Retour page d'accueil
Octobre 2007 Téléchargements & liens

Activités de l'OMM

Recherche sur la prévision du temps dans la région Asie-Pacifique / Préserver la santé dans un climat en mutation / Modèles de changement climatique: la prochaine génération / L’information sur le climat est cruciale pour la gestion des ressources en eau / Sécurité alimentaire / Protéger la couche d’ozone

Recherche sur la prévision du temps dans la région Asie-Pacifique

THORPEX est une composante majeure du Programme mondial de recherche sur la prévision du temps (PMRPT) qui a pour but d’accélérer l’amélioration de la fiabilité des prévisions des conditions météorologiques à fort impact à échéance d'une semaine pour en faire profiter l’économie et l’environnement.

Les comités régionaux PMRPT-THORPEX en Asie (Chine, Inde, Japon, République de Corée et Fédération de Russie) et en Amérique du Nord (Canada, Mexique et États-Unis) ont dirigé une campagne d’envergure pour 2008 nommée campagne régionale THORPEX Asie-Pacifique (T-PARC).

T-PARC se fonde sur la nécessité socio-économique de ces deux régions d’améliorer la prévision des typhons dans l’ouest du Pacifique et en Asie ainsi que des phénomènes météorologiques à fort impact en Amérique du Nord, en Arctique et à d’autres endroits, dont les éléments dynamiques et/ou les erreurs de prévisions sont exacerbés par des typhons en amont et d’autres événements de cyclogénèse intense à travers l’est de l’Asie et l’ouest du Pacifique.

Une réunion s’est tenue en juillet afin d’échanger des informations sur les progrès accomplis récemment dans les activités THORPEX nationales et de mettre en œuvre une stratégie d’observation T-PARC pour 2008.

Un aperçu complet de la campagne a été réalisé et des composantes d’hiver ont été présentées. Les activités post-campagne ont été passées en revue. Elles comprennent notamment un nouveau projet de démonstration sur la prévision du lieu et de l'heure d'impact des cyclones tropicaux dans le golfe du Bengale ainsi que des travaux de recherche sur les tempêtes de sable et de poussière en Chine.

cyclone tropicale La recherche sur la prévision du temps de l’OMM étudie le cycle de vie des typhons du Pacifique Ouest et de l’Asie de leur origine à leur évolution dans les régions extratropicales/déclin au service de l’économie et de l’environnement dans la région.

haut

 

Préserver la santé dans un climat en mutation

La variabilité et le changement du climat posent une série de défis pour la santé humaine et la sécurité sur la planète. Les phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques extrêmes tels que les vagues de chaleur, les fortes pluies et les violentes tempêtes peuvent provoquer un choc thermique, accroître l’ampleur des épidémies de maladies infectieuses et causer des dommages fatals aux populations vulnérables. Dans un climat en pleine mutation, il est fort probable que ces risques augmentent d’une manière générale.

Le système des Nations Unies, et notamment l’Organisation mondiale de la santé, en collaboration avec l’OMM et d’autres organisations internationales, mène des actions destinées à évaluer les incidences du changement climatique dans le domaine de la santé. Récemment, des ateliers dans différentes régions du monde telles que les Maldives, l’Himalaya, la Jordanie, la Malaisie et le Costa Rica, ont suscité une discussion transectorielle et interinstitutionnelle fort intéressante sur la variabilité et le changement du climat et sur les risques induits pour la santé.

Ces sessions permettent aux décideurs et aux professionnels du climat, de la santé et des secteurs connexes tels que la sécurité alimentaire, les ressources en eau et l’assainissement de l’eau, la prévention des catastrophes et la pollution atmosphérique de collaborer et de renforcer la coordination entre les agences et les secteurs. Elles facilitent également la planification d’efforts conjoints en matière de réduction de la vulnérabilité et d’activités d’adaptation.

Ces ateliers ont notamment débouché sur des recommandations visant à identifier les facteurs de risque clés, les populations les plus vulnérables, les incidences socio-économiques des problèmes de santé liés au climat, la nécessité de renforcer les partenariats, l'enseignement, les systèmes de surveillance, la collecte et le partage de données ainsi que la recherche conjointe.

moustique

Les participants ont également jugé que les questions de variabilité et de changement climatiques devaient être intégrées dans les politiques régionales et nationales et que les effets du changement climatique et la manière d’y faire face devaient être pris en compte dans les budgets de chaque secteur vulnérable ainsi que dans les plans d’actions pour la prévention des catastrophes.

