Avril 2010

Activités de l'OMM

Les ministres africains décident de renforcer les services météorologiques et hydrologiques   / Nouveau réseau aérologique de référence du SMOC / Conférence scientifique internationale ouverte au public / Journée météorologique mondiale 2010 / Trinité-et-Tobago met en service un radar haute technologie / Cendre volcanique – la réponse des réseaux de l’OMM

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Les ministres africains décident de renforcer les services météorologiques et hydrologiques

La première Conférence des ministres responsables de la météorologie en Afrique, qui s’est tenue à Nairobi du 12 au 16 avril 2010, était consacrée au développement des Services météorologiques et hydrologiques (SMHN) nationaux africains. Par la Déclaration de Nairobi, les ministres se sont engagés à renforcer les SMHN en les dotant de toutes les ressources nécessaires et en leur accordant une place prioritaire dans les plans de développement. Organisée conjointement par l’OMM et l’Union africaine, la conférence était accueillie par le Gouvernement kényan. Des services météorologiques et hydrologiques nationaux et des institutions connexes d’autres continents y participaient également.

Au cours de son premier volet qui s’est déroulé au niveau des experts, la Conférence a examiné en détail un certain nombre de sujets: la satisfaction des besoins du développement dans la fourniture de services météorologiques, hydrologiques et climatologiques en Afrique; les avantages qu’apportent les Services météorologiques, hydrologiques et climatologiques nationaux; la réduction des risques de catastrophes, l’élimination des lacunes en matière de données et le renforcement des capacités. Deux séances spéciales ont eu lieu - une sur l’aviation et l’autre sur le Cadre mondial pour les services climatologiques (CMSC). Des réunions séparées ont également été consacrées au renforcement des partenariats dans l’application et l’utilisation des services météorologiques et climatologiques et au point de vue des utilisateurs.

Les ministres ont tracé un certain nombre de grandes lignes dans la Déclaration de Nairobi. Ils sont notamment convenus:

  • D’établir la Conférence ministérielle africaine sur la météorologie (AMCOMET) en tant que mécanisme de haut niveau destiné à favoriser le développement de la météorologie et de ses applications;
  • De constituer une Équipe spéciale composée de 10 membres comprenant cinq ministres représentant les sous-régions africaines qui sera chargée de définir le cadre institutionnel de l’AMCOMET et de soumettre une proposition à sa deuxième session;
  • D’élaborer dans de brefs délais une Stratégie africaine visant à renforcer les capacités des services météorologiques et hydrologiques nationaux, compte tenu du Communiqué émanant du segment expert;
  • De mettre en place en Afrique centrale, avec le concours de l’OMM, une structure sous- régionale aux fins de surveillance du climat et d’adaptation aux changements climatiques;
  • D’inciter les partenaires dans les domaines technique et financier, la communauté internationale et le système des Nations Unies et ses organismes à apporter leur soutien à l’AMCOMET ainsi qu’à l’élaboration et à la mise en œuvre de la Stratégie africaine;
  • De veiller à ce que les SMHN aient accès au Fonds vert pour le climat de Copenhague et aux dispositifs de recouvrement des coûts pour ce qui est des services de météorologie aéronautique et maritime;
  • D’inviter l’OMM à prendre note de la présente Déclaration, à la porter à l’attention des participants à la soixante-deuxième session de son Conseil exécutif, à la quinzième session de son Conseil régional pour l’Afrique et à son Seizième Congrès, et à prendre les mesures qui s’imposent;
  • D’inviter la Commission de l’Union africaine à prendre note de la présente Déclaration, à la porter à l’attention des participants à son prochain Sommet et à prendre les mesures qui s’imposent.

Parallèlement à la conférence, un atelier à l’intention des médias a été organisé par l’OMM en collaboration avec Media 21 sur le thème «changement climatique et sécurité alimentaire» au Kenyatta International Conference Centre. Plus de 40 journalistes africains y ont participé.

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Nouveau réseau aérologique de référence du SMOC

Le Réseau aérologique de référence (GRUAN) du Système mondial d’observation du climat (SMOC) doit fournir des relevés climatologiques de haute qualité sur la température en altitude, la vapeur d’eau et sur d’autres variables climatologiques essentielles, notamment dans la troposphère et dans la basse strato-sphère. Il combinera des instruments de télédétection à des ballons et permettra de modéliser et de calibrer les données de systèmes mondiaux plus étendus à l’échelle spatiale, y compris en provenance des satellites et des réseaux de télédétection actuels.

La deuxième réunion de coordination des activités de mise en œuvre du GRUAN s’est tenue du 2 au 4 mars 2010 à l’Observatoire aérologique de MétéoSuisse, à Payerne, qui est l’une des stations du GRUAN. MétéoSuisse a très généreusement accueilli et financé cette manifestation.

