Janvier 2013

Nouvelles en bref

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L’OMM à la dix-huitième session de la Conférence des Parties (COP 18) à la CCNUCC Renforcement des services climatologiques destinés aux agriculteurs
Nouveau prototype d’instrument de prévision en ligne Origines des phénomènes météorologiques et climatologiques extrêmes
Programme de bourses d’études de l’OMM L’OMM accueille Tuvalu et le Soudan du sud
Site Web des prévisionnistes en cyclones tropicaux Tornade de feu
Conférence internationale sur le climat régional - CORDEX 2013 Lancement MyWorldWeather

L’OMM à la dix-huitième session de la Conférence des Parties (COP 18) à la CCNUCC

Le Secrétaire général de l’OMM et son équipe, ainsi que 33 directeurs de services hydrométéorologiques et représentants permanents participaient à la dix-huitième session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Quelque
130 représentants de 60 Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN) faisaient partie des délégations nationales. La COP 18 s’est tenue à Doha, Qatar, du 26 novembre au 7 décembre 2012.

À la séance plénière d’ouverture de la trente-septième session de l’Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique (SBSTA), le Secrétaire général adjoint de l’OMM, M. Jerry Lengoasa, a fait une déclaration sur les résultats de la session extraordinaire du Congrès de l’OMM concernant la mise en œuvre, le financement et le mécanisme de gouvernance du Cadre mondial pour les services climatologiques (CMSC). La COP 18 a pris note des résultats de la session du Congrès météorologique mondial et a invité l’OMM à lui communiquer, à la trente-neuvième session du SBSTA, des informations sur les résultats de la première session du Conseil intergouvernemental des services climatologiques qui doit se tenir en juillet 2013.

La Conférence des Parties a reconnu que le CMSC avait un rôle particulier à jouer dans le contexte de sa décision visant à définir les moyens de faire face aux pertes et aux dommages provoqués par les changements climatiques dans les pays en développement particulièrement vulnérables aux effets néfastes du changement climatique afin d’améliorer les capacités d’adaptation de ces pays. Elle a reconnu par ailleurs: i) la nécessité de renforcer la coopération internationale et les compétences des pays en vue de mieux évaluer et de réduire les pertes et les dommages liés aux effets néfastes du changement climatique, s’agissant notamment des phénomènes extrêmes et des phénomènes à évolution lente; ii) l’importance que revêt l’observation systématique des incidences du changement climatique; iii) la nécessité d’améliorer l’accès aux données hydrologiques et aux autres données requises pour évaluer et gérer les risques climatiques.

La Conférence des Parties a adopté le programme de travail de Doha sur huit ans relatif à l’article 6 de la Convention en vertu duquel les gouvernements sont tenus d’encourager et de faciliter l’éducation, la formation et la sensibilisation du public dans le domaine du changement climatique. La décision de la COP confère à l’OMM et à cinq autres organismes des Nations Unies le statut de membres de l’Alliance des Nations Unies pour l’éducation, la formation et la sensibilisation du public aux changements climatiques. L’OMM apporte à l’Alliance ses précieux réseaux d’experts et de SMHN ainsi qu’un certain nombre de programmes se rapportant à l’enseignement et à la formation professionnelle ainsi qu’au renforcement des compétences scientifiques.

L’OMM a organisé en marge de la COP 18, dans le cadre de l’initiative «Unité d’action des Nations Unies», une réunion parallèle sur le thème des services climatologiques conçus pour favoriser un développement qui tienne compte du climat. Il s’agissait de démontrer dans quelle mesure le Cadre mondial pour les services climatologiques peut soutenir l’action engagée à l’échelle nationale et régionale pour aider des secteurs comme la santé publique, la prévention des catastrophes et la sécurité alimentaire à s’adapter à la variabilité du climat et aux changements climatiques. Les participants à cette réunion représentaient le Gouvernement norvégien, la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO, la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

L’OMM a également marqué la Conférence par le lancement de ses rapports sur les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre en 2011 ainsi que sur les tendances climatiques et phénomènes épisodiques qui ont marqué à ce jour l’année 2012. Ces rapports ont été abondamment mentionnés dans la presse et largement cités durant la Conférence dans la mesure où ils démontrent clairement la nécessité d’agir sur le front du changement climatique.

