Octobre 2006 Téléchargements & liens

Activités de l’OMM

 

Recherche atmosphérique et environnement / Services météorologiques destinés au public / Observations météorologiques en mer / Enseignement et formation professionnelle / Prévision de phénomènes météorologiques violents / L’effet papillon / Variabilité et changement du climat / Objectifs du Millénaire pour le développement

 

Recherche atmosphérique et environnement

Appauvrissement de la couche d’ozone

L’évaluation scientifique de l'appauvrissement de la couche d'ozone: publié en août 2006 par l’OMM et le Programme des Nations Unies pour l'environnement, ce rapport affirme que la couche d’ozone stratosphérique qui protège la vie sur terre des radiations excessives du soleil se reconstituera 5 à 15 ans plus tard que prévu initialement.

Il révèle également que la couche d'ozone au-dessus des latitudes moyennes (entre les trentième et soixantième parallèles dans les deux hémisphères), devrait se reconstituer d'ici à 2049, soit cinq ans plus tard que ne le laissait entendre la précédente évaluation de 2002. Au-dessus de l'Antarctique, la reconstitution de la couche d'ozone ne devrait pas intervenir avant 2065, c'est-à-dire 15 ans plus tard que prévu.

En raison des conditions particulières qui règnent dans le tourbillon polaire (zone dépressionnaire balayée par des vents extrêmement froids et violents), le «trou d'ozone» dans cette région devrait réapparaître périodiquement pendant encore une vingtaine d'années.

Aux latitudes moyennes, le retard annoncé s'explique essentiellement par la révision à la hausse des quantités de certains chlorofluorocarbones que renferment les réfrigérateurs actuels, entre autres appareils, et dont une grande partie finira par rejoindre l'atmosphère. Un autre facteur aggravant fait également son apparition: les futurs niveaux de production d’un produit de remplacement des CFC qui, bien que beaucoup moins nocif, attaque quand même la couche d'ozone.

Voir sous: http://www.wmo.int/web/arep/ozone.html

Davantage d’informations sous: http://www.wmo.int/news/news.html (ozone depletion)

 

Les effets du rayonnement ultraviolet sur la santé

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une surexposition au soleil tue quelque 60 000 personnes chaque année dans le monde. Son rapport "Global burden of disease of solar ultraviolet radiation" (Charge mondiale de la morbidité due au rayonnement ultraviolet solaire) est le premier examen systématique de la question. Il estime à 48 000 le nombre de décès par an causés par des mélanomes malins et à 12 000 ceux causés par des carcinomes cutanés.

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L’OMS travaille en étroite collaboration avec l’OMM afin de contrôler les effets du rayonnement ultraviolet à travers l’indice du rayonnement UV total. Développé en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l'environnement et la Commission internationale de protection contre le rayonnement non ionisant, l’Indice mesure les niveaux de rayonnement UV à la surface de la Terre et sert à alerter le public des dangers d’une surexposition aux rayons nocifs du soleil.

La reconstitution de la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique interviendra plus tard que prévu en raison du grand âge de l’air dans cette région. Cela signifie notamment que les molécules destructrices d’ozone mettent plus de temps à atteindre (et aussi à quitter) la strastosphère, un facteur non pris en compte auparavant.

Voir sous: http://www.wmo.int/web/arep/ozone.html et http://www.wmo.int/web/wcp/clips2001/html/index.html

 

Premier Bulletin sur la couche d’ozone au-dessus de l’Arctique

A l’occasion de la Journée internationale de la protection de la couche d'ozone, célébrée le 16 septembre, l’OMM a lancé son premier bulletin annuel détaillé traitant de l’amenuisement de la couche d’ozone au-dessus de l’Arctique. La nouvelle publication de l’OMM dresse un panorama approfondi de l’appauvrissement de la couche d’ozone dans une région qui - contrairement à l’Antarctique – est fortement peuplée.

A la différence du "trou" de l’Antarctique, les zones de la stratosphère arctique où l'ozone se raréfie sont très mobiles et fluctuent de façon imprévisible: certaines régions de l'Alaska, du Canada, du Groenland, d'Europe septentrionale et de Sibérie sont exposées par intermittence à des quantités de rayonnement UV nocif émis par le soleil. Le degré de perte en ozone observé l’hiver dépend des conditions météorologiques.

