Août 2008

Principaux résultats de la soixantième session du Conseil exécutif
(Genéve, 18-27 juin 2008)

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Introduction

  ec participants

Cette session était la première de la quinzième période financière (2008-2011). Le Conseil exécutif a suivi les directives du Quinzième Congrès météorologique mondial concernant les objectifs et les activités de l'Organisation, en particulier dans le cadre du Plan stratégique de l'OMM, du Plan opérationnel du Secrétariat et du Budget 2008-2011 de l'Organisation axé sur les résultats. Il était appelé à prendre des décisions sur plusieurs points importants de l'ordre du jour: a) le processus de planification stratégique durant la période 2008-2011; b) le rôle des commissions techniques et des conseils régionaux dans l'élaboration d'un plan opérationnel à l'échelle de l'OMM; c) le mécanisme de contrôle et d'évaluation de l'exécution des programmes dans le cadre de la gestion axée sur les résultats; d) le rôle et l'apport de l'OMM et des SMHN dans la résolution de problèmes de portée mondiale et régionale; et e) l'efficacité des méthodes de travail de l'Organisation. Le Conseil a aussi souligné qu'il importait d'élargir le rôle de l'OMM, institution compétente en ce qui concerne le temps, le climat et l'eau, dans l'action coordonnée de l'ONU pour faire face aux changements climatiques, dans l'acquisition et l'approfondissement des connaissances sur la variabilité et l'évolution du climat ainsi que dans la préparation de la troisième Conférence mondiale sur le climat qui doit se tenir en 2009. Il a donné des indications sur le rôle potentiel de l'OMM dans les domaines de la météorologie spatiale et de la coopération avec le secteur privé.

Le Conseil exécutif a passé en revue les activités menées par l'OMM depuis sa dernière session (Genève, mai 2007) et a examiné les enjeux auxquels sont confrontés l'Organisation et les Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN). Les principaux résultats de la session, qui sont résumés ci-dessous, définissent également un cadre général pour les domaines d'intérêt qui seront ceux de l'OMM jusqu'à la fin de la présente période financière.

Services météorologiques et de réduction des risques de catastrophes

Le Conseil a décidé de renforcer encore les capacités en matière de prévision des SMHN en adoptant des activités spéciales dans le cadre du Système mondial de traitement des données et de prévision s'agissant des systèmes de prévision numérique du temps et de la prévision des cyclones tropicaux, ainsi qu'au titre du Programme des applications météorologiques pour ce qui est de l'établissement de prévisions et d'avis pour les services de météorologie aéronautique et de météorologie maritime.

Le Conseil a approuvé les activités de l'OMM en vue d'atteindre les objectifs stratégiques de l'Organisation en matière de réduction des risques de catastrophes, priorité étant donnée aux domaines suivants: 1) gestion et coordination institutionnelle dans le domaine de la réduction des risques de catastrophes; 2) fourniture d'informations et d'analyses sur les dangers pour l'évaluation des risques et la planification; 3) systèmes d'alerte rapide multidanger et interventions en cas d'urgence; 4) fourniture de données et d'informations traitées pour les besoins des marchés de l'assurance contre les catastrophes et de la gestion des risques météorologiques. Le Conseil a souligné l'importance des partenariats avec les organisations internationales compétentes qui sont actives dans le domaine de la réduction des risques de catastrophes.

En vue d'améliorer l'accès en temps voulu à l'information nécessaire et le délai d'anticipation des prévisions concernant les ondes de tempête, le Conseil a vivement recommandé que soit intégré, en consultation avec la COI de l'UNESCO, un programme de surveillance des ondes de tempête dans les activités des centres régionaux d'avis de cyclones tropicaux. Cette mesure devrait déboucher à moyen terme sur la mise en place de systèmes intégrés de gestion des risques côtiers, ce qui suppose l'élaboration de textes d'orientation technique sur la prévision des ondes et des vagues de tempête et l'amélioration des services opérationnels de prévision et d'avis destinés aux régions exposées aux risques d'inondation côtière.

Le Conseil a adopté un large éventail d'activités au titre de divers programmes de l'OMM, ayant pour but de mettre d'avantage l'accent sur les besoins des usagers et d'améliorer les produits et les services ainsi que leur fourniture, les systèmes de gestion de la qualité et la mise en valeur des ressources humaines, cela afin de renforcer la capacités des SMHN dans le domaine de la prestation de services, de manière à accroître les avantages socioéconomiques que procurent les SMHN dans leurs pays respectifs.

