Décembre 2009

Activités de l'OMM

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Un séisme endommage l’observatoire de la Veille de l’atmosphère globale aux Samoa américaines / La CMC-3 décide d’instaurer un cadre mondial pour les services climatologiques / Atelier de formation sur les systèmes d’alerte précoce multidangers / Réunion d’experts sur les gaz à effet de serre et les techniques de mesure / Les services nationaux des glaces signalent les dangers pour la navigation / Des bénévoles en renfort au stand de l’OMM à l’assemblée MOCA-09 / Appel à l’action contre les tempêtes de sable et de poussière

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Un séisme endommage l’observatoire de la Veille de l’atmosphère globale aux Samoa américaines

Le 29 septembre, un tsunami provoqué par un séisme sous-marin de forte intensité a frappé l’archipel des Samoa et des Samoa américaines, où sont implantés un Laboratoire de recherche sur le système terrestre (ESRL) exploité par l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA) depuis 1975 ainsi qu’un observatoire mondial relevant de la Veille de l’atmosphère globale de l’OMM (VAG). Le responsable de la station de recherche atmosphérique relate ci-après cette journée, telle qu’il l’a vécue.

Mark Cunningham, responsable de l’observatoire atmosphérique de référence de la NOAA aux Samoa américaines, a indiqué que lui même, sa famille et le gardien de l’observatoire avaient échappé à un raz de marée meurtrier provoqué par un important séisme sous-marin. Mark Cunningham travaille pour le Laboratoire de recherche sur le système terrestre de la NOAA, qui dispose d’une série de cinq observatoires atmosphériques constituant l’élément central de plusieurs réseaux mondiaux chargés de surveiller en permanence la composition de l’atmosphère et le rayonnement solaire. L’observatoire des Samoa américaines se trouve à l’extrémité nord-est de l’île de Tutuila, sur une crête surplombant de près de 42 mètres le Pacifique Sud.

Jim Butler, le Directeur de la Global Monitoring Division de l’ESRL, est resté en contact régulier par téléphone mobile avec M. Cunningham juste après le tremblement de terre et le tsunami. Celui ci a tenu son chef au courant de la situation à l’observatoire de la NOAA, où s’étaient réfugiées de nombreuses personnes affluant des basses terres dévastées. L’observatoire de la NOAA est en fait devenu la deuxième zone de refuge désignée des Samoa américaines, en raison de sa situation en hauteur et de son importante infrastructure qui lui assure une substantielle autonomie, notamment en matière de production d’électricité.

M. Cunningham a raconté que, le 29 septembre au matin, il se rendait à son travail lorsque sa femme l’a appelé pour lui dire qu’il y avait eu un séisme sous-marin. Il lui a demandé de se diriger immédiatement vers les hauteurs avec leur enfant et a poursuivi sa route vers l’observatoire. Près du village de Fongaitua, il a vu la mer se retirer rapidement, puis une première vague a balayé la route. Il a alors accéléré vers un endroit abrité plus en hauteur.

«La deuxième vague est arrivée et a inondé le village. La troisième a détruit les murs des maisons, emportant des habitations entières. De la cabine de mon camion, a relaté M. Cunningham par la suite, j’ai vu la quatrième vague passer par-dessus le capot. Elle a soulevé l’avant du véhicule et m’a entraîné dans un tournoiement interminable jusqu’à une terrasse en béton contre laquelle je me suis abrité».

Il fallut ensuite plusieurs heures à M. Cunningham pour parcourir en camion les huit kilomètres qui le séparaient de l’observatoire atmosphérique. Il s’arrêta plusieurs fois pour aider des personnes qui avaient besoin d’aide, pataugeant dans l’eau pour dégager la route des arbres, des rochers, des véhicules et des animaux morts qui l’encombraient. Lorsqu’il arriva à l’observatoire, M. Cunningham le mit temporairement hors service, ferma les conduites de gaz qui fuyaient et éteignit les autres appareils qui pouvaient être endommagés. Il redescendit ensuite dans son camion et entrepris de faire la navette entre le village dévasté de Tula et l’observatoire, afin de mettre les habitants à l’abri.

