Réponses à quelques questions courantes world map

 

Réponses à quelques questions courantes

Généralités / Temps / Climat / Eau / Catastrophes et risques naturels / Environnement / Observations

Généralités

  • 1. Qu'est-ce que l'Organisation météorologique mondiale?

      • L'Organisation météorologique mondiale (OMM) est une institution des Nations Unies spécialisée dans la météorologie (temps et climat), l'hydrologie opérationnelle (eau) et les sciences géophysiques connexes telles que l'océanographie et la chimie de l'atmosphère.

  • 2. À quand remonte sa création?

      • L'OMM est issue de l'Organisation météorologique internationale (OMI), qui a vu le jour en 1873. La Convention de l'OMM est entrée en vigueur le 23 mars 1950 et l'Organisation est devenue une institution spécialisée des Nations Unies en 1951.

  • 3. Que fait l'OMM au juste?

      • L'OMM coordonne les activités des Services météorologiques et hydrologiques nationaux de 191 États et territoires pour que les informations essentielles relatives au temps, au climat et à l'eau puissent être proposées à tout moment à ceux qui en besoin. C'est grâce à cette coordination qu'un système de prestation de services le plus complet qui soit a été mis en place en 1950 pour offrir aux utilisateurs du monde entier un large éventail de données et d'informations transmises en temps réel ou en différé. Ces services météorologiques, climatologiques et hydrologiques, dont la portée, la fiabilité et la précision n'ont cessé de croître au fil des ans, contribuent au développement socio-économique, et facilitent la gestion de l'environnement et l'élaboration des politiques. L'OMM garantit la publication d'observations et de statistiques et favorise l'application de la météorologie et de l'hydrologie (y compris la surveillance et la prévision du changement climatique et des concentrations d'ozone) à tous les aspects des activités humaines, en particulier l'aviation, la navigation maritime, la gestion de l'eau et l'agriculture. L'Organisation encourage par ailleurs la recherche et la formation dans les domaines de la météorologie et de l'hydrologie, y compris en ce qui concerne leurs applications, et contribue à limiter les risques météorologiques et climatiques grâce à la diffusion régulière d'alertes précoces et de prévisions de qualité pour tout un éventail de phénomènes extrêmes tels que les inondations, les sécheresses, les cyclones tropicaux et les tornades. Les Membres de l'OMM fournissent également des prévisions concernant les invasions d'acridiens et le transport de polluants (substances nucléaires, substances toxiques, cendres volcaniques, etc.).

  • 4. Comment fonctionne l'OMM?

      • L'OMM est une structure centrale qui permet aux Membres, et notamment aux représentants des Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN), d'aborder pratiquement toutes les questions relatives au temps, au climat et à l'eau. Elle entend assurer une rapidité et une efficacité optimales de ces flux d'informations de façon à contribuer à la sécurité et au bien être des populations. L'Organisation est dirigée par le Congrès météorologique mondial, composé des représentants de tous les Membres, qui se réunit tous les quatre ans pour passer en revue les programmes de l'OMM et formuler des orientations dans ce contexte. Quant au Conseil exécutif, qui compte 37 membres, il se réunit tous les ans et contrôle l'application des décisions du Congrès. Six conseils régionaux, composés des Membres des régions correspondantes (Asie, Afrique, Europe; Amérique du Nord, Amérique centrale et Caraïbes, Amérique du Sud; Pacifique Sud-Ouest), coordonnent les activités menées au sein de ces régions. Par ailleurs, les Membres choisissent des experts appelés à prendre part aux délibérations scientifiques de huit commissions techniques spécialisées. Le Secrétaire général – Michel Jarraud, en poste depuis 2004 – dirige le Secrétariat de l'OMM qui a son siège à Genève et fait office de centre de gestion, de documentation et d'information pour le compte de l'Organisation. Les questions urgentes et les enjeux internationaux qui relèvent de la compétence de l'OMM peuvent être pris en considération dans le cadre des programmes existants.

  • 5. Comment l'OMM assure-t-elle la surveillance des conditions météorologiques et climatiques à l'échelle du globe?