Doha 2012
 

 

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Nouveau prototype d’instrument de prévision en ligne

L’Expérience concernant la recherche sur les systèmes d’observation et la prévisibilité (THORPEX) est un programme international décennal de recherche et de développement organisé par l’OMM pour accélérer les progrès en matière d’exactitude des prévisions à échéance d’un jour à deux semaines pour les phénomènes météorologiques à fort impact. Depuis octobre 2006, le portail du TIGGE (Grand ensemble interactif mondial relevant du programme THORPEX) a fourni dix jeux de données de prévision quasi-opérationnelles d’ensembles mondiaux à échéance de 2 jours. L’utilisation de TIGGE est un moyen efficace de répondre aux événements météorologiques extrêmes, tels que les vagues de chaleur, les crues, les fortes précipitations, les ouragans et les blocages atmosphériques. Sous l’effet du changement climatique, il est probable que les phénomènes météorologiques violents, causant des pertes humaines et des dégâts considérables, se multiplient. Des prévisions précises de ces phénomènes peuvent par conséquent bénéficier à la société, à l’économie et à l’environnement.

Le groupe de travail TIGGE - Système interactif mondial de prévision est en train de développer des produits en ligne à l’intention des utilisateurs pour les cyclones tropicaux et les fortes précipitations. Le prototype quasi-opérationnel d’informations d’alerte précoce fondées sur la prévision d’ensemble maintenant disponible en ligne en est un exemple.

Ces informations d’alerte précoce sont fondées sur les prévisions d’ensemble opérationnelles à moyenne échéance de quatre des principaux centres de prévision numérique du temps dans le monde: le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, le Service météorologique japonais, le Service météorologique du Royaume-Uni et les Centres nationaux de prévision environnementale des États-Unis d’Amérique. La prévision de la probabilité de survenance d’un événement météorologique violent, tel que des pluies abondantes, des vents violents, des températures extrêmement élevées ou basses, est fondée sur la fonction de densité des probabilités de chaque modèle climatologique. Le grand ensemble multi-centres fournit un aperçu résumé des probabilités de survenance provenant des prévisions d’ensemble de chacun des centres.

Plusieurs phénomènes météorologiques récents ont été utilisés comme études de cas pour démontrer les aptitudes de prévision de ces nouveaux produits, y compris l’ouragan Sandy en 2012, la vague de chaleur en Russie en 2010 et les inondations au Pakistan la même année. La construction d’un grand ensemble multi-centres peut améliorer la fiabilité des probabilités de prévision des phénomènes violents en fournissant des délais d’échéance allant jusqu’à +15 jours, notamment pour la vitesse de vent de surface. Le grand ensemble multi-centres peut fournir des prévisions plus fiables que les prévisions d’ensemble d’un seul centre, bien que la prévision de grand ensemble soit encore exagérément confiante, en particulier au-delà de délais d’échéance de +9 jours. L’approche de grand ensemble offre un meilleur moyen d’estimer à l’avance la probabilité de survenance d’un événement météorologique extrême.

Ce type d’informations d’alerte précoce peut constituer un instrument utile pour détecter avec fiabilité les phénomènes météorologiques extrêmes et prévenir des dommages catastrophiques, en particulier dans les pays en développement.

Lire l’article en entier dans la version PDF (Anglais uniquement)

 

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Renforcement des services climatologiques destinés aux agriculteurs

Les initiatives qui se sont attaquées aux difficultés de communiquer et d’appliquer des prévisions climatiques en Afrique et en Asie du Sud ont eu tendance à demeurer au stade de projets pilotes. Elles ont cependant mis en évidence des bonnes pratiques et fourni des réflexions intéressantes sur la manière d’intensifier les efforts. Plusieurs d’entre elles ont utilisé des approches innovantes pour fournir des services d’information et de conseils climatologiques à même d’orienter les décisions des agriculteurs, dans le but d’améliorer la gestion des risques agricoles d’origine climatique et d’aider les exploitants à s’adapter aux incertitudes liées au changement climatique. Certains services nationaux de conseils agrométéorologiques ont même atteint durablement une proportion importante de la population agricole. «Renforcement des services climatologiques destinés aux agriculteurs en Afrique et en Asie du Sud», l’atelier qui s’est tenu au Sénégal du
10 au 12 décembre 2012 afin de promouvoir l’apprentissage Sud-Sud et la collaboration entre l’Afrique sub-saharienne et l’Asie du Sud s’est penché sur les enseignements à retirer des ces initiatives.

