Juin 2008

Déclaration de l’OMM sur l’état du climat mondial en 2007

Cet article a été repris de la Déclaration de l'OMM sur l'état du climat mondial en 2007
(OMM-No. 1031).

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Températures à l’échelle mondiale en 2007

D’après les analyses effectuées par les grands centres climatologiques, 2007 fait partie des dix années les plus chaudes jamais enregistrées. Les analyses du Centre Hadley du Service météorologique du Royaume-Uni ont révélé que la température moyenne à la surface du globe en 2007 présentait une anomalie positive de 0,40 °C (0,72 °F) par rapport à la normale calculée pour la période 1961-1990 (14 °C/ 57,2 °F). Par conséquent, 2007 se place au septième rang des années les plus chaudes depuis le début des relevés. D’après le Centre national de données climatologiques de l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA), l’anomalie positive est de 0,55 °C (0,99 °F) par rapport à la normale calculée pour tout le XXe siècle (1901-2000), qui est de 13,9 °C (56,9 °F), ce qui place 2007 au cinquième rang des années les plus chaudes.

graphique   Anomalies de la température combinée de l’air à la surface des terres et de la mer en surface entre 1850 et 2007, pour l’ensemble du globe et pour chaque hémisphère, par rapport à la moyenne calculée pour la période 1961-1990. Le jeu de données de référence est le HadCRUT3 (Brohan et al., 2006), qui combine températures de l’air à la surface des terres et températures de surface de la mer (SST). Il s’agit de moyennes arithmétiques pondérées par région.
(Source: Centre Hadley du Service météorologique national et Section de recherche sur le climat de l’Université d’East Anglia, Royaume-Uni)

Janvier 2007 a été le mois de janvier le plus chaud jamais enregistré depuis que des relevés ont commencé à être établis à l’échelle du globe.

Calculées séparément, les températures moyennes en surface en 2007 dans l’hémisphère Nord (anomalie positive de 0,62 °C/
1,12 °F) par rapport à la période 1961-1990, dont la moyenne s’établit à 14,6 °C (58,28 °F) et
dans l’hémisphère Sud (anomalie positive de 0,18 °C/0,32 °F par rapport à la moyenne de
13,4 °C/56,12 °F) occupent respectivement, d’après les analyses du Centre Hadley, le deuxième et le dixième rang des températures les plus élevées depuis le début des relevés. En janvier, la température moyenne à l’échelle du globe a atteint 12,7 °C (54,9 °F), la normale sur ce mois calculée pour la période 1961-1990 étant de 12,1 °C (53,8 °F).

Toutes les données de température sont entachées d’incertitudes qui découlent essentiellement des lacunes des réseaux d’observation. Ces incertitudes sont telles que 2007 pourrait être l’année la plus chaude, mais pourrait aussi se placer au neuvième rang des années les plus chaudes depuis le début des relevés, tous les intermédiaires étant statistiquement plausibles.

La température moyenne à la surface du globe a accusé une hausse de 0,74 °C depuis le début du XXe siècle, mais cette progression n’a pas été continue. Sur les cinquante dernières années, le rythme moyen du réchauffement (0,13 °C par décennie) est presque le double de celui calculé pour le siècle écoulé.

Note: Conformément à la pratique établie, les analyses de la température à l’échelle du globe sont réalisées par l’OMM à partir de deux jeux de données distincts. Le premier est le jeu de données combinées provenant du Centre Hadley du Service météorologique du Royaume-Uni et de la Section de recherche sur le climat de l’Université d’East Anglia (Royaume-Uni). Le second est tenu à jour par la NOAA qui relève du Ministère du commerce des États-Unis d’Amérique. Les deux centres opèrent à partir d’analyses améliorées de la température tout en utilisant des méthodes différentes. Les classements peuvent donc varier légèrement selon la méthode retenue.

Disparités régionales

Sur l’année, les températures moyennes ont été supérieures à la normale dans la plupart des régions continentales, avec quelques anomalies froides dans le sud de l’Amérique du Sud. Les anomalies chaudes les plus marquées ont concerné les hautes latitudes de l’hémisphère Nord, dont une grande partie de l’Amérique du Nord, de l’Europe et de l’Asie. Dans ces régions, les températures annuelles ont dépassé de 2 à 4 °C (3,6 à 7,2 °F) la normale calculée pour la période 1961-1990. En Fédération de Russie, 2007 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée en 150 ans de mesures hydrométéorologiques.

Des températures nettement supérieures à la normale ont été constatées dans une grande partie de l’Atlantique Nord, situation qui reflète la phase chaude de l’oscillation atlantique multidécennale qui s’est amorcée au début des années 90. En revanche, les températures de surface de la mer étaient inférieures à la normale dans une grande partie de l’océan Austral.

