Avril 2012

Nouvelles en bref

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Dix-septième session de la Conférence des Parties Le bassin de Sarapiqui va être doté d’un système d’alerte précoce
Suivi et évaluation du Plan stratégique de l’OMM Service d’assistance pour la gestion intégrée des crues
Fournir des services de préservation des vies et des biens Enseignement et formation professionnelle
Conférence scientifique publique Système d’information de l’OMM
Avantages socio-économiques des services météorologiques, climatologiques et hydrologiques Rapport spécial du GIEC
Systèmes d’évaluation des risques de catastrophes et d’alerte précoce multidanger dans les Caraïbes 2011 - La onzième année la plus chaude jamais enregistrée

Dix-septième session de la Conférence des Parties

Le Cadre mondial pour les services climatologiques (CMSC) était au cœur de l’allocution du Secrétaire général adjoint de l’OMM, Jerry Lengoasa, à l’ouverture de la trente-cinquième session de l’Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique (SBSTA) lors de la dix-septième session de la Conférence des Parties (COP17) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Avec plus de 80 délégations nationales présentes, les Services météorologiques et hydrologiques nationaux, quant à eux, se sont exprimés devant le SBSTA à propos des négociations sur «la recherche et l’observation systématique».

Le SBSTA a invité l’OMM à faire rapport à sa trente-septième session sur les résultats de la session extraordinaire du Congrès météorologique mondial d’octobre 2012 concernant la mise en œuvre du Cadre mondial. Il a en outre demandé à l’OMM de fournir des informations sur la mise en place du CMSC lors des futures sessions, de manière à tenir les Parties informées. Le rapport final du SBSTA reconnaît l’importance du Cadre mondial sur le plan scientifique pour les activités d’adaptation et la planification dans ce domaine, le but étant de permettre à chaque pays de mieux s’armer pour faire face aux défis associés à la variabilité et à l’évolution du climat.

Événements parallèles

Le Secrétaire général de l’OMM, Michel Jarraud, a présidé la réunion parallèle de haut niveau à l’échelle de l’ONU sur l’appui du système des Nations Unies aux mesures d’adaptation: progrès et possibi­lités d’une action renforcée. Cette réunion a permis de montrer que le système des Nations Unies mobilise ses compétences pour aider les pays à planifier, concevoir et appliquer des stratégies et des mesures efficaces en vue de faire face aux changements climatiques en privilégiant l’adaptation.

La Sous-Secrétaire générale de l’OMM, Mme Elena Manaenkova, qui assure actuellement la présidence du Groupe de travail sur les changements climatiques relevant du Comité de haut niveau sur les programmes, a organisé une réunion parallèle de haut niveau à l’échelle des Nations Unies, à laquelle ont participé M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, ainsi que les chefs de secrétariat des principaux organismes, fonds et programmes des Nations Unies. Cette réunion comportait notamment un exposé sur l’état des connaissances sur le climat et le rôle directeur que joue l’OMM dans le contexte de l’action concertée engagée par les Nations Unies face au changement climatique, tout en soulignant les avantages qui devraient découler de la mise en place du CMSC.

Lors de la réunion parallèle de l’OMM «Cadre mondial pour les ser­vices climatologiques - l’information climatologique au service du développement durable» sont intervenus des experts de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), de l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) ainsi que de la Stratégie internatio­nale de prévention des catastrophes (SIPC).

Conclusion

Au terme de la Conférence, les 194 Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques sont parvenues à un accord sur la Plateforme de Durban, qui s’appuie sur les accords de Cancún adoptés à l’issue de la seizième session (COP16), et qui représente un grand pas en avant dans la définition des moyens dont disposera la communauté internationale pour faire face aux changements climatiques dans les années à venir.

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Suivi et évaluation du Plan stratégique de l’OMM

Le Seizième Congrès météorologique mondial, en 2011, a approuvé le Plan stratégique de l’OMM pour la période 2012-2015 et au-delà, qui orientera les décisions au sein de l’Organisation et de ses organes constituants au cours de cette période. Cette approbation marque la deuxième phase de la mise en œuvre de la gestion axée sur les résultats qui a été établie par le Quinzième Congrès météorologique mondial (2007). Le Seizième Congrès a également décidé que le Système de suivi et d’évaluation de l’OMM débuterait pleinement en 2012.

