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Il y a 50 ans ...

Extraits du Bulletin de l'OMM, Vol. 5 N° 4, octobre 1956

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Il y a cinquante ans, les principaux articles du Bulletin d'octobre étaient consacrés à une étude des méthodes de contrôle relatives aux données météorologiques de base, à un rapport de la 22e session du Conseil économique et social des Nations Unies, à des projets de programme météorologique pour l'Année géophysique internationale 1957-1958, à des rapports d'activités des Conseils régionaux ainsi qu'au Programme d'assistance technique et aux commissions techniques. Le Bulletin mentionnait également une réunion portant sur les radars et la météorologie (Essen, Allemagne, juin 1956), la Conférence mondiale de l'énergie (Vienne, Autriche, juin 1956), la création d'une nouvelle société internationale consacrée à l'étude de la bioclimatologie et de la biométéorologie, la comparaison mondiale de radiosondes (Payerne, Suisse, juin 1956) et le Symposium sur l'ozone atmosphérique (Ravensburg, Allemagne, juin 1956). Il contenait enfin des articles sur le développement des ressources en eau, sur l'éventuel élargissement de la mission de l'OMM à l'hydrologie et sur les parasites atmosphériques au Soudan. Les préparatifs de l'Année géophysique internationale 1957-1958 ont été intégrés aux rapports de presque toutes les activités de l'OMM.

Une sélection de ces articles est brièvement présentée ici. D'autres figureront dans la prochaine édition de MétéoMonde, en Octobre 2006.

     

 

Photographie de la page de couverture 

Conformément au protocole de l'accord passé entre la Confédération suisse et l'OMM, l'Administration fédérale des PTT va émettre, le 22 octobre 1956, une série de six timbres en l'honneur de l'Organisation.  Les timbres de 5 c, 10 c et 40 c ont été dessinés par M. Donald Brun (Bâle) et ceux de 20 c, 60 c et 2 fr sont l'œuvre de M. Eric Poncy (Genève).  Ces timbres seront utilisables pour la correspondance officielle de l'Organisation et pour la correspondance privée déposée dans une boîte spéciale;  ils seront oblitérés pendant une certaine période par un cachet spécial portant mention de l'Organisation, puis par le timbre à date ordinaire du Bureau de poste des Nations Unies  Les philatélistes qui désireraient obtenir ces timbres soit neufs, soit oblitérés, sont priés de s'adresser au Service philatélique de la direction des PTT, Bollwerk 8, Berne (Suisse).

Comme le faisait remarquer naguère M. F.E. Dixon (Weather, Vol. II, N° 2, p. 34), une collection de timbres se rapportant à la météorologie offre de grandes possibilités aux philatélistes.  Les timbres spéciaux qui seront émis par différents pays à l'occasion de l'Année géophysique internationale pourront également enrichir une telle collection.

La couverture reproduit aussi l'emblème de l'OMM.  Le Comité exécutif a décidé récemment que le sceau officiel de l'OMM s'inspirerait de cet emblème qui sera utilisé comme signe distinctif sur les publications et les documents de l'OMM.

Une distribution géographique complexe des stations météorologiques pose pour certains services un problème administratif concernant le rassemblement de ces données;

Les changements d'emplacement, de codes et d'heures d'observations se font sentir sur la valeur des données recueillies et rendent le catalogue de ces dernières plus difficile.

 

Données météorologiques de base

Afin de savoir ce que l’on fait pour rassembler toutes les données météorologiques de base dans les fichiers des services météorologiques, y compris celles qui sont recueillies en raison de projets spéciaux, et comment on met ces données à la disposition des travailleurs intéressés, le Président  du Groupe de travail de la Commission de Climatologie pour l’échange international des données historiques relatives à la météorologie a prié le Secrétariat de procéder à une enquête sur les méthodes actuelles de rassemblement, d’annotation et de diffusion des données dans les services météorologiques nationaux. Cet article constitue un résumé du rapport préparé par le groupe de travail sur la base des indications que 55 pays ont fait parvenir en réponse au questionnaire.

 

Centre international de contrôle des données

La principale conclusion à laquelle le groupe est parvenu révèle que tous les services auraient grand avantage à établir par la suite, dans le cadre de l’OMM, un centre de contrôle des données de base, dont les deux fonctions principales seraient les suivantes : 1) Il servirait de centre de renseignements sur la disponibilité de données météorologiques, et 2) de centre destiné à recevoir, reproduire et diffuser les données. Ce centre recevrait des données météorologiques sous la forme requise; en outre, il reproduirait et diffuserait, sur demande et à tous les intéressés, des données sous forme de microcartes.