Le Bulletin sur la couche d’ozone au-dessus de l’Arctique fournira une précieuse référence pour l’Année polaire internationale 2007-2008.

Voir sous: http://www.wmo.int/web/arep/gaw/arctic_bull/arctic-bulletin-2005-2006.pdf

 

L'OMM publie aussi régulièrement un bulletin sur l'état de la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique.

Voir sous: http://www.wmo.int/web/arep/06/ant-bulletin-3-2006.pdf

 

Services météorologiques destinés au public

Comment améliorer les produits et les services ainsi que leur diffusion

Les médias télévisés ont un rôle particulièrement important à jouer dans la communication des services météorologiques destinés au public et les SMHN doivent collaborer étroitement avec eux. Des études menées dans les pays développés ont révélé un besoin de précision accrue et des alertes plus précoces concernant les phénomènes météorologiques violents. Elles ont également mis en lumière les progrès accomplis en matière de prévisions saisonnières, notamment pour les précipitations et les températures.

La vérification des résultats constitue un excellent outil pour évaluer la performance et l’OMM encourage les SMHN à l’utiliser pour améliorer leurs produits et leurs services. Une vérification de base des prévisions de température du site Internet du Service d’information sur le temps dans le monde de l’OMM (voir le numéro d’août de MétéoMonde) a débuté en janvier 2006. Etant donné que ces informations pourraient être utiles, notamment aux pays en développement, l’objectif est de les élargir à toutes les régions et de communiquer des statistiques individuelles aux SMHN.

Parmi les actions proposées pour améliorer le site Internet du WWIS figurait l’intégration du type et des quantités de précipitations, l’introduction progressive de plus d’informations sur les phénomènes violents ou anormaux en insistant sur la prévention des catastrophes et l’atténuation de leurs effets. Il pourait également être judicieux de publier un guide de l’utilisateur à distribuer au public et aux principales organisations de médias.

Afin d’améliorer la qualité des prévisions, une équipe d’experts de l’OMM évaluera un projet pilote sur la prévision numérique du temps (PNT) spécifique aux villes et fournira des techniques et logiciels appropriés aux SMHN. Des cours de formation seront organisés pour renforcer les capacités.

Les données et produits des systèmes de prévision d’ensemble (EPS) sont susceptibles de changer la manière dont les prévisions sont fournies aux usagers. Compte tenu de certains risques inhérents à l’interprétation de l’information, il est primordial que les usagers bénéficient d’un enseignement approprié afin de tirer parti au maximum des informations reçues et d’éviter les confusions. L’OMM encourage les principaux centres de PNT possédant les équipements d’EPS à travailler avec des SMHN plus petits afin de mettre au point une série de produits à même de les aider à utiliser l’EPS efficacement.

Ils sont également invités à mettre à disposition le matériel d’EPS. La collaboration avec d’autres organisations améliorera la communication de l’information probabiliste à la communauté des utilisateurs.

Des dispositifs de communication mobile utilisant les technologies SIG et GPS peuvent fournir une aide efficace dans la diffusion des services météorologiques au public. La prochaine génération de stations de travail en matière de prévisions devrait être apte à recueillir instantanément les observations, les prévisions immédiates et les cartes des bases de données et aider à la préparation de tels produits et à leur diffusion à travers divers modes de communication.

 

Développement durable

Les Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN) jouent un rôle important dans la lutte contre la pauvreté et l’atténuation des effets associés aux catastrophes naturelles ainsi que dans un grand nombre de questions de développement durable, telles que les ressources en eau, l’agriculture, l’énergie (chauffage aux périodes froides, refroidissement pendant les périodes chaudes) et la santé.

Les principaux ingrédients de l’efficacité dans les informations sont la pertinence, la fiabilité, l’opportunité, la diversité des canaux de diffusion et la cohérence.

Investir dans les SMHN peut permettre de réduire les pertes de vies humaines, de biens et de capacités de production en mettant au point des systèmes d’alertes précoces et de diffusion opportuns et fiables permettant une meilleure planification des actions de prévention. Des mécanismes de planification et de prévention appropriés sont en effet à même d’améliorer la gestion de l’eau, la sécurité alimentaire, la santé et l’énergie.

L’OMM propose des recommandations et des conseils pour aider les SMHN des pays en développement à évaluer et à optimiser les avantages socio-économiques et environnementaux qu’ils peuvent retirer en fournissant des informations et des produits sur le temps, le climat et l’eau à un large éventail d’utilisateurs, y compris les médias.

