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Communiqué de presse 982

Les communiqués de presse sont destinés à l'information;
ils ne constituent pas un compte rendu officiel.

 

La Norvège verse 10 millions de dollars pour les services climatologiques
destinés à faciliter l'adaptation en Afrique

Varsovie, le 21 novembre 2013 – L'Organisation météorologique mondiale (OMM), en partenariat avec d'autres institutions du système des Nations Unies ainsi que des organisations humanitaires et de grands instituts de recherche, a décidé de lancer le Programme de services climatologiques pour l'adaptation en Afrique afin d'accroître la résilience au changement climatique de certains des pays les plus vulnérables du monde.

Financée par un don de 9750000 dollars (60 millions de couronnes norvégiennes) provenant du Gouvernement norvégien, cette initiative multi-institutions est la première à être lancée au titre du Cadre mondial pour les services climatologiques (CMSC). Elle constitue une démarche originale qui fait intervenir des spécialistes des sciences naturelles et des sciences sociales ainsi que de grandes organisations humanitaires et d'aide au développement actives sur le terrain, le pari étant d'adapter les services climatologiques aux besoins réels de ceux auxquels ils s'adressent.

La tâche est énorme: selon les estimations, 70 nations, dont beaucoup de pays parmi les moins avancés, disposent de services climatologiques rudimentaires voire inexistants et sont mal équipés pour faire face au défi que représentent les variations naturelles du climat et les changements climatiques provoqués par les activités humaines.

Le Secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud et le Secrétaire d'État Hans Brattskar du Ministère norvégien des affaires étrangères ont signé l'accord aujourd'hui à l'occasion de la conférence annuelle sur les changements climatiques organisée à Varsovie.

«Le Programme de services climatologiques pour l'adaptation en Afrique est une illustration parfaite de ce que peuvent réaliser un large éventail de partenaires décidés à unir leurs forces pour que les progrès de la science bénéficient à ceux qui sont les plus exposés aux risques d'origine météorologique et climatique», a déclaré M. Jarraud. «Les fonds fournis par la Norvège nous permettront de mettre en place des services climatologiques qui aideront les pays africains à s'adapter à l'évolution du climat et à accroître leur résilience face aux sécheresses et aux inondations, entre autres phénomènes extrêmes.»

«L'Afrique est le continent le plus vulnérable au changement climatique et à toutes ses répercussions. L'Afrique est déjà confrontée à une baisse de la production alimentaire, à l'inondation de ses deltas et zones côtières ainsi qu'à la propagation du paludisme et des maladies véhiculées par l'eau. Ce sont souvent les populations les plus démunies qui paient le tribut le plus lourd, et il est urgent de mettre en place une stratégie concertée. La Norvège est intimement convaincue qu'avec ce programme multi-institutions, nous pourrons fournir des services climatologiques à ces populations vulnérables et contribuer aussi à renforcer le Cadre mondial en tant que pôle de connaissance et d'action dans ce domaine», a fait valoir le Ministre norvégien des affaires étrangères, Børge Brende.

Des services climatologiques plus diversifiés et de meilleure qualité permettront aux agriculteurs d'affiner leurs stratégies de semis et de commercialisation en fonction des prévisions saisonnières, et aux responsables de la gestion des risques d'anticiper plus efficacement les épisodes de sécheresse ou de fortes précipitations. Ils aideront aussi les offices de santé publique à cibler les campagnes de vaccination et de prévention pour limiter les flambées épidémiques liées aux conditions climatiques, notamment dans le cas du paludisme et de la méningite, et favoriseront une meilleure gestion des ressources en eau. Toutes ces activités contribuent à une planification rationnelle des mesures d'adaptation à l'évolution du climat.

Le Malawi et la République-Unie de Tanzanie seront parmi les premiers pays à bénéficier du programme, qui s'appuiera sur les services climatologiques fournis actuellement à l'échelle locale, nationale et régionale aux secteurs de la sécurité alimentaire, de la nutrition et de la santé ainsi que de la prévention des catastrophes. L'objectif est que ce programme soit étendu par la suite à d'autres pays africains et serve de modèle pour d'autres régions du monde.

«Le soutien de la Norvège au projet du CMSC au Malawi permettra de réfléchir à la façon de mieux répondre aux besoins des secteurs concernés et donc de faire avancer les choses », a déclaré M.Jolamu L. Nkhokwe, Directeur du Département des changements climatiques et des services climatologiques au Malawi. «Notre pays met beaucoup l'accent sur la prévision des régimes de précipitations à grande échelle, mais il est bien connu que les utilisateurs demandent souvent qu'on leur fournisse des produits sur mesure incorporant divers éléments et notamment des renseignements plus détaillés sur les précipitations et d'autres variables climatiques ainsi que des informations sur les conséquences des conditions climatiques annoncées. Dans le cadre de ce projet, l'application de quelques méthodes simples de réduction d'échelle statistique aux produits climatologiques standard permettra à bon nombre d'utilisateurs au Malawi d'obtenir les informations sur les précipitations dont ils ont en général besoin.

Mme Agnes Kijazi, Directrice générale du Service météorologique tanzanien, a souligné que «le Programme sera une bonne occasion de mettre à disposition une plus grande quantité de données et d'améliorer l'accès à toutes les données et informations disponibles. En outre, grâce à ce programme, le Service météorologique sera mieux à même de répondre aux besoins de nos principaux clients, en particulier le secteur de l'agriculture et les autorités chargées de la gestion des catastrophes, ce qui contribuera à améliorer la sécurité alimentaire et la gestion des situations d'urgence dans le pays.»

Le Programme de services climatologiques pour l'adaptation en Afrique est mis en œuvre par sept organismes partenaires: l'OMM, le Programme de recherche sur les changements climatiques, l'agriculture et la sécurité alimentaire (CCAFS) du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI), le Centre de recherche international sur l’environnement et le climat –
Oslo (CICERO), l’institut Chr. Michelsen (CMI), la Fédération internationale des Sociétés de la Croix‑Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), le Programme alimentaire mondial (PAM) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Il existe une volonté croissante de fournir des services climatologiques tant dans les pays développés que dans les pays en développement dans le contexte du Cadre mondial pour les services climatologiques. Il s’agit là d’une initiative menée par les pays en vue de fournir des services climatologiques fiables et accessibles à des usagers tels que les autorités chargées de la gestion des catastrophes, les services d’approvisionnement et eau et en énergie, les agences de santé publique, le secteur des transports, les agriculteurs et la population en général.

Ce nouveau programme consolidera l'apport d'un autre programme du CMSC financé par la Norvège, le programme d'adaptation et de réduction des risques de catastrophes en Afrique, qui a démarré en 2011 et dont le but est de contribuer à limiter l'impact des catastrophes d'origine météorologique ou climatique et de favoriser l'adaptation au changement climatique en Afrique en mettant à profit le Cadre mondial pour les services climatologiques. Parmi les résultats concrets obtenus à ce jour grâce au soutien de la Norvège on peut citer l'organisation de séminaires itinérants à l'intention des agriculteurs dans 17 pays africains. Les participants y ont reçu des informations sur le temps et le climat, les changements climatiques à venir et leurs répercussions sur la région, notamment les menaces que ces changements font peser sur la productivité de diverses cultures régionales et la nécessité d'améliorer la gestion des risques.


Pour de plus amples renseignements, veuillez prendre contact avec:

Michael Williams, chef du Bureau de la communication et des relations publiques au Secrétariat de l'OMM (tél.: + 41 79 406 4730; courriel: mwilliams@wmo.int). Voir aussi les sites www.wmo.int et www.gfcs-climate.org

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