Juin 2011

Nouvelles en bref

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Le Congrès météorologique mondial fixe les priorités pour les quatre prochaines années / Le nouveau Conseil exécutif de l'OMM / WIGOS - Le futur pôle d’observation du temps, du climat et de l’eau pour notre planète / Réunion d’experts de la CSB sur les Systèmes mondiaux d’observation / L’OMM à la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés / L’OMM à la Plate-forme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe / De nouvelles activités polaires / L’OMM récompense les scientifiques / Le Conseil exécutif sélectionne les lauréats des Prix / Fukushima: quels enseignements?

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Le Congrès météorologique mondial fixe les priorités pour les quatre prochaines années

Le Congrès météorologique mondial a adopté une initiative ambitieuse d’envergure planétaire qui aidera toutes les collectivités, en particulier les plus vulnérables d’entre elles, à faire face aux incidences du changement climatique, à réduire les risques de catastrophes naturelles et à préserver la production alimentaire, l’approvisionnement en eau et la santé.

Le Cadre mondial pour les services climatologiques favorisera la mise à disposition des informations climatologiques dont les décideurs et les populations ont besoin pour se préparer au changement climatique et arrêter des mesures sur le long terme. Il s’agira d’une entreprise planétaire faisant intervenir un grand nombre d’acteurs.

Le Congrès a fixé cinq grandes priorités pour l’OMM au cours des quatre prochaines années:

  • le Cadre mondial pour les services climatologiques;
  • la réduction des risques de catastrophes;
  • les systèmes d’observation et d’information;
  • le renforcement des capacités des pays en développement;
  • les services météorologiques pour le secteur de l’aéronautique.

«Nous devons faire en sorte que les acteurs de la coopération internationale resserrent leurs liens pour obtenir des résultats encore meilleurs», a déclaré Alexander Bedritskiy.

Le Congrès a approuvé un budget ordinaire de 276 millions de francs suisses pour la période financière 2012-2015 et des contributions volontaires estimées à 175 millions de francs suisses.

Une session extraordinaire du Congrès météorologique mondial se tiendra en 2012 avec les parties intéressées, et notamment les agences de l’ONU, afin d’examiner le mandat et les règles de procédure du Conseil intergouvernemental et d’adopter un projet de plan de mise en œuvre du Cadre mondial pour les services climatologiques.

Communiqué de presse

 

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Le nouveau Conseil exécutif de l’OMM

Le Congrès de l’OMM a élu M. David Grimes (Canada) en tant que Président; il succède à Alexander Bedritskiy, qui a reçu le titre de Président émérite. M. Antonio Divino Moura (Brésil) a été élu Premier Vice-Président, M. Mieczyslaw S. Ostojski (Pologne), Deuxième Vice-Président et M. Abdalah Mokssit (Maroc), Troisième Vice-Président. M. Michel Jarraud a été reconduit dans ses fonctions de Secrétaire général de l’OMM.

«En tant que chefs de Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN), nous sommes conscients du rôle crucial que l’OMM tient au service de l’humanité dans les domaines du temps, du climat et de l’eau, favorisant la coopération au-delà des frontières et des océans, développant le rôle prépondérant de la science et suscitant la passion de l’excellence», a déclaré M. Grimes.

 

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De gauche à droite: M. Ostojski, D. Moura, A. Bedritskiy, D. Grimes et A. Mokssit

Membres du Conseil exécutif de l’OMM

Biographies succinctes du Président et des Vice-Présidents de l’OMM

 

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WIGOS - Le futur pôle d’observation du temps, du climat et de l’eau pour notre planète

Afin de tirer parti des avancées de la recherche, de la modélisation numérique, des capacités d’observation ainsi que des technologies informatiques et de communication, une nouvelle approche intégrée est nécessaire pour actualiser le système d’observation de l’OMM.

