Juillet 2007

L’adaptation au changement climatique:  un défi et une chance pour le développement

by Roger B. Street*

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La version approuvée, publiée récemment, du Résumé à l’intention des décideurs rédigé par le Groupe de travail II du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dans le cadre du quatrième Rapport d’évaluation du GIEC (http://www.ipcc.ch/SPM6avr07.pdf) démontre la nécessité d’établir un lien étroit entre le changement climatique et le développement.

Le rapport du Groupe de travail II confirme que les répercussions du changement climatique sont visibles sur tous les continents et qu’elles s’amplifieront à mesure que le changement climatique prendra de l’ampleur et de la vitesse. Dans sa conclusion, il indique que les écosystèmes marginalisés (récifs coralliens, glaces de mer, toundra, montagnes, basses terres littorales et systèmes agricoles aux basses latitudes) ainsi que les personnes qui en dépendent sont les plus vulnérables à ces répercussions, affirmant même que les populations les plus fragiles sont les plus démunies des populations pauvres, tant dans les pays développés que dans les pays en développement.

En ce qui concerne l’adaptation au changement climatique, les rapports des Groupes de travail I (http://www.ipcc.ch/SPM2feb07.pdf) et II du GIEC montrent clairement que nous sommes déjà voués à connaître des changements climatiques inévitables qui interviendront au cours des 30 ou 40 prochaines années et se poursuivront au-delà. Cette certitude, conjuguée aux observations indiquant que les changements constatés à ce jour ont des effets visibles sur les systèmes naturels, aménagés et humains et qu’ils risquent d’en avoir d’autres, appelle des mesures d’adaptation fermes. L’atténuation des effets du changement climatique, bien qu’essentielle pour modérer, retarder ou éviter ses conséquences futures, ne permettra pas de remédier efficacement à celles qui nous attendent déjà.

La nécessité de s’adapter est particulièrement aiguë compte tenu de la nature de notre vulnérabilité actuelle et future en tant qu’individus et en tant que société, qui sera déterminée par les changements attendus. Les moyens d’existence de la plupart des populations, en particulier dans les pays en développement, dépendent largement d’un climat extrêmement variable et changeant. Des phénomènes extrêmes isolés se produisant dans certains pays peuvent causer des dégâts équivalents aux fruits d’une décennie de croissance économique (Burton,  2006). Il en résulte que le développement et la lutte contre la pauvreté sont souvent entravés par la variabilité du climat et les extrêmes climatiques. En outre, les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ne pourront être atteints que si la variabilité du climat et le changement climatique sont gérés avec plus d’efficacité.

 

Quatrième Rapport d’évaluation du GIEC

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a été établi sur l’initiative de l’OMM et du Programme des Nations Unies pour l’environnement pour évaluer l’information scientifique, technique et socio-économique se rapportant à la compréhension du changement climatique et de ses incidences potentielles ainsi qu’aux possibilités d’adaptation aux changements et d’atténuation de leurs effets.

En 2007, le GIEC mettra la dernière main à son quatrième Rapport d’évaluation, intitulé Bilan 2007 des changements climatiques. Les rapports établis par les trois groupes de travail du GIEC offrent une évaluation complète et à jour de l’état de nos connaissances sur le changement climatique.

The Physical Science Basis—A Summary for Policymakers (Les bases scientifiques physiques des changements climatiques — Résumé à l’intention des décideurs), établi par le Groupe de travail I, a été publié à Paris (France) le 2 février 2007.

Climate Change Impacts, Adaptation and Vulnerability—A Summary for Policymakers (Conséquences du changement climatique, adaptation et vulnérabilité — Résumé à l’intention des décideurs), rédigé par le Groupe de travail II, a été publié à Bruxelles (Belgique) le 5 avril 2007.

Mitigation of Climate Change—A Summary for Policymakers (Atténuation des effets du changement climatique — Résumé à l’intention des décideurs), qui émane du Groupe de travail III, a été publié à Bangkok (Thaïlande) le 4 mai 2007.

Le rapport de synthèse, qui aborde six thèmes principaux, sera publié à l’occasion de la 27e session du GIEC qui se tiendra en novembre 2007 à Valence (Espagne).

 

aujourd’hui. C’est une évidence flagrante au vu de la nature des pertes que nous infligent actuellement les phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes. Naturellement, l’environnement et les sociétés humaines ont toujours subi les inconvénients provoqués par de tels phénomènes. Bien qu’ayant tiré des leçons de certains d’entre eux, les individus et la société continuent de prendre des décisions qui entretiennent ou accroissent leur vulnérabilité à ces inconvénients, de sorte que l’humanité et l’environnement continuent d’en payer les conséquences. Nombre de ces décisions visent à instaurer le développement, à maintenir la situation en l’état ou à la rétablir. Elles sont prises sur la base d’informations incomplètes quant à la nature des risques encourus, ou pour répondre au désir de maintenir le statu quo ou d’y revenir après un événement extrême.