Le début de l’année 2007 a été marqué par des anomalies thermiques records un peu partout dans le monde. Certaines régions d’Europe ont connu un hiver et un printemps parmi les plus cléments de leur histoire, les températures moyennes de janvier et d’avril étant supérieures de plus de 4 °C (7 °F) à la normale pour ces mois.

graphique Champ d’anomalies de la température à la surface du globe en 2007, en degré Celsius, par rapport à la période de référence 1961-1990. Chaque croix désigne, pour le pixel correspondant, l’anomalie positive la plus marquée des 158 dernières années.
(Source: Centre Hadley du Service météorologique national et Section de recherche sur le climat de l’Université d’East Anglia, Royaume-Uni)

Des températures torrides ont sévi dans une grande partie de l’Australie-Occidentale entre début janvier et début mars, celles de février dépassant de plus de 5 °C la moyenne. En juin et juillet, deux vagues de chaleur extrême ont frappé le sud-est de l’Europe, où les maxima quotidiens, qui étaient supérieurs à 40 °C (104 °F) et qui ont même atteint 45 °C (113 °F) en Bulgarie, ont pulvérisé les précédents records. Des dizaines de personnes sont décédées et les pompiers ont combattu les brasiers qui ont ravagé des milliers d’hectares. Une forte vague de chaleur a également sévi durant une bonne partie du mois d’août dans le sud des États-Unis, faisant plus de 50 victimes; pendant cette période, nombre de records absolus de température ont été battus. Août et septembre 2007 ont été extrêmement chauds dans certaines régions du Japon, le maximum absolu de 40,9 °C (105,6 °F) enregistré le 16 août constituant un nouveau record national.

Le 26 décembre, le mercure a atteint 44,2 °C (111,6 °F) à Perth, capitale de l’Australie-Occidentale, soit la température la plus élevée jamais constatée en décembre depuis le début des relevés, en 1897: cette valeur dépasse de presque 2 °C le précédent record, à savoir 42,3 °C (108,1 °F) le 31 décembre 1968.

En revanche, l’Australie a connu en juin le mois le plus froid de son histoire, la température moyenne étant inférieure de 1,5 °C (2,7 °F) à la normale. L’Amérique du Sud a connu entre juin et août un hiver inhabituellement rigoureux: des vents violents, de forts blizzards et des chutes de neige exceptionnelles se sont abattus sur plusieurs provinces, la température chutant jusqu’à -22 °C (-7,6 °F) en Argentine et -18 °C (-0,4 °F) au Chili au début de juillet. Le Midwest des États-Unis a connu dans la deuxième semaine de décembre de violentes tempêtes hivernales et des pluies verglaçantes qui ont recouvert d’une épaisse couche de glace des régions très étendues, privant d’électricité des centaines de milliers de foyers.


Sécheresses

Pendant une grande partie de l’année, une sécheresse grave à extrême a touché de vastes secteurs du nord du Midwest et de l’ouest des États-Unis et aussi le sud de l’Ontario (Canada). La sécheresse a aussi sévi entre août et décembre dans la majeure partie du sud-est des États-Unis, mais des pluies abondantes y ont mis un terme dans les plaines du sud. Favorisés par une sécheresse persistante et attisés par les forts vents de Santa Ana, des incendies ont ravagé en octobre la Californie méridionale, détruisant plus de 1500 habitations et frappant des centaines de milliers de personnes. Selon des estimations préliminaires, plus de 85 000 feux de forêt ont ravagé au total plus de 37 000 km2 sur l’ensemble du territoire américain, ce qui place 2007 au deuxième rang des années où les incendies ont été les plus dévastateurs.

L’Australie a été moins touchée qu’en 2006, mais une grave pénurie d’eau a persisté en maints endroits en raison d’une sécheresse prolongée. Les zones densément peuplées et les grandes régions agricoles ont connu des précipitations déficitaires, surtout entre juillet et octobre, qui ont entraîné des pertes de récoltes et de bétail importantes et des restrictions d’eau prolongées dans la plupart des grandes villes. Un vaste incendie qui a démarré au début du mois de décembre 2006 dans les montagnes du nord-est de l’État de Victoria a continué jusqu’au début de février; cet incendie, le plus persistant qu’ait connu cet État, a ravagé plus de 11 000 km2.

Le sud de la Chine a connu une grave sécheresse entre fin septembre et mi-décembre: les provinces de Hunan, Jiangxi, Guangdong, Guangxi, Guizhou et Fujian n’ont reçu que 40 % des précipitations normales et des millions de personnes ont dû faire face à des restrictions d’eau et à des pertes de récoltes.

carte Anomalies climatiques et phénomènes épisodiques ayant marqué l’année 2007.
(Source: Centre national de données climatologiques, NOAA, États-Unis d’Amérique)

Inondations et tempêtes violentes

En 2007, à l’échelle du globe, les précipitations sur les zones continentales ont été supérieures à la normale calculée pour la période 1961-1990. Elles ont cependant été déficitaires dans le sud-est et l’ouest de la partie continentale des États-Unis (à l’exception de l’Alaska), dans le nord de l’Inde, sur le littoral oriental du Brésil, dans le sud et l’est de l’Australie et dans certaines régions d’Asie orientale. À l’opposé, le centre des États-Unis et certaines régions d’Europe et d’Asie ont connu des précipitations supérieures à la moyenne.