Le Système mondial intégré des systèmes d’observation de l’OMM sera axé sur l’élaboration et l’application d’un cadre pour une meilleure gouvernance, ainsi qu’une meilleure gestion, intégration et optimisation des systèmes d’observation actuels, et il établira les bases d’un système qui sera opérationnel à compter de 2016.

WIGOS est un dispositif global visant à promouvoir l’évolution méthodique des systèmes mondiaux actuels d’observation de l’OMM aux fins d’un système intégré, complet et coordonné. Il vise à satisfaire, au moindre coût et de façon constante, les besoins des Membres de l’OMM en matière d’observation, qui sont en perpétuelle évolution, tout en assurant une meilleure coordination avec les systèmes exploités par des partenaires.

Associé au Système d’information de l’OMM (SIO), le WIGOS permettra à l’ensemble des Membres et des programmes de l’OMM de fournir des observations et des produits météorologiques, climatologiques, hydrologiques et environnementaux qui seront précis, fiables et disponibles en temps voulu, ce qui se traduira par une amélioration des services fournis.

La mise en place du WIGOS nécessitera le plein engagement des Membres. En résumé, le WIGOS consiste à adopter les meilleures pratiques en matière de réalisation et de partage des observations ; coordonner et collaborer pour une efficacité optimale ; fournir les observations répondant aux besoins des utilisateurs.

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Réunion d’experts de la CSB sur les Systèmes mondiaux d’observation

L’Équipe d’experts pour l’évolution des systèmes mondiaux d’observation relevant de la Commission des systèmes de base s’est réunie à Genève du 14 au 17 juin 2011 afin d’avancer sur le développement d’un nouveau plan de mise en œuvre correspondant à la vision du Système mondial d’observation pour 2025 et aux besoins de WIGOS.

L’Équipe a examiné les derniers besoins en données d’observation des domaines d’application de l’OMM et a discuté la manière de transformer les lacunes constatées en recommandations aux Membres. Elle a également étudié comment les besoins de la Veille mondiale de la cryosphère et du Cadre mondial pour les services climatologiques pouvaient être appréhendés de ce point de vue.

Le nouveau Plan de mise en œuvre sera soumis à la quinzième session de la Commission des systèmes de base qui se tiendra en 2012. Celui-ci fournira aux Membres les grandes orientations, comprenant notamment des directives claires et ciblées, et recommandera des mesures concernant l’évolution des systèmes d’observation d’une manière intégrée et rationnelle du point de vue des coûts.

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L’OMM à la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés

Lors de la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (PMA) qui s’est tenue à Istanbul, Turquie du 9 au 13 mai 2011, l’OMM a affirmé son soutien aux pays les moins avancés qui subissent les effets d’un changement climatique toujours plus manifeste.

Près de 90% de toutes les catastrophes naturelles sont des événements hydrométéorologiques extrêmes. Au cours des dernières décennies, un nombre sans précédent de phénomènes extrêmes, et notamment d’inondations et de sécheresses, ont retardé le développement des nations les plus pauvres de la planète.

Le Secrétaire général de l’OMM, Michel Jarraud, a énoncé les défis météorologiques et climatologiques auxquels doivent faire face les PMA. Alors que les services météorologiques et climatologiques ont accompli des progrès remarquables au cours des dernières décennies, la plupart des PMA n’ont pas la capacité d’en bénéficier, a-t-il déclaré à la conférence.

L’OMM a également participé à un forum de discussion avec la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques consacré à la vulnérabilité des PMA au changement climatique.

En 2003, l’OMM a mis en place un programme spécial pour les PMA afin de renforcer les capacités de leurs Services météorologiques et hydrologiques nationaux à fournir des services et des informations hydrologiques et climatologiques pertinents et ponctuels.

flood in Bangladesh
 
L’OMM a sensibilisé le public sur les besoins en services climatologiques lors de la Plate-forme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe.