Si le changement du climat est inéluctable, il est essentiel de s’adapter afin de relever les défis à venir dans un climat en mutation.

haut

 

Modèles de changement climatique: la prochaine génération

Les modèles climatiques utilisés pour les projections de changement climatique sont sur le point d’inclure davantage de détails biologiques et chimiques qu’auparavant. Les modèles climatiques standard en vigueur actuellement (que l'on réunit sous l'appellation générique de modèles de la circulation générale atmosphère/océan, MCGAO), contiennent des composantes qui simulent le système couplé atmosphère, océan, terres émergées et glaces de mer. Certains centres de modélisation incorporent maintenant des modèles de cycle du carbone dans les MCGAO et évoluent vers un modèle de système Terre (ESM). D’autres composantes potentielles à inclure dans les ESM sont les aérosols, la chimie, les calottes glaciaires et la végétation dynamique.

Développer un nouveau concept expérimental nouvelle génération est une stratégie utilisant les modèles climatiques en tant que composante d’une approche couplée biophysique-climat et de modélisation intégrée. Elle suit le scénario selon lequel les concentrations et leurs émissions dérivées sont fondées sur des canevas, tels que ceux qui ont été utilisés dans l’établissement des troisième et quatrième Rapports d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Les experts se sont notamment penchés sur les récentes avancées dans la modélisation de systèmes climatiques susceptibles d’éclairer les scénarios d’émission de gaz à effet de serre.

Les groupes de modélisation du Programme mondial de recherche sur le climat — coparrainé par l'OMM et le Programme international Géosphère-biosphère (un programme du Conseil international pour la science) sont en train de décider de la forme que prendra leur nouvelle génération de modèles climatiques en tenant compte de la manière dont les nouvelles expérimentations en matière de changement climatique peuvent être évaluées dans un prochain Rapport d’évaluation du GIEC.

Les expériences proposées en matière de scénarios de stabilisation garantissent une expérimentation sur cette question, même en l’absence d’une autre évaluation du GIEC. En outre, de nouveaux scénarios d’émissions élaborés par les experts en évaluation globale reflètent les recommandations émises lors de la 25e session du GIEC (avril 2006, Maurice). Ces avancées – à la fois de la communauté de modélisation du climat et dans celle des scénarios – fournissent l’occasion d’améliorer la communication et la collaboration en faveur d’une évaluation plausible des actions d’atténuation du changement climatique.

lac

haut

 

L’information sur le climat est cruciale pour la gestion des ressources en eau


Afin d’atténuer les effets négatifs du changement climatique, il convient de réitérer l’importance que revêtent la surveillance du climat et le renforcement des connaissances climatologiques pour aider le monde à s’adapter du mieux possible aux effets du changement climatique, notamment en gérant plus efficacement les ressources en eau. La problématique du changement et de la varaibilité du climat devrait être portée à l’ordre du jour des politiques nationales de gestion des ressources en eau.

Le monde doit s'adapter à l'évolution de la situation en matière de ressources en eau et de manifestations extrêmes susceptibles de déclencher des catastrophes majeures sur les plans climatique et hydrologique. La mise en application de mesures d'adaptation doit s'inscrire dans le cadre de la gestion des ressources en eau si l'on veut éviter que des manifestations météorologiques extrêmes ne dégénèrent en catastrophes, qu'il s'agisse d'inondation ou de sécheresse.

Les responsables de la gestion des ressources en eau doivent exprimer leurs besoins concrets en matière d'information climatologique, à savoir prévisions saisonnières ou projections climatiques sur la base desquelles seront engagés de lourds investissements dans des projets d'infrastructure hydrologique. Les spécialistes de la recherche et de la prévision climatiques doivent répondre à ces besoins en élaborant des outils aptes à favoriser une gestion encore plus efficace des ressources en eau.

Cependant, l'adaptation aux changements climatiques prévus nécessite que l'on dispose d'outils et de mécanismes qui, pour la plupart, n'existent pas encore, si l'on veut pouvoir respecter les normes techniques en ce qui concerne l'exactitude et la qualité des projections. Or de nombreuses zones d'incertitude demeurent, de sorte que les responsables de la gestion des ressources en eau doivent en tenir compte dans le processus de prise de décisions.

