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Octobre 2007 Téléchargements & liens

L’ozone de l’Antarctique

D’août à novembre, le Secrétariat de l’Organisation météorologique mondiale publie des bulletins contenant des informations sur l’état de la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique environ toutes les deux semaines. Les bulletins se fondent sur les données fournies par les Membres de l’OMM qui dirigent des stations de veille de l’ozone dans l’hémisphère sud et des satellites pour observer l’ozone dans sa globalité.

 

Quatrième Bulletin de l’OMM sur la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique (18 octobre 2007)

   
ciel Le trou d’ozone de l’Antarctique 2007 est relativement peu important, tant en termes de surface (zone où la couche totale d’ozone est inférieure à 220 unités Dobson) qu’en termes de déperdition de gaz (perte de masse, à savoir la quantité d’ozone qu’il faudrait ajouter au trou de manière à combler les régions où la couche totale est inférieure à 220 unités Dobson pour parvenir à ce chiffre).
De 1998 à aujourd’hui, seuls les trous d’ozone de 2002 et de 2004 ont été inférieurs à celui de 2007. Cette situation ne reflète pas une reconstitution de la couche d'ozone mais est due aux températures clémentes qui ont régné dans la stratosphère antarctique durant l'hiver austral 2007. La stratosphère contient en effet largement assez de chlore et de brome pour détruire complètement la couche d'ozone entre 14 et 21 kilomètres d'altitude. La concentration de gaz nocifs pour l'ozone a atteint son pic dans la stratosphère antarctique aux alentours de l'an 2000. Elle diminue aujourd'hui lentement, au rythme annuel de 1 % environ. On estime que la stratosphère contient encore assez de chlore et de brome pour que des trous importants puissent se former dans la couche d'ozone pendant encore 10 à 20 ans. Les conditions météorologiques régnant dans la stratosphère durant l'hiver austral détermineront dans une large mesure l'ampleur de la destruction de l'ozone. En effet, l'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère entraînera une baisse des températures dans la stratosphère, d'où un risque accru pour la couche d'ozone dans les décennies à venir. Toutefois, la variabilité interannuelle des conditions météorologiques demeure, et la raréfaction de l'ozone pourra être moins marquée certaines années. Les chiffres ci-après indiquent l’étendue du trou d’ozone, la perte de masse, la température moyenne au-dessus de la région 60-90°S ainsi que la zone où les températures sont suffisamment basses pour que se forment des nuages stratosphériques polaires.
  figure

 

trou d'ozoneLe trou d’ozone a atteint une surface maximum d’environ 25 millions de km2 à la mi-septembre. A titre de comparaison, durant les pics des années 2000 et 2006, le trou recouvrait une surface supérieure à 29 millions de km2.

La déperdition d'ozone observée le 23 septembre était de 28 mégatonnes (Mt). Comparativement, elle s'élevait à plus de 40 Mt début octobre 2006 qui fut une année record. Depuis 1998, seules 2002 et 2004 on connu des déperditions moins importantes que celle de 2007.

L’observation de trous d’ozone au-dessus de l’Antarctique se poursuivra tant que la stratosphère contiendra trop de substances réduisant la teneur en ozone. Comme l’indique le résumé directif de l’Évaluation scientifique de l’appauvrissement de la couche d’ozone OMM/PNUE 2006, il est à prévoir que d’importants trous d’ozone se formeront au-dessus de l’Antarctique au cours des prochaines décennies.

L’OMM et l’ensemble de la communauté scientifique utiliseront des observations réalisées à partir de la terre, de ballons et de satellites ainsi que des données météorologiques afin de suivre de près les évolutions au cours des semaines et des mois à venir.

Quatrième Bulletin de l’OMM sur la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique (18 octobre 2007, en anglais)

 

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