Juin 2009

Activités de l'OMM

À l’approche de la troisième Conférence mondiale sur le climat (CMC-3) / Temps, climat et agriculture en Afrique de l’Ouest / Incidences des crues et de la sécheresse sur l’agriculture au Mali / Système mondial d’observation du climat (SMOC) / L’OMM retire des noms d’ouragans

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À l’approche de la troisième Conférence mondiale sur le climat (CMC-3)

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En savoir plus sur le climat pour préparer l’avenirTroisième Conférence mondiale sur le climat, Genève, 31 août - 4 septembre 2009
   

L’OMM et ses partenaires du système des Nations Unies ont organisé les deux premières Conférences mondiales sur le climat qui ont éveillé l’attention des décideurs politiques sur les questions liées au climat et au changement climatique.

La première Conférence mondiale sur le climat, en 1979, a joué un rôle majeur dans la formation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat qui a remporté le prix Nobel en 2007.

En 1990, la deuxième Conférence mondiale sur le climat a imprimé l’élan nécessaire aux initiatives internationales de lutte contre le changement climatique et a débouché sur l’établissement de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques en 1992. Ces conférences ont également mené à la création de mécanismes essentiels en matière de climat: le Programme climatologique mondial, le Programme mondial de recherche sur le climat et le Système mondial d’observation du climat (voir ci-dessous).

La troisième Conférence mondiale sur le climat a pour mission de faire progresser le développement des services climatologiques et leur application dans l’intérêt des sociétés.

Le résultat escompté de la Conférence est la création d’un Cadre mondial pour les services climatologiques réunissant quatre composantes: observation et surveillance; modélisation et recherche climatologique; services d’information sur le climat et programme d’application des services climatologiques.

La mise en place de ce Cadre améliorera sensiblement le bien-être des sociétés dans le monde en coordonnant les progrès dans la prestation et l’application des services climatologiques. Ces derniers, à leur tour, aideront l’humanité à s’adapter à la nouvelle donne climatique et à la gestion des risques climatiques en incorporant les prévisions et les informations scientifiques dans les politiques et les processus de décisions aux niveaux mondial, régional et national.

Le projet de Déclaration de haut niveau et l’ébauche du futur Cadre mondial ont été soumis aux gouvernements pour que ces derniers y incorporent leurs commentaires et réactions afin de faciliter la formation d’un consensus.

Le Secrétaire général a mis en place le Comité international d’organisation (CIO) de la CMC-3, présidé par John Zillman (Australie), ainsi qu’un Secrétariat dédié à la Conférence, et a constitué deux équipes spéciales internes chargées de la coordination technique et de la logistique.

Le CIO s’est déjà réuni trois fois: en février et septembre 2008 et en mars 2009. Sa quatrième et dernière réunion aura lieu le 30 août 2009 à Genève, la veille de la Conférence. Lors de sa première réunion, le CIO avait formé trois sous-comités investis de missions spécifiques dans l’organisation de la Conférence: le sous-comité du Programme, le sous-comité du Segment de haut niveau, le sous-comité de la mobilisation des ressources ainsi que le sous-comité Coordination et contacts.

Le CIO et ses sous-comités ont bien avancé dans les préparatifs de la Conférence. Le programme ainsi que l’appel à soumission des résumés ont été finalisés et placés sur le site Web de la CMC-3. Le programme couvre des aspects variés et veille à une large participation. La sélection des orateurs progresse normalement et est achevée pour la plupart des sessions.

Plusieurs pays et institutions se sont engagés à contribuer ou ont déjà envoyé leur donation au Fonds d’affectation spéciale de la CMC-3. Parmi eux, l’Allemagne, l’Arabie Saoudite, l’Australie, le Canada, la Chine, le Danemark, l’Espagne, les États-Unis d’Amérique, la Fédération de Russie, la Finlande, la France, la Grèce, l’Inde, l’Irlande, l’Italie, le Japon, le Kenya, la Norvège, la Suisse, l’Union européenne, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement.

