Décembre 2007

Evénements récents

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Atelier sur la mise en œuvre des centres directeurs pour la prévision d'ensembles multimodèles à longue échéance (Busan, République de Corée, 18-20 septembre 2007)

Tirer les enseignements du quatrième Rapport d'évaluation du GIEC

Réunion d'experts de l'OMM sur la participation des Services météorologiques et hydrologiques nationaux aux mécanismes de coordination des mesures de prévention des catastrophes et aux systèmes d'alerte rapide (Genève, 26-28 novembre 2007)

Quatrième sommet ministériel du Groupe intergouvernemental sur l'observation de la Terre (GEO) (Le Cap, Afrique du sud, 28-30 novembre 2007)

Réunion d’experts sur les besoins des marchés de l’assurance contre les catastrophes et de la gestion des risques météorologiques en matière de produits et de services fournis par les SMHN (Genève, 5-7 décembre 2007)

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Atelier sur la mise en œuvre des centres directeurs pour la prévision d'ensembles multimodèles à longue échéance
(Busan, République de Corée, 18-20 septembre 2007)

Les représentants de 10 Centres mondiaux de production (CMP), y compris Moscou en tant que futur centre, participaient à cet atelier ouvert par M. Man-Ki Lee, Directeur de l’Administration météorologique de la République de Corée (KMA) et Représentant permanent de la République de Corée auprès de l’OMM. M. Man-Ki Lee a rappelé l’importance de la prévision climatique et de l’échange d’informations au service de tous les pays.

Cet atelier était la première rencontre des neuf Centres mondiaux de production existant depuis leur création par la session extraordinaire de la commission des systèmes de base de l’OMM (CSB) en novembre 2006. La manifestation avait principalement pour but d’améliorer les fonctions du Centre directeur, de promouvoir les échanges d’expériences et d’intensifier la collaboration. Les tâches du Centre directeur ont été passées en revue et les participants ont proposé une approche progressive dans le développement des activités.

Un consensus est né sur le fait que l'Équipe d'experts pour la prévision à échéance prolongée et à longue échéance devrait faire office d’organe consultatif pour le fonctionnement du Centre directeur. Enfin, les participants ont demandé instamment que d’autres mesures soient prises en faveur de la reconnaissance du Centre directeur lors de la prochaine session de la CSM en 2008.

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Busan, République de Corée, septembre 2007 — Participants à l'atelier sur la mise en œuvre des centres directeurs pour la prévision d'ensembles multimodèles à longue échéance

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Tirer les enseignements du quatrième Rapport d'évaluation du GIEC

Tirer les enseignements du quatrième Rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) afin de concevoir des stratégies d’avenir en matière de recherche et d’observations sur le changement climatique – tel était l’objectif clé d’un atelier organisé conjointement par le Système mondial d'observation du climat (SMOC), le Programme mondial de recherche sur le climat (PMRC) et le Programme international géosphère-biosphère (PIGB) à Sydney, Australie, du 4 au 6 octobre 2007.

Quelque 66 auteurs du GIEC et autres experts associés aux trois programmes internationaux ont examiné comment soutenir et développer de nouveaux systèmes d’observation et définir des enjeux relatifs au changement climatique basés sur les lacunes et les incertitudes mises en évidence par les Groupes de travail I (Les bases scientifiques physiques) et II (Conséquences, adaptation et vulnérabilité) du GIEC dans leurs dernières évaluations.

L’atelier s’est particulièrement penché sur les lacunes les plus critiques dans les aspects scientifiques fondamentaux et sur les déficiences dans la manière dont l’information sur le changement climatique peut être utilisée pour estimer les incidences, concevoir des mesures d’adaptation et évaluer la vulnérabilité des populations, notamment à une échelle régionale. Par exemple, deux des facteurs prioritaires identifiés limitant actuellement notre degré de confiance dans les projections relatives au changement climatique sont, d’une part, notre faible compréhension du comportement de la calotte glaciaire et de ses implications sur l’élévation du niveau de la mer et, d’autre part, les lacunes dans nos connaissances du cycle hydrologique.