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«La nuit du séisme, une centaine de personnes ont campé sous l’abri à voitures et dans les locaux climatisés de l’observatoire» a indiqué M. Cunningham. Il a ensuite inspecté les installations de l’observatoire, recensé les problèmes et repéré les équipements plus ou moins épargnés. Selon son premier bilan, la plupart des dégâts avaient été provoqués par le séisme – notamment les lignes électriques et les conduites de gaz arrachées par les secousses. Il a alors entrepris d’effectuer les premières réparations, après avoir consulté ses collègues de l’ESRL. La plupart des instruments d’observation – servant à recueillir des données sur les gaz à effet de serre, les produits chimiques appauvrissant la couche d’ozone, les polluants atmosphériques, le rayonnement solaire et d’autres facteurs – étaient provisoirement hors service en attendant les réparations.

«Conduire à travers Pago Pago était surréaliste» confia M. Cunningham après avoir traversé la principale ville de l’île pour rentrer chez lui le soir du tsunami. «On aurait dit qu’une bombe avait explosé. Les gros bateaux de pêche étaient échoués sur la plage, les canaux de drainage remplis de véhicules, les bureaux effondrés.»

Le gardien de l’observatoire de la NOAA et sa famille se sont temporairement installés sur le site à la suite de ces événements, avec deux autres familles dont les habitations avaient également été emportées. Un groupe électrogène permet à l’observatoire d’avoir de l’électricité et l’air conditionné et alimente un relais de téléphone cellulaire et une passerelle Internet, qui représentent un lien vital en ce qui concerne les communications d’urgence pour une grande partie du nord-est de l’île.

«Une fois de plus, Mark s’est comporté en véritable héros, a déclaré Jim Butler. Nous lui devons beaucoup.» Mark Cunningham avait reçu une médaille de bronze du Workforce Management Office de la NOAA en 2005, en récompense des efforts qu’il avait déployés pour remettre en état l’Observatoire atmosphérique de référence des Samoa, pilonné par des vagues de 27 mètres de haut lors du passage du cyclone de catégorie 5 Heta, en janvier 2004.

À la demande de la NOAA, merci d’adresser les communications à l’attention de M. Cunningham ou de l’observatoire des Samoa américaines à Jim Butler, Directeur de la Global Monitoring Division du Laboratoire de recherche sur le système terrestre de la NOAA (+ 1 303 497 6898; james.h.butler@noaa.gov).

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La CMC-3 décide d’instaurer un cadre mondial pour les services climatologiques

À l’occasion de la troisième Conférence mondiale sur le climat (CMC-3) qui s’est tenue du 31 août au 4 septembre 2009 à Genève, des décideurs de haut rang venus de 160 pays ont convenu d’instaurer un cadre mondial pour les services climatologiques afin de «consolider la production, l’accessibilité, la fourniture et l’application de services et de prévisions climatologiques à base scientifique».

Parmi ces décideurs figuraient les chefs d’État ou de gouvernement de l’Éthiopie, de Monaco, du Mozambique, de la Slovénie et du Tadjikistan, les Vice-Présidents des Comores et de la République-Unie de Tanzanie, le Premier Ministre de Nioué, les Premiers Ministres du Bangladesh et des Îles Cook, le Vice-Premier Ministre de la République populaire de Chine, plus de 80 autres ministres et d’autres hauts fonctionnaires gouvernementaux. Les 1 500 scientifiques et experts des différents secteurs qui ont pris part au Segment expert de la CMC-3 se sont dit favorables à l’instauration du Cadre mondial envisagé et ont contribué à définir un certain nombre d’éléments essentiels pour sa mise en place. En tout, plus de 2 500 personnes ont participé à cet événement majeur.

Conformément à la Déclaration adoptée par le Segment de haut niveau, une équipe spéciale composée de conseillers indépendants de haut niveau recommandera les éléments proposés pour le Cadre mondial. Dans les 12 mois suivant sa constitution, l’équipe spéciale devra, en collaboration avec les gouvernements, les organisations partenaires et les acteurs concernés, rédiger un rapport exposant ses recommandations, qui circulera parmi les Membres de l’OMM avant d’être exami­né lors du Congrès de l’OMM, en 2011. Une réunion intergouvernementale en vue de la création de l’Équipe spéciale de haut niveau sur le Cadre mondial pour les services climatologiques se tiendra au Centre international de conférences de Genève, les 11 et 12 janvier 2010.