      • L'OMM s'acquitte de cette mission par le biais des Services météorologiques et hydrologiques nationaux de ses Membres, qui détiennent et exploitent des systèmes de collecte, de traitement et d'analyse des données fournies par des milliers de plates-formes d'observation, parmi lesquelles des satellites et des navires. 
L'Organisation publie chaque année une déclaration sur l'état du climat mondial, qui fait état des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes survenus dans les différentes régions et met en perspective la variabilité et le changement climatique, en particulier l'évolution, depuis le XIXème siècle, des températures de surface. L'OMM collabore également avec les Services météorologiques et hydrologiques nationaux pour mettre au point des outils de détection des changements climatiques ainsi que des logiciels permettant de calculer des indices susceptibles de refléter au mieux les tendances climatiques nationales.

  • 6. Quelle différence fait-on entre le temps et le climat?

      • Le climat correspond stricto sensu aux conditions météorologiques moyennes qui caractérisent un lieu donné pour une période donnée. D'une manière plus générale, ce terme désigne l'état du système climatique (voir la section 1.2.2). Le climat peut être défini à l'aide de descriptions statistiques des principales tendances et de la variabilité de paramètres pertinents tels que la température, les précipitations, la pression atmosphérique, l'humidité et les vents ou d'une combinaison de ces paramètres, par exemple les types de temps et les phénomènes qui sont caractéristiques d'un lieu, d'une région ou bien du monde entier pour une période considérée.

  • 7. De combien de Membres est composée l'OMM?

      • L'OMM comporte 191 pays et six territoires Membres (au 8 novembre 2013).

  • 8. Quels rapports les Membres entretiennent-ils entre eux?

      • Délégués et experts collaborent à divers programmes et échangent informations, résultats de recherche, statistiques et techniques pour se faire une meilleure idée des conditions qui règnent à l'échelle du globe. Ils se font mutuellement part de leur expérience et cherchent ensemble des solutions pour apporter les améliorations nécessaires.

  • 9. Comment devient-on météorologue?

      • Une connaissance approfondie des mathématiques, de la physique et de la chimie, ainsi que de l'informatique, est nécessaire. Pour devenir météorologue, il faut avoir au minimum une licence en météorologie ou en sciences de l'atmosphère. L'autre possibilité consiste à obtenir tout d'abord une licence en mathématiques, sciences physiques ou ingénierie puis de suivre des cours de météorologie. Des diplômes d'un niveau supérieur sont généralement nécessaires pour pouvoir prétendre à des postes d'enseignement, de recherche ou de direction. Les techniciens en météorologie, qui ne sont pas tenus d'avoir un diplôme universitaire, sont généralement chargés de recueillir et de transmettre les données d'observation météorologique. Pour être technicien en météorologie, il faut normalement avoir suivi des cours techniques dont la durée (de quelques mois à deux ans) varie en fonction du travail visé.

Temps

  • 1.Dans quelle mesure pouvons-nous anticiper le temps qu'il fera?

      • Aujourd'hui, une prévision météorologique à cinq jours est généralement aussi fiable que l'était une prévision à trois jours il y a vingt ans. Quant aux prévisions à sept jours, leur qualité ne cesse de croître, en particulier dans les régions tempérées des latitudes moyennes. Les informations peuvent être diffusées d'un endroit à l'autre dans le monde entier en moins de trois heures, et des phénomènes comme El Niño/oscillation australe (ENSO) (El Niño, la Niña et phase neutre) peuvent être prévus jusqu'à une année à l'avance. Enfin, on peut établir des prévisions saisonnières du climat dont l'échéance varie de un à six mois, bien que ce soit alors des prévisions de type probabiliste. Les prévisions, qui émanent le plus souvent de grands centres, sont mises à la disposition de tous les pays du monde.

  • 2. Pourquoi la qualité des prévisions météorologiques laisse-t-elle parfois à désirer?

      • La pression atmosphérique, la température, l'orographie, les courants océaniques et bien d'autres facteurs se traduisent par une énorme quantité de variables interdépendantes qui ont toutes une incidence plus ou moins grande sur les conditions météorologiques. L'approfondissement des connaissances scientifiques et le recours à des modèles informatiques performants nous rendent progressivement mieux à même d'établir des prévisions plus fiables pour des échéances plus longues.

  • 3. Comment peut-on améliorer la prévision du temps et du climat?