Les organisateurs de la Conférence mettent tout en œuvre pour que celle-ci soit un succès. Chacun est invité à s’inscrire à cet événement mondial qui va relever les enjeux du climat aujourd’hui et pour l’avenir.

Le 30 juin 2009, l’OMM présentera aux médias la troisième Conférence mondiale sur le climat (CMC-3), qui se tiendra à Genève du 31 août au 4 septembre 2009.

Des conférences de presse organisées en coordination avec les Membres de l’OMM et le Système des Nations Unies seront données conjointement par un fournisseur et un utilisateur de services climatologiques. L’événement de presse principal aura lieu à l’Office des Nations Unies à Genève et des conférences de presse auront également lieu en différents endroits du monde, dont Bangkok, Bruxelles, Moscou, Nairobi, New York, San José et Santiago. Les Services météorologiques et hydrologiques nationaux des Membres de l’OMM ont été invités à organiser des événements de presse au niveau national.

Un communiqué de presse sur l’état d’avancement des préparatifs de la conférence ainsi qu’un dossier de presse seront diffusés dans les six langues officielles des Nations Unies. Le dossier de presse sur la CMC-3 contiendra:

  • couverture Une lettre d’introduction du Secrétaire général de l’OMM
  • Sept fiches sur les avantages que les décideurs peuvent retirer de l’information climatologique
  • Des réponses à quelques questions courantes
  • Une annonce aux médias
  • Le programme provisoire de la conférence
  • Des informations sur les bailleurs de fonds
  • Un feuillet sur le Forum mondial des présentateurs
    météo qui se tiendra durant la CMC-3

Ce dossier est accessible sur le site Web de la CMC-3

Pour de plus amples renseignements, veuillez vous mettre en rapport avec le Bureau de la communication et des relations publiques de l’OMM:

Courriel: cpa[at]wmo.int

Tél.: (+41) (0) 22 730 8314/15

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Temps, climat et agriculture en Afrique de l’Ouest

Poursuite des séminaires itinérants pour les agriculteurs

Les séminaires itinérants sur le temps et le climat pour les agriculteurs d’Afrique de l’Ouest, financés par le Service météorologique national espagnol et coordonnés par l’OMM, visent à encourager l’autonomie des paysans en Afrique de l’Ouest en les informant sur la gestion des risques météorologiques et climatiques et sur l’utilisation des ressources naturelles pour la production agricole dans une perspective durable.

Une réunion d’évaluation et de planification s’est tenue à Bamako (Mali), en mars 2009. Elle a évalué les résultats de la phase I du projet qui était axée sur le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal. à la lumière des expériences et des retours de représentants de ces pays, la réunion a ensuite constitué et programmé 10 autres séminaires itinérants pour six pays d’Afrique de l’Ouest: Bénin, Cap-Vert, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau et Togo. Trois séminaires supplémentaires ont été programmés dans les cinq pays qui ont accueilli des séminaires au cours de la phase I.

Le premier groupe de pays a rencontré certaines difficultés, notamment en matière de logistique, de transport des agriculteurs sur le lieu des séminaires, de gestion des participants non invités et de programmation des séminaires en hiver.

Cette initiative a également révélé plusieurs aspects positifs, et notamment: de bons partenariats avec d’autres organisations, en particulier les ONG locales, la promotion des services fournis par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN), une meilleure compréhension par les SMHN des besoins des agriculteurs, une meilleure perception du changement climatique par les agriculteurs et un accroissement de la réceptivité de ces derniers vis-à-vis des conseils météorologiques fournis par les SMHN.