En ce qui concerne les compétences requises des personnels de la météorologie aéronautique, le Conseil a demandé que les organes compétents de l'OMM examinent le statut et le contenu du Supplément N° 1 de la publication OMM-N° 258 et lui présentent un plan de mise en œuvre à sa soixante et unième session afin que les dispositions voulues puissent être prises sur le plan national, compte tenu des échéances convenues par l'OMM et l'OACI.

Le Conseil a approuvé la réalisation d'une étude, en coordination étroite avec la COI de l'UNESCO, qui a pour objet de permettre à la CMOM de remplir au mieux son mandat eu égard aux nouvelles tâches prioritaires qui lui incombent, notamment en ce qui concerne les prévisions et autres services météorologiques et océanographiques opérationnels. Il s'est mis d'accord sur des activités supplémentaires visant à améliorer lesdits services et sur la création de cinq nouvelles zones METAREA pour l'Arctique et a approuvé l'intention affichée par les SMHN du Canada, de la Norvège et de la Fédération de Russie de faire fonction de service de diffusion pour des zones METAREA.

Climat et eau

Le Conseil a appuyé la recommandation de l'Équipe de mise en œuvre/coordination pour les services agrométéorologiques relevant de la Commission de météorologie agricole (CMAg) selon laquelle les SMHN devraient aider les autres institutions nationales, régionales et internationales qui établissent et maintiennent en service des stations agrométéorologiques et collaborer avec elles. Il a demandé à la CMAg d'étudier la question des biocarburants et de la sécurité alimentaire et a noté qu'un rapport à ce sujet, élaboré par l'Équipe de mise en œuvre/coordination pour les systèmes d'appui aux services agrométéorologiques, lui serait soumis à sa soixante et unième session.

Le Conseil a décidé de réexaminer le programme «Action pour le climat» et son mécanisme de coordination initial et a demandé au Secrétaire général de lui présenter des recommandations à cet égard à sa soixante et unième session en veillant à resserrer les liens avec toutes les organisations concernées, qu'elles fassent partie ou non du système des Nations Unies.

Le Conseil a approuvé le mécanisme mis en place par les commissions de climatologie et des systèmes de base pour l'élaboration des amendements au Manuel du Système mondial de traitement des données et de prévision. Il a demandé aux centres mondiaux de production (CMP) et aux conseils régionaux de soutenir les activités des centres climatologiques régionaux (CCR) pilotes et des CCR-réseaux.

Le Conseil a souligné que les forums régionaux sur l'évolution probable du climat favorisaient le dialogue entre climatologues, l'élaboration de prévisions consensuelles et l'instauration d'une véritable concertation avec ceux qui utilisent l'information climatologique. Il a approuvé la tenue d'une réunion-bilan destinée à faire le point, sous l'égide de l'OMM, sur la formule des forums régionaux sur l'évolution du climat, à l'occasion du dixième anniversaire de son lancement en Afrique.

Le Conseil a approuvé la nouvelle Initiative de l'OMM en faveur de l'adaptation à la variabilité du climat et aux changements climatiques, qui consiste à «renforcer la coordination et améliorer la fourniture d'informations, de produits et de services climatologiques adaptés aux besoins des usagers et ainsi, faciliter l'évaluation des risques climatiques et la planification des politiques d'adaptation à l'échelle nationale et régionale dans la perspective du développement durable».

Le Conseil exécutif a estimé que les résultats de la troisième Conférence mondiale sur le climat, qui doit se tenir du 31 août au 4 septembre 2009 à Genève, devraient présenter beaucoup d'intérêt pour les scientifiques, les utilisateurs et les décideurs et constituer en outre une contribution de haut niveau à la quinzième session de la Conférence des Parties à la CCNUCC, qui aura lieu à Copenhague (Danemark) en décembre 2009. Il a noté que ces résultats devraient jeter une passerelle entre les rapports d'évaluation du GIEC et les services requis pour assurer une adaptation appropriée à la variabilité et à l'évolution du climat aux niveaux régional et national. De plus, ces résultats devraient aussi répondre aux besoins en observations et en données, qui influent sur les stratégies d'adaptation, les études d'impact et les diagnostics et projections d'ordre climatique. Le Conseil a estimé qu'il conviendrait d'accélérer l'élaboration du programme de la Conférence et la détermination des résultats escomptés sous une forme concrète, car ce sont des facteurs cruciaux pour favoriser la participation au niveau ministériel et la mobilisation des ressources.

