Juin 2011

Dans les nouvelles

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L’OMM rend hommage à la coopération entre océanographes et météorologistes / Intervention de l’OMM à la Conférence ministérielle sur la sécurité nucléaire / Un nouveau rapport PNUE-OMM vient parfaire l’action urgente nécessaire pour réduire les émissions de CO2 dans le cadre du Traité des Nations Unies sur le climat / Une éruption solaire souligne le besoin d'une action internationale coordonnée sur les dangers météorologiques de l’espace / Un séminaire sur la réduction des risques axé sur des services d’approche performants pour l’information climatologique / Sécheresse sur l’Europe en 2011 / L’OMM et ses partenaires pilotent un service d’alerte mobile pour les pêcheurs sur le lac Victoria

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L’OMM rend hommage à la coopération entre océanographes et météorologistes

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Dans une allocution prononcée à l’occasion de la clôture des célébrations du cinquantième anniversaire de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO, le Secrétaire général de l’OMM, Michel Jarraud, a rendu hommage à l’étroite coopération existant entre les océanographes et les météorologistes.

«Durant des millénaires, les océans et les mers ont servi aux transports et aux échanges commerciaux. Ce sont aussi des éléments majeurs du système climatique planétaire. De plus, ils pourvoient à la subsistance d’une grande partie de la population du globe et contribuent pour une bonne part à la biodiversité.Les données et services météorologiques et océanographiques sont donc essentiels pour assurer la protection et l’exploitation durable des océans et des zones côtières de la planète, qui sont particulièrement vulnérables aux phénomènes extrêmes et aux changements climatiques, de même qu’à la pollution marine et à la surexploitation,» a-t-il déclaré lors de la cérémonie à Paris.

«Nous avons encore tous en mémoire les pertes en vies humaines et les dégâts causés par les tsunamis, les ondes de tempête et les vagues extrêmes associées à des cyclones tropicaux et extratropicaux de grande intensité dans les zones de faible altitude fortement peuplées, de sorte que la perspective d’une intensification de ces incidences sous l’effet du changement climatique dans des régions déjà très vulnérables ne peut que susciter notre préoccupation.»

Les activités organisées à l’occasion de cet anniversaire visent à promouvoir la sensibilisation et l’implication internationale pour les sciences océaniques.

Site web de la COI

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Intervention de l’OMM à la Conférence ministérielle sur la sécurité nucléaire

Le système d’intervention en cas d’éco-urgence de l’Organisation météorologique mondiale a fonctionné efficacement pour la prévision et l’observation de la diffusion des substances radioactives à la suite du séisme, du Tsunami et de l’accident nucléaire survenus au Japon. Toutefois, d’après une présentation de l’OMM à la Conférence ministérielle sur la sécurité nucléaire organisée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), la crise a également mis en lumière les besoins d’amélioration en matière de fourniture et d’utilisation des données scientifiques et de coordination et de communication internationales.

Dans une allocution prononcée aujourd’hui intitulée «Lessons Learned in Responding to the Accident at the Fukushima Daiichi Nuclear Power Stations: The Way Forward,» (Les enseignements tirés de la réaction à l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi: comment aller de l’avant?), Geoff Love, Directeur du Département des Services météorologiques et de réduction des risques de catastrophe a déclaré que les services météorologiques nationaux ont un rôle important à jouer dans la réponse aux situations d’éco-urgence transfrontalières grâce à leur surveillance en continu et à leurs activités opérationnelles ainsi qu’à leurs liens avec les systèmes d’information et les services d’urgence régionaux et mondiaux.

Suite

Présentation de Geoff Love, Directeur du Département des Services météorologiques et de réduction des risques de catastrophe

Site web de l’AIEA

 

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Un nouveau rapport PNUE-OMM vient parfaire l’action urgente nécessaire pour réduire les émissions de CO2 dans le cadre du Traité des Nations Unies sur le climat

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Selon ce nouveau rapport, une action rapide sur les substances polluantes, telles que le carbone noir, l’ozone de la basse atmosphère et le méthane pourrait aider à limiter la hausse globale des températures à court terme et à augmenter de manière significative les chances de maintenir la hausse des températures en dessous de 2 degrés, voire de 1,5 degré Celsius.