La réunion a formulé plusieurs recommandations, notamment concernant le renforcement de l’efficacité du processus administratif de transfert de fonds aux pays, l’organisation des séminaires juste avant le début de la saison des pluies, la création d’un réseau régional d’échange d’idées et de difficultés rencontrées parmi les pays concernés et la possibilité d’utiliser les prévisions climatiques saisonnières des forums régionaux sur l’évolution probable du climat

farmers in the field

 

 

 

 

 

 

En Afrique de l’Ouest, les agriculteurs sont confrontés à de nombreuses épreuves dues à la variabilité et au changement climatiques mais ils peuvent apprendre à s’adapter, voire même à tirer parti des nouvelles conditions.

Programme de météorologie agricole

Adaptation au changement climatique

Un atelier international sur l’adaptation au changement climatique en Afrique de l’Ouest s’est tenu à Ouagadougou (Burkina Faso), en avril 2009. Plus de 70 experts et décideurs de premier plan ont examiné et recommandé des solutions concertées en matière d’adaptation pour les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la sylviculture et de la pêche en Afrique de l’Ouest.

Toutes ces recommandations se fondent sur le rôle primordial que jouent, en Afrique de l’Ouest, les services et produits météorologiques et climatologiques dans les solutions envisagées, au titre des politiques de développement nationales, pour l’adaptation de l’agriculture aux changements climatiques.

L’atelier a préconisé une meilleure gestion des ressources en eau, principalement dans la perspective d’une sécurité alimentaire renforcée. Il a également exploré comment faciliter l’accès au crédit et aux intrants agri-coles, afin de favoriser les systèmes de production intégrés (cultures-élevage, aquaculture-agriculture, etc.) grâce à une gestion plus efficace des ressources et à l’utilisation de variétés et de races bien adaptées.

Pour répondre aux besoins des petits exploitants, il est prévu de constituer une base de données très complète et pragmatique sur les mesures d’adaptation possibles pour les différents systèmes de culture et d’élevage et pour les diverses zones agroécologiques.

  african village
Il convient également de mobiliser les ressources pour l’intensification des activités de recherche, notamment en ce qui concerne les répercussions des changements climatiques sur l’agriculture dans les différentes zones agroécologiques de la région, ainsi que pour les mesures d’adaptation.

Au nombre des actions recommandées figure la mise en place d’un réseau sur le changement climatique et la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale et d’un secrétariat technique, avec le concours de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et des institutions compétentes. Au niveau national, ce secrétariat devrait bénéficier du soutien du Ministère de l’agriculture, en coordination avec le Service météorologique et hydrologique national.

L’atelier était organisé par l’Organisation météorologique mondiale, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, le Service météorologique national espagnol et d’autres partenaires.

L’adaptation au changement climatique et la gestion des risques dans le secteur agricole sont des questions qui seront abordées au cours de la troisième Conférence mondiale sur le climat, qui se tiendra à Genève, Suisse, du 31 août au 4 septembre 2009 (voir sous www.wmo.int/wcc3).

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Incidences des crues et de la sécheresse sur l’agriculture au Mali

L’évaluation des incidences des crues et de la sécheresse sur l’agriculture au Mali s’inscrit dans le cadre du projet d’évaluation des incidences des catastrophes naturelles sur l’agriculture (ANADIA), un programme intégré mené aux niveaux national, régional et international pour tenter de réduire la vulnérabilité des activités agricoles aux incidences des catastrophes naturelles et contribuer de manière durable à la sécurité alimentaire, à la lutte contre la pauvreté, au développement rural et à la qualité de l’environnement.

Le projet a été lancé au mois de mars lors d’une réunion à Bamako (Mali). Les participants à la réunion ont passé en revue les objectifs du projet, à savoir l’évaluation des incidences des crues et des sécheresses, et étudié les conclusions d’une expérience menée dans ce domaine au Centre AGRHYMET du Niger.

Ils se sont ensuite penchés sur les incidences des crues et de la sécheresse au Mali et ont recherché les sites appropriés où de telles incidences pourraient être évaluées pendant la mise en œuvre du projet.

L’organisation d’un atelier de formation aux différents aspects de l’évaluation des incidences des crues et de la sécheresse au Mali a été discutée et un comité de coordination pour le projet ANADIA-Mali a été mis en place sous la présidence du Directeur du Service météorologique national du Mali.