 

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L’OMM à la Plate-forme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe

L’OMM a pris une part active à la Troisième session de la Plate-forme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe (8-13 mai, Genève, Suisse). Organisée par la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC) relevant de l’ONU sur le thème «Investir aujourd’hui pour des lendemains plus sûrs: plus d’investissements dans l’action locale», le forum a réuni plus de 2600 personnalités et experts de haut niveau.

Le Secrétaire général de l’OMM, Michel Jarraud a présidé la séance plénière consacrée à l’adaptation au changement climatique et à la réduction des risques de catastrophe. Des hauts responsables ont participé à des tables rondes de haut niveau, telles que «Le renforcement de la prévention des urgences nucléaires», «La prévention» et le «lancement du Rapport d’évaluation mondial 2011 sur la réduction des risques de catastrophe». L’OMM a également organisé un événement spécial intitulé: «Des services climatologiques opérationnels pour gérer les risques socio-économiques liés au changement climatique» auquel ont participé les représentants de nombreuses agences des Nations Unies.

L’OMM a dirigé l’organisation de sessions sur la gestion des risques de sécheresse, des risques côtiers, sur les services climatologiques pour la gestion des risques socio-économiques et sur le lien entre les services climatologiques et le risque de catastrophe et les marchés des capitaux, qui ont attiré de nombreux participants.

L’intégration du Cadre mondial pour les services climatologiques a constitué l’un des principaux aboutissements de la Plate-forme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe.

Dans sa synthèse, le Président a considéré que la disponibilité d’informations scientifiques sur le climat par le biais du Cadre mondial pour les services climatologiques était une étape cruciale pour favoriser des investissements ciblés et une planification à tous les niveaux.

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De nouvelles activités polaires


Les régions polaires, y compris le «troisième pôle» (Himalaya et plateau tibétain) sont d’une extrême importance étant donné l’influence qu’elles exercent, à l’échelle du globe, sur le temps, l’eau et le climat. La cryosphère est présente à toutes les latitudes dans une centaine de pays. Elle fournit certains des indicateurs les plus utiles du changement climatique, tout en étant l’un des volets du système terrestre les moins explorés.

Le Congrès s’est dit favorable à la création d’un cadre d’observation pour les régions polaires, y compris un réseau d’observation de l’Antarctique. Il a aussi approuvé la mise en place d’un Système mondial intégré de prévision polaire capable de fournir des prévisions sur des échéances allant de quelques heures à plusieurs siècles.

Notant la demande sans précédent en informations de qualité sur l’état des ressources en neige et en glace de la planète, le Congrès a approuvé l’instauration d’une Veille mondiale de la cryosphère (VMC) en collaboration avec des partenaires internationaux.

Fort de la dynamique créée par l’Année polaire internationale 2007/08, le Congrès a décidé de collaborer avec d’autres organisations à l’établissement d’un document de fond sur une Décennie polaire internationale qui viserait à fournir aux décideurs des informations scientifiques de meilleure qualité.

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WMO awards scientists

  Prof. Matsuno
   
  Prof. Taroh Matsuno

L’OMM a remis le 55e Prix de l’OMI, sa distinction la plus prestigieuse, au professeur Taroh Matsuno, Japon, lors d’une cérémonie durant le Congrès. Ce prix récompense ses travaux d’excellence en matière de recherche en dynamique de l’atmosphère, ainsi que son rôle de chef de file dans la recherche sur le climat qui a contribué de manière significative à faire progresser les recherches sur le changement climatique. Le Prix de l’OMI, attribué chaque année, est destiné à récompenser des travaux de recherche scientifique particulièrement remarquables dans le domaine de la météorologie.

Lors d’une cérémonie qui s’est déroulée pendant le Congrès, une équipe de chercheurs français a reçu le Prix international 2011 Norbert Gerbier-Mumm en récompense de ses travaux sur la ré-analyse de la sécheresse. Cet outil de ré-analyse, utilisé maintenant par Météo France, a contribué à évaluer la sécheresse en Europe occidentale comme la pire depuis 1958. Cette distinction vise à encourager la coopération entre la météorologie et les autres sciences.

