Décembre 2006 Téléchargements & liens

Activités de l’OMM

 

Recherche atmosphérique et environnement / Bulletin de l’OMM sur les gaz à effet de serre en 2005: des niveaux records de CO2 / Climat / Météorologie satellitaire  / Météorologie maritime /  Services météorologiques destinés au public / Météorologieagricole

 

Recherche atmosphérique et environnement

Trou d’ozone de l’Antarctique 2006: la plus forte perte jamais enregistrée

Cette année, le trou de la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique a été le plus important jamais enregistré, battant le record de 2000. Il s’étendait sur une superficie aussi large qu’en 2000 mais accusait une plus grande perte de masse, ce qui signifie qu’il y avait moins d’ozone au-dessus de l’Antarctique que lors des mesures précédentes.

Les relevés ont été effectués par des instruments embarqués sur des satellites de l’Administration américaine pour l'aéronautique et l'espace (NASA) et de l’Agence spatiale européenne (ESA). Ils ont été validés par des observations de surface effectuées par le réseau ozone du programme de Veille de l'atmosphère globale (VAG) de l’OMM. (Chaque agence utilisant des instruments différents, les résultats comportent de légers écarts.)

Selon les instruments de la NASA, le 25 septembre 2006, la taille du trou était de 29,5 millions de km2, contre 29.4 millions de km2 en septembre 2000.

D'après les relevés de l'ESA, le trou d'ozone a atteint 28,0 millions de km2 le 25 septembre 2006, résultat très proche du maximum de 28.4 millions de km2.

La perte de masse observée en 2006 était de 39,8 mégatonnes au 1er octobre, c'est-à-dire davantage qu'en 2000 où elle avait atteint 39.6 mégatonnes au 29 septembre. Une perte ou un déficit de masse est la quantité d'ozone manquante dans une colonne d'air verticale par rapport à une référence mesurée plusieurs décennies auparavant, avant que l'amenuisement de la couche d'ozone ne s'aggrave.

L'aggravation du trou d'ozone est due, cette année, à la présence continue de hauts niveaux de substances responsables de sa destruction, combinée à un hiver stratosphérique particulièrement froid.

Pour plus d’informations sur le contrôle de la couche d’ozone, voir l’encadré ci-dessous.

PROTEGER LA COUCHE D’OZONE

En 1985, la Convention de Vienne a mis en place des mécanismes de coopération internationale en matière de recherche sur la couche d’ozone et sur les effets des substances réduisant la teneur en ozone. C’est également en 1985 que le trou d’ozone au-dessus de l’Antarctique a été découvert. Sur la base de la Convention de Vienne, le protocole de Montréal sur les substances qui appauvrissent la couche d’ozone (couramment appelé le Protocole de Montréal) a été négocié et signé par 24 pays et par la Communauté Européenne en septembre 1987 à Montréal, Canada. Il est entré en vigueur le 1er janvier 1989 et a fait l’objet de cinq révisions depuis cette date. Le Protocole appelle les parties à mettre fin progressivement à la fabrication de chlores anthropiques, principalement les chlorofluorocarbones (CFC), les halons et autres substances anthropiques qui contribuent à l’amenuisement de la couche, permettant ainsi à de plus grandes quantités de rayons ultraviolets nocifs d’atteindre la Terre.

 

Le trou d’ozone au-dessus de l’Antarctique au 25 septembre 2006 (NASA)

En raison de l’étendue de son adoption et de sa mise en œuvre, ce Protocole a été salué comme un exemple de coopération internationale exceptionnelle. Le Secrétaire Général des Nations Unies, Kofi Annan, aurait même affirmé qu’il s’agit peut-être du seul accord international connaissant un aussi franc succès à ce jour...

Les évaluations annuelles de l'état de la couche d'ozone au-dessus de l’Antarctique et au-dessus de l’arctique sont fondées sur des données recueillies par le programme de Veille de l'atmosphère globale de l’OMM. Tout au long de la saison durant laquelle le trou d’ozone se forme au-dessus de l’Antarctique, à savoir de fin août à novembre, l’OMM publie deux fois par semaine des bulletins sur l’état de la couche d’ozone.

Davantage d’informations sous: Voir sous: http://www.wmo.int/pages/prog/arep/gaw/ozone/index.html

 

Bulletin de l’OMM sur les gaz à effet de serre en 2005: des niveaux records de CO2

En 2005, la teneur de l’atmosphère terrestre en dioxyde de carbone a atteint des niveaux records, d’après le Bulletin sur les gaz à effet de serre 2005 publié en novembre 2006 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM): les valeurs mesurées s’établissent à 0,53 parties par million (ppm), contre 2004 ppm en 2006, ce qui représente une hausse de 377,1%.