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Participants à la deuxième réunion de coordination des activités de mise en œuvre du GRUAN, 2-4 mars 2010 à l’Observatoire aérologique de MétéoSuisse de Payerne

 

Afin de comprendre les changements climatiques et ses causes, il faut connaître les changements qui se produisent non seulement à la surface mais aussi à travers la colonne atmosphérique. Les enregistrements d’observations de la haute atmosphère dont on dispose ne sont pas suffisamment précis pour étudier le changement climatique à long terme avec un degré d’exactitude satisfaisant. Leurs données manquent de continuité, d’homogénéité et de représentativité car, par le passé, les observations n’étaient pas réalisées pour la recherche sur le climat mais pour la prévision météorologique à court terme essentiellement.

L’OMM, qui copatronne à la fois le SMOC et le Programme mondial de recherche sur le climat (PMRC), soutient activement le développement du réseau aérologique de référence du SMOC. Ce réseau contribuera à livrer des relevés des variables climatologiques essentielles plus précis sur le long terme au service de l’observation du climat et de la recherche climatologique. Il constituera une référence à la fois pour les systèmes d’observation sur le terrain et spatiaux.

Les températures en altitude et la vapeur d’eau demeurent parmi les plus grandes incertitudes lorsqu’il s’agit d’évaluer le forçage du système climatique par des composantes atmosphériques. C’est pourquoi le principal attrait du GRUAN réside dans sa capacité à faire progresser les observations de ces paramètres.

Le SMOC encourage la reconnaissance de réseaux mondiaux. Il a également été admis comme la composante d’observation du climat du Système mondial des systèmes d’observation de la Terre (GEOSS). Le concept du GRUAN a été repris comme l’une des 100 premières étapes nécessaires du GEOSS lors du sommet ministériel du Cap en 2007.

Compte tenu du rôle important qu’il doit jouer en tant que programme d’étalonnage/de validation basé au sol, GRUAN coopère avec le projet de Système mondial d’interétalonnage des instruments satellitaires (GSICS), lancé en 2005 par l’OMM et le Groupe de coordination pour les satellites météorologiques (CGMS). GRUAN vise à garantir que les lacunes potentielles des programmes satellitaires n’invalident pas les relevés climatologiques à long terme et à améliorer les données et produits satellitaires.

GRUAN a pour mission d’assurer la productivité et la fiabilité des réseaux existants à des fins climatologiques. à cet égard, l’excellente coopération existant au sein de la communauté du GRUAN a permis d’identifier les nécessités en matière d’observation et, partant, à livrer des informations majeures aux fabricants d’instruments et à l’ensemble des spécialistes de l’observation de la Terre en ce qui concerne la demande d’observations de référence des profils atmosphériques. Ce point est particulièrement intéressant pour la Commission des instruments et des méthodes d’observation de l’OMM (CIMO). La prochaine comparaison de systèmes de radiosondage de la CIMO se tiendra à Yangjiang, Chine, en juillet 2010.

On espère que cette manifestation favorisera le développement de nouveaux instruments de mesure de qualité au service de l’observation du climat.

Premières étapes de la mise en œuvre du GRUAN à ce jour:

  • L’Observatoire Richard Assmann de Lindenberg, Allemagne, a été désigné centre directeur GRUAN;
  • Le plan de mise en œuvre du GRUAN 2009-2013 a été publié; et
  • Un système d’archivage des données est en cours de développement.

GRUAN est en outre devenu un projet-pilote du Système mondial intégré d’observation de l’OMM (WIGOS), à même de fournir un axe unique pour les fonctions d’exploitation et de gestion de tous les systèmes d’observation de l’OMM. WIGOS constituera un cadre et un mécanisme d’échanges avec les systèmes d’observation copatronnés par l’OMM permettant l’intégration, la coopération et la coordination et prenant en compte la multiplicité des perspectives et des domaines d’observation.

L’OMM salue les efforts considérables accomplis à ce jour et se félicite de l’appui accordé par tous les pays-hôtes conduisant des opérations GRUAN, que ce soit en hébergeant des activités de Centre directeur ou en apportant des contributions au programme de mesures.

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Conférence scientifique internationale ouverte au public

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Le Programme mondial de recherche sur le climat accueillera une grande Conférence scientifique publique internationale du 24 au 28 octobre 2011, à Denver, Colorado, États-Unis d’Amérique.