Dans le secteur agricole, il existe une claire reconnaissance de l’utilité des informations sur le temps et le climat mais dans d'autres secteurs, ce n'est pas toujours si évident. L’interaction des SMHN avec ces secteurs accompagnée d’un dialogue soutenu et constructif est une condition préalable à la fourniture de produits et de services adaptés. Les usagers ont besoin d’être sensibilisés au rôle des SMHN, aux services qu’ils fournissent et à la manière dont l’information peut être utilisée afin d’améliorer les processus de décision et de réduire les risques et effets liés au temps et au climat. Leurs besoins spécifiques en matière d’information et de produits doivent être identifiés.

C’est la raison pour laquelle l’OMM encourage les SMHN à accroître leur visibilité et leur convivialité et celle de leurs services. Elle promeut également la création de systèmes intégrés dans lesquels les acteurs participent au développement de produits et d’outils d’aide aux décisions basés sur les risques et reçoivent une formation afin de comprendre pleinement comment appliquer ces outils dans les processus de décision.

La fourniture de services et de produits efficaces aux utilisateurs finaux signifie que les SMHN doivent être formés en permanence. Il s’agit là d’une autre activité essentielle de l’OMM.

Voir sous: http://www.wmo.int/web/aom/pwsp/index.html

 

Observations météorologiques en mer

Des progrès significatifs ont été accomplis ces dernières années dans la mise en œuvre de systèmes d’observation maritime in situ à des fins de prévisions, de services de sécurité maritime, de recherche climatique et de modélisation de l’océan.

On note toutefois un recul substantiel du nombre de navires d'observation bénévoles (VOS) recrutés au cours des dernières années par les pays Membres dans le cadre du Système de navires d'observation bénévoles de l'OMM. Au milieu des années 1980, quelque 7 000 navires recueillaient régulièrement des observations météorologiques en temps réel mais ce nombre a chuté à près de 2 500 en 2006.

Conformément aux dispostions de la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS), les gouvernements contractants sont invités à recueillir des données météorologiques à partir de navires sélectionnés et équippés d’instruments d’observation éprouvés. Les données en temps réel reçues des navires d’observation sont essentielles pour la fourniture de services de prévisions météorologiques aux marins, y compris les informations pour la sécurité maritime et les alertes émises par les systèmes internationaux NAVTEX et SafetyNET. Elles fournissent en outre une précieuse source de données différées permettant d’étudier les mutations climatiques devenues un sujet de préoccupation mondial au cours des dernières années.

Les navires d’observation sont recrutés par les Services météorologiques nationaux sur une base entièrement facultative. Le coût des instruments et des transmissions de données est presque toujours pris en charge par ces services et propriétaire ou l’exploitant du navire n’assument aucune charge.

La baisse du nombre de navires recrutés est en partie imputable aux évolutions dans la dynamique de fonctionnement des navires modernes : réduction de la main d’œuvre humaine et changements brusques de propriétaires ou de normes de conformité. La compétitivité entre les compagnies de navigation commerciale et les actes de piraterie ont également compliqué le problème étant donné que la position des navires VOS peut apparaître sur des sites Internet publics. Il devient difficile aux pays exploitant des VOS de maintenir une continuité dans les observations et d’assurer une formation adéquate aux officiers observateurs.

Des efforts sont déployés par l’OMM et la Commission océanographique intergouvernementale (UNESCO) par le biais de leur Commission technique mixte d’océanographie et de météorologie maritime afin de surmonter ces problèmes. Des solutions sont recherchées, telles qu’une utilisation accrue de systèmes automatiques, des tentatives de négociations avec les constructeurs navals pour concevoir des navires qui facilitent l’installation d’instruments météorologiques, des efforts visant à conserver les navires les plus fiables et stables au sein de la flotte et éviter que les positions des VOS n’apparaissent sur des sites Internet publics.

Voir sous: http://www.wmo.int/web/aom/marprog/marprog.html

Enseignement et formation professionnelle

Formation de météorologistes irakiens

Dans le cadre des activités d’enseignement et de formation de l’OMM, le Département météorologique jordanien a organisé deux sessions de formation intensives pour quelque 30 météorologistes du Service météorologique irakien. La plupart des stagiaires étaient de jeunes diplomés sans aucune ou une faible expérience opérationnelle en météorologie amenés à exploiter des centres météorologiques aéronautiques.

