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Juin 2007 Téléchargements & liens
couverture bulletin

La photographie sur la couverture

Un des principaux problèmes qui se pose à l’homme c’est comment nourrir la population sans cesse croissante du globe. Bien qu’il soit impossible d’estimer avec précision quelle sera la population mondiale dans 50 ans, il est évident que, si l’accroissement démographique continue au rythme actuel, il y aura à cette époque plusieurs millions de bouches supplémentaires à nourrir. C’est pourquoi les savants s’efforcent de trouver des voies et moyens d’augmenter le rendement des superficies cultivées existantes et de livrer à la culture des terres qui actuellement ne se prêtent pas à la production alimentaire.

Parmi les projets internationaux poursuivant cet objectif, il convient de mentionner le Programme de recherches sur la zone aride de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture qui a été évoqué à plusieurs reprises dans des numéros antérieurs du Bulletin. Les terres arides couvrent une très grande partie de la surface terrestre et si on pouvait obtenir un accroissement , même marginale, de leur productivité agricole, ce serait déjà un résultat extrêmement important. Comme le manque d’eau est un des problèmes fondamentaux qu’il convient de résoudre, les météorologistes ont donc un rôle important a jouer dans ce programme de recherches. L’OMM collabore depuis plusieurs années avec l’UNESCO à la mise en œuvre de ce programme et a envoyé des représentants à toutes les réunions scientifiques importantes organisées par cette organisation. La photographie sur la couverture montre un paysage semi-aride au Venezuela.

 

Il y a 50 ans les principaux points du Bulletin d’avril étaient la climatologie de la zone aride, les aspects météorologiques de l’énergie atomique, un rapport sur les observations faites durant la période d’essai de l’Année géophysique internationale 1957-58, les atlas climatiques, le Programme d’assistance technique et les stations métorologiques automatiques ainsi que des rapports du Congrès géographique international et les rapports des deuxièmes sessions de l’Association régionale I (Afrique) et de la Commission de climatologie.

An abridged selection of some of these articles is given below. Others were included in the April 2007 edition of MeteoWorld.

Atlas climatiques

... Le Groupe de travail des atlas climatiques du Comité exécutif s’est réuni à Centerton, New Jersey, du 7 au 12 janvier 1957, afin d’examiner les commentaires formulés par les Membres au sujet de son premier rapport...

Révision des spécifications

Des avis très différents avaient été exprimés par les Membres au sujet de la proposition initiale du groupe envisageant de diviser l’atlas climatique mondial en deux sections principales, à savoir: un atlas de climatologie dynamique et un autre de climatologie physique. Le groupe a décidé qu’il serait plus logique de diviser l’ouvrage en trois sections ayant trait respectivement aux zones terrestres (éléments en surface), aux zones maritimes (éléments en surface) et à l’atmosphère libre. Le groupe concentre actuellement son attention sur les cartes des éléments en surface au-dessus des zones terrestres; il a déjà mis la dernière main aux spécifications révisées de cette section.

Le changement le plus important apporté par le groupe dans son deuxième rapport consiste en l’adjonction d’un certain nombre de cartes destinées à répondre aux besoins exprimés par les Membres. Il s’agit de cartes relatives à la fréquence des jours de ciel clair et des jours nuageux, à la température maximum moyenne quotidienne, à l’épaisseur maximum moyenne de la couche de neige et au nombre de jours avec précipitations dépassant 1 et 10 mm. Les cartes ayant disparu des listes sont celles qui concernaient la conductibilité thermique du sol (que l’on n’a pas jugé possible de préparer) et la pluie se congelant (considérée comme un phénomène local intéressant surtout l’exploitation). Le groupe s’est tenu au principe qu’il avait adopté à l’origine, à savoir que le projet d’atlas climatique mondial devrait se limiter aux éléments climatiques de base sans tenir compte des facteurs concernant l’exploitation.