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Le 3 septembre 2009, le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a prononcé une allocution lors de l’ouverture du Segment de haut niveau de la CMC-3, devant une assemblée de hauts responsables politiques venus de 160 pays.

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Atelier de formation sur les systèmes d’alerte précoce multidangers

 
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L’atelier de formation sur les systèmes d’alerte précoce multidangers organisé à Pula, en Croatie, du 1er au 3 octobre 2009, a réuni des experts d’un certain nombre de SMHN et d’organismes de gestion des risques de catastrophes ainsi que des représentants d’institutions internationales et régionales.

L’OMM a organisé sa première activité de formation sur les systèmes d’alerte précoce multidangers, axée sur la coordination et la coopération au plan institutionnel (atelier de formation MH-EWS) à Pula, Croatie, du 1er au 3 octobre 2009. Premier en son genre, cet atelier a réuni des directeurs et des hauts responsables des Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN) et des organismes chargés de la gestion des risques de catastrophes de 10 pays de l’Europe du Sud-Est, des experts en systèmes d’alerte précoce de cinq pays ainsi que des représentants d’institutions internationales et régionales.

L’atelier de formation MH-EWS s’inscrit dans le cadre du projet de l’OMM sur la «coopération régionale en Europe du Sud-Est pour la gestion et l’échange de données météorologiques, hydrologiques et climatologiques, en soutien du projet de réduction des risques de catastrophes».

Cette activité, à laquelle il convient de rajouter deux colloques sur les systèmes d’alerte précoce multidangers organisés par l’OMM, a permis au Programme de réduction des risques de catastrophes de l’OMM d’élaborer un processus systématique de recensement des bonnes pratiques en la matière. Ce Programme a collaboré avec ses partenaires afin de rattacher le savoir-faire issu des meilleures pratiques dans les systèmes d’alerte précoce à des projets de développement nationaux et régionaux axés sur le renforcement des capacités institutionnelles et sur la coopération entre les SMHN et les organismes de gestion des risques de catastrophes. À ce jour, une approche multi-institutionnelle nationale mettant à contribution les SMHN et leurs partenaires en matière de réduction des risques de catastrophes a permis de recenser précisément quatre cas exemplaires de bonnes pratiques, à savoir le système d’alerte précoce pour les cyclones tropicaux mis en place à Cuba; le «système de vigilance» français; le système d’alerte précoce multidanger mis en place au Bangladesh, qui accorde une place privilégiée au programme de préparation aux cyclones; et le rapport de Shanghai sur les MH-EWS concernant «le rôle des SMHN dans les systèmes d’alerte précoce multidangers, l’accent étant mis sur la coordination et la coopération au plan institutionnel».

Ces rapports, assortis de principes directeurs supplémentaires, ont été utilisés dans le cadre du programme de formation. Ils seront publiés début 2010 en vue de leur distribution à tous les Membres de l’OMM et seront pris en compte dans les prochains ateliers de formation.

Le récent projet pour l’Europe du Sud-Est est issu du Programme d’atténuation des risques de catastrophe et d’adaptation à leurs effets en Europe du Sud-Est, lancé en 2007 par la Banque mondiale, l’OMM et la Stratégie internationale de prévention des catastrophes afin d’aider les pays à réduire les risques associés aux catastrophes naturelles. L’atelier de formation sur les systèmes d’alerte précoce multidangers était copatronné par l’OMM, le Programme des Nations Unies pour le développement et le Service météorologique et hydrologique de Croatie.

Dans le cadre de l’atelier, des experts de renom des organismes nationaux de gestion des risques de catastrophes et des SMHN de Cuba, de la France, de l’Italie et des États-Unis d’Amérique ont dirigé les séances de formation sur leurs systèmes d’alerte précoce respectifs; et d’autres exemples de systèmes tels que ceux de la Croatie, de l’Allemagne et de la Hongrie ont également été examinés en détail. L’atelier a favorisé un débat fructueux entre les participants des pays d’Europe du Sud-Est, qui a mis en lumière leurs difficultés, leurs lacunes, leurs besoins et leurs priorités en matière de réduction des risques de catastrophes et de systèmes d’alerte précoce.