Un plan stratégique est un instrument de gestion efficace mais, pour que son application réussisse, les activités et ressources nécessaires pour permettre à une organisation d’atteindre ses objectifs doivent être identifiées. Dans le cas de l’OMM, le Plan opérationnel et le Recueil d’initiatives répertorient les activités et les projets, et le budget axé sur les résultats assigne des ressources pour les mettre en œuvre.

Le succès de la mise en œuvre du Plan stratégique de l’OMM dépend aussi fortement de l’engagement de toutes les parties prenantes – les Membres, le Secrétariat, les conseils régionaux et les commissions techniques. Au sein du Secrétariat, chaque membre du personnel appartient à un système opérationnel et, partant, contribue à la réussite de la mise en œuvre du Plan stratégique et à la réalisation des objectifs fixés. L’objectif d’une planification stratégique au sein de l’OMM est d’optimiser l’utilisation des ressources en se concentrant sur les priorités prédéfinies afin d’atteindre les résultats escomptés, en améliorant la performance opérationnelle et individuelle, en anticipant efficacement les changements dans l’environnement et en y répondant de manière appropriée.

L’aspect le plus difficile dans la mise en œuvre d’un plan stratégique est le suivi et l’évaluation des progrès par rapport aux résultats à atteindre. Contrairement au secteur privé où des mesures quantitatives peuvent souvent être faites, les résultats pour les organisations publiques et non-lucratives sont souvent qualitatifs, ce qui les rend difficiles à suivre et à évaluer. En ce qui concerne l’OMM, le défi sera d’autant plus grand que les résultats dépendent des activités du Secrétariat et de celles des Membres.

Mais malgré ces difficultés, le suivi et l’évaluation demeurent une composante très efficace dans la mise en œuvre de la gestion axée sur les résultats. Ils fournissent des informations utiles pour engager des améliorations et pour obtenir des appuis. L’OMM dispense des formations sur le suivi et l’évaluation pour optimiser les capacités du personnel. Un manuel ainsi que d’autres documents sur le Système de suivi et d’évaluation de l’OMM sont en préparation.

(Le Plan stratégique de l’OMM pour 2012-2015, le Plan opérationnel de l’OMM pour 2012-2015 et le Recueil d’initiatives sont disponibles sous www.wmo.int/pages/about/spla_fr.html.)

 

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Fournir des services de préservation des vies et des biens

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Le Programme des services météorologiques destinés au public (PSMP) de l’OMM veille à ce que tous les Services météorologiques et hydrologiques nationaux acquièrent les capacités de diffuser efficacement des avis précis et des alertes faciles à comprendre et à mettre en œuvre à temps par son Projet de démonstration concernant la prévision des conditions météorologiques extrêmes.

Maintenant bien établi en Afrique du Sud, le Projet de démonstration concernant la prévision des conditions météorologiques extrêmes est en cours de mise en place en Afrique de l’Est, en Asie du Sud-Est, au golfe du Bengale et dans les régions des îles du Pacifique Sud. Son objectif est d’améliorer les capacités de prévision et d’alerte des Services météorologiques et hydrologiques nationaux des pays en développement et des pays les moins avancés par le biais des Centres météorologiques régionaux spécialisés de l’OMM. Ses composantes principales sont la prévision et les services météorologiques destinés au public. La première vise à améliorer la précision et l’échéance des prévisions à travers un processus de prévision météorologique numérique en cascade. Le service météorologique destiné au public garantit que l’amélioration des prévisions se traduise en services préservant les vies et les biens.