Il serait par exemple possible d’aider la gestion des ressources en eau et la prévention des catastrophes en mettant en œuvre les concepts suivants:

  • Systèmes de planification conciliant besoins immédiats et mesures d'adaptation à long terme;
  • Création de jeux de données et de variables hydrologiques de portée mondiale, permettant de procéder à des analyses comparatives de l'incidence du climat sur l'hydrologie et les ressources en eau; de tels jeux de données seraient obtenus grâce au renforcement des réseaux d'observation hydrologiques locaux et régionaux et des réseaux relatifs à l'écoulement fluvial;
  • Communication plus étroite entre chercheurs et décideurs pour garantir une prise de décisions éclairée;
  • Collaboration plus étroite entre les secteurs climatologique et hydrologique pour mieux explorer les liens qui existent entre climat, eau et développement.
Réchauffement global et cycle de l’eau

Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), coparrainé par l'OMM, le réchauffement observé depuis plusieurs décennies va généralement de pair avec une modification du cycle hydrologique. Les modèles climatiques prévoient également une augmentation des précipitations sous les hautes latitudes et dans certaines zones tropicales ainsi qu'un recul des précipitations dans certaines zones subtropicales et sous les latitudes moyennes inférieures.

Selon les projections du GIEC, le débit annuel moyen des cours d'eau et les ressources en eau devrait augmenter de 10 à 40 % sous les hautes latitudes et dans certaines zones tropicales humides, et diminuer de 10 à 30 % dans certaines régions sèches sous les latitudes moyennes et dans les zones subtropicales. La superficie des zones frappées par la sécheresse devrait augmenter et les épisodes de fortes précipitations, dont la fréquence devrait très probablement s'accroître, augmenteront le risque de crues.

cycle d'eau

haut

 

 

Sécurité alimentaire

Depuis les années 70, la durée et l'intensité des sécheresses n'ont cessé d'augmenter et ce, sur des zones de plus en plus étendues, en particulier dans les régions tropicales et subtropicales. la combinaison de ces facteurs pouvant entraîner une dégradation des sols et conduire à la désertification. En 2007, on a enregistré un grand nombre de manifestations climatiques extrêmes, dont un épisode de sécheresse en Afrique australe qui a entraîné une baisse d'environ 40 à 60 % de la production de maïs au Lesotho, au Swaziland et au Zimbabwe.

L'OMM a contribué à mieux faire comprendre les interactions entre le climat et la dégradation des sols en s'employant à mettre en place des systèmes d'observation du système climatique, en améliorant les méthodes de prévision agroclimatique ainsi que l'évaluation et la gestion des ressources en eau, en faisant progresser la science et la prévision du climat et, enfin, en aidant les pays à mettre à profit les données et les informations météorologiques et hydrologiques aux fins de la prévention et de la gestion des situations de sécheresse.

Le rôle de l’OMM en tant qu’autorité en matière de lutte contre la désertification et la dégradation des sols et d'atténuation des effets de la sécheresse est mondialement reconnu, notamment par la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. L’OMM a sensibilisé le monde sur l'influence du climat sur la dégradation des sols et sur les mesures à mettre en œuvre pour exploiter au mieux les informations météorologiques et climatologiques afin de combattre ce phénomène, en appliquant notamment des stratégies novatrices en matière de gestion des terres.

femme avec maiz

Le monde est aujourd'hui confronté à un enjeu vital: assurer la sécurité alimentaire par une gestion rationnelle de l'eau et des terres.


Des manifestations ont été récemment consacrées à la nécessité de disposer de jeux de données climatologiques anciennes et de se référer à des scénarios de changement climatique aux fins de la planification stratégique, du zonage agroclimatique et de la programmation des cultures. Des prévisions météorologiques ciblées sont nécessaires à tous les niveaux et pour des zones précises afin d'aider les responsables à prendre les bonnes décisions. Il faut aussi étendre la zone desservie par les stations météorologiques, en particulier dans les régions montagneuses qui sont très exposées à la dégradation des sols. Il est également important de pouvoir disposer de données sur l'intensité des précipitations qui soient détaillées, précises et distribuées de manière homogène et qui puissent servir à évaluer et modéliser l'érosion des sols et à concevoir des ouvrages de drainage. Il importe aussi de renforcer les capacités des Services météorologiques et hydrologiques nationaux en matière d'acquisition, d'analyse et de diffusion de données afin de mettre l'information météorologique et climatologique au service de la lutte contre la dégradation des sols et de concevoir, en collaboration avec les utilisateurs, des produits spécialement adaptés aux besoins de ces derniers.