Il est indispensable de mieux comprendre le régime général du système climatique et ses interactions avec d’autres composantes du système terrestre afin d’en prévoir l’évolution future, de réduire la vulnérabilité aux phénomènes météorologiques et climatiques violents et de préserver la vie. La Conférence scientifique publique du PMRC offre une occasion unique de réunir les disciplines majeures et les hauts responsables de la communauté de recherche sur le système terrestre dans le but de relever ces défis. Elle permettra d’identifier les moyens de progresser dans la compréhension et la prévision de la variabilité et du changement dans le système climatique terrestre sur des échelles de temps saisonnières à séculaires, des régions à l’ensemble de la planète.

Grâce à un dialogue actif entre les experts mondiaux de la recherche sur les changements environnementaux, la Conférence:

Évaluera l’état actuel des sciences du climat, et, par là même, apportera une contribution scientifique mesurable au cinquième Rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC);

Identifiera les perspectives et les défis majeurs en matière d’observation, de modélisation et d’analyse pour comprendre et prévoir l’évolution du système climatique terrestre;

Favorisera le débat sur la recherche interdisciplinaire nécessaire pour cerner et préparer les réponses de la Terre en tant que système à la variabilité du climat et au changement climatique et, partant, aidera à tracer la voie pour les décennies à venir;

Définira les axes de recherche prioritaires pour soutenir le Cadre mondial pour les services climatologiques mis en place par la troisième Conférence mondiale sur le climat.

En attirant des jeunes scientifiques et des étudiants du monde entier, particulièrement des régions et nations les moins avancées et en développement, la Conférence favorisera le développement d’une main-d’œuvre diversifiée à même de relever les défis scientifiques de plus en plus complexes que réserve l’avenir.

Cette manifestation a enfin pour but de réunir les experts mondiaux afin de fournir une synthèse unique des dernières découvertes scientifiques sur la variabilité du climat et le changement climatique, d’identifier les principaux enjeux scientifiques et de définir comment le PMRC peut promouvoir la recherche et développer des partenariats indispensables pour l’avenir.

Pour obtenir davantage d’informations, veuillez consulter le site Internet de la Conférence

 

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Journée météorologique mondiale 2010

Une brochure publiée par l’OMM à l’occasion de la Journée météorologique mondiale 2010 retrace les accomplissements historiques de l’organisation et illustre 60 actions par lesquelles l’OMM contribue à améliorer notre vie de tous les jours. Lors d’une cérémonie donnée au siège de l’Organisation, le Secrétaire général de l’OMM, M. Michel Jarraud, a rappelé les différentes étapes de la création de l’Organisation. L’orateur invité, M. Osvaldo F. Canziani, ancien co-président du Groupe de travail II du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), a estimé que l’OMM avait un rôle important à jouer dans la recherche de solutions à différents défis auxquels l’humanité sera confrontée au cours des décennies à venir. Le professeur Walter R. Stahel, Vice-secrétaire général et responsable de la recherche en gestion des risques à l’Association de Genève s’est exprimé sur «La prise de décision face aux phénomènes météorologiques extrêmes». Il a présenté des pratiques durables en termes d’adaptation et de prévention comme instrument de gestion des risques liés au changement climatique. Dans son message, le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon a déclaré: «L’OMM a fourni aux pays du monde entier des données météorologiques, des évaluations climatologiques et des outils de prévision d’une très grande qualité, afin que leur population puisse être mieux protégée. Son travail a mis en lumière la nécessité d’apporter des solutions globales à des problèmes planétaires tels que le changement climatique.» L’artiste contemporain Rémi Benyamin a exposé des peintures inspirées par des images satellites. La cérémonie a été suivie par une réception donnée pour le corps diplomatique et les invités d’honneur.

 

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Trinité-et-Tobago met en service un radar haute technologie

Le radar météorologique Doppler de Trinité-et-Tobago a été officiellement mis en service à Brasso Venado, Tabaquite – Trinité-et-Tobago, le mercredi 31 mars 2010.

La technologie du radar Doppler permet aux météorologues d’obtenir une meilleure vue des phénomènes météorologiques qu’avec les équipements d’observation et de prévision traditionnels. Il permet de réaliser de meilleures prévisions et, par conséquent, de fournir localement des alertes précises en cas de phénomènes violents. Cette installation procurera une couverture radar de Trinité-et-Tobago, améliorant ainsi les prévisions de crues et la cartographie des précipitations dans les principaux bassins hydrographiques et les zones agricoles des deux îles.

Le nouveau radar météorologique Doppler permettra à Trinité-et-Tobago d’apporter une contribution sensiblement plus importante à la collecte de données sur le changement clima-tique au niveau mondial. C’est la raison pour laquelle un financement a été reçu du Programme indicatif régional pour les Caraïbes de l’Union Européenne au titre du 9e Fonds européen de développement et le projet mis en œuvre par CARIFORUM par le biais de l’Organisation météorologique des Caraïbes.