Les principaux objectifs étaient d’apprendre et de s’inspirer d’exemples de bonnes pratiques en matière d’information climatologique et de services de conseils axés sur les agriculteurs et de partager des éléments de bonnes pratiques entre l’Afrique et l’Asie du Sud. D’autres objectifs incluaient l’élaboration de propositions de projets afin d’accélérer la coopération intrarégionale et interrégionale sur l’information climatologique et les services de conseil, ainsi que la publication d’un manuel de bonne pratiques pour la production, la communication et l’évaluation de l’information climatologique et des services de conseils aux agriculteurs.

En 2012, l’Inde a annoncé des plans pour étendre les services climatologiques à 10 millions d’agriculteurs et le Mali fournit des services innovateurs aux exploitants depuis 1982. Après deux présentations sur les projets du Mali et de l’Inde, d’autres projets pilotes ont été présentés et discutés au cours de sessions thématiques et régionales en groupe de travail. Les 110 participants à l’atelier – représentant 24 pays – se sont ensuite organisés en groupes afin de concevoir une quinzaine de «grandes idées» ou de propositions de projets préliminaires visant à étendre des programmes existants ou à explorer de nouvelles voies.

L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), qui a copatronné la manifestation, a fait une offre de bourses limitées pour transformer les «grandes idées» en propositions de projets, qui pourraient être envoyées pour demande de financement à des bailleurs de fonds avec l’aide d’autres co-sponsors - le Programme sur les changements climatiques, l’agriculture et la sécurité alimentaire (CCAFS, qui relève du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI), le Partenariat en matière de services climatologiques (CSP) et l’OMM – ou d’autres organisations

Le CCAFS et ses partenaires sont en train de mener des études approfondies sur les services de conseil agrométéorologique en Inde et au Mali. Les analyses CCAFS rechercheront des indications de l’utilisation et des avantages de ces services au niveau du village ainsi que des réflexions sur les facteurs qui ont contribué à leur application, à leurs effets et à leur pérennité.


Pour obtenir davantage d’informations, veuillez consulter le site web: http://scalingup.iri.columbia.edu/

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Origines des phénomènes météorologiques et climatologiques extrêmes

Les phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes, tels que la canicule qui a frappé la Russie en été 2010, la vague de froid exceptionnelle de décembre au Royaume-Uni à la fin de la même année, ou les crues dévastatrices au Queensland, Australie, début 2011, entraînent souvent des pertes humaines et économiques considérables. Les scientifiques sont confrontés à la difficulté de communiquer des informations scientifiquement fiables, de déterminer leurs liens avec le changement climatique d’origine anthropique et d’évaluer les perspectives des alertes précoces pour de tels phénomènes dans un climat en mutation.

C’est souvent après la survenance d’un événement que la demande en information est souvent la plus importante. Les décideurs veulent savoir si de tels phénomènes majeurs auraient pu être anticipés et s’ils sont susceptibles de devenir plus ou moins fréquents à l’avenir. Certaines manifestations potentiellement dévastatrices se produiront moins fréquemment sous l’effet de l’influence de l’homme sur le climat. C’est pourquoi, un inventaire complet des coûts nets du changement climatique présente des enjeux importants, et notamment la difficulté de quantifier les coûts hypothétiques des phénomènes qui ont pu être évités grâce à l’adaptation des hommes.

Néanmoins, des évaluations fiables des probabilités relatives aux phénomènes météorologiques violents et de la manière dont ces derniers évoluent dans le temps – une information clé pour toutes les stratégies d’adaptation – manquent souvent ou sont incomplètes. De plus, attribuer faussement un risque accru au changement climatique pourrait, si la variabilité naturelle joue le rôle majeur, conduire à de mauvaises décisions en matière d’adaptation, par exemple en allouant des ressources onéreuses à la préparation d’une fréquence accrue de ces événements alors qu’ils sont censés devenir de moins en moins nombreux.