L’accent est mis sur la formation, qui est la façon la plus efficace de transmettre des compétences. Trois types de cours de prestation de ser­vices sont proposés durant les ateliers d’un week-end organisés régulièrement dans chaque région. Le premier est destiné au personnel des Services météorologiques et hydrologiques nationaux, qui sont également les interlocuteurs en matière de Services météorologiques destinés au public et qui possèdent souvent des compétences en matière de prestation de services. Le deuxième type de cours s’adresse aux autorités de gestion des catastrophes et de la protection civile devant réagir aux catastrophes, telles que les sociétés de la Croix rouge et du Croissant rouge et les ministères gouvernementaux correspondants, et qui ont besoin d’être alertées pour pouvoir agir efficacement. Le troisième type de cours est destiné aux médias, indispensables pour la diffusion en masse des alertes et avis au public, et qui doivent comprendre les prévisions, les alertes et les avis de façon à en communiquer le contenu avec toute la pertinence voulue. La formation aborde notamment les points sui­vants: comment travailler efficacement avec les médias, comment fournir des services aux intervenants en cas de catastrophe et comment diffuser des avis et des prévisions à l’aide de la technologie mobile.

Un autre aspect important du Projet de démonstration concer­nant la prévision des conditions météorologiques extrêmes est la création de synergies afin de cons­truire sur les capacités existantes. Un exemple en est la collaboration entre la Corporation universitaire pour la recherche atmosphérique et l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA) sur le projet de communication par radio et Internet (RANET). Le projet RANET développe des systèmes de communication pour informer les communautés rurales et isolées sur les questions météorologiques et environnementales. RANET permet de transmettre des alertes et des avis aux populations rurales dans des langues et des formats facilement compréhensibles.

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Beaucoup reste à faire afin de transformer la culture des Services météorologiques et hydrologiques nationaux, de prestataires de prévisions météorologiques en prestataires de services à tous les secteurs. Le Projet de démonstration concer­nant la prévision des conditions météorologiques extrêmes encou­rage les usagers à donner un retour aux prestataires de service à propos de l’exactitude, de la ponctualité, des effets et de l’utilité des avis, de manière à ce que cette information puisse être utilisée pour améliorer les services d’alerte.

Le Projet de démonstration concernant la prévision des conditions météorologiques extrêmes a prouvé son efficacité, notamment à rapprocher les pays en développement et les pays les moins avancés de l’objectif final consistant à fournir de meilleurs services de préservation des vies et des biens.

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Conférence scientifique publique

  Gashem Asrar
   

La Conférence scientifique publique du Programme mondial de recherche sur le climat (PMRC) qui s’est tenue à Denver, États-Unis d’Amérique, du 24 au 28 octobre 2011, a attiré plus de 1 900 participants, dont environ 450 jeunes scientifiques et étudiants, venus de 86 pays. Le thème «La recherche sur le climat au service de la société» y a été illustré dans une synthèse des résultats de la recherche à travers des présentations et des discussions.

Les participants ont fait le point des connaissances actuelles sur la variabilité du climat et le changement climatique, ont défini les questions scientifiques les plus pressantes et les défis en matière de recherche et ont examiné quel était le meilleur moyen pour le PMRC de mener à bien ses activités de recherche en collaboration avec d’autres programmes de recherche internationaux.

La Conférence a relevé plusieurs défis en matière de recherche qui doivent être traités en priorité par le Programme mondial de recherche sur le climat:

  1. La prévision du système terrestre en reliant le système climatique physique à la biogéochimie, aux sciences sociales et à la dimension humaine.
  2. Les effets des nuages/aérosols/radiations et leur influence sur la sensibilité du climat.
  3. L’information climatique à l’échelle régionale. Celle-ci englobe la prévision sans discontinuité à des échelles infrasaisonnières à séculaires ainsi que la prévision sans discontinuité à des échelles spatiales, mondiales à régionales, comprenant à la fois des modèles de circulation mondiale à haute résolution et des modèles climatologiques régionaux.
  4. La quantification de l’incertitude «réelle», à savoir la mise en œuvre d’instruments pour une estimation plus précise de l’incertitude des prévisions et des projections.
  5. La prévisibilité décennale.
  6. La prévisibilité polaire.
  7. Les phénomènes extrêmes et leur cause.
  8. L’élévation du niveau de la mer aux échelles régionales.
  9. Le renforcement des capacités: former la prochaine génération de développeurs de modèles ou autonomiser et entraîner la prochaine génération de climatologues dans des régions telles que l’Afrique.