 

Objectifs de développement des Nations Unies pour le Millénaire

L’OMM, grâce à un partenariat mondial pour le renforcement des capacités, la formation, l’éducation et la sensibilisation du public à tous niveaux, contribue à mobiliser des initiatives internationales visant à faire face au changement climatique. L’Organisation soutient activement la réalisation des objectifs de développement des Nations Unies pour le  Millénaire (OMD), à savoir éradiquer la faim et l’extrême pauvreté, et assurer la viabilité de l’environnement grâce à un large éventail de compétences et de connaissances exercées par ses Membres, ses commissions techniques, ses institutions et ses organisations  partenaires, ainsi que dans le cadre de ses programmes. Les forums régionaux sur l’évolution probable du climat mis en place et soutenus par l’OMM dans différentes régions du monde, par exemple, offrent un moyen efficace de renforcer les capacités régionales, en  particulier dans les pays en développement.

 L’OMM et les objectifs du Millénaire pour le développement visent à diviser par deux le nombre de vies perdues à la suite de catastrophes naturelles d’origine météorologique, hydrologique et climatique dans les 15 prochaines années. L’Organisation a mis en place un programme de prévention des catastrophes naturelles et d’atténuation de leurs effets afin d’optimiser son infrastructure mondiale et d’appliquer son expertise et ses capacités scientifiques essentielles — notamment dans les domaines de l’évaluation des risques et des systèmes d’alerte précoce — à tous les stades pertinents de la prise de décision en matière de gestion des risques de catastrophes au plan international, régional et national.

Extrait du document de fond sur le rôle de l’OMM et des SMHN dans la mise en œuvre du Programme de travail de Nairobi (http://www.wmo.int/pages/documents/CONCEPTPAPERfinal.pdf)

 

En second lieu, le climat est en train de changer; on prévoit que l’ampleur et le  rythme de ces changements auront de vastes répercussions pour l’humanité. De plus, ces changements concernent non seulement les populations qui connaissent des conditions normales, mais aussi celles qui sont touchées par des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes (comme des changements d’intensité et de fréquence). Comme indiqué dans la deuxième partie du quatrième Rapport d’évaluation du GIEC (émanant du Groupe de travail II), ces extrêmes risquent de coûter cher à l’humanité, menaçant les vies, les biens et la viabilité des systèmes socio-économiques et écologiques.

Enfin — surtout dans certains cas — ces changements climatiques coïncident avec l’évolution des sociétés et contribuent, pour beaucoup d’entre eux, à accroître leur vulnérabilité. Ainsi, le nombre de personnes dépendant des mêmes ressources ne cesse d’augmenter, et les centres urbains existants et en construction abritent une population croissante. Il en résulte des risques accrus, encore accentués par le fait que, dans la plupart des cas, ces changements interviennent soit dans des zones où le risque climatique est déjà élevé (comme les basses terres littorales, les deltas des fleuves et, en Afrique, la région subsaharienne en particulier), soit dans des zones où ce risque est accru par le développement de l’activité humaine (aménagement du littoral, déboisement, utilisation plus intensive des ressources en eau et développement d’activités dans l’Arctique).

L’incidence des changements qui marquent le climat et déterminent la vulnérabilité de la société s’est déjà fait sentir avec une grande acuité. Les pertes sociales, économiques et écologiques qu’encourt une société exposée, donc vulnérable, s’amplifient et menacent notre survie et la possibilité de poursuivre le développement. En outre, les initiatives de développement et de reconstruction visant à réparer les dégâts causés par des événements climatiques extrêmes qui ne tiendraient pas compte, dans leur élaboration et leur mise en œuvre, des changements climatiques attendus, ne feraient que préparer le terrain à de nouveaux dégâts et, ainsi, perpétuer les revers de la croissance économique.

La voie à suivre est évidente: il faut intégrer l’adaptation et le développement. À cet effet, il convient de veiller à ce que le développement englobe l’adaptation aux changements climatiques, et que l’adaptation soit conforme aux priorités définies en matière de développement (Klein et al., sous presse). Cette complémentarité est illustrée par le principe d’intégration de l’adaptation. Il s’agit d’inclure le changement climatique dans la planification du développement et d’établir une cohérence entre ces deux éléments afin d’assurer la viabilité à long terme des initiatives et des investissements proposés pour le développement dans la perspective des futures conditions climatiques et socio-économiques.