L’atelier a également fait des suggestions sur les recherches nécessaires afin d’améliorer la performance des modèles de changement climatique régionaux, par exemple par une validation plus rigoureuse de ces derniers avec les observations des “variables climatologiques essentielles” du SMOC (considérées comme applicables pour l’observation mondiale et essentielles pour les besoins du GIEC et de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques). Obtenir des données appropriées pour tester les modèles régionaux, y compris les modèles d’impact, constitue un enjeu de taille, notamment dans les pays en développement. De meilleures connexions entre les modèles de la circulation générale et les modèles régionaux ont été identifiées comme un thème d’action prioritaire ainsi que la nécessité d’améliorer la coopération entre la communauté de la modélisation climatique et les experts spécialisés dans l’évaluation des incidences du changement climatique et dans la mise en œuvre de mesures d’adaptation. La recherche relative au changement climatique régional pourrait bénéficier du savoir-faire de la comparaison de modèles acquis durant de nombreuses années par le PMRC et le PIGB, et récemment perfectionné au sein du Projet de comparaison des modèles couplés climat-cycle du carbone et des discussions en cours à propos d’un futur projet de comparaison de modélisations régionales.

Une variété de produits est en train d’être préparés dans le sillage de cet atelier. L’un d’entre eux comprend un rapport global et des articles publiés dans des revues scientifiques ayant fait l’objet d’un examen collégial contenant les points de vues de participants sur des thèmes à prendre en compte à l’avenir dans les évaluations relatives au changement climatique Ces recommandations ont été particulièrement intéressantes pour le Secrétariat du GIEC qui a participé à la planification de la manifestation. Parrainé par une série d’institutions internationales et nationales, particulièrement australiennes et américaines, l’atelier s’est tenu parallèlement à la conférence scientifique et technologique patronnée par la CSIRO “Greenhouse 2007”.

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Réunion d'experts de l'OMM sur la participation des Services météorologiques et hydrologiques nationaux aux mécanismes de coordination des mesures de prévention des catastrophes et aux systèmes d'alerte rapide (Genève, 26-28 novembre 2007)

Dans le cadre du programme transsectoriel consacré à la prévention des risques de catastrophes naturelles, l’OMM a accueilli cette réunion d’experts afin d’identifier les opportunités de renforcement du rôle et de la participation des SMHN dans les mécanismes nationaux de coordination de la réduction des risques de catastrophes et dans les différents aspects opérationnels de cette dernière au niveau national, tels que les systèmes d’alertes précoces.

Participaient à cette réunion des experts des SMHN et des représentants de coordination et de programmes nationaux ainsi que des agences de protection civile du Brésil, chine, France, Inde, Pologne, Sri Lanka, Suisse, Mozambique et Etats-Unis. Les experts des agences régionales et internationales impliquées dans le système ISDR, dont l’IFRC, l’UIT, l’OCHA, le PNUD, la SIPC, la COI-UNESCO, l’UNICEF/IASC, et l’ICPAC participaient à la réunion et ont activement contribué au débat.

Les objectifs de cette manifestation étaient les suivants:

  • contribuer à l'élaboration de directives applicables à la participation des SMHN aux mécanismes de coordination des mesures de prévention des catastrophes à l'échelle nationale et internationale ;
  • Examiner et parachever un mécanisme de documentation des bonnes pratiques en matière d'alerte précoce dans le cadre d'une approche multidanger, en mettant l'accent sur le rôle des SMHN, développée durant les consultations de l’an passé.