Le Conseil exécutif a insisté pour que les résultats de la troisième Conférence mondiale sur le climat comprennent une action visant à améliorer la prestation des services de prévision et d'information climatologiques en vue de leur prise en compte dans le processus de décision, dans le but de rendre le monde plus sûr, d'améliorer le bien-être socioéconomique et de stimuler la croissance en favorisant la réduction des risques de catastrophe et en facilitant l'adaptation à la variabilité et à l'évolution du climat et de contribuer ainsi à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement définis par les Nations Unies. Il a remercié les gouvernements de l'Allemagne, du Canada, de l'Espagne, des États-Unis d’Amérique, de l'Irlande, du Kenya et de la Suisse ainsi que la communauté européenne pour leur généreuse contribution en espèces et en nature à l'organisation de la Conférence et a invité tous les Membres à apporter leur soutien, en particulier par le biais du Fonds d'affectation spéciale.

Le Conseil exécutif a approuvé les quatre thèmes envisagés dans le programme de travail de la Commission d'hydrologie (CHy) comme fondements du Programme d'hydrologie et de mise en valeur des ressources en eau (PHRE) pour la période 2009-2012. Ces thèmes sont les suivants: cadre de référence pour la gestion de la qualité-Hydrologie; évaluation des ressources en eau; prévision et prédétermination hydrologiques et réduction des risques de catastrophes hydrologiques; climat et eau. Il s'est félicité en particulier de la prise en compte du thème «climat et eau».

Le Conseil a aussi noté que l'on se préoccupait de plus en plus du manque d'information sur l'état des réseaux hydrologiques tout en relevant les actions qui ont été engagées au titre du PHRE dans le cadre d'INFOHYDRO en vue d'établir une base mondiale de données pertinentes. Il a encouragé les Membres à alimenter cette base de données et a invité les représentants permanents à coordonner leur action avec les diverses organisations qui prennent part aux observations hydrologiques.

En se fondant sur les résultats préliminaires d'une enquête sur le sauvetage des données hydrologiques qui a été menée à la fin de l'année 2007, le Conseil a reconnu qu'il était nécessaire de renforcer les moyens dont disposent les pays pour mettre au point et exploiter des systèmes modernes de gestion de données susceptibles de répondre aux diverses attentes de la société. C'est pourquoi il a exhorté les Membres à appuyer les activités de sauvetage des données hydrologiques et a demandé au Secrétaire général de concevoir un projet à cet effet qui serait financé par des sources extrabudgétaires

Systèmes d'observation et d'information

Le Conseil a approuvé un cadre conceptuel de fonctionnement et un plan de mise en œuvre pour le nouveau Système mondial intégré des systèmes d'observation de l'OMM (WIGOS), ensemble complet, coordonné et durable de systèmes d'observation. Parmi les nombreuses activités menées au titre du WIGOS figurent l'extension des observations d'aéronef civil portant sur les conditions météorologiques en vue d'améliorer les prévisions qui sont vitales pour l'aviation civile, ainsi que le déploiement d'une série de «super stations» d'observation conçues pour enregistrer avec précision les changements climatiques entre la surface et la basse stratosphère. Le Conseil exécutif de l'OMM a aussi été informé du lancement réussi du satellite Jason-2, entreprise commune de la NOAA, d'EUMETSAT, de la NASA et du CNES, qui permettra notamment de poursuivre le programme essentiel de surveillance de l'élévation du niveau de la mer.

