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Communiqué de presse N° 961

Les communiqués de presse sont destinés à l'information;
ils ne constituent pas un compte rendu officiel.

 

Des services climatologiques efficaces à l'appui de l'adaptation
aux changements climatiques et du développement durable

Genève, le 25 octobre 2012 (OMM) – Les changements climatiques ont des incidences considérables sur chaque aspect de notre quotidien. Ils ont un effet sur la durabilité du développement rural et de l'urbanisme, la sécurité des approvisionnements en eau et la pérennité des moyens de défense contre les catastrophes et exercent une influence notamment sur la diversité des plantes cultivées et les façons culturales, la viabilité des projets concernant les énergies renouvelables, la résilience des infrastructures de transport, et les campagnes de santé publique et de lutte contre les maladies.

C'est pourquoi l'Organisation météorologique mondiale est à la tête d'une initiative lancée à l'échelle des Nations Unies visant à améliorer, en le renforçant, l'accès aux informations et aux services opérationnels relatifs au climat, sans lesquels il serait impossible de faire face aux variations naturelles du climat et aux changements climatiques dus aux activités humaines, qui sont à l'origine de l'aggravation des phénomènes météorologiques extrêmes, comme la sécheresse, les vagues de chaleur et les crues.

Du 29 au 31 octobre 2012, le Congrès météorologique mondial se réunira pour la première fois en session extraordinaire afin d'adopter le plan de mise en œuvre et le mécanisme de gouvernance du nouveau Cadre mondial pour les services climatologiques (CMSC). S'appuyant sur les progrès scientifiques, le Cadre mondial fournira des services climatologiques fiables et pertinents, axés sur les utilisateurs, et fera en sorte que des centaines de millions de personnes vulnérables puissent en bénéficier.

Les Services météorologiques et hydrologiques nationaux tirent parti des progrès accomplis ces dernières décennies dans les domaines des observations, du traitement et de la modélisation des données et de la prévision du temps, pour établir des prévisions climatiques à plus longue échéance. Ces prévisions servent de référence pour les perspectives d'évolution saisonnières du climat, les veilles El Niño/La Niña, le suivi régional des situations de sécheresse, les systèmes d'avis de vagues de chaleur et de veille sanitaire et d'autres services climatologiques.

Agir grâce à la science

Principalement axé sur l'agriculture et la sécurité alimentaire, la gestion des ressources en eau, la réduction des risques de catastrophes et la santé, le Cadre mondial pour les services climatologiques vise à tirer parti des acquis et à combler les lacunes.

Il est notamment composé d'une plate-forme dont l'objectif est de rapprocher les prestataires de services climatologiques et les utilisateurs, afin de faire en sorte que les informations scientifiques communiquées par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux soient compréhensibles et utiles pour tous les utilisateurs, qu'il s'agisse d'entreprises richissimes ou d'agriculteurs pratiquant une agriculture de subsistance.

À l'appui de cette plate-forme, l'OMM organise, les 26 et 27 octobre, un «Dialogue à l'intention des utilisateurs et des fournisseurs de services climatologiques», auquel participeront de hauts responsables des Services météorologiques et hydrologiques nationaux et de différents secteurs d'activité (agriculture, santé, eau, réduction des risques de catastrophes, aide humanitaire et ingénierie).

Selon les estimations, 70 pays, dont de nombreux États africains, ne disposent pas de services climatologiques adéquats et sont mal équipés pour faire face au défi que représentent les variations naturelles du climat et les changements climatiques dus aux activités humaines.

Comme l'a déclaré Michel Jarraud, Secrétaire général de l'OMM, «l'accélération du rythme des changements climatiques se traduit par l'apparition de phénomènes climatiques et météorologiques extrêmes qui ont de graves répercussions sur les populations du monde entier. La première décennie du XXIe siècle a été la plus chaude jamais observée. Elle a été caractérisée par une augmentation du nombre de crues dévastatrices, de sécheresses graves, de vagues de chaleur, de précipitations abondantes et de fortes tempêtes, ainsi que par une réduction soutenue, spectaculaire, de l'étendue des glaces de mer dans l'Arctique».

«S'ils sont renforcés, les services climatologiques peuvent contribuer de manière décisive aux politiques d'adaptation aux changements climatiques et de développement durable» a souligné M.Jarraud.

Des progrès concrets

Malgré les défis auxquels il faut faire face, des progrès considérables ont été accomplis ces dernières années en ce qui concerne la mise en place des services climatologiques, comme en témoignent les études de cas nationales présentées dans le livre intitulé Climate ExChange, sur le point d'être publié par l'OMM en collaboration avec la maison d'édition Tudor Rose.

●       Des pays aussi différents que le Kenya, l'Inde, l'Indonésie et le Mali fournissent des services climatologiques à l'appui de l'agriculture et de la sécurité alimentaire. Ainsi, les agriculteurs reçoivent des informations sur les incidences du climat et font part, en retour, de leurs avis aux fournisseurs de ces services quant à la meilleure façon de mettre au point des produits d'information sur le climat pour le secteur de l'agriculture.