Il est ressorti de cette réunion qu’il était urgent de développer des directives détaillées afin d’aider les pays et les agences partenaires de Nations Unies à agir au niveau national afin de cerner le rôle des SMHN au sein du nouveau concept de réduction des risques de catastrophes naturelles, en mettant fortement l’accent sur la prévention et la préparation. Des opportunités de renforcement de la participation des SMHN à la réduction des risques de catastrophes au niveau national ont été identifiées, dont une participation proactive aux mécanismes nationaux de coordination pour la réduction des risques de catastrophes (plateformes nationales) et aux mécanismes de coordination des Nations Unies (notamment dans les pays pilotes du concept «une seule ONU») ainsi que l'établissement de relations de travail bilatérales avec des agences agissant au niveau du pays avec des communautés exposées (p. ex. Croix-Rouge ou IFRC et d’autres agences humanitaires).

Les participants se sont penchés sur les résultats du premier Colloque sur les systèmes d'alerte rapide multidanger pour une gestion intégrée des risques de catastrophe, accueilli par l’OMM en mai 2006 et sur les avancées significatives qui ont suivi, telles que le lancement de plusieurs projets de démonstration multi-dangers nationaux et transfrontières en France, Chine (Shanghai), le Projet de Système d’alerte précoce transfrontière USA/Canada et de nouveaux projets de démonstration engagés avec l’Inde, les pays d’Amérique centrale et l’Europe en matière de systèmes transfrontières d’alerte précoce aux inondations. Les débats ont également porté sur l’instauration d’un mécanisme de documentation des bonnes pratiques en matière d'alerte rapide dans le cadre d'une approche multidanger, en mettant l'accent sur le rôle des SMHN et leurs interactions avec d’autres agences nationales.

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Quatrième sommet ministériel du Groupe intergouvernemental sur l'observation de la Terre (GEO) (Le Cap, Afrique du sud, 28-30 novembre 2007)

Les trois premiers sommets étaient consacrés à l’établissement du GEO et à l’approbation du Plan décennal de mise en œuvre du Système mondial des systèmes d'observation de la Terre (GEOSS). Ce quatrième Sommet était le premier rapport de situation aux ministres concernant le Plan de mise en œuvre et les orientations et soutiens demandés. Le Secrétaire général de l’OMM participait au sommet et a fait une déclaration commune au nom des autres agences des Nations Unies prenant part au GEO.

Il y avait deux points à l’ordre du jour: la présentation du rapport de situation du GEO et l’adoption de la Déclaration. Une annexe au rapport de situation fournissait la description de 100 réalisations soumises par des Membres ou des Organisations participantes à titre de contributions au SSMOT.

Certaines des réalisations du GEO au cours des deux dernières années ont été présentées. Plus de 60 expositions ont été organisées, dont celles de l’OMM, Année polaire internationale 2007-2008 et Programme mondial de recherche sur le climat. Le personnel du Service météorologique sud-africain a assisté l’OMM dans son exposition par la fourniture de vidéos et d’arrangements floraux et, surtout, par la présence du personnel météorologique du Cap.

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Des membres du Service météorologique australien visitent le Service météorologique sud-africain sur le stand de l'OMM

Les déclarations de clôture prononcées par quatre ministres (Chine, Commission européenne, Etats-Unis et Afrique du Sud) ont exprimé leur appui et leur engagement à l’égard du GEO et du SSMOT. Ces déclarations ainsi que celles d’autres participants au Sommet imprimeront au GEO l’élan nécessaire à son maintien et à son développement pour les trois années précédant le prochain Sommet prévu pour 2010.

La réunion du GEO a également tenu une séance plénière à laquelle ont assisté plus de 500 participants et est parvenue à un accord sur le projet de Déclaration. Quatre thèmes se sont dégagés: Le besoin d’établir un processus afin de parvenir à un consensus sur le partage des données ; la portée de la mission du GEO au-delà des observations de la Terre, intégrant l’assimilation des données et la modélisation du système terrestre ; la reconnaissance que la continuité de la fréquence radio était un aspect crucial des applications d’observation de la Terre et la reconnaissance de la contribution que le SSMOT peut réaliser par une collaboration avec les agences des Nations Unies en réponse aux besoins des conventions de l’ONU. L’évaluation de la mise en œuvre des deux premières années du Plan décennal a fait apparaître que des progrès intéressants avaient été accomplis dans sept des neuf domaines d’intérêt sociétal.

