Presse & médias world map
Presse & Médias > Communiqué de presse

 

Communiqué de presse N° 975

Les communiqués de presse sont destinés à l'information;
ils ne constituent pas un compte rendu officiel.

 

L’initiative mondiale en vue d’assurer les services climatologiques nécessaires à la société prend de l’essor

 

Les épisodes extrêmes sont le reflet d’un climat en évolution

La mise en place des services climatiques opérationnels indispensables pour aider les pays et les communautés à faire face aux changements climatiques à long terme et à leur cortège de phénomènes météorologiques extrêmes devrait s’accélérer avec la réunion intergouvernementale organisée pour envisager une feuille de route pour l’avenir.

Le Conseil intergouvernemental des services climatologiques tiendra sa première session
du 2 au 5 juillet 2013 pour discuter de la mise en œuvre du Cadre mondial pour les services climatologiques (CMSC). Il s’agit là d’une initiative menée par les pays en vue de fournir des services climatologiques fiables et accessibles à des usagers tels que les autorités chargées de la gestion des catastrophes, les services d’approvisionnement et eau et en énergie, les agences de santé publique, le secteur des transports, les agriculteurs et la communauté en général.

L’action mondiale destinée à assurer la fourniture des informations et services climatologiques est pilotée par l’Organisation météorologique mondiale, en partenariat avec de nombreuses autres organisations internationales dont des agences des Nations Unies ainsi que le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge international. Les gouvernements et leurs institutions pour leur part développent le CMSC au niveau national.

«Nous avons toujours vécu avec les variations naturelles du climat mais nous devons désormais faire face à la dure réalité du changement climatique d’origine humaine» a déclaré Michel Jarraud, Secrétaire général de l’OMM. «La première décennie du XXIe siècle a été la plus chaude depuis le début des relevés instrumentaux. Elle a été caractérisée par une augmentation du nombre de crues dévastatrices, de sécheresses graves, de vagues de chaleur, de précipitations abondantes et de fortes tempêtes, ainsi que par une réduction spectaculaire de l'étendue des glaces de mer dans l'Arctique en été. Presque chaque mois qui passe amène un nouveau record de chaleur, de précipitations ou d’un autre phénomène climatique extrême» a ajouté M.Jarraud.

«Les effets du changement climatique sont déjà visibles et il nous faut agir en nous appuyant sur des services climatologiques établis sur des bases scientifiques pour atténuer l’impact pour notre environnement, nos économies et nos sociétés» a souligné M.Jarraud.

«Les décisions relatives aux ouvrages de protection contre les inondations et aux barrages, par exemple, sont souvent fondées sur l’expérience passée et non sur le futur probable. Or, pour ce type de décision, le climat passé ne suffit plus pour préparer l'avenir. Nous devons anticiper le climat qui sera le nôtre dans les 50 à 100 prochaines années» a-t-il ajouté.

«C’est là un défi gigantesque mais la situation n’est pas pour autant désespérée si nous œuvrons tous ensemble.» a déclaré M. Jarraud. «Au cours des dernières décennies, la prévision météorologique a considérablement progressé et ceci se traduit désormais par une amélioration des prévisions climatologiques à plus longue échéance, lesquelles constituent la base des bulletins d’évolution probable du climat à l’échelle saisonnière, des veilles El Niño, du suivi régional des situations de sécheresse, des systèmes d'avis de vagues de chaleur et de veille sanitaire et d'autres services climatologiques.» a-t-il ajouté.

Le Conseil intergouvernemental des services climatiques a pour but d’assurer la coordination entre le niveau mondial et le niveau national et d’impliquer toutes les parties prenantes ainsi que l’ensemble du système des Nations Unies. Le Conseil discutera du plan de mise en œuvre du CMSC, y compris des progrès liés aux domaines prioritaires initiaux que sont la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau, la réduction des risques de catastrophes et la santé. Il étudiera également un recueil de projets, la mobilisation des ressources et les composantes du CMSC, y compris une plate-forme destinée à rapprocher les prestataires de services climatologiques et les utilisateurs, afin de faire en sorte que les informations scientifiques communiquées par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux soient compréhensibles et utiles aux utilisateurs, pour aussi divers qu’ils soient.