Programme de météorologie agricole

haut

Protéger la couche d’ozone

La couche d’ozone, qui protège les êtres vivants des effets nocifs du rayonnement ultraviolet continue de s'appauvrir, plus particulièrement au-dessus de l’Antarctique. Les observations de qualité portant sur l'ozone et les substances destructrices de ce gaz qui seront faites ces vingt prochaines années, à l'échelle mondiale, seront particulièrement déterminantes pour vérifier l’efficacité des actions entreprises dans le cadre de la Convention de Vienne pour la protection de la couche d'ozone et du protocole de Montréal sur les substances qui appauvrissent la couche d’ozone.

Une grande vigilance s'impose pour favoriser la reconstitution de cette couche. En raison du changement climatique mondial, les conditions atmosphériques sont aujourd’hui différentes, ce qui peut avoir une incidence sur la reconstitution de la couche d’ozone. Il est essentiel de maintenir les capacités actuelles d'observation et de mieux intégrer les informations disponibles en faisant appel à des modèles de prévision numérique des conditions atmosphériques pour pouvoir faire la distinction entre les effets imputables aux changements climatiques et ceux qui résultent de l'évolution des concentrations de substances qui appauvrissent la couche d'ozone.

Depuis les années 50, des mesures régulières de l'ozone sont effectuées par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux et leurs partenaires dans le monde entier. Toutes ces mesures sont coordonnées dans le cadre du Programme de la Veille de l'atmosphère globale (VAG) depuis la fin des années 80. Elles se sont révélées essentielles pour les nombreuses évaluations scientifiques de l'ozone publiées depuis le milieu des années 80 par l'OMM et le Secrétariat de l'ozone du Programme des Nations Unies pour l'environnement.

Le Protocole de Montréal a été signé le 16 septembre 1987. En 1994, les Nations Unies ont proclamé cette date Journée internationale de la protection de la couche d’ozone.

En outre, en l’honneur du 20e anniversaire du Protocole de Montréal, l’année 2007 a été déclarée Année internationale de la couche d’ozone. Dans le cadre des célébrations de l’événement, l’OMM a reçu le prix des Parties au Protocole de Montréal en récompense de sa contribution à la protection de la couche d’ozone.

L’OMM/VAG publie un Bulletin annuel sur l'état de la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique toutes les deux semaines. Généralement, la destruction de la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique atteint son paroxysme fin septembre ou début octobre. En 2007, la formation du trou dans la couche d'ozone a été relativement précoce; elle est intervenue plus tôt qu'en 2006, année où l'étendue du trou d'ozone et l'ampleur de la destruction de ce gaz ont atteint des records.

Ces dernières années, les scientifiques sont devenus de plus en plus conscients du lien qui pourrait exister entre l'amenuisement de la couche d'ozone et les changements climatiques: en effet, l'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère entraînera un réchauffement du climat à la surface de la Terre, tandis qu'aux altitudes où se trouve la couche d'ozone, elle se traduira probablement par un refroidissement de l'atmosphère. On a effectivement observé ces dernières décennies un refroidissement de la stratosphère en hiver, au-dessus de l'Arctique comme de l'Antarctique. Cette baisse des températures stimule les réactions chimiques qui conduisent à la destruction de l'ozone. On constate dans le même temps une progression annuelle d'environ 1 % de la quantité de vapeur d'eau présente dans la stratosphère. Or, une stratosphère plus froide et plus humide favorise la formation de nuages stratosphériques polaires, ce qui devrait accentuer la déperdition d'ozone dans les régions polaires des deux hémisphères.

Les changements observés dans la stratosphère pourraient retarder la reconstitution de la couche d'ozone. Il est donc capital que tous les pays qui conduisent des campagnes de mesures stratosphériques renforcent leurs programmes d'observation et que les bailleurs de fonds continuent de financer les travaux de recherche sur l'ozone stratosphérique et le rayonnement ultraviolet.

Voir la rubrique consacrée à l’ozone de l’Antarctique dans le présent numéro.

bateau

L'OMM coordonne, avec le Conseil international pour la science, les activités menées au titre de l'Année polaire internationale 2007/2008. Des milliers de scientifiques collaborent à l'étude des processus qui se déroulent dans les régions polaires, notamment ceux qui concernent l'ozone stratosphérique et le rayonnement ultraviolet, pour tenter de les élucider.

 

Version imprimable Français
Archives MétéoMonde
Il y a 50 ans...
Anniversaires
événements à fort impact
 
Liens
Galerie d'art
GEO
Année Polaire Internationale
Nouvelles
Programmes
Publications
Contact for content: pwmu[at]wmo.int - WMO - OMM ©2007 Geneva, Switzerland