Le Conseil a fait le point sur le Système d'information de l'OMM (SIO), dans le cadre duquel sera modernisé et élargi l'actuel réseau de transmission de données qui relie entre eux tous les Services météorologiques nationaux du monde, afin de faciliter encore davantage l'accès aux données et leur exploitation par toutes les catégories d'utilisateurs. Il s'est particulièrement réjoui des mesures importantes prises en vue de la mise en service du premier Centre mondial du système d'information (CMSI) d'ici le début de 2009, ainsi que de la mise en œuvre de plusieurs projets pilotes internationaux et il a exhorté les Membres de l'OMM à s'attacher par tous les moyens à instituer d'autres centres opérationnels du SIO pendant la période 2009-2011. Le Conseil a appuyé sans réserve l'action engagée par les commissions techniques de l'OMM pour mettre au point des procédures techniques et opérationnelles reposant sur des normes internationales afin d'assurer la compatibilité des systèmes. Il a réaffirmé que le SIO serait une contribution majeure de l'OMM au GEOSS et un système d'information compatible avec ce dernier pour ce qui est des données météorologiques, hydrologiques et climatologiques.

Le Conseil a arrêté des mesures visant à améliorer encore la production et l'échange des données et des informations qui sont capitales pour la surveillance du climat, en particulier dans le cadre du Système mondial d'observation du climat (SMOC). Il a réaffirmé l'importance du sauvetage des séries chronologiques de données climatologiques anciennes pour la surveillance, la prévision et l'évaluation de la variabilité du climat et des changements climatiques. Le Conseil a adopté dans ce contexte un plan d'action pour l'Initiative relative au sauvetage de données dans le bassin de la Méditerranée (MEDARE), lancée sous les auspices de l'OMM et en collaboration avec les SMHN, des universités et des centres de recherche en vue de constituer un jeu de données climatologiques de qualité sur le bassin méditerranéen pris au sens large.

Le Conseil a étudié le rôle de coordination que pourrait jouer l'OMM au niveau international en ce qui concerne les activités liées à la «météorologie de l'espace». Bien que le vent solaire, la pluie de protons et les tempêtes magnétiques aient peu à voir avec les phénomènes météorologiques dont s'occupe normalement l'OMM, le Conseil a recommandé à celle-ci de participer à l'étude de ces manifestations eu égard aux incidences qu'elles ont sur les satellites météorologiques, sur les radiocommunications et sur les principaux secteurs économiques, comme l'aviation. Seul un petit nombre de Services météorologiques nationaux sont déjà actifs dans le domaine de la météorologie de l'espace au niveau national, et l'expérience acquise par l'OMM en matière de coordination des réseaux d'observation et de télécommunication, sa contribution majeure à la mise sur pied de systèmes d'alerte et ses liens étroits avec les divers groupes d'utilisateurs devraient favoriser le passage de cette nouvelle discipline du stade de la recherche à celui de l'exploitation.

Recherche

Aux yeux du Conseil, les progrès de la prévision saisonnière à interannuelle du climat et de la prévision à plus longue échéance offrent une réelle occasion de mettre sur pied de nouvelles prestations qui mettront les informations et les prévisions relatives au temps, au climat, à l'eau et à l'environnement au service de la gestion des risques et des politiques d'adaptation. Les extrêmes météorologiques et climatiques contribuent à l'insécurité alimentaire, aux inondations, à la raréfaction de l'eau douce, à l'aggravation de la pauvreté et à la stagnation voire la régression économique dans bon nombre de pays.

Le Conseil a approuvé le principe scientifique d'une continuité des prévisions relatives au temps, au climat, à l'eau et à l'environnement pour favoriser la mise au point de produits et de services novateurs ou améliorés applicables à la gestion des risques liés à l'évolution et à la variabilité du climat, ainsi qu'à l'élaboration de plans d'adaptation et de prévention dans le monde entier. Il s'agira essentiellement de fournir ces nouveaux produits et services à l'appui de décisions et de solutions adaptées aux différentes régions et concernant la production alimentaire, la gestion des ressources en eau, l'environnement et la santé, les transports, l'énergie et bien d'autres domaines. Cette initiative s'appuiera dans une large mesure sur l'expérience et les connaissances acquises dans le cadre des programmes de l'OMM et des activités des SMHN, qui devraient être mieux à même d'étoffer leur offre de prestations grâce à la mise en place d'un «cadre pour le renforcement de la prévision dans les domaines du temps, du climat, de l'eau et de l'environnement».

Le Conseil a souligné que les décideurs avaient besoin de plus en plus d'informations sur le climat pour évaluer les incidences de la variabilité du climat et du changement climatique et concevoir des politiques d'adaptation et de prévention. Vu que les capacités d'observation, d'analyse et de prévision du climat présentent encore de grosses lacunes qui empêchent d'atteindre le niveau de détail requis, le Conseil a invité les responsables du Programme mondial de recherche sur le climat, coparrainé par l'OMM, à mettre au point des techniques de réduction d'échelle pour les modèles de prévision saisonnière à interannuelle du climat.