Un article de Peter A. Stott et co-auteurs intitulé «Attribution of Weather and Climate-Related Extreme Events» (Origine des phénomènes extrêmes liés au temps et au climat) et publié dans la monographie du PMRC, Climate Science for Serving Society: Research, Modelling and Prediction Priorities (Stott et al, 2013) propose une issue. Selon lui, il convient de développer des évaluations soigneusement calibrées à partir d’éléments physiques permettant d’apprécier dans quelle mesure le risque d’événements d’origine météorologique et climatique peut être attribué à des facteurs anthropiques ou à des facteurs naturels. Au cours de l’année passée, des progrès importants ont été réalisés dans l’élaboration de telles évaluations d’attribution, en plaçant les événements météorologiques et climatologiques extrêmes dans le contexte de la variabilité du climat et du changement climatique avec le lancement d’un nouveau rapport annuel dans le Bulletin of the American Meteorological Society. Le premier rapport (Peterson et al, 2012) examinait six phénomènes de 2011, dont la vague de chaleur au Texas. Au fur et à mesure des avancées de la science, les prochains rapports seront vraisemblablement plus exhaustifs, et davantage de contributions sont attendues pour le second rapport se penchant sur les événements de 2012. Le développement de systèmes de modélisation et de méthodologies d’attribution viendra étayer ces rapports. Un nouveau système d’attribution des phénomènes météorologiques et climatologiques extrêmes a été développé sur la base de la composante atmosphérique du dernier modèle du Centre de Hadley qui est décrit dans un récent article publié dans le Journal of Climate (Christidis et al, 2012). L’un des aspects clés de cette entreprise est le développement de méthodologies visant à estimer la fiabilité des évaluations d’attributions.

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L’OMM accueille Tuvalu et le Soudan du sud

En 2012, Tuvalu et le Soudan du sud sont devenus les 190e et 191e Membres de l’Organisation météorologique mondiale le 22 septembre et le 14 novembre respectivement.

L’archipel de Tuvalu est un petit État insulaire en développement de faible altitude, particulièrement vulnérable à la variabilité du climat et au changement climatique. Le Soudan du sud est un pays africain sans littoral possédant un environnement naturel fragile. Il est vulnérable aux phénomènes extrêmes, tels que la sécheresse et les crues, qui sont exacerbés par la désertification.

 

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Programme de bourses d’études de l’OMM

MeteoSuisse Justinas Kilpys

Justinas Kilpys à MeteoSwiss

Photo credit: Andrea van der Elst

Le Programme de bourses d’études de l’OMM permet aux boursiers d’acquérir connaissances et compétences professionnelles qui les rendront mieux à même de renforcer les capacités des SMHN et de contribuer au développement socio-économique de leur pays. Depuis plus de 50 ans, de jeunes météorologues, climatologues et hydrologues du monde entier bénéficient de ce programme qui renforce les liens entre les Membres de l’OMM, chacun apprenant des autres.

Le témoignage ci-après, d’après M. Justinas Kilpys, porte un regard sur l’expérience qui attend ceux qui font le choix – et sont lauréats – d’une bourse d’études de l’OMM pour démarrer leur carrière.

Une Bourse d’études de l’OMM au Bureau suisse du SMOC

“Global «Les observations du climat mondial progressent et évoluent en permanence et les données d’observation par satellite, notamment, deviennent de plus en plus importantes. Le service de climatologie du Service hydrométéorologique lituanien, dans lequel je suis employé comme jeune météorologue, a besoin d’informations intégrées dans l’espace sur la neige et sur d’autres paramètres pour la recherche et les applications climatologiques. Jusqu’à récemment cependant, mon expérience dans le traitement et la validation de données satellites était limitée. Le Programme de bourses d’études de l’OMM m’a fourni une excellente opportunité d’acquérir une formation sur le tas dans ce domaine et de combler cette lacune.

Le Bureau suisse du Système mondial d’observation du climat (SMOC) au sein de la Division des affaires internationales de l’Office fédéral de météorologie et de climatologie MétéoSuisse m’a accueilli pour 6 mois, durée de la bourse d’études que m’avait octroyée l’OMM. J’ai choisi MétéoSuisse en raison de son expérience et de son savoir-faire dans les applications de données satellitaires pour l’observation du climat et parce que je souhaitais observer le travail et les activités à l’intérieur d’un autre service météorologique national. MétéoSuisse m’a fourni l’occasion de travailler avec des personnes bénéficiant d’une vaste expérience dans la recherche scientifique et dans la mise en œuvre de projets liés à l’observation systématique du climat.