L’événement était consacré au rôle de la recherche climatologique, de la modélisation et de la prévision en tant que clé de voûte du Cadre mondial pour les services climatologiques institué par la troisième Conférence mondiale sur le climat (CMC-3). Ainsi que le reflètent les enjeux en matière de recherche, un sujet commun qui est ressorti de la Conférence était le besoin en informations pratiques. Le Programme mondial de recherche sur le climat est dans une position unique pour appréhender les besoins en ce type d’informations climatologiques d’origine scientifique par les sec­teurs économiques clés et les régions du monde entier.

Le Programme mondial de recherche sur le climat coordonne ses activités avec la Commission de climatologie et la Commission des systèmes de base de l’OMM ainsi qu’avec d’autres programmes de recherche de l’Organisation, tels que le Programme de la Veille de l’atmosphère globale, le Programme mondial de recherche sur la prévision du temps, et d’autres programmes de recherche internationaux, comme le Programme international géosphère-biosphère et le Programme international sur les dimensions humaines des changements de l’environnement planétaire. Ensemble, ces programmes mobiliseront les réseaux de recherche aux quatre coins de monde afin de s’attaquer aux priorités scientifiques à l’appui du Cadre mondial.

Les résultats de la Conférence seront publiés dans un ouvrage qui contiendra les principales présentations scientifiques et techniques de la semaine ainsi que la synthèse générale des présentations, des débats et des recommandations issues des différentes sessions. (Les documents de fond préparés pour l’événement sont disponibles sous conference2011.wcrp-climate.org/positionpapers.html.)

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Avantages socio-économiques des services météorologiques, climatologiques et hydrologiques

La Conférence du Conseil régional VI sur les avantages socio-économiques des services météorologiques, climatologiques et hydrologiques s’est tenue à Lucerne, Suisse, les 3 et 4 octobre 2011. Organisée par MétéoSuisse, elle avait pour but de promouvoir parmi les Membres de la Région VI les avantages que les Services météorologiques et hydrologiques nationaux procurent à l’économie et à la société. Elle a fourni un forum de discussion sur les résultats d’études récentes menées par différents Membres et en a examiné les méthodologies.

La Conférence a également livré des éléments de base pour le développement de directives régionales pour mener de telles études ainsi qu’un condensé de meilleures pratiques pour conduire des analyses et des études socio-économiques.

Soixante-cinq représentants de 34 Membres de l’OMM et de diverses organisations internationales participaient à cet événement. (Tous les documents de la conférence sont disponibles sous www.wmo.int/pages/prog/dra/eur/RA6_SEB_Conference.php.)

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Systèmes d’évaluation des risques de catastrophes et d’alerte précoce multidanger dans les Caraïbes

En 2010-2011, l’OMM a procédé à une évaluation des capacités institutionnelles et techniques et des besoins de la région des Caraïbes afin de soutenir les systèmes d’évaluation des risques de catastrophes et d’alerte précoce multidanger concernant la gestion des phénomènes météorologiques, hydrologiques et climatiques dangereux.

L’évaluation des capacités, réalisée dans le cadre de son Programme de réduction des risques de catastrophes, a fait ressortir la nécessité d’une approche mieux coordonnée pour renforcer les capacités institutionnelles aux niveaux national et régional. Celle-ci nécessiterait un renforcement de la coopération accompagné d’une approche multisectorielle et multidanger à plusieurs niveaux, s’inscrivant parmi les priorités en matière de réduction des risques de catastrophes et de planification de l’adaptation dans les pays et territoires de la région. En outre, les consultations engageant les directeurs des organismes de gestion des risques de catastrophes, des Services météorologiques et hydrologiques nationaux et des Centres météorologiques régionaux spécialisés ont permis de dégager les priorités de développement des capacités en matière de systèmes d’évaluation des risques de catastrophes et d’alerte précoce multidanger.