Le Conseil a salué l'initiative de l'OMM en faveur de l'adaptation à la variabilité et à l'évolution du climat, qui consiste à renforcer la coordination et à améliorer la fourniture d'informations, de produits et de services climatologiques adaptés aux besoins des usagers et ainsi, faciliter l'évaluation des risques climatiques et la planification des politiques d'adaptation à l'échelle nationale et régionale dans la perspective du développement durable.

Le Conseil est convenu de renforcer les activités destinées à améliorer la prévision des phénomènes météorologiques violents ou à fort impact. Il a encouragé vivement les Membres à participer et à apporter leur appui aux grands projets et activités de recherche, comme le projet TIGGE (Grand ensemble interactif mondial relevant du programme THORPEX) et l'Expérience mondiale d'assimilation des données océaniques (GODAE).

Développement et activités régionales

Le Conseil a prié le Secrétaire général d'aider les conseils régionaux à améliorer leur structure et leur mode de fonctionnement, notamment en ce qui concerne les groupes de travail régionaux, et a demandé à ces derniers de déterminer l'ordre du jour de leurs sessions en fonction des résultats escomptés. Notant la nécessité de renforcer la coopération interrégionale et la coordination entre les conseils régionaux et les commissions techniques, le Conseil a décidé d'officialiser les réunions régulières des présidents des conseils régionaux et les réunions conjointes des présidents des conseils régionaux et des commissions techniques.

Le Conseil a demandé au Secrétaire général d'aider les conseils régionaux à élaborer leurs plans stratégiques régionaux et à renforcer les Bureaux régionaux, notamment le Bureau régional pour l'Europe et les bureaux de l'OMM dans les régions. Il est aussi convenu d'aider les SMHN et les conseils régionaux à établir un réseau régional efficace de conseillers en relations extérieures auprès des représentants permanents. Le Conseil a demandé que la capacité initiale d'exploitation de la base de données regroupant des informations sur chaque pays soit mise en place d'ici la fin de 2009.

Le Conseil a prié le Secrétaire général de l'OMM de prendre les dispositions voulues pour l'organisation d'une conférence des ministres de tutelle des SMHN d'Afrique, conférence qui devrait contribuer à sensibiliser les décideurs africains de haut niveau au rôle et au fonctionnement des SMHN au profit du développement socioéconomique et qui devrait donc se traduire par un accroissement du soutien apporté aux SMHN.

Le Conseil a encouragé le Secrétaire général et les conseils régionaux à aider les pays en développement, en particulier les moins avancés, à élaborer ou à améliorer leurs plans de mise en valeur des ressources humaines et à assurer une utilisation aussi efficace que possible des bourses d'études de longue durée et des activités de formation de courte durée. Il a approuvé une modification des critères de désignation des centres régionaux de formation professionnelle (CRFP) de l'OMM qui permettra aux conseils régionaux de recommander plus facilement de nouveaux CRFP au Conseil exécutif entre deux de leurs sessions.

Le Conseil a demandé que l'on aide à titre prioritaire les Membres à former les directeurs des SMHN à l'utilisation du marketing social pour leur permettre de communiquer efficacement avec les représentants de l'État, les responsables politiques, les décideurs et les partenaires pour le développement et à satisfaire les besoins dans les domaines institutionnels, comme la prestation de services, la formation technique et professionnelle, la formation en matière de gestion et la mise au point de projets.

Le Conseil a prié le Secrétaire général de continuer à mobiliser des ressources par le biais de partenariats et d'alliances stratégiques, notamment avec les organismes d'aide et les organismes de financement tels que la Banque mondiale et les banques régionales de développement, d'intensifier la collaboration avec les autres organismes des Nations Unies dans le cadre de l'initiative «Unis dans l'action» et d'étudier plus avant les possibilités offertes par le secteur privé.

Considérant la nécessité de rehausser le rôle de l'OMM et des SMHN au vu des objectifs du Millénaire pour le développement et de l'instauration d'un développement durable dans les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement, le Conseil a prié le Secrétaire général d'accélérer l'élaboration de directives visant à renforcer la contribution de l'OMM et des SMHN à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement et d'en promouvoir l'usage.