Cette période a été pour moi riche en découvertes et petites victoires. Premièrement, j’ai dû apprendre à programmer, à lire et à comprendre les données des satellites avant de pouvoir extraire les séries chronologiques d’une région particulière. Une part importante de la formation a été la validation des données par satellite relatives à la couverture neigeuse avec des relevés in situ. L’observation au sol du manteau neigeux dans les Alpes suisses ne date pas d’hier et est indispensable pour les comparaisons avec les données des satellites. Les qualifications pratiques que j’ai acquises – techniques de programmation et de validation – me seront très utiles de retour en Lituanie où je pourrai travailler de façon autonome avec des jeux de données satellitaires et produire des informations régionales.

Au cours de ces six mois au Bureau suisse du SMOC, j’ai participé à la mise en œuvre de projets internationaux sur l’observation du climat. L’environnement de travail dynamique a été une valeur ajoutée inestimable et les enseignements que j’ai retirés me seront précieux pour démarrer et faire fonctionner des projets au sein du service de climatologie du Service hydrométéorologique lituanien. J’espère que ma présence à MétéoSuisse a aidé à renforcer l’esprit de coopération internationale au sein du Bureau suisse du SMOC et a apporté un certain éclairage sur les activités opérationnelles du Service hydrométéorologique lituanien. Les relations professionnelles que j’ai nouées durant mon séjour pourraient constituer une base importante en vue d’une future collaboration entre le LHMS et MétéoSuisse.

L’expérience que m’a permis d’acquérir la Bourse d’études de l’OMM a été précieuse et j’encourage les employés des services météorologiques nationaux – qui sont avides d’apprendre et d’enrichir leurs connaissances – à tenter de relever le défi et à postuler pour une Bourse d’études de l’OMM. Les institutions qui accueillent les boursiers offrent un haut niveau de qualifications, de connaissances et d’expérience.»

Pour obtenir davantage d’informations


Les demandes de bourses d’études ne cessent d’augmenter. Les Membres de l’OMM qui se voient attribuer des bourses d’études pour leur personnel sont invités à contribuer au partage des coûts. Le grand public peut également contribuer à alimenter le Fonds d’affectation spéciale des Bourses d’études afin de permettre le soutien d’un plus grand nombre de boursiers.

Les possibilités de Bourses disponibles pour 2013 peuvent être consultées sous: www.wmo.int/pages/prog/dra/etrp/fellowships/documents/Opportunities_2013_Brochure.pdf

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Tornade de feu

Chris Tangey, Alice Springs Film and Television, a capturé des images d’une tornade de feu ou d’un tourbillon de feu qui s’est produit lorsqu’une colonne d’air chaud a touché une zone de feu de brousse à 5 h 28 de l’après-midi, heure standard d’Australie centrale, le 11 septembre 2012. Il filmait à près de 400 mètres de distance.

Selon le site Web de l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère: «Une tornade de feu se forme généralement lorsque de l’air surchauffé proche de la surface d’une large zone de feu de brousse s’élève soudainement en une masse d’air dans laquelle un tourbillon horizontal ou vertical suffisant est également présent. Comme pour un diable de poussière ou une tornade de vent, l’air ascendant au-dessus d’un feu de brousse peut accélérer et transformer le tourbillon local en un vortex vertical étroit alors composé de feu, et non plus de poussière. Alors que la discontinuité de la température d’une tornade de poussière fait souvent que le tourbillon se dissipe assez rapidement, en quelques minutes ou moins, la zone de feu de brousse peut entretenir les flammes pendant plusieurs dizaines de minutes».

