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Communiqué de presse N° 977

Les communiqués de presse sont destinés à l'information;
ils ne constituent pas un compte rendu officiel.

 

La communauté internationale s'engage à répondre aux attentes croissantes en matière de services climatologiques

 

GENÈVE, le 10 juillet 2013 – Les décisions prises lors d'une conférence intergouvernementale qui s'est tenue sous les auspices de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) donneront un coup d'accélérateur à une ambitieuse initiative internationale visant à amortir l'impact de la variabilité du climat et du changement climatique grâce à la fourniture de services climatologiques axés sur les besoins des usagers, par exemple des prévisions saisonnières et des alertes à la sécheresse ou aux inondations.

À sa première session (1er-5 juillet 2013), le Conseil intergouvernemental des services climatologiques s'est mis d'accord sur une feuille de route pour la mise en place du Cadre mondial pour les services climatologiques (CMSC). Pilotée par les pays, cette initiative a pour but de fournir partout dans le monde des services climatologiques accessibles et de qualité, s'adressant dans un premier temps aux secteurs de l'eau, de la santé, de l'agriculture et de la prévention des catastrophes.

«On ne saurait trop insister sur l'urgente nécessité d'aller rapidement de l'avant», a déclaré le Président de l'OMM, David Grimes. «L'actualité fourmille d'exemples de phénomènes extrêmes liés au climat qui ont eu de tragiques conséquences et entraîné des pertes socio-économiques considérables.»

«Ces derniers mois, en Europe centrale,» a poursuivi M. Grimes, «des milliers de personnes ont dû fuir la montée des eaux pour sauver leur vie, les crues atteignant par endroits des niveaux jamais vus depuis 500 ans. Aux États-Unis d’Amérique en revanche, des incendies attisés par la sécheresse ont fait rage au Nouveau-Mexique et en Californie, tandis que le Pakistan connaissait sa pire vague de chaleur des dernières décennies, le mercure atteignant 51 degrés Celsius.»

«Les services climatologiques deviennent de plus en plus nécessaires face aux incidences croissantes du climat sur la société», a souligné le Directeur général de l'Institut météorologique norvégien, Anton Eliassen, élu président du Conseil intergouvernemental. «Ils doivent être conçus pour ceux qui en ont besoin en bout de chaîne, qu'il s'agisse du paludologue, du pêcheur ou de l'agriculteur. Il ne faut pas s'arrêter aux frontières, la coopération doit être le maître mot.»

Laxman Singh Rathore, Directeur général du Service météorologique indien et Linda Makuleni, Présidente-directrice générale du Service météorologique sud-africain, ont été élus vice-présidents du Conseil intergouvernemental.

Le Cadre mondial pour les services climatologiques a été approuvé à l'unanimité par le Congrès météorologique mondial en 2011. Depuis lors, de nombreux gouvernements et les organismes nationaux compétents ont beaucoup progressé dans la mise au point de plans d'action pour les services climatologiques. La communauté internationale continue par ailleurs de se mobiliser grâce à l'action dynamique des institutions spécialisées des Nations Unies, de la Banque mondiale, de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et de bien d'autres organisations internationales et d'organismes d'aide au développement, qui prennent dorénavant en compte les services climatologiques dans leurs domaines d'activité spécifiques.

Les contributions et promesses de contribution au CMSC s'élèvent aujourd'hui à quelque 30 millions de francs suisses, et ce chiffre ne cesse de croître.

«Il est rationnel d'investir dans les services climatologiques», a déclaré le Secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud. «Les effets du changement climatique sont déjà sensibles, et il nous incombe de contribuer, par des services climatologiques scientifiquement étayés et adaptés aux besoins des utilisateurs, à protéger la société, l'économie et l'environnement.»

«Nous devons maintenant nous attacher plus résolument à mettre en place le CMSC et à démontrer que le concept de départ est devenu une réalité concrète», a poursuivi M. Jarraud.