Mesures ultérieures

Si le Comité exécutif adopte les spécifications en question, les services météorologiques auront pour tâche immédiate de préparer les atlas climatiques pour leurs propres pays. Le groupe a toutefois estimé que l’on pouvait et que l’on devait même commencer à préparer les cartes régionales sur feuillets, comme cela a déjà été le cas en Afrique, sans attendre que soient achevés tous les atlas nationaux appropriés. Il a donc été recommandé aux présidents des associations régionales d’élaborer aussi vite que possible des plans en vue de la préparation de leurs cartes régionales sur feuillets.

Stations météorologiques automatiques des Etats-unis

Station continentale

L’United States Weather Bureau a fourni des précisions sur sa plus récente station météorologique automatique. Cette station appelée «observateur météorologique télétype automatique» ne mesure pas seulement les conditions météorologiques, mais est également capable de les convertir en code télétype et de les transmettre sur les circuits nationaux sans l’intervention d’observateurs ou d’agents des transmissions. Cet appareil mesure actuellement les éléments météorologiques suivants: visibilité, température, point de rosée, vitesse et direction du vent, pression et précipitations. On espère que de nouveaux perfectionnements permettront d’inclure dans les relevés automatiques la mesure de la hauteur des nuages et le type du temps. Quatre de ces stations fonctionnent déjà, tandis qu’une quinzaine d’autres seront mises en service dans un proche avenir.

L’observateur météorologique télétype automatique est basé sur un système employé par les services militaires dans leurs stations automatiques situées dans des endroits écartés pour transmettre des renseignements météorologiques en alphabet morse. Dans ce système, les segments du commutateur sont placés autour des instruments standard à lecture directe. Un style remplit à la fois les fonctions de bras de contact et d’aiguille de lecture. Un électro-aimant placé sous le cadran attire cette aiguille fermement contre la plaque du commutateur pendant 163 millisecondes pour chaque chiffre transmis par l’indicateur. Chacun des segments est relié à un mécanisme de mise en code et les différentes lettres de l’alphabet morse sont transmises au fur et à mesure que les valeurs météorologiques changent. Un réseau ingénieux de relais et de diodes, appelé coder, a été mis au point pour permettre l’utilisation de ce système avec le télétype. Cet ensemble convertit en code télétype les circuits électriques établis aux segments du commutateur. Lorsque la combinaison appropriée de caractères est transmise par une station centrale, le Secondary Sequential Control Afparatus (SECO) réagit et commande aux indicateurs de transmettre les données météorologiques directement aux téléimprimeurs de plusieurs douzaines de stations simultanément.

La plupart des instruments utilisés pour mesurer les facteurs météorologiques sont des instruments standard qui ont été modifiés ou adaptés spécialement à cet effet. Les mesures des précipitations sont obtenues avec un pluviomètre à augets basculeurs réchauffé qui relève les quantités de précipitations à l’aide d’un relais à action échelonnée. Les quantités additionnées sont enregistrées pour des périodes de six heures, le relais retournant à la position zéro à la fin de chaque période. La température est indiquée sur le cadran de six pouces d’un instrument de précision, qui utilise un tube flexible rempli de mercure avec une ampoule sensible logée dans un abri standard. Une cellule de point de rosée placée dans un petit capuchon métallique sur l’abri indique le point de rosée.

Des mesures effectuées par transmissomètre sont utilisées pour déterminer la visibilité, tandis qu’un anémomètre standard à contact indique la vitesse et la direction du vent. Un échantillon d’une minute est pris immédiatement avant chaque transmission et de nouvelles lectures sont effectuées par la suite toutes les douze minutes, au cas où l’observateur automatique doit fournir un relevé entre les observations horaires habituelles.
Ce système automatique possède une autre particularité: il est capable de garder un enregistrement des renseignements transmis, en établissant une bande perforée pour chaque observation. Les bandes peuvent être transcrites sur des cartes perforées standard et ces dernières, conservées dans les archives du centre, peuvent être consultées aux fins de recherches, d’études statistiques et de travaux climatologiques.

Station maritime

Le National Bureau of Standards a annoncé la mise au point d’une station météorologique maritime qui peut être ancrée à des endroits écartés et laissée sans surveillance pendant une période de six mois. La station, qui est incorporée dans une bouée, transmet en code, à des intervalles réguliers au cours de la journée, des données relatives à la température de l’air, à la température de la mer, à la pression, ainsi qu’à la vitesse et à la direction du vent. Actuellement, cet équipement se trouve encore au stade expérimental mais des essais préliminaires ont montré qu’il a une portée radio dépassant 800 milles.