Ce rapport jette les bases de futurs projets de renforcement des capacités qui s’appuieront sur les dispositifs existants et d’une amélioration de la coordination avec d’autres activités de développement dans la région. Les prochaines étapes comprennent l’élaboration de propositions de projets avec les parties prenantes et d’une stratégie d’appel de fonds afin de s’attaquer aux priorités en matière de développement des capacités. Un concept de projet pour la première étape a été identifié au cours des consultations avec deux composantes:

  • Renforcement de la gouvernance et des cadres institutionnels pour les systèmes d’évaluation des risques de catastrophes et d’alerte précoce multidanger en favorisant le dialogue politique multipartite au niveau national, et
  • Renforcement des capacités opérationnelles concernant les phénomènes météorologiques dangereux et les inondations côtières liées aux ondes de tempêtes et aux hautes vagues ainsi que la gestion des risques de catastrophes et des situations d’urgence grâce à des procédures normalisées, mettant l’accent sur les acteurs nationaux et régionaux.

Les résultats de cette évaluation, menée en coordination avec des Membres de l’OMM, le Conseil régional de l’OMM pour l’Amérique du Nord, l’Amérique centrale et les Caraïbes (CR IV), avec le soutien d’un certain nombre de partenaires régionaux et internationaux, ont été publiés dans le rapport détaillé «Renforcement de l’évaluation des risques et des systèmes d’alerte précoce multidanger pour ce qui concerne les phénomènes météorologiques, hydrologiques et climatiques dangereux dans les Caraïbes», disponible ici.

 

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Le bassin de Sarapiqui va être doté d’un système d’alerte précoce

Le fleuve Sarapiqui, au Costa Rica, et plusieurs de ses affluents ont une longue histoire de débordements, généralement liés à l’intensité de la saison des pluies dans le nord des Caraïbes. De nombreuses communautés sont exposées aux crues de la rivière, un phénomène exacerbé par l’accroissement de la population et son développement dans les zones inondables, ce qui aggrave la vulnérabilité générale des collectivités dans les zones concernées.

L’OMM, l’Institut météorologique national (IMN), la Commission natio­nale de prévention des risques et d’intervention d’urgence et l’Instituto Costarricense de Electricidad (ICE) coopèrent au développement d’un système d’alerte précoce pour les inondations dans le bassin du Sarapiqui, en collaboration avec les autorités et les agences locales. Financé par le Dispositif mondial de réduction des effets des catastrophes et de relèvement (GFDRR) de la Banque mondiale, ce projet est le premier en son genre à réunir des acteurs internationaux, nationaux et locaux pour renforcer la coopération et la coordination parmi les principales agences nationales et locales au service de l’amélioration de la prévention et de l’intervention.

Lancé le 23 février 2012, il a impliqué une coopération étroite entre le Programme de réduction des risques de catastrophes de l’OMM, le Bureau régional pour l’Amérique du Nord, l’Amérique centrale et les Caraïbes basé à San José, Costa Rica, et le Programme d’hydrologie et de mise en valeur des ressources en eau de l’OMM. (Davantage d’informations sur ce projet sous: www.wmo.int/pages/prog/drr/index_en.html.)

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Service d’assistance pour la gestion intégrée des crues

S’établir sur des plaines inondables présente d’énormes avantages, que ce soit pour l’agriculture et l’accès aux sources d’eau douce ou le transport. Néanmoins, l’expansion des établissements et l’accroissement des investissements dans les plaines inondables mettent les vies humaines et les moyens de subsis­tance en grand danger si les risques de crues ne sont pas maîtrisés. Il apparaît que les populations établies dans les zones inondables ne veulent, et, dans certaines circonstances, ne peuvent pas abandonner leurs terres malgré le besoin en gestion intégrée des crues.

Par le passé, le contrôle des crues était ponctuel et monodisciplinaire. Les mesures ne tenaient pas compte de la gestion des aspects sociaux, économiques, politiques et environnementaux et des risques associés aux inondations. Or, il s’est avéré nécessaire d’abandonner l’approche fragmentée de contrôle des crues pour une gestion dynamique proactive, considérant la totalité du bassin fluvial comme une entité. La gestion intégrée des crues est à même de fournir une telle approche en prenant en compte les aspects et processus socio-économiques, politiques et environnementaux, de manière à garantir à la fois un dévelop­pement durable et la protection de l’environnement.

Elle a pour but d’équilibrer les besoins du développement et les risques d’inondations dans les bassins fluviaux dans le cadre général de la gestion intégrée des ressources en eau. Elle réunit des acteurs issus de différents secteurs, créant ainsi un réseau de coopération pour une utilisation optimale des plaines inondables afin de maximiser les avantages nets retirés de leur utilisation et de minimiser les pertes en vies humaines.