Après la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone, le méthane et le protoxyde d’azote (dans cet ordre) sont les trois gaz à effet de serre les plus abondants que contient l’atmosphère. Les gaz à effet de serre font partie des principales causes du réchauffement de la planète et des changements climatiques.

Le dernier Bulletin a été publié juste avant la deuxième réunion des Parties au Protocole de Kyoto (destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre), à laquelle participe l’OMM. Cette réunion s’est tenue à Nairobi du 12 au 17 novembre 2006, en même temps que la douzième session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

Les concentrations de protoxyde d’azote ont atteint elles aussi des valeurs record en 2005, passant de 318,6 à 319,2 parties par milliard (ppb), soit une hausse de 0,19%, tandis que la teneur de l’atmosphère en méthane est restée stable, à 1 783 ppb.

Pour consulter le Bulletin complet, voir sous: http://www.wmo.int/pages/prog/arep/gaw/ozone/documents/arctic-bulletin-2005-2006.pdf

et http://unfccc.int/2860.php

 


Climat

Aider les pays à s’adapter aux changements climatiques

L’une des préoccupations majeures de l’OMM consiste à aider les pays en développement à réduire les conséquences néfastes des catastrophes naturelles et à faire progresser leur développement socio-économique. A cet effet, l’OMM tente d’aider ces pays, en Afrique notamment, à s’adapter aux effets du réchauffement de la planète. En Afrique, les émissions nocives de gaz à effets de serre sont minimes, mais le continent est toutefois très exposé à leurs impacts négatifs sur l’environnement, notamment à la sécheresse, la désertification et les inondations.

 

 

Un rapport sur l'impact du changement climatique en Afrique et sur la vulnérabilité et l'adaptation du continent face à ces changements a récemment été rendu public par le Secrétariat de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). Basé sur des données obtenues notamment de l'OMM, ce rapport indique que la vulnérabilité du continent face au changement climatique est beaucoup plus forte qu'on ne le pensait.

Il en ressort que toute stratégie d'adaptation doit contenir des améliorations dans les systèmes de veille climatologique et météorologique et un rapprochement entre la recherche en matière de climat et l'élaboration des politiques. Toute stratégie devra également prendre en compte le besoin d'incorporer les considérations relatives au changement climatique aux plans et programmes de développement sectoriel, aux activités de sensibilisation et d'éducation des gouvernements, des individus et des institutions ainsi qu'au besoin d'améliorer les systèmes de prévision et d'alerte précoce, affirme le rapport.

Voir sous: http://www.wmo.int/pages/prog/wcp/agm/agmp_en.php

et http://unfccc.int/2860.php

 

Centre de gestion de la sécheresse pour le sud-est de l’Europe

La Slovénie a été sélectionnée pour accueillir le Centre de gestion de la sécheresse pour le sud-est de l’Europe. La décision a été prise lors d’une réunion qui s’est tenue à l’OMM, à Genève, conjointement avec le secrétariat de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CCD).

Voir sous: http://www.wmo.int/pages/prog/wcp/agm/agmp_en.php

et http://www.unccd.int/

 

Météorologie satellitaire

Les satellites et l’observation du climat

Les satellites météorologiques offrent une vaste source d’information pour l’observation du système climatique mais il convient maintenant de l’exploiter pleinement.

Si l’on y parvient, les nations du monde entier disposeront d’une vaste banque d’informations qui permettra aux décideurs de faire des choix éclairés sur la manière dont il convient de réagir et de s’adapter au changement climatique.

Les exigences déjà posées à cette fin comprennent notamment des estimations sur les chutes de pluies, sur les concentrations de glace de mer et les variations de la couverture terrestre ainsi que des données détaillées sur la précision, la stabilité et la résolution spatio/temporelle des données recueillies par satellite.

Ces exigences ont été développées par l’OMM en collaboration avec les organisations partenaires qui coparrainent le Système mondial d’observation du climat (SMOC) et la communauté des climatologues en général.

Les chances et les lacunes dans les systèmes passés, actuels et futurs d’enregistrement des données par satellite ont été mis en lumière et les besoins spécifiques en matière de recherche ont été identifiés.