Ils ont reçu une formation théorique et pratique sur divers sujets, avec une importance particulière pour la météorologie aéronautique. La session s’est déroulée au Centre de formation météorologique et au Centre national de prévision météorologique d’Amman, Jordanie.

Ces manifestations soutiennent les efforts du Service météorologique irakien dans la reconstruction de ses capacités et la rééducation de ses ressources humaines par des accords bilatéraux et une collaboration avec les pays Membres voisins et d’autres Membres de l’OMM.

En 2005, un cours de remise à niveau pour 20 techniciens et observateurs en météorologie avait été organisé et accueilli par le Centre régional de formation professionnelle en météorologie de l’OMM à Téhéran, République islamique d’Iran.

Le cours était consacré à la météorologie générale (paramètres atmosphériques, mouvements atmosphériques, masses d’air et fronts), à l’analyse synoptique ainsi qu’aux instruments et aux relevés météorologiques.

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Voir également sous: http://www.wmo.int/web/etr/

 

Prévision de phénomènes météorologiques violents

Les systèmes de prévision numérique du temps (PNT) sont devenus de plus en plus pertinents et sont maintenant essentiels dans le processus de prévision des phénomènes météorologiques violents. Un nombre croissant de résultats sophistiqués et variés actuellement disponibles dans les centres de PNT peuvent être d’une utilité majeure pour les prévisionnistes de nombreux Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN).

Un projet de démonstration en matière de prévision des phénomènes météorologiques violents est organisé sous la forme d’une série de sous-projets régionaux visant à étudier et à vérifier l’utilité des produits de PNT actuellement disponibles. L’objectif final est l’amélioration des services de prévision des phénomènes météorologiques violents dans les pays où les résultats obtenus à partir de modèles ne sont pas couramment utilisés. Les efforts se concentrent principalement sur les fortes pluies susceptibles de provoquer de graves inondations et sur les vents violents et destructeurs.

Le premier sous-projet devrait être conduit dans le sud-est de l’Afrique, sur une durée d’un an, à compter de novembre 2006.

Y participeront un certain nombre de centre de PNT mondiaux et régionaux ainsi que les centres nationaux du Botswana, de Madagascar, du Mozambique, d’Afrique du Sud, de République-Unie de Tanzanie et du Zimbabwe. Le Centre météorologique spécialisé de Prétoria (Afrique du Sud) servira de Centre régional unique responsable de la collecte et de la synthèse de toutes les données et produits météorologiques et issus de prévisions. Il produira quotidiennement un communiqué d’information accessible à tous les Services météorologiques et hydrologiques nationaux de la région.

Phénomènes météorologiques violents en Afrique où les fortes pluies
provoquent souvent des inondations catstrophiques.
L’imagerie satellite est un outil de plus en plus utile
(crédit photo EUMETSAT)

Voir sous: http://www.wmo.int/web/www/DPS/gdps.html

L’effet papillon

 

Les systèmes de modèles numériques et d’assimilation des données ont fait d’énormes progrès si bien qu’aujourd’hui, une prévision à trois jours est aussi fiable qu’une prévision à un jour il y a quinze ans. Il n’en reste pas moins que les prévisions numériques du temps pour plusieurs jours peuvent comporter des erreurs non négligeables. Ceci est en partie attribuable à la nature chaotique de l’atmosphère, ainsi que l’a mis en évidence pour la première fois E. Lorenz au début des années 1960. (Le prof. Lorenz a reçu la récompense la plus prestigieuse de l’OMM, le prix de l’OMI en 2000.) Des erreurs infimes dans les conditions initiales peuvent évoluer en des écarts significatifs dans la prévision – c’est ce que l’on appelle l’effet papillon.

Un système de prévisions parfait est impossible à obtenir pour plusieurs raisons, et en particulier parce que l’état de l’atmosphère au début de la prévision ne peut pas être donné avec une précision absolue. Or, de toutes petites erreurs dans la situation initiale vont s’amplifier au point de rendre la prévision inutile au bout d’un certain temps. Cette sensibilité varie en fonction de la situation de l’atmosphère mais, en règle générale, les types de temps peuvent être prévus raisonnablement jusqu’à 6-8 jours aux latitudes moyennes. Au-delà, les incertitudes grandissent.