Le Conseil a invité le Secrétaire général à accorder un rang de priorité élevé aux pays les moins avancés dans le cadre des activités menées au titre des divers programmes scientifiques et techniques. Il a demandé au Secrétaire général, aux commissions techniques, aux Membres et aux organismes d'aide au développement d'accroître leur assistance aux pays les moins avancés en vue de favoriser les partenariats stratégiques, les activités de renforcement des capacités et la mise en œuvre et le suivi du Plan d'action du système des Nations Unies dans la perspective du Programme d'action en faveur des PMA pour 2007-2010. Le Conseil a décidé d'appuyer l'élaboration de plans de modernisation des SMHN de dix pays parmi les moins avancés.

Partenariats

Le Conseil a noté les relations qu'entretiennent de longue date l'OMM et le système des Nations Unies dans différents domaines relevant du mandat de l'Organisation. Il a estimé que l'OMM devrait participer plus activement à la coordination multilatérale du développement au sein du système des Nations Unies, qui favorisera un meilleur soutien des activités menées par les SMHN grâce aux politiques de développement pilotées par les pays et aux politiques menées dans le cadre de l'initiative des Nations Unies intitulée «Unis dans l'action». Il a demandé aux représentants permanents des Membres auprès de l'OMM de se mettre en relation avec les coordonnateurs résidents de l'ONU et de poursuivre, au nom de l'Organisation, la collaboration de l'OMM avec les équipes de pays de l'ONU, afin de veiller à ce que les besoins prioritaires de l'Organisation soient dûment pris en compte dans les programmes de l'ONU par pays.

Le Conseil a souligné que la reconnaissance de l'OMM comme l'un des chefs de file parmi les organismes de l'ONU dans le domaine du climat offrait une occasion pour l'Organisation de tirer parti des compétences et des ressources du système des Nations Unies pour remettre et maintenir en état les réseaux d'observation et accélérer les progrès de la science et d'inciter les décideurs à faire davantage usage de l'information scientifique. Le Conseil a salué la décision du Secrétaire général de l'OMM et du Directeur général de l'UNESCO de prendre la tête de la coordination des activités menées par les organismes des Nations Unies dans les domaines de la recherche, de l'évaluation, du suivi et des alertes précoces. Il a formulé des recommandations quant aux domaines dans lesquels les activités doivent être coordonnées en priorité. Il a aussi adopté le principe d'un fonctionnement du Secrétariat de l'OMM respectueux du climat et a fixé des objectifs à cet égard.

Le Conseil a approuvé les arrangements de travail avec l'Organisation internationale de normalisation (ISO), en vertu desquels l'OMM est reconnue comme organisme de normalisation international aux termes de la résolution 43/2007 du Conseil de l'ISO, et avec l'Association internationale pour le climat urbain (IAUC), avec laquelle l'OMM collabore de longue date. Il a aussi accordé le statut consultatif auprès de l'OMM au Groupe d'action sur l'érosion, la technologie et la concentration (Groupe ETC).

Le Conseil a considéré que le succès de la première année de la campagne polaire internationale 2007/08, les investissements considérables consentis par les gouvernements et les besoins croissants de la communauté scientifique et des populations autochtones, à une époque où les régions polaires voient leur environnement se transformer radicalement, devraient inciter les pays à maintenir de solides programmes d'observation et de recherche dans ces régions pendant une plus longue période. Il a donc estimé que l'OMM se devait de saisir cette occasion exceptionnelle pour envisager, de concert avec le CIUS et d'autres organisations internationales, d'instituer une Décennie polaire internationale axée sur la recherche et les observations dans les régions polaires, pour les besoins de l'étude et de la prévision des changements climatiques. Le Conseil a également décidé de remplacer son Groupe d'experts de la météorologie antarctique par le Groupe d'experts pour les observations, la recherche et les services polaires, dont le mandat embrasse les deux régions polaires.

Le Conseil a aussi demandé que soient renforcés les partenariats avec les organismes des Nations Unies et d'autres organisations, notamment les groupements économiques régionaux et les sociétés météorologiques nationales et régionales.