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De gauche à droite: Jean-Philippe Vidal, Eric Martin, Michèle Blanchard, Alexander Bedritskiy, Président de l’OMM, Mme Guiard-Gerbier, Michel Jarraud, Secrétaire général de l’OMM, Martine Baillon, Laurent Franchistéguy et Jean-Michel Soubeyroux

 

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Le Conseil exécutif sélectionne les lauréats des Prix

Le 56e Prix de l’OMI a été décerné à feu Aksel Wiin-Nielsen en récompense de l’ensemble de ses travaux. Le Professeur Wiin-Nielsen a été Secrétaire général de l’OMM de 1980 à 1983. Il a été co-fondateur et premier Directeur du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme.

Le Prix Norbert Gerbier-MUMM 2012 rend hommage à la recherche sur les interactions entre le carbone et le climat. Les lauréats sont C. Yi, D. Ricciuto, R. Li, J. Wolbeck, X. Xu, M. Nilsson ainsi que 145 autres auteurs, venant de 116 instituts universitaires issus de six continents. Leurs travaux analysent les relations entre le climat et l’échange de carbone des écosystèmes basés au sol pour prédire les futurs niveaux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

Le Prix 2011 de l’OMM destiné à récompenser de jeunes chercheurs a été attribué à M. Rudi van der Ent (Pays-Bas) pour ses recherches sur l’humidité atmosphérique au-dessus des continents. R. van der Ent, H.H.G. Savenije, B. Schaefli et S.C. Steele-Dunne étaient co-auteurs de cet article.

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Fukushima: quels enseignements?

L’OMM a activé son mécanisme d’intervention en cas d’éco-urgence le 11 mars 2011 afin de fournir des informations météorologiques à certains responsables sur l’évolution probable du nuage radioactif qui s’est dégagé accidentellement de la centrale de Fukushima Daiichi. Opérant 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, les Centres météorologiques régionaux spécialisés de l’OMM en Asie (Beijing, Chine, Tokyo, Japon, et Obninsk, Fédération de Russie) ont produit périodiquement des cartes de prévision sur la dispersion des substances radio-actives de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi (en utilisant une source arbitraire) tant que cela était nécessaire. D’autres Centres météorologiques régionaux spécialisés ont également établi des cartes de dispersion à des fins de comparaison et de validation.

L’OMM a conclu des arrangements avec le Service météorologique autrichien afin de fournir un soutien météorologique à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne, et avec MétéoSuisse, le Service météorologique suisse, afin de soutenir l’Organisation mondiale de la santé à Genève.

Geoff Love, Directeur du Département des Services météorologiques et de réduction des risques de catastrophe de l’OMM, a partagé ces enseignements en juin, à l’occasion de la Conférence ministérielle de l’AIEA:

Le mécanisme d’intervention en cas d’éco-urgence a bien fonctionné. Les cartes de dispersion ont doté les décideurs d’estimations de qualité sur la dispersion des substances radio-actives dans l’atmosphère. Cela étant, il est temps de réviser les produits et les procédures à la lumière des expériences réalisées pendant l’événement et en tenant compte des dernières avancées, à la fois de la science et des technologies utilisées pour générer les produits.

L’emploi d’une échelle de concentration arbitraire a posé un problème particulier aux utilisateurs des cartes de dispersion. Des systèmes de surveillance appropriés doivent être situés aux alentours de chaque centrale nucléaire de manière à ce que le terme source puisse être connu avec précision (de manière à éviter d’avoir recours à une échelle arbitraire); la coordination doit également être rapidement améliorée entre l’industrie du nucléaire et les agences internationales responsables afin de favoriser l’échange et l’utilisation de ces données.

Il est urgent d’adapter les procédures normalisées destinées à évaluer les dangers hydrologiques et météorologiques, y compris ceux liés au changement climatique, tant pour les centrales existantes que pour celles en projet.

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