Des inondations ont frappé maints pays africains en 2007. En février, le Mozambique a connu les pires inondations des six dernières années, inondations qui ont fait des dizaines de victimes, détruit des milliers de foyers et noyé 800 km2 de cultures dans la vallée du Zambèze. Au Soudan, des pluies torrentielles ont provoqué des crues éclair dans nombre de régions en juin et juillet: plus de 410 000 personnes ont été touchées dont 200 000 se sont retrouvées sans abri. La forte mousson du sud-ouest s’est traduite, de juillet à septembre, par l’une des saisons des pluies les plus arrosées de cette région et a déclenché des crues éclair généralisées dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale ainsi que dans certaines parties de la Corne de l’Afrique. Environ 1,5 million de personnes ont été touchées et des centaines de milliers de foyers ont été détruits.

En Bolivie, les inondations de janvier et de février ont touché près de 200 000 personnes et noyé 700 km2 de terres cultivables. De fortes tempêtes accompagnées de pluies abondantes ont entraîné des inondations de très grande ampleur dans les régions du littoral argentin à la fin de mars et au début d’avril. Début mai, des pluies abondantes ont entraîné en Uruguay les pires inondations que ce pays ait connues depuis 1959, inondations qui ont touché plus de 110 000 personnes et sérieusement endommagé cultures et bâtiments. Provoquées par des orages, les inondations massives au début du mois de novembre au Mexique ont détruit les foyers de plus de 500 000 personnes et mis à mal l’industrie pétrolière nationale.

En Indonésie, les inondations massives du début de février à Java ont fait des dizaines de victimes et noyé sous des mètres d’eau (jusqu’à 3,7 m) la moitié de la ville de Djakarta. En Chine, des pluies abondantes et persistantes ont ravagé la vallée du Huai He à la fin du mois de juin et en juillet, touchant plus de 29 millions de personnes; cette inondation est sans doute la pire qu’ait connue cette région depuis 1954. De nombreux épisodes de précipitations extrêmes liés à la mousson ont entraîné les pires inondations que certaines régions d’Asie méridionale aient connues depuis des années. Environ 25 millions de personnes ont souffert, notamment en Inde, au Pakistan, au Bangladesh et au Népal et des milliers ont perdu la vie. Toutefois, en Inde, les précipitations liées à la mousson d’été (juin à septembre) sont restées dans l’ensemble proches de la normale (105 % de la moyenne à long terme), même si elles étaient très inégalement réparties dans l’espace et le temps.

Dans la seconde quinzaine de décembre, de fortes pluies ont provoqué des inondations massives au Sri Lanka et en Indonésie: plus de 250 000 personnes ont été touchées au Sri Lanka et des inondations très étendues ont déclenché des glissements de terrain dévastateurs dans l’île de Java, touchant des dizaines de milliers de personnes et faisant plus de
100 victimes.

Les 17 et 18 janvier 2007, Kyrill, un puissant système dépressionnaire, a déversé des pluies torrentielles sur une grande partie de l’Europe du Nord où les vents ont soufflé jusqu’à 170 km/h. Au moins 47 personnes ont trouvé la mort et des coupures de courant ont concerné des dizaines de milliers de personnes durant la tempête.

L’Angleterre et le pays de Galles ont connu leurs mois de mai à juillet les plus arrosés depuis que les observations ont débuté, en 1766; la hauteur totale de pluie s’est élevée à 415 mm, pulvérisant le précédent record – 349 mm – qui remonte à 1789. Des inondations de grande ampleur ont fait neuf victimes et causé plus de 6 milliards de dollars de dégâts.

Cyclones tropicaux

Un total de 24 tempêtes tropicales ayant reçu un nom se sont formées en 2007 dans le Pacifique Nord-Ouest, soit un chiffre inférieur à la moyenne annuelle qui est de 27. Quatorze de ces systèmes dépressionnaires – le même nombre que la moyenne – entraient dans la catégorie des typhons. Les dépressions tropicales ont touché des millions de personnes dans le sud-est asiatique, les typhons Pabuk, Krosa et Lekima et la tempête tropicale Peipah faisant partie des plus violentes.