 

Le rôle indispensable des données au sol (telles que celles fournies par les stations météorologiques et les ballons sondes) nécessaires pour compléter et garantir la qualité des informations recueillies par satellite a sans cessse été réitéré.

Une fois les recommandations mises en œuvre, les données applicables à de nombreux secteurs de la société, tels que l’agriculture, la gestion des ressources en eau, la sylviculture et la navigation maritime, seront plus facilement accessibles aux décideurs et aux scientifiques du monde entier.

En travaillant en collaboration avec le Programme spatial de l’OMM et le Comité sur les satellites d'observation de la Terre, les agences spatiales du monde entier ont déjà commencé à satisfaire aux exigences du SMOC – le premier pas en avant vers une action coordonnée.

L’OMM, par exemple, prend en compte les besoins du SMOC dans le réaménagement de son Système mondial d'observation.  

Voir sous: http://www.wmo.int/web/gcos/gcoshome.html 

 

 

Formation en temps réel en météorologie satellitaire

Plus de 4 000 participants venus d'une centaine de pays membres de l'OMM ont assisté à des cours présentiels dans le cadre d’une session de formation en temps réel de deux semaines.

Faisant appel au Laboratoire virtuel de l’OMM pour l'enseignement et la formation dans le domaine de la météorologie satellitaire, cette formation était axée sur l’utilisation des données et des produits recueillis par les satellites d’observation du temps et de l’environnement. Ces données et produits trouvent notamment leur application dans la prévision du temps, la surveillance du changement climatique, la sécurité maritime ainsi que la prévention des catastrophes naturelles et l’atténuation de leurs effets.

Les Centres d’excellence du Laboratoire virtuel sont implantés en Australie, au Brésil, en Chine, au Costa Rica, à Niamey et à Oman.

Voir sous: http://www.wmo.int/web/sat/vl.htm

 

  

 

 

La dernière génération de satellites météorologiques

Jason-2

La station au sol du nouveau satellite d’observation des océans, Jason-2, a été inaugurée en septembre 2006 à Usingen, Allemagne. Elle constitue une contribution importante d’EUMETSAT (l’Organisation européenne pour l'exploitation de satellites météorologiques) à la Mission de topographie de la surface des océans (OSTM) – une mission coopérative entre le Centre français National d’Etudes Spatiales (CNES), (France) l’Administration américaine pour l'aéronautique et l'espace (NASA) et l’Administration américaine pour les océans et l'atmosphère (NOAA) (États-Unis).

La NOAA et EUMETSAT seront chargés de l’exploitation du système et de la distribution de produits en temps quasi-réel. Le CNES et la NASA sont les agences qui ont mis au point le satellite Jason-2.

Le lancement de Jason-2 est prévu pour juin 2008.

  

 

MetOp

Le satellite météorologique MetOp-A a été lancé de Baïkonour, Kazakhstan en octobre. MetOp-A est le premier d’une série de trois satellites météorologiques sur orbite polaire qui seront exploités par EUMETSAT au cours de 15 prochaines années sur une orbite du milieu de matinée ; traversant l’équateur à 9h30 (heure locale sidérale). Il s’agit d’une étape capitale dans la mise en œuvre du Système polaire initial conjoint, projet commun d’EUMETSAT et de la NOAA. A bord des satellites MetOp sont embarqués huit différents instruments de mesure de l'atmosphère ainsi que diverses applications météorologiques et environnementales, et notamment le prototype IASI, Interféromètre atmosphérique de sondage dans l’infrarouge.

 

MetOp met environ 100 minutes pour faire le tour de la Terre (ESA)

Voir sous: http://www.wmo.int/web/sat/satsun.html  

  

Météorologie maritime

Données des bouées dérivantes

L’OMM et la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO coparrainent un organe nommé le Groupe de coopération pour les programmes de bouées de mesure (DBCP). Le DBCP se réunit tous les ans afin de faire le point sur la situation et discuter des évolutions de la technologie des bouées dérivantes, de l’application des données recueillies à la recherche scientifique ou aux services opérationnels et des nouvelles initiatives de programmes.

Pour la première fois cette année, les systèmes de surveillance des tsunamis ont été incorporés dans le programme en tant que thème spécifique et une coopération accrue entre le Groupe de coordination intergouvernemental relatif au système d’alerte aux tsunamis pour l’océan Indien et son homologue pour l’océan Pacifique a été proposée.