      • Cette question est actuellement au cœur du programme THORPEX (Expérience concernant la recherche sur les systèmes d'observation et la prévisibilité), créé il y dix ans et relevant du Programme mondial de recherche sur la prévision du temps conduit par l'OMM. La recherche sur la prévision et les problèmes qui s'y rattachent sont au centre de ce programme dont la vocation est d'apporter des améliorations dans un certain nombre de domaines, parmi lesquels les systèmes d'observation et d'analyse de données, la compréhension de la dynamique de l'atmosphère et de sa prévisibilité et les modèles mondiaux et régionaux de prévision numérique du temps. Il est aussi nécessaire de former davantage de météorologues en provenance de pays en développement et de leur fournir des équipements perfectionnés en plus grand nombre. Certains Services météorologiques et hydrologiques nationaux et les grands groupes internationaux de modélisation du climat travaillent de concert, sous l'égide du Programme mondial de recherche sur le climat, afin de mettre au point des modèles régionaux (à des résolutions de 25 x 25 km voire des résolutions plus fines avec les capacités de traitement correspondantes) pour l'étude des incidences du climat à l'échelle régionale. Il s'agit de faire en sorte que les pays en développement, dont l'infrastructure de calcul est limitée, puissent utiliser ces modèles, et de leur apprendre à exploiter les informations qu'ils fournissent.

  • 4. Serons-nous capables un jour de maîtriser les conditions météorologiques?

      • Les expériences de modification artificielle du temps se poursuivent. La méthode la plus courante est l'ensemencement des nuages: introduite en 1946, elle vise à modifier les quantités de précipitations ou le type de précipitations engendrées par les nuages, qui sont ensemencés au moyen d'aéronefs ou à partir du sol par des substances comme l'iodure d'argent, la neige carbonique ou le sel. Dans les années 1950 et 1960, des chercheurs américains ont essayé – sans succès – d'infléchir le comportement des cyclones tropicaux (projet Stormfury). De nos jours, de nombreux pays ont recours à l'ensemencement des nuages pour tenter d'accroître les précipitations là où sévit la sécheresse, de réduire la taille des grêlons qui se forment lors des orages, de dissiper le brouillard à proximité des aéroports et même de faire tomber la neige sur les grandes stations de ski. Les résultats de ces tentatives d'accroissement des précipitations et de suppression de la grêle n'ont toutefois pas encore été dûment quantifiés, et la modification artificielle du temps reste un domaine encore largement expérimental.

  • 5. Comment se fait-il que les pays en développement soient toujours ceux qui semblent pâtir le plus des phénomènes météorologiques extrêmes?

      • Chaque année, dans le monde entier, de nombreuses communautés subissent les conséquences de catastrophes naturelles qui entraînent des pertes en vies humaines, la destruction de l'infrastructure économique et sociale et la dégradation d'écosystèmes déjà fragiles. Si les dangers naturels sont inévitables et peuvent constituer une menace pour quiconque, ils ont cependant tendance à frapper avant tout les populations des pays en développement et singulièrement des pays les moins avancés, dont la vulnérabilité s'accroît et qui voient leur développement économique et social retardé, parfois de plusieurs décennies. En chiffres absolus, les pertes économiques que subissent les pays en voie de développement sont moindres que dans les pays développés, mais leur impact (en pourcentage du PIB) est souvent bien plus marqué. Nombre de ces pays sont situés dans la zone tropicale où les phénomènes météorologiques extrêmes tels que les cyclones tropicaux, les sécheresses et les inondations sont plus fréquents qu'ailleurs. Les pays en développement disposent de moyens limités et manquent de personnel qualifié pour surveiller et prévoir ces phénomènes et prévenir les secteurs concernés. C'est là un problème majeur pour lequel l'OMM se doit de trouver des solutions.

Climat

  • 1. Que fait l'OMM face au changement climatique?

      • L'OMM et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) ont créé, en 1988, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) pour dresser le bilan des connaissances scientifiques et évaluer la menace que représente le changement climatique d'origine anthropique. 
Le GIEC est aujourd'hui universellement reconnu comme faisant autorité, sur le plan scientifique et technique, pour les questions relatives au changement climatique. Son Secrétariat est hébergé au siège de l'OMM. Le Programme climatologique mondial de l'OMM, qui est mené en coordination avec d'autres institutions spécialisées des Nations Unies comme le PNUE, l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et sa Commission océanographique intergouvernementale (COI) ainsi que les Services météorologiques et hydrologiques nationaux et divers instituts de recherche, facilite la recherche internationale sur le changement climatique, le but étant de fournir aux décideurs des informations à jour et de meilleure qualité qui leur permettent de mieux cerner les causes et les conséquences du changement climatique et, partant, d'élaborer des stratégies de parade appropriées.

