Août 2006 Téléchargements & liens

Activités de l'OMM

 

Sécheresse et désertification / Catastrophes naturelles Modélisation agrométéorologique / Recherche sur la mousson d'hiver  / Intégration de systèmes d'alerte précoce multi-danger / Services météorologiques publics El Niño/La Niña  /  Données sur le vent fournies par satellites  / 

 

Sécheresse et désertification

La lutte contre la dégradation des sols

On estime qu’une dégradation des sols modérée à grave affecte environ 24 pour cent des terres cultivées et 41 pour cent des pâturages dans le monde. Près de 250 millions de personnes sont touchées et un milliard d’entre elles seraient même menacées dans plus de 100 pays, en développement pour la plupart.

Au travers de ses activités, l’OMM contribue à éclaircir les liens entre le climat et la dégradation des sols : par l’observation du système climatique, l’amélioration de l’application des méthodes météorologiques en agriculture ; la gestion rationnelle des ressources en eau ainsi que la création de capacités dans l’application des données et informations météorologiques et hydrologiques dans la prévention et la gestion de la sécheresse.

Les stations météorologiques automatiques (AWS) sont des outils efficaces servant à comprendre les processus de dégradation des sols et à mettre en œuvre des mesures de contrôle et des techniques de gestion des terres. L’augmentation considérable du nombre des SMA dans le monde au cours de la dernière décennie a fortement contribué à expliquer les relations entre le climat et la dégradation des sols. Il est toutefois encore nécessaire d’investir dans les SMA, notamment dans les pays en développement.

Les pluies sont le facteur climatique déterminant pour identifier les zones exposées à la dégradation et à la désertification. La variabilité des précipitations et les phénomènes extrêmes peuvent conduire à une érosion des sols ; il est donc primordial de disposer de données précises sur l’intensité des précipitations pour comprendre à quel rythme se produit la dégradation des sols. Les systèmes SMA sont à même de produire des données instantannées de haute qualité sur les pluies (à intervales d’une minute) à un format numérique pouvant être rapidement transmis aux agences intéressées.

Les SMA fournissent également des données essentielles sur l’activité des vents. Les tempêtes de sable et de poussière peuvent détruire le tissu végétal ; enterrer les semis et détruire les couches arables.

 

Centre sous-régional de gestion de la sécheresse

Un atelier a été organisé en avril 2006 par le secrétariat de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CCD) et l’OMM à Sofia, Bulgarie, afin d’étudier l’établissement d’un centre sous-régional de gestion de la sécheresse dans le sud-est de l’Europe.

         

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Il a été convenu que les pays désireux d’accueillir un tel centre envoient leurs propositions à la CCD et à l’OMM pour examen. Les pays de la région Parties à la CCD sont l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Croatie, l’Ex-République yougoslave de Macédoine, la Grèce, la Hongrie, la République de Moldova, la roumanie, la slovénie et la Turquie. 

Systèmes d'alerte précoce

Une initiative a été lancée afin d’harmoniser les systèmes d’alerte précoce et les instruments opérationnels de suivi du changement climatique et de la désertification dans la région méditerranéenne. Celle-ci a pris la forme d’une série de cours de formation dont le dernier était consacré aux systèmes d’alerte précoce pour les incidences des phénomènes extrêmes et la gestion de la sécheresse dans la perspective du développement durable.

Le Service mondial d'information agrométéorologique (WAMIS) de l’OMM est un serveur Internet servant à diffuser des informations agrométéorologiques publiées par les Membres de l’OMM sur la sécheresse et le suivi des cultures. Le WAMIS permet aux usagers d’évaluer rapidement et aisément les différents bulletins. Le site contient également une section sur les outils et les moyens permettant aux Membres d’amélioer la qualité et la présentation et, partant, l’efficacité de leurs bulletins agrométéorologiques.

Voir sous: http://www.wamis.org/

Voir également http://www.wmo.int/web/wcp/agm/agmp.html

et http://www.unccd.int/

 

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Incidence des catastrophes naturelles sur l'agriculture

Un groupe d'étude comprenant des experts dans les domaines de la météorologie, de l'économie, de l'agriculture et de la gestion des catastrophes naturelles venant de toutes les régions de l'OMM s'est réuni à Pise, Italie, en mai 2006 afin de préparer la mise en place d'un projet destiné à évaluer les incidences des catastrophes naturelles sur l'agriculture. Les experts ont convenu de mener des études de cas dans un certain nombre de pays de toutes les régions sur la sécheresse, les cyclones tropicaux, les inondations, les incendies de friches, le gel et les fortes tempêtes locales.