La tâche demeure considérable. Environ 70 nations, dont la plupart des pays les moins avancés et des petits États insulaires en développement, ne bénéficient pas à l'heure actuelle de services climatologiques adéquats – lorsqu'ils existent – et sont mal équipés pour faire face aux difficultés liées aux fluctuations naturelles du climat et au changement climatique anthropique.

Pour donner le coup d'envoi aux services climatologiques à l'échelle nationale, en particulier dans les pays vulnérables, l'OMM et ses partenaires ont lancé des projets pilotes au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Tchad. Grâce à la participation de nombreux donateurs, des projets sont en cours qui visent à instaurer des services climatologiques dans d'autres pays en développement parmi lesquels l'Éthiopie, le Malawi, le Mozambique, le Népal, la République-Unie de Tanzanie, le Viet Nam et le Yémen.

Afin de faciliter la mise en œuvre du Cadre mondial au niveau régional, des ateliers régionaux sur les services climatologiques ont été organisés pour les Caraïbes et les pays d'Asie les moins avancés. Des ateliers similaires seront organisés à l'intention des petits États insulaires du Pacifique Sud-Ouest, autre région choisie pour développer les services climatologiques, notamment dans la mesure où elle subira de plein fouet les conséquences de la poursuite du réchauffement climatique.

Le Conseil intergouvernemental a pris un certain nombre de décisions importantes pour garantir une coordination optimale à l'échelle nationale, régionale et mondiale, pour mobiliser toutes les parties prenantes et pour renforcer le dialogue avec l'ensemble du système des Nations Unies et la Banque mondiale.

Il s'est doté d'un comité de gestion composé de 28 membres et chargé de donner des conseils sur un certain nombre de questions essentielles jusqu'à la prochaine réunion du Conseil intergouvernemental, qui aura lieu en Suisse en novembre 2014.

Le Conseil intergouvernemental a constitué par ailleurs un comité consultatif des partenaires pour continuer de s'assurer la collaboration active d'organismes des Nations Unies tels que l'Organisation mondiale de la Santé, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, le Programme alimentaire mondial, le Programme des Nations Unies pour le développement, l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, la Stratégie internationale de prévention des catastrophes, ONU-Eau, la Banque mondiale et d'autres partenaires pour le développement, ainsi que, d'une manière générale, les organisations intergouvernementales et non gouvernementales concernées.

Le Conseil intergouvernemental a examiné le plan de mise en œuvre du CMSC et notamment les progrès accomplis dans les domaines prioritaires initiaux que sont la sécurité alimentaire, la gestion de l'eau, la prévention des catastrophes et la santé. D'autres questions ont été abordées, à savoir le registre des projets concourant à la mise en œuvre du Cadre mondial, la mobilisation des ressources et les composantes du CMSC, notamment une plate-forme dont l'objectif est de rapprocher les prestataires de services climatologiques et les utilisateurs, afin de faire en sorte que les informations scientifiques et les prévisions communiquées par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux soient compréhensibles et utiles pour tous les intéressés.

L'urgence des besoins en matière de services climatologiques a été soulignée dans un rapport de l'OMM intitulé «The Global Climate 2001-2010: A Decade of Climate Extremes» (Le climat dans le monde entre 2001 et 2010: une décennie d'extrêmes climatiques). Ce rapport révèle que le monde a connu une succession de phénomènes extrêmes à fort impact et sans précédent pendant la décennie en question, la plus chaude qui ait été constatée depuis le début des mesures systématiques, en 1850. Faisant suite à une longue période caractérisée par un réchauffement accéléré du climat, cette décennie a vu plus de records nationaux de température battus que n'importe quelle autre décennie précédente.


L’Organisation météorologique mondiale est l’organisme des Nations Unies qui fait autorité pour les questions relatives au temps, au climat et à l’eau

Pour de plus amples renseignements, veuillez prendre contact avec:

Mme Clare Nullis, attachée de presse, Bureau de la communication et des relations publiques (tél.:+41(0)227308478;  tél. port.: +41(0)797091397;  courriel:cnullis(at)wmo.int).

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