  • 2. Le climat est-il en train de changer?

      • En général, les experts s'accordent pour dire que la Terre se réchauffe. Il n'est toutefois pas évident de déterminer la mesure dans laquelle ce réchauffement peut être directement imputé aux activités humaines, dont les effets sont extrêmement difficiles à évaluer, même s'il est plus que probable que l'augmentation des gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone soit lourde de conséquences. Ce dont on est sûr, en revanche, c'est que 2010 est l'année la plus chaude qui ait jamais été enregistrée, et que huit des dix années les plus chaudes, si l'on se réfère à la température moyenne, font partie de la décennie écoulée. La tendance à la hausse des températures est probablement responsable de la fonte des calottes glaciaires dans les régions polaires des deux hémisphères. Quant aux glaciers de montagne, ils sont eux aussi en recul dans le monde. Enfin, le niveau moyen de la mer devrait augmenter de 0,32 à 0,98 m d'ici à 2100, essentiellement à cause de la dilatation thermique de l'eau de mer et de la fonte des glaciers et des calottes glaciaires.

  • 3. Quelles seront les répercussions sur le climat dans les cent ans à venir?

      • Dans son cinquième rapport d'évaluation (2013), le GIEC prévoit que d'ici à 2100, la température moyenne à la surface du globe connaîtra une hausse comprise entre 1,5 et 4 degrés Celsius par rapport au milieu du XXème siècle. Les jours de canicule et les vagues de chaleur devraient devenir plus fréquents et les jours de grand froid et les vagues de froid moins fréquents sur la quasi-totalité des terres émergées. Le cycle de l'eau s'accélérera à la faveur du réchauffement, certaines régions connaissant des précipitations et des inondations plus marquées et plus fréquentes. L'augmentation du déficit pluviométrique en été et le risque de sécheresse qui s'y rattache pour la plupart des régions continentales des moyennes latitudes sont également annoncés. Les changements climatiques devraient se traduire par une diminution des ressources en eau disponibles dans les régions arides et semi-arides, et le nombre de personnes exposées aux pénuries d'eau devrait doubler dans les trente prochaines années. Les régions touchées par des maladies comme le paludisme (et les affections d'origine hydrique) pourraient bien s'étendre, tandis que les modèles agroclimatiques annoncent une baisse des rendements agricoles dans les régions tropicales et subtropicales. On a calculé également qu'une hausse supérieure à quelques degrés déclencherait dans la plupart des régions du monde une forte baisse de la productivité végétale.

  • 4. Quelle différence y a-t-il entre changement climatique et variabilité du climat?

      • Par variabilité du climat on entend l'éventail des conditions météorologiques dont la moyenne permet de qualifier le climat d'une région. Dans certaines parties du monde, voire dans toute région pour une période ou une saison donnée, cette variabilité peut être faible, c'est-à-dire que les conditions observées ne changent guère durant le laps de temps considéré. Toutefois, dans d'autres régions ou pour d'autres périodes, les conditions atmosphériques peuvent osciller entre divers extrêmes, entre le gel et les fortes chaleurs ou entre une forte pluviosité et une sécheresse très marquée, ce qui correspond à une grande variabilité. Dans une certaine mesure, cet état de fait est compris et accepté par les populations concernées, mais il arrive que survienne un phénomène ou une succession de phénomènes tout à fait inédits tels que la saison cyclonique exceptionnelle de 2005 dans l'Atlantique (bien que ces phénomènes puissent eux aussi être considérés comme faisant partie de la variabilité naturelle du climat). Si une saison cyclonique de cette ampleur ne devait pas se reproduire dans les trente années à venir, par exemple, elle serait considérée comme exceptionnelle mais ne présagerait pas un changement climatique. Pour être reconnu comme tel par la communauté scientifique, un changement climatique doit persister suffisamment longtemps. Le GIEC ne ménage pas sa peine pour tenter de déterminer, pour divers phénomènes hydrométéorologiques (cyclones tropicaux, tornades, etc.) et leurs conséquences (crues éclair, etc.), s'ils subissent l'influence des changements climatiques anthropiques.