●       Le Service météorologique éthiopien adopte des méthodes modernes de prévision climatique et renforce la qualité des informations climatologiques qu'il propose, en particulier au bénéfice des secteurs de l'agriculture, de l'aviation, de l'eau, de la santé et de l'énergie.

●       Le programme nord-américain de suivi de la sécheresse (North American Drought Monitor), établi conjointement par les États-Unis d'Amérique, le Canada et le Mexique, est un exemple de la façon dont les pays peuvent collaborer à l'échelle régionale pour fournir des services climatologiques. Ce programme représente la première étape d'une initiative à plus grande échelle visant à améliorer le suivi et l'évaluation d'un ensemble de phénomènes climatiques extrêmes sur le continent (vagues de chaleur et de froid, sécheresses, crues, fortes tempêtes, etc.).

●       Le système d'avis de vagues de chaleur et de veille sanitaire mis en place par l'Allemagne est un exemple de collaboration entre les services climatologiques et sanitaires, en vue de protéger la santé, compte tenu de la hausse anticipée du nombre de vagues de chaleur.

●       Tous les mois, le Bureau météorologique australien publie une prévision des variations de la température et des précipitations pour les trois mois suivants, en indiquant la probabilité que les chutes de pluie ou la température soient supérieures à la médiane à long terme. Ces prévisions sont couramment utilisées par les secteurs de l'agriculture et du tourisme.

●       Les services chinois de prévision climatologique fournissent des produits sur mesure, qui sont cruciaux pour les agriculteurs des zones exposées aux crues ou à la sécheresse. En outre, les informations relatives au climat sont prises en considération dans les grands projets d'infrastructure ferroviaire.

●       Plusieurs pays établissent des sites Web sur le climat afin d'améliorer l'accès à l'information et aux services climatologiques. Ainsi, le site de la Finlande présente des informations sur la science du changement climatique et sur des moyens pratiques d'atténuation et d'adaptation. Des scénarios régionaux pour l'ensemble du pays sont affichés sur le site de la France, dans le but de mettre en relation les utilisateurs et les fournisseurs de ces informations.

●       Le nombre de projets de collaboration entre pays développés et pays en développement va croissant. Ainsi, les informations fournies par des scientifiques australiens contribuent à l'augmentation du rendement du maïs au Kenya. De leur côté, les météorologues britanniques ont mis en œuvre un grand projet sur les changements climatiques en Inde, ainsi que des projets de renforcement des capacités au Bangladesh et au Rwanda. La Suède, quant à elle, forme des scientifiques de pays africains et d'autres pays en développement à l'utilisation des services climatologiques.

Rappel des faits:

Partenariat mondial rassemblant des gouvernements et des organisations prestataires et utilisateurs de services climatologiques, le Cadre mondial pour les services climatologiques a été établi en 2009 à l'occasion de la troisième Conférence mondiale sur le climat (CMC-3). Approuvé par le Congrès météorologique mondial en 2011, le Cadre mondial est l'une des initiatives phares des Nations Unies mises en œuvre dans le cadre du plan général d'action sur les changements climatiques établi par le Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies pour la coordination. Les caractéristiques du mécanisme de gouvernance et du plan de mise en œuvre du Cadre mondial seront définies par le Congrès météorologique mondial lors de sa session extraordinaire, qui se tiendra du 29 au 31 octobre.

Le Cadre mondial pour les services climatologiques permet aux chercheurs, ainsi qu'aux fournisseurs et aux utilisateurs d'informations, de conjuguer leurs efforts afin d'améliorer la qualité des services climatologiques et leur nombre dans le monde entier, en particulier dans les pays en développement.

Le Cadre mondial repose sur les huit principes suivants:

●       Accorder un degré de priorité élevé aux besoins des pays en développement exposés aux incidences négatives du climat;

●       Améliorer avant tout l'accès à l'information sur le climat et l'exploitation de cette information;

●       Mettre en œuvre le Cadre mondial à trois échelles: mondiale, régionale et nationale;

●       S'assurer que les services climatologiques sont performants et actualisés en permanence;

●       Convenir que les informations climatologiques sont avant tout un bien public international et que les gouvernements ont un rôle de premier plan à jouer dans le Cadre mondial;

●       Encourager l'échange libre et gratuit, à l'échelle mondiale, des données relatives au climat;

●       Favoriser et renforcer, en évitant les répétitions inutiles;

●       Se fonder sur les partenariats pour établir les services climatologiques.

 

L’Organisation météorologique mondiale est l’organisme des Nations Unies
qui fait autorité pour les questions relatives au temps, au climat et à l’eau


Pour de plus amples renseignements, veuillez prendre contact:

Clare Nullis, attachée de presse, Bureau de la communication et des relations publiques (tél.: +41 (0)22 730 84 78; tél. port.: +41 79 709 13 97)

 

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