Protéger le climat à court terme est capital si l’on entend réduire de manière significative le risque d’amplification du changement climatique global, avec une perte rapide et étendue des glaces de l’Arctique à la fois sur la terre et sur la mer.

Une action rapide permettrait également réduire les pertes de glaciers de montagnes liées en partie aux dépôts de carbone noir tout en réduisant de deux tiers le réchauffement projeté de l’Arctique au cours des prochaines décennies.

Les scientifiques à l’origine de ce rapport, coordonné par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM), soulignent également les nombreuses opportunités que représenterait une telle action pour la santé publique et la sécurité alimentaire, au-delà de celles liées à la lutte contre le changement climatique.

Communiqué de presse

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Une éruption solaire souligne le besoin d'une action internationale coordonnée sur les dangers météorologiques de l’espace

  solar flare
 
Image: NASA

Les scientifiques suivent une éruption solaire susceptible d’avoir des incidences mineures sur le champ magnétique terrestre. De telles éruptions vont probablement devenir de plus en plus fréquentes et de plus en plus importantes à l’approche du prochain pic d’activité solaire aux alentours de 2013. L’OMM développe la coordination internationale sur les dangers météorologiques de l’espace.

Le 7 juin, le soleil a été secoué par une éruption moyenne, une tempête magnétique mineure et une éjection spectaculaire de masse coronale au-dessus d’une tache solaire. Les missions d’observation de la NASA ont capturé des images d’un immense nuage de particules qui s’est élevé puis est retombé, se répandant sur une surface presque égale à la moitié de la surface solaire.

La couronne solaire est l’atmosphère extérieure du soleil ; elle véhicule de puissants champs magnétiques. Lorsqu’ils sont fermés (généralement au-dessus des taches solaires), l’atmosphère solaire confinée peut tout à coup relâcher violemment des bulles de gaz et de champs magnétiques appelées éjections de masse coronale.

>> Davantage d’informations

 

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Un séminaire sur la réduction des risques axé sur des services d’approche performants pour l’information climatologique

Qu’il s’agisse de sécheresses à évolution lente ou de crues côtières soudaines, il est essentiel d’améliorer les mesures de prévention des collectivités et la diffusion efficace d’alertes précoces – telles ont été les conclusions d’une manifestation connexe organisée hier par l’OMM à l’occasion de la Plate-forme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe (Genève, 9-13 mai).

Sécheresse: gérer les risques cachés

La manifestation parallèle sur la gestion intégrée des risques de sécheresse comportait des études de cas dans la Corne de l'Afrique et dans la réserve Navajo au Colorado, États-Unis. De par la nature à évolution lente des sécheresses, il est difficile de mesurer les risques qu’elles recèlent. Les personnes vivant dans des régions exposées aux sécheresses font face à une aggravation des risques de phénomènes climatiques extrêmes avec des options économiques limitées; les périodes de sécheresse extrême peuvent, dans certains cas, avoir un impact sur le PIB de plus de 50%. Selon le quatrième rapport d’évaluation du GIEC publié en 2007, la sécheresse s’accroît globalement depuis 25 ans. Parallèlement, les ressources en eau par tête déclinent sur une base régionale et la population augmente, souligne le Partenariat mondial pour l’eau. Selon le Programme alimentaire mondial, la sécheresse est la principale cause de la moitié de la distribution alimentaire d’urgence.