Depuis 2009, le Programme associé de gestion des crues sis au siège de l’OMM a mis en place le service d’assistance pour la gestion intégrée des crues. Ce service fournit des orientations sur les politiques de gestion des crues, les stratégies et le développement institutionnel en rapport avec les questions relatives aux crues pour les pays qui souhaitent adopter le principe de gestion intégrée. Ses activités sont menées en partenariat étroit avec le pays et sont adaptées aux besoins spécifiques de ce dernier, de manière à faciliter la mise en œuvre aux niveaux national ou local du concept de gestion intégrée des crues.

Ce service d’assistance fournit des informations spécialisées sur le temps, le climat et l’eau avec le soutien d’un réseau décentralisé et pluridisciplinaire qui comprend des organismes publics et privés, des instituts de recherche et des universités. Les échanges de savoir-faire sont ainsi favorisés. La base d’appui du service d’assistance contribue à la fois au fonctionnement du service et fournit une assistance sous la coordination du Programme associé de gestion des crues.

Le service d’assistance propose deux fonctions: «Help yourself» et «Get help». «Help yourself» est un mode autodidacticiel fournissant un accès rapide aux documents d’information et d’aide en matière de gestion des crues par le biais d’une base de données au centre de référence (où cette information est collectée dans le monde entier), une série de quatre documents d’orientation et douze instruments de gestion des crues. La fonction «Get help» est un mode interactif fournissant un accès direct aux orientations pour réformer les stratégies et politiques de gestion des crues à long terme ainsi que les mécanismes institutionnels. Le service d’assistance garantit un renforcement durable des capacités dans le cadre du concept de gestion intégrée des crues.

L’assistance est principalement demandée par les autorités gouvernementales, aux niveaux national et local, par des organismes de bassins fluviaux, des organisations non-gouvernementales et des organisations bilatérales et multilatérales responsables des processus décisionnels en matière de gestion des crues ou impliquées dans ces derniers. Depuis son lancement, le service d’assistance a reçu quelque 50 demandes, allant d’une aide rapide sur des questions de gestion intégrée des crues, à l’organisation d’ateliers de renforcement des capacités ou d’élaboration de stratégies nationales.

Pour faire suite à des demandes reçues par le service d’assistance, trois ateliers pour l’élaboration de stratégies nationales sur la gestion intégrée des crues sont prévus dans les mois à venir. Ils se tiendront en Thaïlande, en République démocratique populaire lao et aux États-Unis d’Amérique. (Davantage d’informations sous: www.apfm.info/.)

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Enseignement et formation professionnelle

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Une série de programmes d’enseignement et de formation sera proposée en 2012 aux Membres de l’OMM par l’OMM, les Centres régio­naux de formation professionnelle et d’autres Membres de l’Organisation. Ils aborderont les aspects des cinq domaines hautement prioritaires établis au cours du Seizième Congrès météorologique mondial: le Cadre mondial pour les services climatologiques, la réduction des risques de catastrophes, l’aéronautique, les Systèmes d’information de l’OMM/le Système mondial intégré des systèmes d’observation de l’OMM et le renforcement des capacités.

L’OMM accueillera un atelier de perfectionnement des ressources humaines, un atelier de formation des formateurs et, soit un atelier destiné aux directeurs d’instituts de formation nationaux, soit un atelier sur l’aménagement des programmes d’enseignement pour renforcer les compétences et les qualifications en matière climatique.

Au mois d’avril, la réunion du Comité des bourses de l’OMM sélectionnera les candidats aux bourses en Allemagne, en Chine, en Fédération de Russie et au Royaume-Uni de Grande‑Bretagne et d’Irlande du Nord.

En 2011, le Bureau de l’enseigne­ment et de la formation professionnelle de l’OMM a organisé deux ateliers de perfectionnement des ressources humaines, un en Afrique du Sud et l’autre aux Philippines ainsi qu’un atelier de formation des formateurs au Kenya.

Une liste de tous les cours et manifestations est disponible ici.