 

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Site Web des prévisionnistes en cyclones tropicaux

Fin janvier, l’Observatoire de Hong Kong, Chine, a lancé le nouveau site web des prévisionnistes en cyclones tropicaux de l’OMM (http://severe.worldweather.wmo.int/TCFW/) . Ce site, hébergé par l’Observatoire de Hong Kong, fournit une plate-forme permettant aux prévisionnistes en cyclones tropicaux d’accéder à diverses ressources proposant des données et des produits classiques et spécialisés, et notamment des prévisions numériques et des observations par télédétection, ainsi que des instruments de prévision relatifs au développement, au déplacement, à l’intensification et à la répartition des vents des cyclones tropicaux. Le site Web sera régulièrement mis à jour afin de faire apparaître les nouvelles données et les nouveaux produits et sera étendu aux techniques et meilleures pratiques des centres de prévision des cyclones tropicaux susceptibles d’être reprises par d’autres centres.

 

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Lancement de MyWorldWeather

MyWorldWeather, une application pour téléphone portable gratuite avec les prévisions météorologiques officielles du monde entier, est désormais disponible. Une version test pour plate-forme Android supportant de nombreuses langues, telles que l’anglais, l’espagnol et le polonais vient d’être lancée par l’Observatoire de Hong-Kong au nom de l’OMM. Parallèlement, une application actualisée pour iPhone incorporant l’espagnol et le polonais est également proposée.

MyWorldWeather reproduit le Service d’information météorologique mondiale (WWIS), avec des prévisions météorologiques faisant autorité pour plus de 1 600 villes, alimentées par 133 Membres de l’OMM. À la différence d’autres applications météorologiques, les prévisions de MyWorldWeather sont officielles puisqu’elles sont fournies par des Services météorologiques et hydrologiques nationaux.

L’application pour téléphones portables a été lancée sur la plateforme iPhone en octobre 2011. Équipée d’un système de géo-localisation, l’application affiche automatiquement les dernières prévisions météorologiques et informations climatologiques officielles de la ville la plus proche. Depuis son lancement, plus de 52 000 copies ont été téléchargées et installées. Pour répondre aux demandes du public, l’application a été étendue en une plate-forme Android version test. Les deux versions sont gratuites.

Cette application rend le site Web du Service d’information météorologique mondiale (WWIS) (http://worldweather.wmo.int/) accessible aux utilisateurs de téléphones portables. Le site web, développé et exploité par l’Observatoire de Hong-Kong, a dépassé le milliard de visiteurs depuis son lancement, en 2001. Il est également disponible en 10 différentes langues au service du public international: allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, français, italien, polonais, portugais et russe.

MyWorldWeather peut être téléchargé sous les liens suivants:
iPhone version 2.0:
https://itunes.apple.com/hk/app/myworldweather/id453654229?mt=8
Version Android 1.0 (version d’essai):
https://play.google.com/store/apps/details?id=hko.my_world_weather&hl=en

my world weather mobile app

 

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Conférence internationale sur le climat régional - CORDEX 2013

Cette conférence réunira la communauté internationale de spécialistes régionaux du climat afin de présenter et d’examiner les résultats des études climatologiques régionales du Programme mondial de recherche sur le climat (PMRC), en mettant notamment l’accent sur l’initiative CORDEX (Expérience régionale coordonnée de réduction d’échelle des prévisions climatologiques au niveau régional).

Deux événements préliminaires importants auront lieu le premier jour de la réunion: une session de haut niveau avec la participation des commissaires européens en charge de la recherche, de l’innovation et de l’action pour le climat au cours de laquelle le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) présentera les principales contributions du Groupe de travail I du GIEC au cinquième Rapport d’évaluation sur les changements climatiques 2013: les bases scientifiques physiques. Elle sera suivie par un dialogue de parties prenantes: les participants examineront la marche à suivre pour que l’information climatologique régionale scientifiquement fondée puisse répondre de manière optimale aux besoins des décideurs régionaux. Ce dialogue vise à inscrire dans un contexte socio-économique et politique mondial à régional la recherche sur le climat régional effectuée sous les auspices du PMRC.

Le second segment de la conférence s’étalant sur les trois jours suivants est organisé autour des principaux résultats de la Phase I du projet CORDEX, englobant des résultats de toutes les régions participantes dans le monde. Une discussion des domaines de recherche prioritaires pour la prochaine phase de CORDEX, d’autres initiatives sur le climat régional du PMRC et des principaux programmes de financement – comme le FP7 de l’UE et le futur Horizon 2020 – aura également lieu, en tenant compte des recommandations formulées par le premier segment de la conférence.

Davantage d’informations sur http://cordex2013.wcrp-climate.org

cordex 2013

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