Le Conseil a décidé que la Journée météorologique mondiale de 2010 aurait pour thème: «Organisation météorologique mondiale: soixante ans au service de votre sécurité et de votre bien-être».

Gestion des ressources

Le Conseil a approuvé les activités hautement prioritaires de l'exercice biennal 2008-2009 à financer par l'excédent de trésorerie de la quatorzième période financière à concurrence de 6 350 000 CHF et il a prié le Secrétaire général de soumettre des propositions détaillées sur l'utilisation du solde pour l'exercice biennal 2010-2011, compte tenu du projet de budget révisé qui a été établi pour cet exercice biennal.

Les comptes de l'Organisation météorologique mondiale pour l'année 2007 ayant été approuvés par le Conseil exécutif, le Secrétaire général: i) transmettra à tous les Membres de l'OMM les relevés des comptes ainsi que son propre rapport et le rapport du Commissaire aux comptes s'y rapportant; ii) demandera instamment aux Membres de s'acquitter de leurs obligations financières au plus tôt; iii) élaborera un plan officiel et prendra des mesures concrètes pour augmenter le capital des Fonds de roulement de sorte qu'il atteigne le niveau approuvé par le Congrès et fera rapport au Conseil à ce sujet à sa prochaine session; et iv) recensera les principaux risques auxquels l'Organisation devra faire face et les mesures à prendre pour les limiter, tant au niveau des projets qu'au niveau stratégique, et fera régulièrement rapport à ce sujet au Conseil ainsi qu'au Comité de vérification des comptes et au Comité consultatif pour les questions financières.

Le Conseil a adopté une politique sur la communication des rapports d'audit interne aux Membres et a prié le Secrétaire général d'élaborer une proposition en vue de sa concrétisation.

Le Conseil, souhaitant que la préparation de l'enquête qui devrait être menée auprès du personnel à la demande du Quinzième Congrès se poursuive, a noté que celle-ci avait bien avancé en collaboration étroite avec l'Association du personnel. Il a indiqué que le but de cette enquête était que le Secrétaire général puisse, toujours en étroite collaboration avec l'Association du personnel, envisager des mesures correctives et contribuer à déterminer la marche à suivre.

Autres faits marquants de la session

Le Conseil a décidé au début de sa session que ses séances seraient publiques. Dans ce contexte, tous les Membres de l'Organisation sont à même de participer en qualité d'observateurs aux sessions du Conseil et à suivre ses débats. Plusieurs Membres ont pris part à la soixantième session du Conseil.

Le Conseil a désigné MM. A.C. Anuforom (Nigéria), P. Taalas (Finlande), Soon-Kab Chung (République de Corée) et J. Hirst (Royaume-Uni), membres par intérim pour remplacer respectivement MM. Didace Musoni (Rwanda), Pekka Plathan (Finlande), Man-Ki Lee (République de Corée) et John Mitchell (Royaume-Uni).

Le Conseil exécutif a décerné le cinquante-troisième Prix de l'Organisation météorologique internationale (OMI) à M. Qin Dahe (Chine).

Le Conseil a décerné le vingt et unième Prix Vilho Väisälä couronnant des travaux de recherche exceptionnels dans le domaine des instruments et des méthodes d'observation à MM. O. Bousquet, P. Tabary et J.P. du Châtelet (France) et le deuxième Prix Vilho Väisälä couronnant un travail relatif à la mise au point et à l'utilisation d'instruments et de méthodes d'observation à MM. L. Lanza (Italie), M. Leroy (France), C. Alexandropoulos (France), L. Stagi (Italie) et W. Wauben (Pays-Bas).

Le Conseil a décerné le Prix international Norbert Gerbier-MUMM de 2008 à MM. K. Krishna Kumar (Inde), Balaji Rajagopalan (États-Unis d'Amérique), Martin Hoerling (États-Unis d'Amérique), Gary Bates et Mark Cane (États-Unis d'Amérique).

Le Conseil a décerné le Prix 2008 de l'OMM destiné à récompenser de jeunes chercheurs à Mmes Sun Ying (Chine) et Mary-Jane Kgatuke (Afrique du Sud).

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La soixante et unième session du Conseil exécutif se tiendra du mercredi 3 au vendredi 12 juin 2009 et la soixante-deuxième session du mercredi 26 mai au vendredi 4 juin 2010 au siège de l'Organisation à Genève.

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