Le Groupe de coopération est convenu de promouvoir des initiatives de renforcement des capacités régionales et des projets pilotes. Les pays, par exemple, doivent développer leurs réseaux de mesure des vagues afin, notamment, d’intégrer les données dans des modèles de vagues couplés atmosphère-océan pour les activités de prévision en temps réel et de vérification.

Un projet pilote de satellite Iridium de télécommunication pour la diffusion de données a été initié afin de prouver la faisabilité de l’emploi de cette technologie pour la collecte des données en provenance des bouées. L’objectif est de déployer quelque 50 flotteurs équippés avec une technologie Iridium durant cette période (voir encadré ci-dessous).     

La technologie Iridium

La constellation satellitaire Iridium consiste en 66 satellites de communication et de réserve en orbite autour de la Terre. A l’origine, le système devait compter 77 satellites actifs – raison pour laquelle il a été nommé Iridium car il s’agit du nombre atomique de cet élément. Iridium permet de diffuser voix et données dans le monde entier à l’aide de terminaux mobiles de poche.

Les satellites sont sur orbite terrestre basse, à une altitude d’environ 780 km. Ils communiquent entre eux par des liens entre les satellites gravitant dans la même direction. Les satellites orbitent de pôle à pôle en une centaine de minutes.  

Iridium dirige les appels téléphoniques à travers l’espace. Il existe quatre stations terriennes et la liaison spatiale achemine des paquets d’appels à travers l’espace vers l’une des liaisons descendantes. Les appels de station à station peuvent être acheminés directement à travers l’espace, sans liaison descendante. Lorsque les satellites quittent le champ d’une station terrestre, les tables d’acheminement changent et les trames sont transmises au prochain satellite arrivant en vue de la station terrestre.

Voir sous: http://www.wmo.int/web/aom/marprog/marprog.html

  

Services météorologiques destinés au public

Reconnaître l’importance des services météorologiques

Les phénomènes météorologiques et climatologiques ont des répercussions sur presque tous les êtres humains et tous les secteurs de la société.

Aujourd’hui, d’énormes progrès ont été réalisés dans la fourniture d’une vaste gamme d’informations et de services sur l’environnement dont l’utilisation ciblée peut contribuer à réduire les coûts et à accroître l’efficacité dans la lutte contre les effets des phénomènes météorologiques, climatique et hydrologiques. Ces informations vont des données et produits climatologiques aux prévisions météorologiques, climatologiques, hydrologiques et océanographiques et prévisions sur la qualité de l'air en passant par les scénarios et projections des changements climatiques anthropiques à venir.

 

 

L’OMM organise une conférence internationale consacrée à l’évaluation de l’influence des facteurs météorologiques, climatologiques et hydrologiques sur les grands secteurs socio-économiques.

Cette conférence aura lieu à Madrid, Espagne, du 19 au 22 mars 2007. Elle portera en particulier sur les incidences des catastrophes naturelles, du temps, du climat (à la fois la variabilité naturelle et anthropique), de la qualité de l’air et de l’eau ainsi que des phénomènes d’origine océanographique, tels que les tsunamis.

Les participants étudieront également les possibilités d'utiliser les informations et services pertinents pour atténuer les effets néfastes et accroître leur utilité dans les secteurs socio-économiques tels que l’agriculture, les ressources hydrologiques, la santé, la réduction de la pauvreté, le tourisme, les transports, l’énergie et les services financiers.

Elle réunira des décideurs, des usagers et des fournisseurs afin de démontrer l’importance des partenariats entre les prestataires de services et les utilisateurs, et de faire valoir que les ressources consacrées à l'élaboration des produits et services pertinents constituent un investissement rentable pour la société.

Les représentants des divers secteurs de la société pourront décrire la mesure dans laquelle ils subissent l'influence de l'environnement, comment l'information météorologique, climatologique et hydrologique les aide à prendre des décisions et à réduire les risques et comment améliorer cette prise de décision grâce au renforcement des services existants ou à la création de nouveaux services.

Cette manifestation permettra de faire le point sur les avantages socio-économiques tirés de l'utilisation des informations et services météorologiques, hydrologiques et environnementaux, en particulier dans le domaine de la prise de décision et de l'atténuation des risques, et d'envisager les mesures à prendre pour accroître ces avantages. Elle permettra d’aboutir à une meilleure compréhension du processus de décision et de la façon dont ceux qui fournissent l'information doivent s'adapter aux besoins des décideurs.

Un document majeur sur l'utilité socio-économique de l'information météorologique et hydrologique, comprenant notamment des études de cas, une description des meilleures pratiques et des recommandations, sera rédigé ultérieurement.