Voir sous: http://www.wmo.int/web/wcp/agm/agmp.html

 

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Modélisation agrométéorologique

La modélisation agrométéorologique est un élément essentiel des logiciels de systèmes d’alerte précoce pour protéger les plantes et les cultures. L’OMM collabore à des travaux sur la mécanique des fluides environnementale concernant la modélisation agrométéorologique dans un cadre pluri-disciplinaire. Les domaines vont de la mécanique des fluides à la santé des plantes. L’objectif de ces travaux est de stimuler les interactions entre la physique environnementale et la biologie appliquée.

Voir sous http://www.wmo.int/web/wcp/agm/agmp.html

 

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Recherche sur la mousson d'hiver

La mousson d’hiver dans l’est de l’Asie et en Australie est responsable de poussées d’air froid qui imprègnent le temps sur la Chine et l’Asie du Sud-Est. Ces poussées affectent la mousson d’été australienne ainsi que l’origine des cyclones tropicaux dans l’hémisphère Sud. Elles ont également été associées au développement du Phénomène El Niño/Oscillation australe (ENSO). Une autre incidence significative est le développement explosif de systèmes dépressionnaires (typhons) sur l’est de la Mer de Chine provoqués par le déplacement d’air froid du continent sur l’eau chaude.

La recherche sur la mousson est donc importante pour les alertes précoces de vagues de froid et d’événements cycloniques. La recherche promue par l’OMM vise notamment à améliorer la connaissance de la structure et de la dynamique des vagues de froid et de leurs interactions avec les circulations à l'échelle de la planête. Elle étudie également la structure et l’évolution des tourbillons proches des côtes de Bornéo ainsi que le comportement du courant transéquatorial et la structure de systèmes de convection.

Les satellites nous fournissent aujourd’hui bon nombre de renseignements sur le cycle diurne de convection au-dessus du sud de la Mer de Chine et de la Malaisie. Celui-ci a attiré l’attention de la communauté des spécialistes en modélisation numérique afin d’améliorer la simulation du cycle de précipitations diurne. Les préoccupations majeures restent la prévision et la prévisibilité de la mousson, le cycle annuel et la variabilité interannuelle ainsi que les variations décadaires et à long terme.

Les scientifiques des centres de prévisions opérationnels et des instituts de recherche étudient comment la coopération internationale pourrait contribuer améliorer la précision des prévisions saisonnières et à long terme et de leurs applications.

Il est important de combler l’écart entre les centres universitaires et les centres opérationnels. Les centres météorologiques de la région ont été invités à organiser la collecte et l’archivage de leurs données relatives à la mousson et à coopérer au développement de systèmes perfectionnés pour la prévision de la mousson.

http://www.wmo.int/web/arep/wwrp/wwrp_homepage.shtml et

http://www.wmo.int/web/arep/tmrp/tmrp_homepage.shtml

 

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Intégration de systèmes d'alerte précoce multi-danger

L’une des priorités de l’OMM consiste à aider les pays à identifier, à évaluer et à surveiller les risques de catastrophes et à améliorer les mécanismes d’alertes précoces dans le cadre d’une approche intégrée multi-danger.

Il convient de créer des systèmes d’alerte précoce pour tous les risques naturels dans le monde entier en se fondant sur les capacités nationales et régionales existantes associées à de plus vastes initiatives de prévention des catastrophes et d’atténuation de leurs effets. 

Des progrès ont déjà été accomplis mais les systèmes d’alerte précoce doivent encore être intégrés dans les stratégies de réduction des catastrophes, en particulier dans les pays disposant de faibles ressources. 

En mai 2006, l’OMM a organisé un symposium destiné à traiter ces questions. Les participants représentant un certain nombre d’organisations internationales et régionales ont débattu des différents aspects des systèmes d’alerte précoce : politique, développement et financement, science et technologie, questions humanitaire, éducation, création de capacités et planification communautaire.

Les résultats de ce symposium ont fourni des directives afin de mieux comprendre le concept d’"approche multi-danger" lié aux systèmes d'alerte précoce. Ils serviront également à encourager les partenariats ainsi qu’une approche mieux coordonnée vers le renforcement des capacités à tous les niveaux.