  • 5. Que désignent les termes El Niño et La Niña?

      • El Niño, mot qui veut dire «enfant Jésus» en espagnol car c'est surtout vers Noël que le phénomène apparaît, désigne un réchauffement anormal du Pacifique équatorial qui survient tous les trois à cinq ans et peut persister jusqu'à 18 mois. Les épisodes El Niño les plus intenses, comme celui de 1997/1998, entraînent sécheresses et inondations et favorisent la formation de cyclones tropicaux et de violentes tempêtes hivernales. On estime que l'épisode El Niño de 1997/1998 et ses manifestations ont provoqué la mort de centaines de personnes et causé des dommages évalués à des milliards de dollars dans une quinzaine de pays, en particulier dans la région du canal de Panama mais aussi dans des régions aussi éloignées que la côte orientale de l'Afrique. Quant au phénomène La Niña, mot qui veut dire «petite fille», il désigne un refroidissement anormal de l'océan dans cette même région du Pacifique; c'est donc la phase inverse d'El Niño.

Eau

  • 1. Qu'est-ce que le cycle hydrologique?

      • Environ 98% de l'eau que recèle notre planète est constituée par les océans et est donc salée. Sous l'effet du soleil, l'eau de mer et les autres eaux de surface s'évaporent et forment des nuages. Ces derniers se condensent et fournissent de l'eau douce sous forme de précipitations. Sous l'effet de la gravité, l'eau douce se fraie un passage vers la mer, – dans les rivières ou sous terre – répondant en chemin aux besoins des organismes vivants. Une fois dans l'océan, l'eau s'évapore à nouveau et le processus se répète.

  • 2. Les réserves d'eau de la planète diminuent-elles?

      • L'eau douce ne représente que 2% des réserves d'eau de la planète, et environ 70% de cette eau se trouve dans les calottes glaciaires. À l'échelle du globe, sur une courte période (quelques siècles en l'occurrence), la quantité totale d'eau douce mise à disposition par le cycle hydrologique demeure constante, bien que très inégalement répartie. Dans tout bassin hydrographique, la quantité d'eau douce déversée par les précipitations varie d'une année sur l'autre. Bon nombre des grands bassins fluviaux de la planète s'étendent sur des régions faiblement peuplées alors que les zones à forte densité de population sont insuffisamment approvisionnées en eau. Ce problème est aggravé par l'augmentation de la pollution, d'autant plus que l'irrigation, l'industrie, l'urbanisation et la hausse du niveau de vie viennent accroître les prélèvements.

  • 3. Quelles répercussions le changement climatique devrait-il avoir sur les ressources en eau?

      • La hausse des températures va accélérer le cycle hydrologique et modifier la répartition spatio-temporelle de l'eau douce, même si les quantités disponibles à l'échelle du globe resteront sans doute constantes. Le recul des glaciers se traduira probablement par une diminution de l'écoulement dans les régions qui comptent sur cet approvisionnement en eau pendant la saison sèche, et si le niveau de la mer devait s'accroître, la qualité de l'eau des aquifères côtiers pourrait se détériorer. Enfin, la quantité d'eau nécessaire à la consommation humaine, à l'agriculture et à la végétation naturelle devrait elle aussi évoluer. Tous ces facteurs auront probablement un impact sur les pratiques de gestion de l'eau.

Catastrophes et risques naturels

  • 1. Quel rôle joue l'OMM en cas de catastrophe naturelle?

      • Par le biais des Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN), l'OMM veille à faire fonctionner 24 heures sur 24 des systèmes d'alerte précoce en cas de risque naturel lié au temps, au climat ou à l'eau, de sorte que toutes les populations concernées, de part et d'autre des frontières nationales, puissent recevoir en temps voulu les alertes diffusées à leur intention. Forte de ses 10 programmes scientifiques et techniques internationaux et de son réseau de 191 Services météorologiques nationaux (SMN), 40 centres météorologiques régionaux spécialisés (CMRS) et trois centres météorologiques mondiaux (CMM), l'Organisation coordonne à l'échelle du globe l'infrastructure nécessaire pour observer, détecter, modéliser, prévoir et annoncer à l'avance un large éventail de dangers naturels liés au temps, au climat et à l'eau tels que les tornades, les violentes tempêtes, les cyclones tropicaux, les ondes de tempête, les inondations, les vagues de froid ou de chaleur, les sécheresses, les incendies de forêt et les essaims de criquets. Ce réseau mondial s'est avéré très efficace ces vingt dernières années s'agissant de diffuser des alertes aux cyclones tropicaux (ouragans et typhons) dans les régions riveraines de l'Atlantique et du Pacifique, ce qui a permis d'éviter des pertes substantielles en vies humaines et de limiter les dégâts matériels. SeptCMRS spécialisés dans les cyclones tropicaux et exploités par les Services météorologiques nationaux fournissent à tous les pays un soutien technique ainsi que des analyses et des prévisions.