La conférence est organisée avec la collaboration et le soutien du Gouvernement espagnol et sous le gracieux patronage de Sa Majesté la Reine Sofia.

 

   

 

Prévision immédiate pour les services météorologiques destinés au public

En collaboration avec des experts des domaines concernés, l’OMM étudie les moyens d’optimiser les systèmes de prévision immédiate, de créer de nouveaux ou de meilleurs produits pour les services météorologiques destinés au public et de transmettre la technologie de la prévision immédiate aux pays en développement.

L’OMM a contribué à l’organisation de projets de démonstration en matière de prévision afin de tester les applications de prévision immédiate dans un processus de bout en bout durant les Jeux Olympiques. Le premier projet de démonstration de prévision a été mené à bien avec succès à Sydney, Australie, en 2000 et un autre est prévu à Beijing, Chine, en 2008.

L’expérience a révélé combien il était important de diffuser les alertes de manière à la fois exhaustive et conviviale et d’y intégrer un conseil sur la manière de réagir.

Toutefois, si l’objectif est de parvenir à un processus de bout en bout pour la diffusion des messages d’alerte aux communautés exposées, de nombreux pays ne sont techniquement pas encore en mesure de développer un service de prévision immédiate efficace.

Les systèmes de prévision immédiate peuvent fournir en temps réel une information précoce et utile sur les risques de phénomènes violents mais le degré de perfectionnement des applications de prévision immédiate varie considérablement. La coopération régionale dans l’utilisation des techniques et technologies de prévision immédiate peut constituer un moyen de surmonter certains de ces problèmes.

Dans le souci de préserver la sécurité des personnes et des biens dans le monde, l’OMM contribue à la préparation d’une proposition relative à l’application de la technologie de la prévision immédiate, qui cible les pays en développement.

Voir sous: http://www.wmo.ch/web/aom/pwsp/index.html

 

 

Météorologie agricole

Évaluation des risques

En de nombreux endroits du globe, des phénomènes métérologiques et climatiques extrêmes - sécheresses, inondations, tempêtes, cyclones tropicaux, vagues de chaleur, épisodes de gel et vents violents – constituent des facteurs importants de risque et d’incertitude pesant sur la performance et la gestion des systèmes agricoles. En collaboration avec un certain nombre d’agences partenaires, l’OMM aident les pays à mettre au point un processus d’évaluation de ces risques et incertitudes et à développer des stratégies pour y faire face.

La planification des mesures d’urgence conjuguée à l'évaluation des risques et à de meilleurs systèmes d'alerte précoce peut réduire la vulnérabilité de la société aux risques météorologiques et climatiques. La diversification des entreprises, les stratégies de couverture (hedging), les assurances cultures et récoltes, les dérivés météorologiques et les assurances liées à des indices météorologiques jouent un rôle majeur dans la formulation de stratégies de gestion des risques agricoles. Les Stratégies et plans d’assurance cultures réduisent la vulnérabilité des communautés agricoles aux risques posés par les extrêmes climatiques et météorologiques.

 

Les stratégies d’adaptation aux risques prennent notamment en compte les prévisions saisonnières en agriculture, sylviculture et en gestion des sols afin de contribuer à l’atténuation de la sécheresse et de la désertification et des pénuries alimentaires qui en découlent. L’utilisation de modèles de gestion agricole intégrée et de simulations de cultures associés aux systèmes de prévision climatique apporte des avantages considérables. La diversification des cultures et l’amélioration des méthodes d’irrigation font partie des stratégies destinées à optimiser la gestion et l’utilisation des ressources.

Le savoir-faire des autochtones est ici un atout de grande valeur. Afin d’améliorer les récoltes et le rendement, il est important de combiner les technologies traditionnelles avec les prévisions météorologiques saisonnières et les systèmes d'alertes.

L’un des défis consiste à évaluer l’impact des différentes sources de variabilité climatique sur la fréquence et l’ampleur des phénomènes extrêmes. Les futures actions de prévention sont toutefois entravées par l’absence de collecte systématique des données sur les catastrophes et de services de communication efficaces pour la diffusion d’informations météorologiques et climatiques servant de base à des décisions éclairées.

Les choix de politiques pour appréhender ces risques sont notamment la planification des contingents, l’utilisation de modèles de simulation et le recours aux services agrométéorologiques.

Voir sous: http://www.wmo.int/pages/prog/wcp/agm/agmp_en.php

 


 

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