Natural hazards

Programme de météorologie agricole

Programme d'hydrologie et de mise en valeur des ressources en eau

Programme OMM de réduction des risques de catastrophes

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Système mondial d’observation du climat (SMOC)

SMOC: rapport d’activités 2004-2008

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Le Rapport d’activité sur la mise en œuvre du Système mondial d’observation à des fins climatologiques dans le contexte de la CCNUCC 2004-2008 rend compte des progrès accomplis depuis fin 2004 dans la mise en œuvre du Système mondial d’observation à des fins climatologiques à travers des actions préconisées par le Plan 2004 de mise en œuvre des systèmes mondiaux d’observation à des fins climatologiques à l’appui de la CCNUCC (GCOS-92). Cette version du rapport a été soumise au Secrétariat de la CCNUCC le 8 avril 2009 à la demande de l’Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique (SBSTA) en décembre 2005.

Le SBSTA avait prié le secrétariat du SMOC de présenter un rapport complet lors de sa trentième session (juin 2009) faisant état des progrès du plan de mise en œuvre du SMOC. Le Rapport est disponible pour examen technique et commentaires.

Réseau aérologique de référence (GRUAN) du SMOC

Le SMOC est en train de mettre sur pied un réseau de référence afin d’optimiser les observations en altitude (GRUAN). Ce réseau fournira des relevés de haute précision des profils atmosphériques à long terme; il sera complété par des installations de pointe basées au sol. Afin de cerner toutes les propriétés de la colonne atmosphérique et leurs variations, GRUAN permettra de modéliser et de calibrer les données de systèmes mondiaux plus étendus à l’échelle spatiale, y compris en provenance des satellites et des réseaux de télédétection actuels.

La première Réunion de coordination des activités de mise en œuvre (ICM-1) du GRUAN a eu lieu en mars 2009. Elle a offert la possibilité au Groupe de travail des observations atmosphériques de référence, au Centre directeur GRUAN et aux représentants des 14 premiers sites candidats de passer en revue les progrès accomplis et d’échanger des idées sur la définition du mode de fonctionnement le mieux approprié. Il a été en outre convenu que GRUAN deviendrait le projet-pilote du Système mondial intégré d’observation de l’OMM.

Le compte rendu de la réunion (GCOS-131) est disponible sur le site Web du SMOC puis, Publications.

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L’OMM retire des noms d’ouragans

  hurricane

Trois noms d’ouragans de l’Atlantique —Gustav, Ike et Paloma—et un du Pacifique Nord—Alma—ont été retirés du roulement officiel des noms par le Comité des ouragans de l’OMM en raison du grand nombre de victimes et des dégâts qu’ils ont causés en 2008.

Le Comité publie la liste des noms potentiels de cyclones tropicaux tous les six ans pour les deux bassins océaniques. Ces noms auraient dû être utilisés à nouveau en 2014 et seront remplacés respectivement par Gonzalo, Isaias, Paulette et Amanda.

Le Comité des ouragans du CR IV (Amérique du Nord, Amérique centrale et Caraïbes) a tenu sa trente et unième session à Nassau (Bahamas) du 20 au 24 avril 2009.

Une saison proche de la normale est prévue pour le bassin Atlantique (1er juin-30 novembre) et une saison normale ou en dessous de la normale pour le Pacifique Est (15 mai-30 novembre). L’activité dans les deux océans dépendra, entre autres facteurs, de la formation d’un épisode El Niño.

Les premiers noms à être utilisés cette année seront Ana dans l’Atlantique et Andres dans le Pacifique Est.

 

Programme concernant les cyclones tropicaux

Tropical cylone names

Programme mondial des applications et des services climatologiques et Services d'information et de prévision climatologiques

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Contact: Éditrice MétéoMonde - WMO ©2008 Genève, Suisse

 

 

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