L’installation du radar météorologique Doppler à Trinité-et-Tobago s’inscrit dans le projet Radar-Caraïbe, un projet non commercial du CARICOM financé par l’Union européenne. Le projet Radar-Caraïbe prévoit l’installation de quatre systèmes de radars Doppler à Belize, La Barbade, en Guyane ainsi qu’à Trinité-et-Tobago. Ce projet fera partie intégrante d’un réseau d’autres unités radar dans les Caraïbes avec pour principal objectif de fournir un système d’alerte précoce aux Caraïbes et une couverture radar presque totale des Caraïbes orientales.

ceremony   De gauche à droite: SE Edwin Carrington - Secrétaire général de la CARICOM, Hon. Mustapha Abdul Hamid - Ministre des services publics, M. Tyrone Sutherland - Directeur de l’Organisation météorologique des Caraïbes, représentant de la coopération régionale Piarco/Talparo, Mme Jacqueline Gantaumme Farrell - Secrétaire permanente, Ministère des services publics (MPU), M. Emmanuel Moolchan - Directeur des services météorologiques de Trinité-et-Tobago, M. Ellis Burris - Secrétaire permanent adjoint, MPU, M. Shakeer Baig - météorologue en chef (Ag) auprès des services météorologiques de Trinité-et-Tobago.
     

Assistaient à la cérémonie de lancement S. E. Edwin Carrington, Secrétaire général du CARICOM et du CARIFORUM; Mme Karin Renner, chargée d’affaires à la Commission européenne, Trinité-et-Tobago; M. Tyrone Sutherland, Directeur de l’Organisation météorologique des Caraïbes (CMO) et M. Emmanuel Moolchan, Directeur de la division de météorologie du Ministère des services publics.

 

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Cendre volcanique – la réponse des réseaux de l’OMM

Le volcan islandais Eyjafjallajökull maintient les offices météorologiques européens en état d’alerte totale pour surveiller les conditions atmosphériques. Le 20 avril 2010, l’OMM a diffusé un communiqué définissant son propre rôle et précisant le type d’action dans lesquelles sont engagés les services météorologiques. Il existe dans le monde neuf centres d’avis de cendres volcaniques (VAAC) que l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a établis en étroite concertation avec l’OMM et l’Union géodésique et géophysique internationale (UGGI). Exploités par les Membres de l’OMM, ces centres fournissent des informations météorologiques au système de Veille des volcans le long des voies aériennes internationales. Le centre d’avis responsable de la zone où s’est produite l’éruption (appelé le VAAC respon-sable) émet un avis de cendres volcaniques sur la base des observations effectuées, des données météorologiques recueillies et des prévisions concernant le transport et la dispersion des cendres.

volcano eruption
 
Marco Fulle - www.stromboli.net

Par cendre volcanique, on entend les petits fragments déchiquetés de roches et de minéraux dont la taille est celle des particules de sable et de limon (moins de 2 mm de diamètre) qui sont expulsés par un volcan en éruption. La cendre volcanique est dure et ne se dissout pas dans l’eau. Elle est extrêmement abrasive et faiblement corrosive. Les particules les plus fines, c’est-à-dire celles susceptibles de demeurer le plus longtemps dans l’atmosphère, ont un diamètre compris le plus souvent entre 1 et 40 micromètres (1 millième de mm).

Les cendres volcaniques très fines qui sont aspirées par un réacteur fondent à la température de 1100°C environ sur les aubes de la turbine et les autres parties du dispositif (dont la température avoisine les 1400°C). Elles peuvent éroder et détruire les ailettes de soufflante et entraîner le cas échéant l’arrêt du moteur. Elles peuvent également aveugler les pilotes en rendant opaque le pare-brise par leur action abrasive et les contraindre à un atterrissage aux instruments, sans compter les dégâts causés au fuselage.

Le centre d’avis de cendres volcaniques de Londres, le «VAAC responsable» en l’occurrence, ainsi que les centres de Toulouse et de Montréal utilisent des modèles d’atmosphère très complexes pour calculer le transport des aérosols (tels que les cendres volcaniques) par les vents dominants. Ils servent également à prévoir dans quelle mesure les turbulences de l’atmosphère favorisent la dispersion du nuage de cendres jusqu’au point où l’on considérera tout danger écarté pour le trafic aérien.

Les modèles de cendres volcaniques intègrent des données atmosphériques et des informations provenant de sources situées à proximité de l’éruption, telles que les observatoires vulcanologiques, ainsi que des données satellites et des données de radars météorologiques. Pour initialiser les modèles, il faut analyser toutes les informations dont on dispose. Les concentrations de cendres prévues par le modèle découlent par conséquent des valeurs présumées ou mesurées sur le lieu de l’éruption.

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