Toute la documentation de l’atelier peut être téléchargée à l’adresse suivante: http://www.wmo.int/pages/prog/drr/events/Pula/index_en.html

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Réunion d’experts sur les gaz à effet de serre et les techniques de mesure

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Le Programme de la Veille de l’atmosphère globale (VAG) de l’OMM coordonne les activités d’observation dans la perspective d’une meilleure compréhension du cycle global du carbone à des fins de suivi et de bilan. Dans le cadre de ce programme, l’OMM et l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) se réunissent tous les deux ans afin de faire le point sur les connaissances relatives aux sources et aux puits de gaz à effet de serre et d’examiner les objectifs en matière de qualité des données et les techniques de mesure.

Depuis 1975, toutes les réunions d’experts en dioxyde de carbone étaient organisées sous les auspices de l’OMM. Toutefois, compte tenu de l’usage croissant des isotopes du carbone dans l’étude du cycle du carbone, l’AIEA s’est associée à l’OMM en tant qu’institution coorganisatrice en 1997.

La quinzième réunion d’experts OMM/AIEA sur les techniques de mesure du dioxyde de carbone, d’autres gaz à effet de serre et des traceurs correspondants s’est déroulée du 7 au 10 septembre 2009 à l’Institut Max Planck de biogéochimie d’Iéna, en Allemagne. Les experts y ont passé en revue les objectifs actuels de l’OMM en matière de qualité des données, couvrant des sujets tels que le dioxyde de carbone, les isotopes stables, le radiocarbone dans les mesures de gaz à effet de serre, l’étalonnage, le contrôle de la qualité, la gestion des données et l’archivage. Ils ont également examiné un certain nombre de nouvelles technologies, dont la mesure des gaz à effet de serre par des méthodes spectroscopiques de haute précision, les mesures effectuées par satellite et le recours à des tours de flux.

Le groupe a formulé plusieurs recommandations concernant les objectifs de l’OMM en matière de qualité des données ainsi que le développement de l’infrastructure du Programme de la VAG. Il a notamment mandaté un nouveau Laboratoire central d’étalonnage de l’hydrogène à l’Institut Max Planck de biogéochimie et a formulé des recommandations sur la préparation de gaz d’étalonnage standard au sein de la NOAA.

De plus amples informations sur cette réunion sont disponibles en ligne à l’adresse suivante:
http://www.bgc.mpg.de/service/iso_gas_lab/IAEA-WMO2009/index.shtml

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Les services nationaux des glaces signalent les dangers pour la navigation

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Le Groupe de travail international de cartographie des glaces a tenu sa dixième réunion du 12 au 16 octobre à l’OMM, qui a porté plus particulièrement sur la navigation dans l’Arctique. Les participants sont revenus sur plusieurs points de l’année 2009.

Tout d’abord, plus de 1 200 icebergs ont dérivé sur les routes maritimes transatlantiques, la saison des icebergs dans l’Atlantique Nord se classant à la onzième place depuis le tragique accident du RMS Titanic en 1912.

L’étendue de la banquise de l’océan Arctique a par ailleurs atteint son troisième niveau le plus bas depuis le début des observations quantitatives par satellite, il y a près de 30 ans. Bien que supérieure aux niveaux planchers records de 2007 et de 2008, l’étendue minimale des glaces était encore très inférieure à la normale.

Bien que l’état des glaces dans le passage du Nord-Ouest ait rendu plus difficile la navigation qu’au cours des trois années précédentes, un nombre record de navires de plaisance ont emprunté cette route. Enfin, les participants ont noté que les transports maritimes de ressources naturelles des ports russes de l’Arctique vers l’ouest sont en augmentation.

Le Groupe de travail international de cartographie des glaces a été constitué en 1999 pour promouvoir la coopération entre les services mondiaux des glaces pour toutes les questions concernant les glaces de mer et les icebergs. Il réunit les services opérationnels des glaces d’Allemagne, du Canada, du Danemark (Groenland), des États-Unis d’Amérique, de la Fédération de Russie, de Finlande, d’Islande, de Norvège, de Suède ainsi que la Patrouille internationale des glaces. Ces services sont chargés de surveiller les glaces de mer et les icebergs afin d’assurer la sécurité maritime.