Afin de faire face à ces incertitudes, on a recours à des systèmes de prévision d’ensemble (EPS). Cela signifie qu’au lieu de réaliser une simple prévision, le système est répété un certain nombre de fois à des conditions de départ légèrement différentes. La série complète de prévisions est appelée ensemble et les prévisions individuelles qu’il regroupe sont les membres de l’ensemble. Les différences initiales entre les membres de l’ensemble sont minimes et compatibles avec des erreurs d’observation et des hypothèses de modèles. Lorsqu’on les compare avec des observations, il est alors impossible de dire quels sont les membres qui correspondaient le mieux aux observations. Tous les membres sont susceptibles d’être exacts mais, à plusieurs jours d’avance, les prévisions peuvent s’avérer différentes. Des probabilités d’occurrence correspondantes peuvent être déduites de l’ensemble ; elles requièrent cependant un savoir-faire spécifique pour les interpréter. Les produits d’EPS sont particulièrement utiles pour les prévisions à long-terme et celles des phénomènes extrêmes.

 

 

 

Variabilité et changement du climat

La variabilité et le changement du climat affectent les principaux secteurs sociaux, économiques et environnementaux et sont des facteurs déterminants dans le développement durable. La formulation de politiques et les processus de décision dans les secteurs sensibles au climat peuvent être éméliorés par une utilisation plus répandue des connaissances et informations climatiques dans la gestion des risques et l’exploitation des opportunités (gestion des risques d’origine climatique).

La Conférence de l’OMM qui s’est tenue à Espoo, Finlande, en juillet 2006, avec pour thème «Faire face à la variabilité et à l’évolution du climat» a passé en revue les avantages et les difficultés à intégrer les risques et les incertitudes liés au climat aux processus décisionnels lorsque la sensibilisation à la variabilité et au changement climatique n’est qu’un facteur parmi tant d’autres.

Les experts assistant à la Conférence ont appréhendé les principes d’évaluation et de gestion des risques à l’intérieur de cadres institutionnels et politiques plus larges, se penchant notamment sur les processus de décison en matière d’agriculture, de gestion des ressources en eau, de contrôle des maladies, de production d’énergie et de prévention des catastrophes. La Conférence avait pour objet de faire progresser l'élaboration d'un programme réaliste de gestion des risques liés au climat et de proposer un processus de collaboration à long terme.

La gestion des risques d’origine climatique requiert une collaboration et un échange d’informations pluridisciplinaires. Il convient de mettre en place des mécanismes de concertation facilitant et améliorant les activités en faveur de toutes les parties prenantes. Ces mécanismes pourraient par exemple constituer en l’évaluation des activités actuelles et une meilleure appréciation de leur valeur, l’établissement de jeux de données, la recherche, le développement d’outils d’aide aux décisions, le renforcement de capacités, l’évaluation continue des résultats ainsi que des mécanismes financiers appropriés.

Cette Conférence était une contribution de l’OMM aux efforts déployés pour réaliser les objectifs de développement international formulés en 2000 à l’occasion de la Déclaration du Millénaire de l’ONU (objectifs du Millénaire pour le développement). (Voir encadré ci-après.)

Voir la Déclaration d’Espoo  adoptée par la Conférence.

Voir sous: http://www.wmo.int/web/wcp/wcp-home.html

 

Objectifs du Millénaire pour le Développement

L’OMM contribue à la mise en œuvre d’ici 2015, des huit Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) en collaboration avec d’autres agences et organisations des Nations Unies, en particulier en ce qui concerne les OMD 1 et 7 :

1 - Réduire l'extrême pauvreté et la faim

• Réduire de moitié la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour;

• Réduire de moitié la proportion de la population qui souffre de la faim.

7 - Assurer un environnement durable

• Intégrer les principes du développement durable dans les politiques nationales;

• Inverser la tendance actuelle à la déperdition de ressources environnementales;

• Réduire de moitié le pourcentage de la population qui n'a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable.

L’OMM participe à la mise en œuvre des OMD notamment dans les domaines de la météorologie agricole et la sécurité alimentaire, l’application des informations météorologiques et climatiques, la surveillance de la qualité de l’eau et la gestion des ressources en eau, la qualité de l’air et l’appauvrissement de la couche d’ozone.

 

 

 

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