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Réunion d’experts sur les besoins des marchés de l’assurance contre les catastrophes et de la gestion des risques météorologiques en matière de produits et de services fournis par les SMHN
(Genève, 5-7 décembre 2007)

Dans le cadre du programme transsectoriel consacré à la prévention des risques de catastrophes naturelles, des experts des Services météorologiques et hydrologiques (SMHN) nationaux d’Australie, du Brésil, du Canada, de Chine, d’Ethiopie, de Finlande, de France, d’Inde, de Malawi, du Maroc, des Pays-Bas, de Nouvelle-Zélande et des États-Unis, ainsi que de la Banque mondiale, du Programme alimentaire mondial, de la Weather Risk Management Association et du secteur de la réassurance se sont réunis au siège de l’OMM.

A la suite de l’adoption par 168 pays de la Déclaration de Hyogo et du Cadre d’action de Hyogo pour 2005-2015 «Pour des nations et des collectivités résilientes face aux catastrophes» lors de la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes (janvier 2005, Kobe, Japon), un mouvement est en train de s’amorcer clairement en direction d’une approche proactive et globale, mettant notamment l’accent sur la prévention et la préparation.

Le Programme de réduction des risques de catastrophe (DRR) de l’OMM a été créé en 2003 dans le but de renforcer les capacités et d’intégrer les contributions des SMHN à toutes les étapes déterminantes de la gestion des risques de catastrophe. Alors que les principales initiatives de l’OMM sont axées sur le développement des programmes des SMHN consacrés aux dangers afin de soutenir l’évaluation des risques et le développement de systèmes d’alerte précoce opérationnels, grâce à des partenariats privés et publics, le Programme DRR a également pour but de renforcer la contribution des SMHN au développement de mécanismes de transferts de risques financiers, ce qui permettrait de couvrir certains risques et de répartir les risques restants sur une plus large base afin de réduire les répercussions sur des acteurs individuels.

Les débats ont porté sur:

  • Le rôle de l'OMM et des SMHN dans les mécanismes de transfert des risques financiers tels que les marchés de l'assurance contre les catastrophes et de la gestion des risques météorologiques;
  • la relation entre les phénomènes météorologiques et hydrologiques violents et différents secteurs économiques et le développement de nouveaux mécanismes de transfert pour couvrir ces risques, tant dans les pays développés que dans les pays en développement: le Programme alimentaire mondial et la Banque mondiale ont donné un nombre d’exemples issus de pays en développement concernant les avantages tirés de la coopération et de l’engagement des SMHN dans la fourniture d’informations pour soutenir le développement de produits; les initiatives du secteur privé pour l’expansion de ces marchés dans les économies émergentes;
  • les besoins de ces marchés en matière de produits et de services météorologiques, hydrologiques et climatologiques pour soutenir les marchés de transfert des risques.

Cette réunion a souligné que l’une des exigences fondamentales pour les marchés de transfert des risques financiers d’origine météorologique était la disponibilité d’observations systématiques cohérentes historiques et en temps réel des paramètres hydrométéorologiques complétées par d’autres produits de prévision à même de renseigner sur les configurations des risques dans des cadres temporels d’une heure et plus. Ces données doivent être complétées par des instruments et des méthodologies d’analyse des risques et de cartographie. A travers son Programme de réduction des risques de catastrophes, l’OMM va lancer un projet afin d’aider les SMHN à développer leur «programmes dangers» pour soutenir différentes applications, telles que l’évaluation des risques, les systèmes d’alerte précoce et les marchés de transfert des risques financiers.

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