Décembre 2007

Les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone ont atteint des niveaux record en 2006

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Le Bulletin de l’OMM sur les gaz à effet de serre publié fin novembre révèle que les concentrations mondiales de dioxyde de carbone dans l'atmosphère terrestre ont atteint des niveaux record en 2006. Les valeurs mesurées s’établissent à 381,2 parties par million (ppm), contre 379,2 ppm en 2005, ce qui représente une hausse de 0,53 %.

Ces informations se fondent sur les relevés du Réseau l’observation mondial du dioxyde de carbone et du méthane, un réseau global d’observation du climat qui participe aux travaux de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

Ce dernier bulletin a été publiée juste avant le Cinquantième anniversaire de la mesure du dioxyde de carbone à l’échelle du globe: colloque et célébration (Hawaï, 28-30 novembre 2007), coparrainé par l’OMM et la Conférence des Parties à la CCNUCC (Bali, Indonésie, 3-24 décembre 2007).

Le dioxyde de carbone, le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O) sont les trois gaz à effet de serre les plus abondants que contient l’atmosphère, après la vapeur d’eau. Les gaz à effet de serre font partie des principales causes du réchauffement de la planète et des changements climatiques. Les concentrations de protoxyde d’azote ont atteint elles aussi des valeurs record en 2006, passant de 319,2 à 320,1 parties par milliard (ppb), soit une hausse de 0,25 %, tandis que la teneur de l’atmosphère en méthane est restée stable, à 1782 ppb.

La hausse de 36 % de la teneur de l’atmosphère en dioxyde de carbone depuis la fin du XVIIIesiècle est imputable en grande partie aux émissions liées à la consommation des combustibles fossiles. Environ un tiers du protoxyde d’azote libéré dans l’atmosphère provient des activités humaines telles que l’exploitation de combustibles, la combustion de la biomasse, l’usage de fertilisants et certains processus industriels. L’exploitation des combustibles fossiles, la riziculture, la combustion de la biomasse, les mises en décharge et l’élevage de ruminants sont à l’origine d’environ 60 % du méthane atmosphérique, les 40 % restants étant imputables à des processus naturels.

Les 44 pays Membres qui participent au programme d'observation effectuent des relevés précis qui sont ensuite archivés et distribués par le Centre mondial de données relatives aux gaz à effet de serre (CMDGS), hébergé par le Service météorologique japonais.

L'OMM rédige le Bulletin sur les gaz à effet de serre en collaboration avec le CMDGS et le Groupe consultatif scientifique de la Veille de l'atmosphère globale (VAG) pour les gaz à effet de serre et avec le concours du Laboratoire de recherche sur le système terrestre relevant de l'Administration américaine pour les océans et l'atmosphère (NOAA).

Communiqué de presse

 

 

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