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Volume 61(2) — 2012 Le Bulletin de l’OMM : 50 ans déjà !
Article publié dans le Volume 51, N° 2, Avril 2002 Durant les quelques premiers mois de son existence, le Secrétariat de l’Organisation météorologique mondiale a utilisé les bureaux de sa devancière, l’Organisation météorologique internationale, qui avait son siège à Lausanne, Suisse. Le 10 décembre 1951, le Secrétariat s’est installé à son siège temporaire, Campagne Rigot, Avenue de la Paix, Genève, Suisse. Cette construction, qui figure sur la page de couverture du premier Bulletin de l’OMM, est située juste à côté de l’entrée du Palais des Nations… Les nouveaux locaux contiennent 25 bureaux, y compris la bibliothèque et une pièce pour la polycopie et l’expédition; de plus, il y a deux grandes salles, l’une contenant les archives de l’Organisation et l’autre qui sera utilisée pour des conférences. La superficie totale du bâtiment est de 980 mètres carrés. Les sessions du Comité exécutif auront lieu au Secrétariat et il est prévu qu’il sera également possible d’abriter les sessions de certains autres organes constituants ou groupes de travail de l’Organisation, lorsque les participants ne sont pas nombreux.
Vingt-quatre pages sur deux colonnes composaient le premier numéro. Une photo noir et blanc (du siège de l’OMM) ornait la couverture. On trouvait aussi à l’intérieur une photo des participants au Premier Congrès de l’Organisation à Paris en 1951 et quatre cartes, dont l’une de Genève situant le Secrétariat dans la ville. L’article de fond intitulé «Naissance d’une institution spécialisée des Nations Unies» était suivi des textes suivants : «Collaboration avec d’autres organisations internationales», «Activité des Commissions techniques», «Activité des Associations régionales» et enfin «Programme d’assistance technique». Les dernières pages énuméraient les publications de l’OMM, au nombre de neuf à l’époque, les publications après-guerre de l’ancienne OMI et les réunions prévues, dont la première session de l’Association régionale VI (Europe) à Zurich, Suisse, de la Commission technique de météorologie maritime à Londres, Angleterre, et de l’Association régionale I (Afrique) à Madagascar. Oliver M. Ashford fut le premier rédacteur en chef du Bulletin, tâche qui s’ajoutait aux fonctions courantes des divers postes qu’il a occupés au Secrétariat. Son nom n’apparaîtra néanmoins sur la page de titre qu’à compter de janvier 1963. Il a été remplacé en 1975 par Martin W. Stubbs, nommé rédacteur en chef à plein temps. L’année suivante, le Cabinet du Secrétaire général a pris directement en charge la publication. Le numéro de juillet 1952 renfermait le premier article signé, consacré au déclenchement artificiel des précipitations. La partie «Nouvelles du Secrétariat» décrivait l’organisation interne. On y apprend que les effectifs étaient passés en trois mois de 22 (huit temporaires) à 35 (douze temporaires) ! Anders Ångström signait la première notice nécrologique. Trois pages décrivaient brièvement le «Guide provisoire des Méthodes internationales concernant les instruments et les observations météorologiques». Le dernier numéro du premier volume comptait déjà 32 pages, soit une hausse de 30 pour cent, et le nombre de Membres était passé à 78. La page de titre précise qu’il fallait débourser 4 francs suisses pour un abonnement annuel ! Ce numéro d’octobre renfermait la partie «Avis et Nouvelles» qui annonçait des nominations à titre honorifique ou à des chaires d’université, ainsi que des programmes d’enseignement. La section «Vient de paraître» était également lancée. Un article de fond consacré à la météorologie dans l’actualité mondiale portait sur les jeux olympiques de 1952, en Finlande, et sur le Championnat mondial de vol à voile, en Espagne. Le lecteur était invité à envoyer des articles sur «les aspects météorologiques des événements qui présentent un intérêt pour le monde entier». Il est question, dans ce numéro-ci, des jeux olympiques de Salt Lake City, Utah, Etats-Unis d’Amérique, dans l’optique de la météorologie. La comparaison des deux articles montre à quel point nos connaissances scientifiques et l’information du public ont évolué entre-temps. L’introduction de la publicité, une année seulement après le début de la parution, a marqué une étape importante. En juillet 1953, il y avait déjà huit pages d’annonces (en noir et blanc uniquement) pour 34 pages de texte. Cette tendance a culminé à la fin des années 60 et dans les années 70 : le numéro d’avril 1971 renfermait 33 pages d’annonces et 71 pages de texte (un exploit répété en octobre 1976) ! Le Bulletin est encore aujourd’hui l’un des périodiques officiels des Nations Unies et de ses institutions spécialisées qui contient le plus de publicité. Le nombre de pages et de sujets traités augmentait avec la croissance de l’OMM et avec la diversification de ses activités. La toute première Journée météorologique mondiale, célébrée le 23 mars 1961, a été «couronnée de succès» selon le compte rendu qui en est fait dans le numéro de juillet suivant. Plus de 60 pays ont indiqué avoir organisé des activités à cette occasion. En juillet 1968, on est passé à une seule colonne de texte par page et à quatre langues d’édition: Depuis sa première parution, en avril 1952, le Bulletin a subi plusieurs modifications dans son contenu, sa rédaction et son aspect extérieur. Sa diffusion s’est fortement accrue et a passé de 1300 exemplaires en 1952 à environ 5000 en 1967. Il a été décidé de publier désormais le Bulletin également en russe et en espagnol … Nous espérons que ces nouvelles dispositions permettront d’accroître la diffusion du Bulletin dans les pays d’expression russe et espagnole et nous saisissons l’occasion qui nous est offerte de souhaiter la bienvenue à nos nouveaux lecteurs dans ces parties du globe.