  • 2. Comment l'OMM fait-elle parvenir aux populations concernées les données relatives aux risques naturels?

      • Dans le cas des cyclones tropicaux, sept centres météorologiques régionaux spécialisés de l'OMM apportent un soutien approprié dans leurs régions respectives. Les données atmosphériques et océaniques sont recueillies par les pays au moyen d'instruments in situ et satellitaires et transmises via le Système mondial de télécommunications (SMT) aux CMRS, qui établissent 24 heures sur 24, prévisions et bulletins concernant les cyclones tropicaux. Ces informations sont alors transmises via le SMT, par fac-similé et sur l'Internet, à des intervalles de trois à six heures, aux SMHN des pays à risque, où les prévisionnistes les utilisent pour élaborer des avis de cyclones tropicaux, lesquels sont communiqués immédiatement aux médias (presse, radio et télévision), aux services d'urgence et aux autres parties concernées. C'est au SMN du pays concerné qu'incombe de diffuser les alertes à l'intention des décideurs et des organismes de prévention des catastrophes. Grâce à des mesures appropriées prises en temps opportun – notamment des évacuations – de nombreuses vies humaines ont pu être sauvées. Par ailleurs, l'OMM, par le biais de huit CMRS, aide ses Membres et les organisations internationales partenaires à faire face aux situations d'urgence environnementale transfrontalières à grande échelle qui résultent d'accidents nucléaires ou chimiques, d'éruptions volcaniques ou d'incendies de forêt. L'OMM s'est engagée, en collaboration avec les organismes nationaux, régionaux et internationaux concernés, à élargir de la façon la plus rationnelle possible ses compétences en matière d'alerte précoce, moyennant la mise en place de mécanismes appropriés, pour pouvoir faire face à des dangers naturels qui, comme les tsunamis, ne sont pas d'origine hydrométéorologique.

  • 3. Comment se fait-il que les pays en développement soient toujours ceux qui semblent pâtir le plus des phénomènes météorologiques extrêmes?

      • Chaque année, dans le monde entier, de nombreuses communautés subissent les conséquences de catastrophes naturelles qui entraînent des pertes en vies humaines, la destruction de l'infrastructure économique et sociale et la dégradation d'écosystèmes déjà fragiles. Si les dangers naturels sont inévitables et peuvent constituer une menace pour quiconque, ils ont cependant tendance à frapper avant tout les populations des pays en développement et singulièrement des pays les moins avancés, dont la vulnérabilité s'accroît et qui voient leur développement économique et social retardé, parfois de plusieurs décennies. En chiffres absolus, les pertes économiques que subissent les pays en voie de développement sont moindres que dans les pays développés, mais leur impact (en pourcentage du PIB) est souvent bien plus marqué. Nombre de ces pays sont situés dans la zone tropicale où les phénomènes météorologiques extrêmes tels que les cyclones tropicaux, les sécheresses et les inondations sont plus fréquents qu'ailleurs. Les pays en développement disposent de moyens limités et manquent de personnel qualifié pour surveiller et prévoir ces phénomènes et prévenir les secteurs concernés. C'est là un problème majeur pour lequel l'OMM se doit de trouver des solutions.

  • 4. Comment l'OMM peut-elle aider les pays en développement à mieux se préparer aux phénomènes météorologiques extrêmes?