Quinze tempêtes baptisées, contre une moyenne de douze (calculée sur la période 1981-2000), se sont formées au-dessus de l’Atlantique durant la saison cyclonique 2007; six étaient classées dans la catégorie des ouragans, la moyenne annuelle étant elle aussi de six. Pour la première fois depuis le début de relevés, en 1886, deux ouragans de catégorie 5, Dean et Felix, ont touché terre durant la même saison cyclonique.

En février, le cyclone tropical Gamède a noyé La Réunion sous des pluies diluviennes: 3 929 mm en trois jours, ce qui constitue un nouveau record mondial de précipitations.

En juin, le cyclone Gonu est arrivé sur les côtes du Sultanat d’Oman où plus de 20 000 personnes ont été touchées et 50 ont péri, avant d’atteindre la République islamique d’Iran. Gonu est le cyclone tropical le plus violent qui ait frappé la région depuis le début des relevés, en 1945.

Le 15 novembre, le cyclone tropical Sidr a atteint le Bangladesh, accompagné de pluies torrentielles et de vents pouvant atteindre 240 km/h. De catégorie 4, il a touché plus de
8,7 millions de personnes, en a blessé 52 000 et tué plus de 3 000; près de 1,5 million d’habitations ont été endommagées ou détruites.

La saison cyclonique 2006/07 en Australie a été inhabituellement calme: seuls cinq cyclones tropicaux ont été observés, soit le chiffre le plus bas – même s’il a déjà été égalé auparavant – qui ait été répertorié depuis au moins 63 ans.

El Niño/Oscillation australe

Les manifestations du bref épisode El Niño de fin 2006 se sont rapidement dissipées en janvier 2007, et des conditions dénotant un épisode La Niña se sont bien installées dans le centre et l’est du Pacifique équatorial durant le second semestre de 2007.

Dans le courant de l’année, avec l’épisode La Niña en place, les conditions observées dans l’ouest du Pacifique équatorial n’étaient pas au départ caractéristiques d’un épisode La Niña. On relevait en effet une configuration inhabituelle des températures de surface de la mer, marquée par des valeurs inférieures à la normale dans l’océan Indien au large des côtes du nord de l’Australie et supérieures à la normale dans l’ouest dudit océan. La configuration des températures de surface de la mer dans l’océan Indien était analogue à celle qui caractérise la phase positive du dipôle de l’océan Indien, mode de variabilité du système climatique qui n’a été décrit que récemment (voir encadré).

Dipôle de l’océan Indien

Dans sa phase positive, le dipôle de l’océan Indien se manifeste par des anomalies froides de la température de surface de la mer dans l’est de l’océan Indien équatorial, près des côtes indonésiennes et australiennes, et par des anomalies chaudes dans l’ouest, près des côtes malgaches. La phase négative a des caractéristiques inverses.

Toutefois, lors des trois derniers mois de l’année, la configuration des températures de surface de la mer est devenue, d’une manière générale, caractéristique d’un épisode La Niña.

Au fur et à mesure de son évolution, ce phénomène a influé sur les régimes climatiques dans de nombreuses régions du monde, notamment celles qui jouxtent le Pacifique équatorial et, plus généralement, la région de l’océan Indien ainsi que l’Asie, l’Afrique et les Amériques.


Couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique

En 2007, le trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique était relativement peu étendu, situation imputable à la clémence des températures hivernales dans la stratosphère. Depuis 1998, seuls les trous de 2002 et de 2004 étaient plus petits. Celui de 2007 a atteint une superficie maximale de 25 millions de km2 à la mi-septembre, contre plus de 29 millions en 2000 et 2006, années records. La déperdition totale de l’ozone a atteint 28 mégatonnes le 23 septembre, contre plus de 40 mégatonnes en 2006, l’année du déficit record.

Étendue de la banquise de l’Arctique

En septembre, l’étendue moyenne de la banquise était de 4,28 millions de km2, soit la plus faible jamais constatée. À l’issue de la saison de la fonte des glaces de l’Arctique, l’étendue de la banquise était inférieure de 39 % à la moyenne calculée pour la période 1979-2000 et de 23 % à celle de 2005, l’année du record précédent.

La disparition partielle des glaces dans l’océan Arctique a ouvert le passage du Nord-Ouest pendant environ cinq semaines à partir du 11 août. Près de 100 navires ont pu emprunter ce passage sans risquer d’être bloqués par les glaces.

Aujourd’hui, l’étendue de la banquise permanente telle qu’elle est mesurée en septembre diminue d’environ 10 % par décennie depuis 1979, soit 72 000 km2 par an.

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Étendue de la banquise en septembre 2007 (à gauche) et septembre 2005 (à droite); la ligne magenta délimite l’étendue médiane calculée pour les années 1979-2000. La banquise couvrait 4,28 millions de km2 en septembre 2007 contre 5,57 millions en septembre 2005.
(Source: jeu de données «Sea Ice Index» du Centre national de données sur la neige et la glace, États-Unis d’Amérique)

 

 

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