La journée du 1er juillet sera consacrée à un Dialogue sur les aspects pratiques des services climatologiques opérationnels, auquel participeront de hauts responsables des Services météorologiques et hydrologiques nationaux et de différents secteurs d'activité (agriculture, santé, eau, réduction des risques de catastrophes, aide humanitaire et ingénierie).

Selon les estimations, 70 nations, dont la plupart des pays les moins avancés, disposent de services climatologiques rudimentaires voire inexistants et sont mal équipés pour faire face au défi que représentent les variations naturelles du climat et les changements climatiques dus aux activités humaines.

Pour stimuler les services climatologiques au niveau national, l’OMM a lancé avec des partenaires des projets pilotes au Burkina Faso, au Niger, au Mali et au Tchad, et prépare des projets dans de nombreux autres pays.

Grâce à la participation de la Banque mondiale et d’autres bailleurs de fonds majeurs, des projets sont en cours dans plusieurs autres pays en développement dont l’éthiopie, le Malawi, le Mozambique, le Népal, la Tanzanie, le Viet Nam et le Yémen dans le but d’assurer la fourniture des services climatologiques.

Afin d’appuyer la mise en œuvre à l’échelle régionale, des ateliers régionaux sur les services climatologiques ont été organisés à l’intention de la région des Caraïbes et des pays les moins avancés d’Asie. Les petits états insulaires en développement du Pacifique Sud-Ouest font également l’objet d’une attention particulière en matière de développement des services climatologiques. Il s’agit là d’une action essentielle car les communautés de cette région devraient être fortement touchées par les changements de climat à venir.

Le nombre d’exemples de collaboration entre pays développés et pays en développement ainsi qu’entre pays en développement va croissant.

Au mois de juin 2013, les contributions effectives et annoncées au CMSC se montent à 29 millions de francs suisses. La Norvège et le Canada sont les principaux donateurs et constituent le soutien le plus actif au programme. D’autres pays manifestent également leur souhait d’apporter leur soutien et le CMSC figure désormais dans la plupart des activités de renforcement des capacités relatives au climat menées par les différentes agences.

Un Groupe de coordination intercommissions pour le CMSC, assure la coopération entre les agences des Nations Unies et les différents partenaires, soit notamment l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Programme alimentaire mondial (PAM), l’Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (ISDR), la Banque mondiale, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’OMM.

Note à l’intention des rédacteurs: À l’occasion de la réunion du Conseil intergouvernemental des services climatologiques, l’OMM publiera le 3 juillet un rapport décennal sur l'état du climat mondial intitulé «The Global Climate 2001-2010, A Decade of Extremes» (Le climat mondial, 2001-2010, la décennie des extrêmes), qui présente une analyse de l’évolution du climat, des phénomènes extrêmes et de leur impact.


L’Organisation météorologique mondiale est l’organisme des Nations Unies qui fait autorité pour les questions relatives au temps, au climat et à l’eau

Pour de plus amples renseignements, veuillez prendre contact avec:

Mme Clare Nullis, attachée de presse, Bureau de la communication et des relations publiques (tél.:+41(0)227308478;  tél. port.: +41(0)797091397;  courriel:cnullis(at)wmo.int).

sp
 
top

© Organisation Météorologique Mondiale | OMM, 7bis, avenue de la Paix, Case postale No. 2300, CH-1211 Geneva 2, Switzerland - Tel.: +41(0)22 730 81 11 - Fax: +41(0)22 730 81 81 Nous contacter Copyright | Confidentialité | Messages frauduleux | Responsabilité | Directives | Achat | Nations Unies | Accessibilité