      • L'OMM et ses Membres offrent une assistance pour réduire les risques liés à ces phénomènes, notamment en fournissant du matériel météorologique, en formant météorologues, hydrologues et prévisionnistes, en menant des campagnes d'information et de sensibilisation, en proposant une assistance technique pour la diffusion des prévisions et des alertes, en fournissant des fonds et en organisant des ateliers. L'Organisation s'attache par ailleurs, en étroite concertation avec d'autres institutions à l'échelle internationale et régionale, à promouvoir le concept de prévention des catastrophes. Elle met aussi à disposition les infrastructures et les compétences techniques nécessaires à la mise en place dans l'océan Indien et d'autres régions exposées, de systèmes d'alerte précoce pour des phénomènes dangereux qui, comme les tsunamis, ne sont pas d'origine météorologique.

  • 5. Comment les ouragans sont-ils baptisés et par qui?

      • La durée de vie des cyclones tropicaux (appelés ouragans dans l'Atlantique et le Pacifique Nord-Est et typhons dans le Pacifique Nord-Ouest) varie entre un jour et deux semaines, et il est possible aussi que deux cyclones tropicaux coexistent à un moment donné dans une même région. Pour éviter toute confusion, les prévisionnistes baptisent chaque cyclone tropical à partir de listes préétablies. Ces listes de noms sont dressées pour chaque région par l'organisme compétent par exemple le Comité des ouragans pour l'Atlantique et le Pacifique Nord-Est et le Comité des typhons pour le Pacifique Nord-Ouest. Chaque liste a ses spécificités: pour le bassin de l'Atlantique, par exemple, prénoms féminins et prénoms masculins alternent. Les cinq premiers noms pour la saison cyclonique 2013 dans l'Atlantique sont Andrea, Barry, Chantal, Dorian, et Erin, dans le Pacifique Nord-Est, Alvin, Barbara, Cosme, Dalila et Erick. Depuis 2000, les pays du Pacifique Nord-Ouest utilisent un nouveau système pour baptiser les cyclones tropicaux. Chacun des 14 pays concernés a proposé une liste de 141 noms. Il s'agit de noms d'animaux, de fleurs et de signes astrologiques ainsi que de quelques noms de personnes à utiliser dans l'ordre indiqué. Si un cyclone tropical s'avère particulièrement meurtrier et destructeur, son nom est retiré de la liste et remplacé par un nouveau nom par décision de l'organisme régional compétent. Pour en savoir plus sur la question, il convient de se référer au site de l'OMM consacré à la désignation des cyclones tropicaux.

Environnement

  • 1. Qu'est-ce que l'ozone?

      • L'ozone est une forme d'oxygène dont la molécule se compose de trois atomes au lieu de deux. Ce gaz est présent à la fois dans la troposphère, c'est-à-dire dans la partie inférieure de l'atmosphère (de 0 à 10 kilomètres d'altitude) et dans la stratosphère (entre 10 et 50 kilomètres d'altitude). L'ozone nous protège du rayonnement ultraviolet nocif émis par le Soleil et il est donc, à ce titre, nécessaire à notre survie. Toutefois, lorsqu'il se trouve au niveau du sol, c'est un gaz polluant qui peut provoquer des difficultés respiratoires chez l'être humain et causer des dommages aux végétaux et aux cultures; c'est d'ailleurs l'un des principaux constituants du smog. Ce gaz est donc bénéfique ou nocif selon qu'il se trouve dans la haute ou la basse atmosphère.

  • 2. Qu'en est-il de la couche d'ozone?
        La couche d'ozone est attaquée par les composés chlorés (chlorofluorocarbures – CFC) et bromés (halons), qui ont été largement utilisés par le passé dans des produits tels que les aérosols vaporisés, les gaz propulseurs, les fluides frigorigènes, les pesticides, les solvants et les agents extincteurs. Quand ces substances parviennent dans la stratosphère elles se décomposent sous l'effet du rayonnement solaire ultraviolet et, par voie de conséquence, libèrent des atomes de chlore et de brome qui réagissent avec l'ozone. Ces réactions chimiques enclenchent des cycles de destruction de l'ozone et, partant, l'appauvrissement de la couche d'ozone protectrice. On a calculé qu'un seul atome de chlore peut détruire plus d'un million de molécules d'ozone. Quant aux atomes de brome, leur pouvoir destructeur de l'ozone est environ 50 fois supérieur à celui du chlore mais il y a heureusement beaucoup moins de composés bromés que de CFC dans l'atmosphère. Des accords internationaux tels que la Convention de Vienne et le Protocole de Montréal et les amendements y relatifs ont d'ailleurs été conclus pour faire face à ce problème. Après avoir atteint récemment un pic, la teneur de la stratosphère en composés chlorés et bromés commence à diminuer lentement, mais il faudra attendre sans doute 50 ans avant que les concentrations de chlore et de brome retrouvent leurs niveaux d'avant 1980 (ce qui correspond à peu près à la période où le trou d'ozone au-dessus de l'Antarctique a été observé pour la première fois). Des données récentes ont révélé que l'appauvrissement de la couche d'ozone a été moins marqué dans certaines régions du globe, mais il faudra peut-être attendre des années avant que les valeurs de l'ozone recommencent à augmenter.