...cette activité tendrait du même coup à alléger la procédure compliquée selon laquelle un service s’adresse à un autre pour demander des données de base.

 

Contrôle national des données

... avant de mettre au point ce projet, il sera nécessaire de créer une administration de contrôle des données au sein des services météorologiques nationaux....Le groupe estime que cette administration n’est pas encore bien établie... il se propose avant tout de signaler les améliorations qui pourraient être apportées aux méthodes de contrôle des données à l’échelon national. En attendant, le Centre de données météorologiques de l’Année géophysique internationale (AGI) qui sera établi au Secrétariat de l’OMM.

 

Méthodes de rassemblement des données

Rassemblez-vous toutes vos données météorologiques de base privées en vue de les conserver?

...les réponses aux autres questions font penser que ces réponses encourageantes étaient probablement le résultat d’une interprétation étroite de ce qui constitue les données de base. ...les données météorologiques sont enregistrées par des instituts d’enseignement, des maison de commerce et des corporations, des centres de recherches établis grâce à des fondations et des institutions semblables de caractère à la fois gouvernemental et non gouvernemental. Le groupe ne suggère pas que les services nationaux doivent rassembler toutes ces données, mais leur propose 1) de reconnaître qu’ils ne les rassemblent pas toutes et 2) de s’efforcer de mettre au point une procédure dans chaque service pour prendre acte de toutes les données qui y sont conservées, soit par le service lui-même, soit par d’autres services situés dans la zone géographique dont ils sont responsables. Ce travail exigerait une collaboration étroite entre les services officiels et d’autres institutions qui effectuent des observations.

 

Programme de cartes perforées

Vingt-quatre services exposant leurs programmes de cartes perforées en vigueur depuis 1954.

Le groupe recommande que l’OMM procède à une enquête périodique auprès des Membres de l’OMM sur l’état de leurs programmes de cartes perforées, en vue d’encourager l’échange international de cartes perforées et de prévenir un double travail dans ce domaine.

 

Méthodes d’annotation 

Effectuez-vous des inventaires détaillés (catalogues ou index) de toutes vos données météorologiques privées? Moins de 50% des services ont répondu par oui. ...des inventaires, détaillés ou autres, ne sont tout simplement pas disponibles pour plusieurs types de données de grande valeur pour les travaux de recherches. Certains types de données spéciales, pour lesquels l’enquête prévoyait des questions spécifiques, sont les suivant: donnés sur la radiation du soleil et le rayonnement de la terre, données relatives à des vols de reconnaissance, phénomènes des aurores, données sur la turbulence, épaisseur des nuages, givrage, gels persistant et évaporation.

Une pratique répandue consiste à rendre les bibliothèque ou d’autres divisions des services météorologiques indépendantes de la division où sont rassemblées les données de base, responsables de l’annotation des données (recherches et catalogage). La fonction de diffusion n’est pas attribuée dans une si grande mesure.

Les fonctions de rassemblement et d’annotation des données, ainsi que la fonction de diffusion de ces données devraient relever d’une seule administration de contrôle à l’intérieur d’un service. Le fait que le service de renseignements sur les données, découlant de la fonction d’annotation, n’est actuellement pas très développé à l’échelon national, constitue l’un des principaux obstacles  la création d’un centre de données internationales.

Diffusion des données de base

La grande majorité des services ont fait savoir qu’ils classaient leurs données météorologiques près d’un centre de recherches météorologiques et que les données étaient conservées dans un endroit permettant le plus souvent aux chercheurs de les utiliser là où elles sont rassemblées, au lieu d’attendre qu’on leur en fournisse des copies.

... il sera en général essentiel de créer un service de diffusion destiné à fournir des copies des données. La fourniture de copies obtenues par reproduction photographique ou sous la forme de micro-films, à la demande des instituts de recherches ... ce genre de fonctions constituerait une tâche importante du futur centre international de contrôle des données et, dans le cas où cette tâche serait accomplie par l’OMM, cela permettrait à l’Organisation d’apporter son aide aux recherches météorologiques du monde entier en fournissant des données importantes.

