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Communiqué de presse 983

Les communiqués de presse sont destinés à l'information;
ils ne constituent pas un compte rendu officiel.

 

2013 se classe parmi les dix années les plus chaudes jamais enregistrées

Genève, le 5 février 2014 – Selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM), l'année 2013 fait partie des dix années les plus chaudes qui aient été enregistrées depuis 1850, lorsqu'on a commencé à effectuer des observations météorologiques systématiques. Elle se classe au sixième rang des plus chaudes, exaequo avec 2007, la température moyenne à la surface des terres et des océans dépassant de 0,50°C (0,90°F) la normale calculée pour la période 1961-1990 et de 0,03°C (0,05°F) la moyenne de la dernière décennie (2001-2010).

Le XXIème siècle compte déjà treize des 14 années les plus chaudes jamais observées. Le record est détenu par 2010 et 2005 – caractérisées par une température moyenne dépassant d'environ 0,55°C la normale – suivies de 1998, marquée par un phénomène El Niño exceptionnellement puissant.

Les phénomènes El Niño et La Niña, connus respectivement pour réchauffer ou refroidir le climat, font partie des principales causes de la variabilité naturelle de ce dernier. Ils ont été notoirement absents en 2013, année plus chaude que 2011 ou 2012, où La Niña avait provoqué un refroidissement. L'année 2013 fait partie des quatre années les plus chaudes qui aient été caractérisées par des conditions ENSO neutres (c'est-à-dire sans Niño ni Niña).

«La température moyenne de 2013 confirme la tendance au réchauffement sur le long terme», a déclaré le Secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud. «C'est là une réalité indéniable, même si le rythme du réchauffement n'est pas uniforme. Vu les concentrations records de gaz à effet de serre qui sont mesurées dans l'atmosphère, la hausse des températures moyennes va se poursuivre sur plusieurs générations.»

«Notre capacité – ou incapacité – à réduire les émissions de dioxyde de carbone et d'autres gaz qui retiennent la chaleur déterminera l'état de la planète que nous lèguerons à nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants», a ajouté M. Jarraud.

La température en surface fait partie des variables météorologiques et climatiques les plus connues et les plus régulièrement mesurées. C'est aussi celle qui nous renseigne le plus directement sur le changement climatique. Elle ne représente cependant qu'un aspect des changements en cours vu que plus de 90% de la chaleur émise par les activités humaines est absorbée par l'océan.

L'OMM a divulgué ces données avant de publier sa déclaration sur l'état du climat mondial en 2013, qui paraîtra en mars 2014. Ce document livrera des renseignements plus détaillés sur les températures régionales, les précipitations, les crues, les inondations, les sécheresses, les cyclones tropicaux, la couverture de glace et le niveau de la mer.

L'OMM réunit actuellement des informations sur les tendances nationales et les phénomènes extrêmes observés en 2013. Alors qu'en 2012, c'est aux États-Unis, en particulier, qu'on avait relevé des températures annuelles records, en 2013 la chaleur la plus extrême a concerné l'Australie, qui a connu l'année la plus chaude de son histoire.

L’analyse des températures mondiales réalisée par l’OMM repose principalement sur trois ensembles de données indépendants mais complémentaires. L’un de ces ensembles est le jeu de données combiné géré par le Centre Hadley du Met Office et l’Unité de recherche sur le climat de l’Université d’East Anglia (Royaume-Uni). Le deuxième est le jeu de données tenu à jour par le Centre national de données climatologiques relevant de l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA), et le troisième émane du Goddard Institute for Space Studies (GISS), exploité par la NASA.

Les méthodes de calcul utilisées pour ces jeux de données diffèrent légèrement les unes des autres– ce qui donne trois classements différents pour la température moyenne de 2013 – mais elles se rejoignent lorsqu'il s'agit de décrire les variations interannuelles et le réchauffement à plus long terme observé à l'échelle du globe. L'OMM fait la synthèse de ces trois ensembles pour fournir des données de température unifiées. L'Organisation utilise aussi des données de réanalyse émanant du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT), selon lesquelles la température moyenne à la surface des terres et des océans se classe au quatrième rang des plus élevées jamais constatées.

Si l'on ne prend en compte que les terres émergées, la température moyenne de 2013 est supérieure d'environ 0,85°C à la normale calculée pour la période 1961-1990, et de quelque 0,06°C à la moyenne de la décennie 2001-2010. Elle se classe ainsi au quatrième rang des plus élevées jamais observées, ce qui est dû en partie au fait que les mois de novembre et décembre ont été particulièrement chauds.

Alors que l'année a été marquée par des conditions El Niño/Oscillation australe (ENSO) neutres, une chaleur exceptionnelle a été observée dans la Grande Baie Australienne et les régions océaniques adjacentes, dans une partie du nord-est et du centre-sud de l'océan Pacifique et dans une grande partie de l'océan Arctique. Quant à la température moyenne de surface de la mer, c'est la plus élevée qui ait été constatée depuis 2010. Elle se classe au sixième rang – à égalité avec 2004 et 2006 – des plus hautes jamais observées, dépassant de 0,35°C la normale calculée pour la période 1961-1990 et correspondant à la moyenne de la dernière décennie (2001-2010).


Anomalie de la température moyenne (° C) pour l'ensemble du globe

 

Anomalie de la température moyenne de 2013 (°C) par rapport à la période 1961-1990

(source: jeu de données combinées NCDC (NOAA), GISS (NASA) et HadCRU)


Pour de plus amples renseignements, veuillez prendre contact avec:

Clare Nullis, attachée de presse, Bureau de la communication et des relations publiques (tél.: +41 (0)22 730 84 78;
tél. port.: +41 (0)79 709 13 97; courriel:  cnullis@wmo.int)

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