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Des bénévoles en renfort au stand de l’OMM à l’assemblée MOCA-09

  kiosk

Du 19 au 29 juillet, l’Association internationale de météorologie et de physique de l’atmosphère, l’Association internationale des sciences physiques de l’océan et l’Association internationale des sciences cryosphériques ont invité la communauté internationale à participer à leur assemblée conjointe, appelée «MOCA-09», à Montréal (Canada). Quelque 1 350 délégués venus de plus de 50 pays ont assisté à cette conférence sur le thème «le réchauffement de notre planète».

L’OMM a été invitée à parrainer un kiosque dans le cadre de l’exposition (20-22 juillet), afin d’informer les délégués présents de ses nombreuses activités. Il a fallu faire appel à des bénévoles pour s’occuper de ce kiosque, et le comité d’organisation de MOCA-09 a envoyé un courriel à tous les membres du centre local de la Société canadienne de météorologie et d’océanographie pour tenter de trouver, sur le plan local, des bénévoles connaissant bien l’OMM.

Le processus de recrutement fut un succès, puisque trois jeunes retraités d’Environnement Canada possédant une solide expérience de l’OMM se sont portés candidats: Louis Lefaivre, ancien rapporteur du CR IV pour le Système mondial de traitement des données et de prévision (SMTDP) et ancien membre de groupes de travail, Jean-Guy Cantin, ancien consultant en formation auprès de l’OMM, et Rick Jones, ancien membre de groupes de travail de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), délégué à une session conjointe OACI/CMAé et consultant pour le SMTDP. MM. Lefaivre et Cantin faisaient aussi tous deux partie du comité d’organisation local.

Tant l’OMM que MOCA-09 et les bénévoles ont tiré profit de cette initiative. Il était financièrement judicieux pour l’OMM d’être représentée sur le stand par des bénévoles locaux. Les délégués à la conférence MOCA-09 ont été informés des diverses activités de l’OMM par des experts expérimentés, et les bénévoles ont eu l’occasion de participer à certaines parties de la conférence et de rencontrer des collègues.

De nombreuses publications de l’OMM étaient disponibles sur le stand. L’OMM en bref ainsi qu’une brochure sur le Programme mondial de recherche sur le climat ont été très demandés. Mais, de façon un peu surprenante, ce fut la bande dessinée Prenons soin de notre climat destinée au jeune public qui remporta le plus grand succès! De nombreux participants l’ont ramenée pour leurs enfants ou pour les écoles avec lesquelles ils collaboraient.

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Appel à l’action contre les tempêtes de sable et de poussière

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En septembre, l’OMM et la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CCD) ont uni leurs efforts pour lancer un appel en faveur d’une action mondiale et immédiate contre la recrudescence des tempêtes de sable et de poussière. Les débats qui se sont déroulés au cours de la neuvième session de la Conférence des parties à la CCD (Buenos Aires, Argentine, 22-24 septembre 2009) se sont appuyés sur le quatrième Rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui met en garde contre une augmentation de fréquence des sécheresses, particulièrement dans les zones arides du globe.

Au moment même où se déroulait cette conférence, une violente tempête de sable et de poussière rouge venue de l’intérieur des terres s’abattait sur la côte est de l’Australie. Selon le Service météorologique australien, un front froid sur la Nouvelle-Galles du Sud a provoqué de violents orages accompagnés de vents soutenus de la force du coup de vent, soulevant la poussière dans des zones du pays durement touchées par la sécheresse. Le trafic aérien a dû être suspendu, la circulation des ferrys et des véhicules automobiles a été perturbée et le fameux opéra de Sydney a disparu dans un brouillard orangé. La tempête a également causé une forte hausse des cas d’asthme et de détresse respiratoire. Elle a aussi emporté les sols des zones agricoles de l’intérieur et les a déposés au large des côtes.

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Le 23 septembre 2009 au matin, un rideau de poussière s’étendait du nord du Queensland à l’extrémité sud-est de l’Australie.
(Nasa)

 
   
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L’OMM a créé le Système d’annonce et d’évaluation des tempêtes de sable et de poussière pour permettre aux pays de recevoir des messages d’alerte précoce sur les tempêtes de sable et de poussière dévastatrices dans le monde entier. À ce jour, il existe douze centres opérationnels ou de recherche spécialisés dans la prévision des tempêtes de sable et de poussière dans le monde.

 

 

 

 

 

 

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