  • 3. Comment l'OMM surveille-t-elle la pollution?

      • L'OMM exploite un réseau mondial de surveillance de la pollution atmosphérique dans le cadre de son programme de Veille de l'atmosphère globale (VAG). Ce réseau est constitué de plus de 300 stations qui mesurent la pollution chimique, voire nucléaire de l'atmosphère. Les données recueillies nous renseignent sur l'état de la couche d'ozone, le changement climatique et les répercussions sur les écosystèmes et la santé humaine. Grâce aux modèles utilisés pour déterminer la réaction de différents types de polluants dans divers contextes météorologiques, l'OMM aide les Services météorologiques nationaux et les autres organismes concernés à améliorer les produits qu'ils proposent au public et notamment leurs prévisions relatives à la qualité de l'air et à l'indice UV. Quant aux prévisions des SMHN concernant le transport de polluants (substances nucléaires, substances toxiques, cendres volcaniques, etc.), elles aident les décideurs à arrêter les mesures qui s'imposent.

Observations

  • 1. Comment l’OMM envisage-t-elle l’évolution de ses systèmes d’observation?

      • L’OMM a fixé des objectifs généraux, ambitieux mais réalisables, qui guideront l’évolution générale du Système mondial d’observation (SMO) au cours des prochaines décennies. Pour de plus amples informations sur l’évolution du SMO, cliquez ici.

  • 2. Comment les Membres de l’OMM prennent-ils leurs décisions concernant l’évolution des systèmes mondiaux d’observation?

      • Ils procèdent à une étude continue des besoins – voir ci-dessous la question/réponse: «Qu’est-ce qu’une étude continue des besoins?».

  • 3. Qu’est-ce qu’une étude continue des besoins?

      • Une étude continue des besoins est un processus destiné à fournir aux Membres de l’OMM des orientations relatives à l’évolution des systèmes mondiaux d’observation en vue de répondre aux besoins des applications de l’OMM. Des experts étudient les besoins en matière d’observation dans les principaux domaines d’application de l’OMM (par exemple la prévision numérique du temps, la prévision climatique saisonnière à interannuelle, la météorologie aéronautique, etc.), examinent les capacités des systèmes d’observation actuels (spatiaux et terrestres), réalisent une analyse critique (notamment des études d’impact dans certains cas), repèrent les lacunes, et produisent des «Statements of Guidance» (déclarations d’orientation) pour chaque domaine d’application. Ces déclarations d’orientation sont ensuite révisées en vue de rédiger le Plan de mise en œuvre pour l’évolution des systèmes mondiaux d’observation (EGOS-IP), un document essentiel destiné à fournir aux Membres des orientations claires et précises ainsi que des recommandations d’actions. L’objectif est de favoriser une évolution rentable des systèmes d’observation en vue de prendre en compte, de manière intégrée, tous les besoins des programmes de l’OMM et des programmes coparrainés. Pour de plus amples informations, cliquez ici.

  • 4. Où consulter les lacunes d’observation répertoriées?

      • Après avoir examiné les besoins en termes d’observation et les performances des différents systèmes d’observation spatiaux et terrestres, les experts de chaque domaine d’application réalisent une analyse critique et consignent les lacunes qu’ils ont repérées dans des Déclarations d’orientation. Vous trouverez les «Statements of Guidance» (déclarations d’orientation) ici.

line

top

 

 
 

 
© Organisation Météorologique Mondiale | OMM, 7bis, avenue de la Paix, Case postale No. 2300, CH-1211 Geneva 2, Switzerland - Tel.: +41(0)22 730 81 11 - Fax: +41(0)22 730 81 81 Nous contacter Copyright | Confidentialité | Messages frauduleux | Responsabilité | Directives | Achat | Nations Unies | Accessibilité