Les collectivités locales peuvent prendre des mesures préventives pour traverser les graves périodes de sécheresse, en préparant les puis à l’avance ou en plantant des fourrages résistant à la sécheresse pour le bétail. Mais la diffusion de l’information climatologique aux communautés agricoles et pastorales reste un défi majeur, qui requiert des investissements dans le dialogue entre les services météorologiques et les services agricoles ainsi qu’avec les différentes communautés. Les séminaires itinérants pour agriculteurs et les forums régionaux sur l'évolution probable du climat de l’OMM faisaient partie des «meilleures pratiques» citées pour diffuser efficacement l’information sur le climat. La complexité de communiquer des prévisions saisonnières dans un langage accessible aux communautés d’usagers a également été évoquée. La qualité de l’information climatologique est importante dans la communication de probabilités ; en outre, les prévisions saisonnières sont une «cible en mouvement» en raison du changement climatique, affectant les décisions concernant l’adaptation aux niveaux national et local.

L’OMM a organisé cette manifestation en collaboration avec la Stratégie internationale des Nations Unies pour la prévention des catastrophes (SIPC) et l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA).

Pour obtenir davantage d’informations sur ce séminaire ainsi que des renseignements actualisés sur d’autres activités de l’OMM à l’occasion de la Plate-forme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe, voir sous:

www.wmo.int/pages/prog/drr/events/GPDRR/index_en.html

 

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Sécheresse sur l’Europe en 2011

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Pourcentage des précipitations par rapport à la normale pour la période de février à avril 2011

Publié par le centre directeur climatique régional pilote pour l’observation du climat du Conseil régional pour l’Europe de l’OMM (Deutscher Wetter Dienst).
Une longue période de sécheresse persiste sur de vastes régions d’Europe depuis janvier 2011. Selon les données du Centre mondial de climatologie des précipitations (CMCP), les mois de février à avril 2011 ont notamment enregistré un déficit pluviométrique considérable. Les totaux trimestriels de cette période oscillent entre 40 et 80% de la moyenne à long terme 1951-2000 sur de vastes zones (cf. carte ci-contre) et sont même inférieurs à 40% en de nombreux endroits d’Europe centrale.

Le Royaume-Uni a connu des conditions extrêmement sèches en mars et avril, notamment dans les régions du sud-est, avec le mois de mars le plus sec depuis 1953. Dans les autres zones d’Europe occidentale et centrale, la sécheresse a duré de février à avril. 2011 est jusqu’à maintenant l’une des 10 années les plus sèches dans presque toute la Suisse depuis 1864. Avril 2011 a été le 10e mois d’avril le plus sec en Allemagne depuis 1881, dans la continuité de mois d’avril similaires enregistrés en 2007, 2009 et 2010. L’hiver 2010/11 précédent a été très sec, en Europe occidentale du moins, entraînant une faible humidité des sols en mars et avril.

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L’OMM et ses partenaires pilotent un service d’alerte mobile pour les pêcheurs sur le lac Victoria

Le service de météorologie ougandais, Ericsson, le RPT, l'Institut National de Secours du Lac et l’Organisation météorologique mondiale pilotent un service de SMS dénommé «Mobile Weather Alert» (Alerte météorologique mobile) qui utilise la technologie mobile pour fournir des prévisions de phénomènes météorologiques violents et pour améliorer la sécurité des pêcheurs sur le lac Victoria.

Les 4 et 5 mai, un atelier de formation de deux jours organisé à Kampala formera les responsables sectoriels sur les alertes météorologiques. Ces derniers recruteront et formeront à leur tour d’autres pêcheurs sur les îles Ssese du lac Victoria à l’utilisation de ce service sur une période de 3 mois.

Plus de 5000 personnes perdent la vie sur le lac Victoria chaque année. La plupart noyés sous l’effet de vents violents et de vagues, associés à des orages de convection éclatant sur le lac. L’objectif du projet d’alerte météorologique mobile est de réduire le nombre de victimes. Le lac est un moyen de subsistance pour près de 200 000 pêcheurs, avec une flotte de plus de 70 000 bateaux et constitue un élément vital de l’économie locale.

Le lancement du projet d’Alerte météorologique mobile aura lieu en juillet.

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