Le vingtième anniversaire du Bulletin a été célébré en avril 1972. On a reproduit en miniature les 80 couvertures précédentes sur le plat recto et verso de ce numéro. C’est aussi cette année-là que des photographies et d’autres illustrations en couleur ont fait leur apparition sur la couverture (quand c’était possible, car il n’existait pas toujours de photo couleur à cette époque).
L’OMM a célébré son cinquantième anniversaire en 2000. La présentation du Bulletin a changé pour souligner l’événement. Le format est légèrement plus large, ce qui permet d’insérer davantage de texte sur le même nombre de pages (96 en moyenne). Le plat recto et le plat verso des couvertures de cette année-là reproduisaient, en gris sur fond blanc, une partie du logo des 50 ans de l’Organisation. Il suffit, pour recomposer l’ensemble, de placer les quatre numéros à l’envers, côte à côte et par ordre chronologique. A l’intérieur, le texte est toujours sur deux colonnes mais cadré, sans ligne de séparation, et le caractère est différent. Depuis 2001, la couverture comporte une illustration sur fond en couleur. La présentation intérieure est la même. Le nouveau format est beaucoup plus souple et offre davantage de possibilités en matière de mise en page. La charpente même du Bulletin n’a peut-être pas profondément changé, mais le contenu a évolué en fonction de l’intérêt des lecteurs. Centré au départ sur la météorologie pure et sur les travaux des organes constituants de l’Organisation, le Bulletin a rapidement publié des articles consacrés aux applications de la météorologie, de l’hydrologie et de la climatologie, et, plus récemment, à l’environnement. On a aussi lancé, en juillet 2000, une nouvelle série occasionnelle sur les femmes au service de la météorologie et de l’hydrologie opérationnelle.
La révolution technologique a permis d’inclure des articles de pointe et des comptes rendus récents de réunions et d’activités menées au titre des programmes. On peut aussi inclure davantage d’illustrations qui rendent la lecture plus agréable et facilitent la compréhension. Les contraintes financières obligent souvent à reproduire en noir et blanc les illustrations, même si les auteurs soumettent une version couleur. Quand la couleur transmet des renseignements essentiels, par exemple dans les images satellitaires, on est parfois contraint de supprimer complètement l’illustration. Le rédacteur est heureux de recevoir les textes proposés par des experts du monde entier, même si l’on ne peut pas toujours les publier aussi rapidement (ou aussi longuement) que l’auraient souhaité leurs auteurs! Le nombre d’articles soumis a d’ailleurs augmenté de façon exponentielle au fil des ans. Les moyens électroniques de rédaction et de transmission y sont sûrement pour quelque chose, mais nous nous plaisons à croire que cela traduit aussi l’intérêt porté au Bulletin, le respect qu’il inspire, la reconnaissance de sa qualité, et sa large diffusion.
Le rédacteur saisit cette occasion pour remercier tous ceux et celles qui ont contribué à faire du Bulletin ce qu’il est devenu, 50 ans après sa première parution, ainsi que tous ceux et celles qui s’attacheront à l’améliorer encore à l’avenir. Enfin et surtout, nous tenons à vous remercier, vous, nos fidèles lecteurs.
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