Voir sous http://www.wmo.int/disasters/

 

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Services météorologiques publics et prévention des catastrophes

L’OMM travaille au renforcement des services météorologiques publics dans les pays en développement afin de soutenir les initiatives de prévention des catastrophes et d’atténuation de leurs effets.

Les travaux en cours incluent la promotion de la disponibilité des prévisions météorologiques publiques et des alertes sur Internet, l’accroissement de la notoriété des services météorologiques publics, les processus d’alerte précoce, les échanges transfrontaliers et l’application des prévisions immédiates aux alertes.

Une étude a été menée en janvier 2006 afin d’évaluer les lacunes et les besoins des SMHN en ce qui concerne les services d’alerte en cas de conditions météorologiques dangereuses. Il en est ressorti que la pluie était le danger qui préoccupait le plus et qu'environ 40 pour cent des réponses citaient la précision des prévisions.

Afin d’améliorer les alertes de phénomènes violents à court terme, notamment de tempêtes de pluies, il est nécessaire d’avoir recours à la prévision immédiate. Un atelier sur la prévision immédiate est en train d’être programmé pour le transfert de technologie des chercheurs et des centres perfectionnés vers les pays en développement.

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Les signes révélateurs du succès d’une alerte sont le changement d’attitude de la population – et l’éducation est ici primordiale. Parvenir à sensibiliser les décideurs aussi bien que le public afin de les aider à comprendre le sens des alertes et d’améliorer leur capacité à les traduire en action est un objectif essentiel pour l’OMM.

A la suite de l’étude précitée, il sera fourni aux pays en développement des exemples d’initiatives réussies des SMHN dans l’amélioration de la prévention des catastrophes et de l’atténuation de leurs effets ainsi que des exemples de mesures prises pour corriger les lacunes identifiées.

Un partenariat étroit entre les SMHN et les responsables de situations d’urgence ou la protection civile est nécessaire, tout comme la nécessité de communiquer les informations capitales sur les phénomènes météorologiques à fort impact de manière compréhensible et ponctuelle.   

Des codes de bonne conduite consacrés à la communication du degré d'exactitude lié aux prévisions vont être rédigés. Ils contiendront des exemples de présentation d'informations aux autorités gérant les situations d'urgence et aideront les SMHN à maintenir ce partenariat important.   

D'autres exemples de codes de bonne conduite se concentreront sur l'accroissement de la notoriété des SMHN, par exemple, en utilisant leurs logos sur des produits et services graphiques ou en attirant l'attention sur leurs services dans des bulletins météorologiques à la télévision ou la radio.

Voir sous: http://www.wmo.int/web/aom/pwsp/index.html

  

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La prévision immédiate

La prévision immédiate est une forme de prévision météorologique à très court terme, couvrant une zone géographique spécifique. Une prévision immédiate est une prévision du temps dans un horizon temporel de 0 à 6 heures. Il s’agit d’une description détaillée des conditions météorologiques du moment, desquelles on peut extrapoler le temps qu’il fera pour les deux heures suivantes. Cette échelle temporelle permet de prévoir avec une précision raisonnable des manifestations de faible envergure, telles que les nuages d’averses locaux (des phénomènes souvent trop minimes pour être traités par un modèle informatique).

Sur la base des dernières données transmises par radar, par satellite et par observation, le prévisionniste peut réaliser une analyse des événements actuels à petite échelle et livrer une prévision plus précise pour les deux prochaines heures.

 

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Information Météorologique fournie par l'OMM 

En réponse à l’intérêt manifesté par le public pour le temps en général, qu’il s’agisse de prévention des phénomènes extrêmes, de tourisme, de loisirs ou de voyages professionnels, l’OMM a lancé deux sites Internet: le Centre d'information sur les phénomènes météorologiques violents (SWIC) et le Service d’information sur le temps dans le monde (WWIS). Les deux sites ont hébergés, développés et mis à jour par l’Observatoire de Hong Kong (Chine).

Le site du SWIC (http://severe.worldweather.wmo.int/)

constitue une source de renseignements centralisée et permet aux médias d’accéder aux alertes officielles et aux informations diffusées par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN) de façon efficace. En tout 21 Membres de l’OMM participaient à cette opération le 1er juillet 2006.

