley du Met Office du Royaume-Uni et l’Unité de recherche sur le climat de l’Université d’East Anglia (Royaume-Uni). Le deuxième ensemble est le jeu de données tenu à jour par l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA), et le troisième est fourni par le Goddard Institute for Space Studies (GISS), qui relève de la NASA. D’autres informations sont tirées de l’ensemble de données fondé sur les réanalyses ERA-Interim, qui est tenu à jour par le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT).

L’OMM a publié son Bulletin annuel sur les gaz à effet de serre le 21 novembre dernier. Il peut être consulté à la page Web consacrée au Programme de la veille de l’atmosphère globale de l’OMM, à l’adresse suivante: http://www.wmo.int/gaw.

L’Organisation météorologique mondiale est l’organisme des Nations Unies
qui fait autorité pour les questions relatives au temps, au climat et à l’eau


Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter:
Clare Nullis, attachée de presse, Bureau de la communication et des relations publiques
Tél.: +(41) (0) 22 730 84 78; portable: + (41) (0) 79 709 13 97;
courriel: cnullis[at]wmo.int

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