... la publication des données d’observation en dépit du fait qu’elle est méritoire et doit être encouragée, ne résoudra jamais entièrement le problème de la diffusion des données, en raison du nombre toujours plus grand de celles-ci. On pourrait le mieux faire face à la demande de données de base en créant un centre international de contrôle qui comprendrait une section où les Membres pourraient consigner leurs données et d’où ils pourraient obtenir des copies des données sur demande. Ce système ne remplacerait pas nécessairement l’échange international de publications de données sélectionnées, qui continuerait sans doute à satisfaire certains groupes. Mais aux chercheurs qui s’intéressent à un plus grand nombre d’éléments et d’observations que ne peuvent en fournir les publications et à des observations qui s’étendent sur des sujets plus nombreux, ce système fournirait des copies des données initiales contenant une abondance de renseignements que l’on ne peut obtenir autrement que par la méthode embarrassante selon laquelle un service s’adresse à un autre pour obtenir les indications qu’il désire.

... seulement le 50% des services ont répondu en disant qu’ils publiaient des observations météorologiques complètes pour n’importe laquelle de leurs stations météorologiques.

 

Commentaires

Le leitmotiv qui se dégage d’un grand nombre des commentaires reçus fait allusion à la difficulté d’obtenir le personnel qualifié, les locaux, le matériel et les fonds nécessaires. Le groupe attribue ces difficulté au fait que l’on ne se rend généralement pas compte, dans bien des cas, de la valeur des données recueillies, de l’importance de pouvoir en disposer et de la complexité du dépouillement des données. Également en raison du fait que certaines données ne s’adaptent pas facilement aux concepts classiques des résumés climatologiques, elles sont souvent considérées comme ayant peu de valeur par le fait que les observations sont effectuées dans des buts bien déterminés de prévision, de recherche et d’exploitation.

Certaines autres questions soulevées ont pour origine les points suivants:

  • La centralisation des données météorologiques peut causer la perte de ces données en temps de guerre;
  • La quantité du matériel recueilli empêche à elle seule que toutes les données de base soient rassemblées par un service au moins et demande qu’un choix soit fait sur ce qu’il convient d’inventorier et de publier
  • Une distribution géographique complexe des stations météorologiques pose pour certains services un problème administratif concernant le rassemblement de ces données;
  • Les changements d'emplacement, de codes et d'heures d'observations se font sentir sur la valeur des données recueillies et rendent le catalogue de ces dernières plus difficile.

Conseil économique et social des Nations Unies - Vingt-deuxième session

Mise en valeur des ressources hydrauliques

Dans son allocution, le Secrétaire général de l'OMM mentionne en premier lieu la mise en valeur des ressources hydrauliques.  Au cours des dernières années, on est devenu généralement de plus en plus conscient de l'importance que revêt cette question pour le développement de nombreux pays, particulièrement mais par exclusivement dans les régions arides et semi-arides.  L'ECOSOC a lui-même porté toute son attention à l'étude de cette question et a adopté plusieurs résolutions importantes.

... la météorologie et l'hydrologie sont en relation étroite, ... et l'Organisation météorologique mondiale, à l'instar de sa devancière l'Organisation météorologique internationale, reconnaît que certains aspects de l'hydrologie relèvent de la compétence de l'Organisation. ... le rôle que l'OMM peut jouer à cet égard se précise de plus en plus, particulièrement par rapport aux efforts accomplis dans ce domaine par l'Organisation des Nations Unies et par d'autres institutions spécialisées.

Le Comité exécutif de l'Organisation ... établi un groupe de six experts dans ce domaine, reconnus internationalement, pour conseiller l'Organisation en matière de ressources hydrauliques. ... Un programme a été envisagé, entièrement conforme aux accords auxquels on est parvenu au cours des réunions communes des institutions spécialisées et en harmonie parfaite avec l'esprit des résolutions prises par l'ECOSOC sur ce point.

... l'organisation ... une aide réelle dans la tâche commune d'établir des projets relatifs aux ressources hydrauliques, projets si nécessaires au développement économique de nombreux pays.

... la politique adoptée par le Comité exécutif de l'Organisation en matière de la mise en valeur des ressources hydrauliques. Cette politique prévoit aussi d'encourager une coordination totale entre les services météorologiques nationaux et les services hydrologiques nationaux.