Les informations fournies par le SWIC ou les liens auxquels il renvoie sont des bulletins météorologiques diffusés par des Centres météorologiques régionaux spécialisés et des Centres d'avis de cyclones tropicaux portant sur les cyclones tropicaux en cours et les alertes officielles diffusées par le SMHN pour leur pays ou région respectif(ve).

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Outre les cyclones tropicaux, les informations couvrent également d’autres événements météorologiques violents, tels que les fortes pluies, les tempêtes de neige ou les orages. D’autres catégories de phénomènes seront ajoutées ultérieurement. L’un des objectifs à long terme est d’y intégrer d’autres alertes officielles que celles ayant trait uniquement aux phénomènes violents. 

Le site web du SWIC évolue en permanence. Y ont été dernièrement ajoutés une fonction récapitulative permettant de reconstituer la position des cyclones tropicaux dans les sept jours précédents ainsi qu’une animation vidéo de la trajectoire des cyclones tropicaux régionaux et mondiaux obtenue en rassemblant trois pages web à l’heure des archives de la saison 2005.

Le site web du WWIS (http://worldweather.wmo.int/), quant à lui, présente des observations et prévisions météorologiques officielles ainsi que des informations climatologiques sur les principales villes de la planète. Ces données sont fournies par différents SMHN dans le monde.  Les liens vers les sites du Service météorologique national et organisme touristique sont également fournis, lorsque disponibles. Afin de facilier l’intelligibilité, des icones météo animent la formulation des prévisions.

Le 1er juillet 2006, 112 Membres fournissaient des prévisions officielles sur 1110 villes. En tout 1154 villes situées dans 158 pays Membres de l’OMM présentaient leurs données climatologiques. 

 

  

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Des conditions neutres El Niño/La Niña en perspective

Selon la dernière mise à jour de l’Info-Niño/Niña (20 juin 2006), les conditions actuelles sont neutres sur le centre et l’est du Pacifique équatorial ; rien ne laisse présager un changement brusque pour les quelques mois à venir.

Il existe toutefois une faible probabilité pour qu’un épisode El Niño se forme dans la dernière partie de l’année, probabilité encore plus faible en ce qui concerne La Niña.  Ces projections deviendront moins incertaines au fil des mois, lorsqu'on arrivera à l'époque de l'année où les prévisions du phénomène El Niño-La Niña deviennent notoirement plus fiables.

Les grandes anomalies climatiques régionales ne sont toutefois pas déterminées par les seules fluctuations du phénomène El Niño-La Niña. D’autres fluctuations des SST (par exemple, la chaleur inhabituelle qui règne actuellement dans la partie tropicale de l'Atlantique Nord et dans le sud-ouest de l’océan Pacifique tropical) peuvent influer considérablement sur l’apparition de régimes climatiques inhabituels dans bon nombre de régions adjacentes.

 

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En raison de ces circonstances inhabituelles auxquelles s'ajoutent d'autres sources potentielles de dérèglements climatiques, il est d'autant plus important de prendre en considération les prévisions climatiques saisonnières élaborées à l'échelle régionale et locale par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux.

Voir sous: http://www.wmo.int/web/wcp/clips2001/html/elnino_updates.html
et
http://www.wmo.int/web/wcp/wcp-home.html 

Voir égalementhttp://www.elnino.noaa.gov/

 

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Données sur le vent fournies par satellites 

Un atelier international consacré aux vents s’est tenu à Beijing, Chine, en avril 2006. Cette manifestation avait pour principal objectif le traitement et l’utilisation de vecteurs de mouvements atmosphériques et autres plate-formes d’observation par satellite produisant – ou destinées à produire – des informations sur les vents. Les thèmes de travail couvraient les méthodes de récupération des caractéristiques des vents ainsi que l’assimilation de données. 

Un atelier similaire est prévu pour traiter les estimations de précipitations en utilisant les données satellitaires, y compris celles du Sondeur vertical opérationnel perfectionné de TIROS.

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Le sondeur vertical opérationnel perfectionné de TIROS (TOVS) embarqué à bord d'une série de satellites sur orbite TIROS de la NOAA est composé de trois instruments: le sondeur à infrarouge à grand pouvoir séparateur(HIRS), le sondeur à hyperfréquences (MSU) et le sondeur stratosphérique (SSU). Sur les satellites les plus récents, le MSU et le SSU ont été remplacés par des instruments plus perfectionnés, le AMSU-A et AMSU-B (image: NOAA). 

Voir sous: http://www.wmo.int/web/sat/satsun.html

 

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