La station automatique traduit les renseignements météorologiques en groupes chiffrés de trois lettres et transmet les signaux sur une fréquence porteuse modulée par impulsions de 6 Mc/s. Ces signaux peuvent être captés par des récepteurs de trafic standard et traduits d’après une table de déchiffrage. Chaque transmission dure trois minutes.

Le bateau, qui a 20 pieds de long et 10 pieds de large, est construit en aluminium et à l’aide d’autres alliages non magnétiques, et peut être ancré dans des eaux d’une profondeur pouvant atteindre 1100 m. Deux mâts et quatre puits étanches contiennent tous les appareils électroniques et météorologiques, montés à l’abri des chocs.
Les températures de l’air et de la mer sont mesurées à l’aide de simples thermistors, tandis qu’un baromètre de précision mesure la pression. Le baromètre est modifié de telle façon qu’une aiguille asservie se déplace au-dessus d’une résistance plate et est serrée contre cette résistance au moment de la mesure. Un anémonètre à trois coupes d’une construction particulièrement robuste entraîne un petit générateur magnétique dont le débit est appliqué à la grille d’un tube à vide. La girouette est reliée à un circuit émetteur et récepteur selsyn actionnant un servomécanisme qui règle la position d’un compas magnétique en synchronisme avec la girouette. Les variations des conditions météorologiques sont converties en variations de la résistance par un circuit à point auto-équilibrant entraînée par un moteur.

L’énergie est fournie par une batterie de piles sèches et un convertisseur rotatif qui transforme le courant à basse tension en courant de 120 V à 60 c/s pour les éléments électroniques. Dans les modèles futurs de la station, un groupe électrogène à essence et une batterie d’accumulateurs remplaceront les piles sèches.

Un chronomètre, qui est remonté automatiquement pendant les périodes de fonctionnement de la station, assure un contrôle général efficace, tandis qu’une minuterie permet de faire suivre le signal d’identification par les mesures météorologiques dans l’ordre correct. La vitesse d’émission peut être contrôlée de telle façon que même les opérateurs inexpérimentés disposent d’assez de temps pour identifier le signal. À la fin de la période de transmission, le contrôle général coupe le courant d’alimentation jusqu’à la prochaine période de fonctionnement.

Composition de l’OMM


Maroc

Le 3 janvier 1957, l’Empire chérifien a déposé auprès du Département d’Etat à Washington un instrument d’adhésion à la Convention météorologique mondiale en vertu des dispositions de l’article 3(b) de la Convention. Le Maroc est ainsi devenu un Etat Membre de l’OMM le 2 février 1957. Ce nouveau Membre remplace les deux anciens Territoires Membres du protectorat français du Maroc et du protectorat espagnol du Maroc.

Tunisie

Le 22 janvier 1957, le Royaume de Tunisie a déposé auprès du Département d’État à Washington un instrument d’adhésion à la Convention météorologique mondiale en vertu des dispositions de l’article 3(b) de la Convention. De Territoire Membre qu’elle était auparavant la Tunisie est ainsi devenue le 21 février 1957, un État Membre de l’OMM.

L’OMM compte maintenant 72 États Membres et 22 Territoires Membres.

Avis et nouvelles

Un nouveau Service météorologique indépendant

Le 6 mars 1957, le Territoire de la Côte de l’Or est devenu un pays indépendant au sein du Commonwealth britannique sous le nom de Ghana et, à cette même date, le Service météorologique du Ghana qui, antérieurement, faisait partie des services météorologiques de l’Afrique occidentale britannique, est devenu un Service indépendant.

Don à l’OMM de la bibliothèque du Dr Swoboda

Mme M. Swoboda, veuve du Dr G.  Swoboda, ancien Secrétaire général de l’OMM, récemment décédé, vient de faire don à l’OMM de la bibliothèque météorologique de celui-ci.
Cette collection comprend de nombreux ouvrages météorologiques classiques importants, une grande collection de tirages à part, et de précieux périodiques météorologiques.

 

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