 

Année géophysique internationale

... les renseignements fournis en marge du programme de l'Année géophysique internationale présenteront des avantages substantiels pour la science météorologique et d'autres disciplines scientifiques et que ceux-ci, à leur tour, devront permettre aux travailleurs occupés dans ces domaines de contribuer de plus en plus, en appliquant leurs connaissances spécialises, à l'étude de nombreux problèmes, sociaux et économiques mondiaux.

Assistance technique

... Dans certains pays, ce programme a favorisé l'établissement de services météorologiques là où ils n'existaient pas encore.  Dans ces cas-là, il est tout d'abord nécessaire d'établir et d'exploiter un réseau de stations météorologiques au moyen duquel il est possible d'avoir recours au procédé important, bien que peu spectaculaire, consistant à accumuler des données météorologiques.  Ce sont ces données qui constituent la somme des connaissances que possède un pays de ses conditions atmosphériques et climatiques, et ce sont ces connaissances qui sont à leur tour nécessaires à bien des égards pour favoriser le développement économique d'un pays. Un exemple de l'application de ces connaissances concerne les problèmes des ressources hydrauliques...

De nombreux problèmes météorologiques revêtent ainsi un caractère essentiellement régional et l'on éprouve le sentiment qu'il conviendrait à l'avenir de porter une attention plus soutenue aux projets régionaux qui se situent dans le cadre de l'assistance technique météorologique.

Utilisation pacifique de l'énergie atomique

... La politique de l'OMM relative aux aspects météorologiques de l'utilisation pacifique de l'énergie atomique a été établie récemment par le Comité exécutif et prévoit que l'OMM remplira entièrement son rôle d'institution spécialisée en prodiguant ses conseils aux institutions internationales et, bien entendu, aux pays Membres de l'Organisation elle-même, sur les aspects météorologiques de l'énergie atomique.  On a réuni un groupe de 4 experts venant des États-Unis d'Amérique, de France, du Royaume-Uni et de l'Union des Républiques socialistes soviétiques pour conseiller l'Organisation en cette matière; ce groupe d'experts s'est déjà mis à l'œuvre.  L'une des principales préoccupations de ce dernier sera liée à l'utilisation des matériaux radioactifs en vue d'aider la science météorologique elle-même.  Il existe de nombreuses possibilités de mettre au point des techniques utiles à des fins météorologiques – telles que, par exemple, la mesure de la circulation générale de l'atmosphère au-dessus de la surface terrestre par l'emploi de radio-éléments indicateurs peu nocifs.  On pense que lorsqu'elle sera établie, la nouvelle institution internationale pour l'énergie atomique pourra apporter une aide précieuse à l'OMM et aux services météorologiques nationaux dans l'accomplissement de cette tâche.

L'autre aspect des avantages offerts à l'OMM dans ce domaine concerne sa collaboration avec d'autres institutions et comités en vue d'apporter une solution aux questions relatives à l'énergie atomique qui pourraient présenter des facteurs météorologiques.  L'une de ces questions comprend le mouvement, dans l'atmosphère, de produits de déchets radioactifs émanant de réacteurs, qu'ils proviennent de décharges régulières ou accidentelles.  La standardisation des méthodes de mesure de la radioactivité atmosphérique, à la surface terrestre comme à de hautes altitudes, pourrait éventuellement être facilitée si l'on s'en réfère aux procédures existantes relatives aux observations météorologiques et, peut-être à l'emploi des réseaux actuels de stations météorologiques établies dans le monde entier.

 

Année géophysique internationale 1957-58 

Le précédent numéro du Bulletin de l'OMM renfermait un rapport sur les nombreuses décisions importantes prises à la huitième session du Comité exécutif eu égard au programme météorologique pour l'Année géophysique internationale.  Au cours des mois qui se sont écoulés depuis lors, une bonne partie du travail du Secrétariat a été consacrée à la mise en œuvre de ces décisions.

 

Formulaires-types, liste des stations sélectionnées, codes antarctiques

Des listes provisoires de stations synoptiques en surface sélectionnées pour l'AGI ont été dressées au Secrétariat pour l'hémisphère Nord et l'hémisphère Sud, chaque liste donnant pour les zones terrestres une densité moyenne d'environ quatre stations par carré de cinq degrés.  Ces listes qui contiennent respectivement quelque 1500 et 600 stations, ont été distribuées à tous les pays Membres et non Membres pour commentaires et afin qu'ils puissent proposer des modifications en ce qui concerne le choix des stations.  Une liste des modifications apportées aux listes provisoires a été établie sur la base des renseignements reçus en réponse à l'enquête initiale, et a été distribuée.  La liste définitive des stations sélectionnées paraîtra, probablement avant la fin de l'année 1956, dans une brochure qui renfermera tous les détails utiles relatifs au programme météorologique de l'AGI.