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Système d’information de l’OMM

Du 1er au 3 novembre 2011, l’Institut national bulgare de météorologie et d’hydrologie de Sofia, Bulgarie, a accueilli l’atelier du CR VI sur la mise en œuvre du Système d’information de l’OMM. Cet atelier visait notamment à:

  • Accroître la sensibilisation parmi les Membres du CR VI sur les besoins fonctionnels du Système d’information de l’OMM aux niveaux national et régional;
  • Présenter les étapes conduisant à la mise en place du Système d’information de l’OMM par chaque Membre de l’Organisation, ainsi que les procédures correspondantes et les besoins en renforcement des capacités;
  • Mettre en avant les avantages que constitue le Système d’information de l’OMM pour les Services météorologiques et hydrologiques nationaux;
  • Présenter le Système d’information de l’OMM existant, avec ses solutions commerciales;
  • Contribuer au développement d’un plan de mise en œuvre du Système d’information de l’OMM au niveau régional.

Les 45 participants sont convenus qu’une mise en place synchronisée et harmonisée pourrait être atteinte par le biais d’un plan de mise en œuvre du Système d’information de l’OMM au CR VI contenant des actions spécifiques assorties des délais appropriés.

(Les présentations et résumés de l’atelier sont disponibles sous ftp://ftp.wmo.int/Documents/PublicWeb/dra/eur/2011_WIS_Workshop/.)

 

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Rapport spécial du GIEC

Au cours des dernières années, les phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes ont fait de nombreuses victimes et causé des milliards de dollars de pertes économiques. Le changement climatique va-t-il induire des augmentations de la fréquence et de l’intensité des phénomènes extrêmes? Comment les facteurs sociaux et environnementaux interagissent-ils avec les phénomènes météorologiques et climatiques pour provoquer des catastrophes? Et que peut-on faire pour rendre les sociétés plus résistantes face à ces phénomènes? L’information scientifique relative à ces questions a été évaluée par un Rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) intitulé Gestion des risques de catastrophes et de phénomènes extrêmes pour les besoins de l’adaptation au changement climatique. Le Résumé à l’intention des décideurs a été rendu public en novembre 2011 à Kampala, Ouganda, et est disponible en ligne.

 

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2011 - La onzième année la plus chaude jamais enregistrée

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D’après la Déclaration de l’OMM sur l’état du climat mondial en 2011, cette année se classe au onzième rang des plus chaudes depuis 1850, date des premiers relevés. La température moyenne en 2011 présentait une anomalie estimée à +0,40 °C par rapport à la normale calculée pour la période 1961-1990, qui est de 14 °C.

«Ce compte rendu sur le climat en 2011 vient corroborer les conclusions énoncées dans les rapports précédents, à savoir que le changement climatique n’est plus une vague menace et qu’il est au contraire bien réel», a déclaré le Secrétaire général de l’OMM, Michel Jarraud. «La planète se réchauffe du fait des activités humaines, et l’impact de ce réchauffement sur la Terre, son atmosphère et ses océans se traduit par des bouleversements parfois irréversibles.»

Les extrêmes de précipitations, souvent liés à l’une des plus puissantes Niña des 60 dernières années, ont eu des répercussions considérables. Des inondations de grande ampleur se sont produites dans de nombreuses régions du monde, tandis que de graves sécheresses ont sévi en Afrique de l’Est et en Amérique du Nord. L’étendue de la banquise de l’Arctique a atteint des minima quasi record. Quant à l’activité cyclonique, elle a été inférieure à la moyenne à l’échelle du globe, même si la saison des tornades a été l’une des plus destructives qu’aient connues les États-Unis d’Amérique.

La Déclaration annuelle pour 2011 a été publiée le 23 mars, à l’occasion de la Journée météorologique mondiale. L’OMM a aussi rendu publics les résultats préliminaires d’une évaluation du climat mondial pour la période 2001-2010, qui sera publiée sous peu. Il en ressort que le changement climatique s’est accéléré pendant cette décennie, la plus chaude jamais observée sur tous les continents du globe.

La Déclaration de l’OMM sur l’état du climat mondial en 2011 est disponible en ligne.

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Version condensée
 
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