... les codes météorologiques internationaux, et l'on estime qu'ils constituent la meilleure solution pratique des divers problèmes spécifiques de l'Antarctique.  Ils seront mis en vigueur officiellement le 1er juillet 1957, date du début de l'AGI, bien que certaines administrations aient fait connaître qu'elles utiliseraient ces codes avant cette date.

 

Conférence arctique

À Stockholm, la Conférence arctique a tenu ses assises du 22 au 25 mai 1956. L'ordre du jour comprenait la distribution géographique des stations dans l'Arctique, la coordination des observations et des transmissions et la normalisation des méthodes de travail.

... la conférence a recommandé d'augmenter la sensibilité des instruments pour permettre des mesures utilisant la lumière lunaire, de mettre au point une méthode standard pour mesurer le contenu en ozone de l'air en surface, et de n'épargner aucun effort pour établir des stations d'observation de l'ozone à 65°N de latitude ou à une latitude plus élevée, entre les longitudes 19°E et 148°W dans la direction de l'est.  L'établissement d'une station aérologique et actinométrique sur la calotte glacière du Groenland a été vivement recommandé, tandis que les pays qui se proposent d'effectuer des mesures actinométriques dans l'Arctique ont été priés d'examiner avec le plus grand soin les résultats des comparaisons faites entre les instruments pour la mesure du rayonnement, à Hambourg, en septembre 1955 et en mai 1956.

... On a recommandé que des cartes quotidiennes au niveau de 50 mb soient publiées pour l'hémisphère Nord et pour une partie de la région équatoriale aussi étendue que les mesures ou les données le permettront.  Enfin, la conférence a recommandé que tout soit mis en œuvre afin d'améliorer la qualité et le nombre des transmissions radioélectriques synoptiques faites dans l'Arctique, en accordant une attention particulière aux observations aérologiques relatives à de hautes altitudes.

 

Conférence antarctique

Il a été décidé que les résolutions concernant les transmissions radioélectriques, les mesures actinométriques et de l'ozone s'appliquaient également aux régions de l'Antarctique.  Le Professeur Van Mieghem a formulé des commentaires sur les lacunes importantes notées dans le réseau d'observation des mesures du sud.  Les diverses solutions suggérées comprenaient l'emploi de navires-stations météorologiques, l'augmentation du nombre des messages des baleiniers, l'utilisation de navires d'expédition et de bâtiments de guerre se trouvant de passage, ou même, d'un navire spécial sillonnant les mers entre 45 et 55 degrés de latitude sud.  Une autre possibilité a été envisagée, celle des observations faites à bord d'aéronefs en vol de reconnaissance.  Le groupe de travail a recommandé que le CSAGI accorde une attention spéciale à cette question, en demandant la collaboration de tous les intéressés par l'intermédiaire des comités nationaux de l'AGI.  Une résolution a été adoptée à cet effet.  On a signalé à ce sujet que les États-Unis d'Amérique ont l'intention de poster un navire-station météorologique à environ 55°S 170°E pendant les mois d'été de l'AGI.

Reconnaissant la grande valeur des rapports préliminaires provenant de la station commune à la Norvège, au Royaume-Uni  et à la Suède, établie à Maudheim pour la préparation des opérations dans l'Antarctique, la conférence a formé le souhait que les résultats complets de l'expédition soient connus vers l'automne 1957, ces résultats revêtant une importance considérable pour organiser l'analyse des données qui devront être recueillies.

La conférence a également réexaminé les anciens plans des radiocommunications dans l'Antarctique et a regroupé les stations afin d'établir un réseau plus efficace, capable de transmettre toutes les données météorologiques.  Un certain nombre d'essais relatifs aux black‑outs radioélectriques, aux interférences et aux pannes de communications dans l'Antarctique ont été l'objet de décisions. On prépare actuellement un manuel de radio contenant les stations, les indicatifs d’appel, les fréquences et les méthodes de travail.

 

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