Qu’est-ce que l’adaptation? Comment réussir son intégration? Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat la définit comme “l’adaptation des systèmes naturels ou humains aux stimuli climatiques réels ou prévus (variabilité, extrêmes et changements) ou à leurs effets, de façon à atténuer leurs inconvénients ou à tirer parti de leurs avantages” (GIEC, troisième Rapport d’évaluation, 2001).

Les initiatives et les décisions en matière d’adaptation peuvent se classer en mesures et en stratégies contribuant à:

  • Renforcer les capacités d’adaptation — créer les informations (recherches, collecte et suivi des données, sensibilisation) et les structures sociales de soutien (organisation, travail en partenariat, institutions), et établir la gouvernance (réglementation, législation et orientation) nécessaire pour permettre la prise de mesures d’adaptation; ou
  • Prendre des mesures d’adaptation — mesures permettant de réduire la vulnérabilité aux risques climatiques ou de saisir les occasions qui se présentent.

Ces deux types d’initiatives reflètent l’éventail des mesures et des stratégies d’adaptation pouvant déboucher sur des réponses adaptées.

Des mesures ciblées visant à renforcer les capacités d’adaptation sont indispensables pour permettre la prise de mesures d’adaptation efficaces. De nombreuses organisations ont commencé à renforcer ces capacités: elles ont en effet compris la nature du problème et les risques qu’il présente, identifié et mobilisé les collectivités et les acteurs concernés, et évalué la situation (risques et seuils) et les mesures d’adaptation possibles.

 

 

 

 

 

 

 

L’adaptation au changement climatique est cruciale dans toutes les régions du monde et, plus particulièrement, dans les pays en développement.

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La volonté et la capacité de s’adapter (c’est-à-dire de prendre et/ou de mettre en œuvre une décision d’adaptation) sont souvent freinées par des obstacles ou des contraintes réels ou supposés qui peuvent amener à remettre en question la nécessité de s’adapter, ou dont on estime qu’ils limitent l’efficacité d’une solution particulière. Parmi ces contraintes ou ces obstacles, on peut citer:

  • La connaissance limitée de la nature et de l’étendue des risques et des vulnérabilités — actuels et futurs;
  • L’absence de politiques, de normes, de réglementation et d’accompagnement adaptés — insuffisances favorisant le statu quo et/ou constituant des obstacles;
  • L’existence de restrictions juridiques ou réglementaires;
  • L’absence de technologies appropriées ou l’accès restreint à ces technologies;
  • Le coût prohibitif des solutions d’adaptation identifiées lorsque les budgets sont limités;
  • L’absence de capital humain (par exemple l’expertise interne) — priorités contradictoires gênant l’accès;
  • La rigidité et les conflits sociaux/culturels/financiers (existants ou supposés);
  • La prise de décisions et la planification à court terme — nécessité et attente d’un retour sur investissement; et
  • Le manque d’acceptation de la nécessité de s’adapter lié à des incertitudes perçues, comme:
        • Le manque de conviction des décideurs quant à la nécessité de s’adapter — absence d’analyse de rentabilité et décalage entre l’horizon de planification des activités et l’échéance prévue des changements climatiques;
        • L’adaptation n’est pas considérée comme un problème majeur; tentation d’attendre les répercussions et d’agir après;
        • L’idée que l’incertitude est trop grande pour justifier l’adaptation;
        • L’absence de précédents convaincants ou de preuve de mesures d’adaptation; et
        • Le manque d’acceptation ou de connaissance des risques liés à la mise en œuvre — que se passera-t-il si l’on prend une mauvaise décision?

 

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S’adapter au changement climatique signifie s’adapter à des catastrophes naturelles plus fréquentes et plus intenses.

 

Dans un environnement marqué par le changement, la société doit s’adapter pour pouvoir subsister durablement. L’adaptation sera nécessaire tant que le changement se poursuivra. Il est donc essentiel de renforcer les capacités d’adaptation, en particulier pour assurer le développement durable. En élargissant la connaissance des changements climatiques, des risques qui les accompagnent et des vulnérabilités particulières, et en prenant des mesures permettant de comprendre et d’affiner les cadres institutionnel et juridique (c’est-à-dire les cadres qui limitent ou élargissent les capacités d’adaptation), on applique des stratégies utiles pour réduire la plupart des obstacles — sinon tous — cités précédemment.

On sait par expérience que certaines stratégies et mesures peuvent être capitales pour établir les bases de l’adaptation. Les plus efficaces consistent à fournir aux particuliers et aux organisations les informations, les outils et les orientations leur permettant de mieux comprendre les risques et de définir et d’évaluer les choix d’adaptation possibles. L’accès à des informations climatologiques de qualité adéquate et en quantité suffisante est fondamental pour comprendre les risques climatiques ainsi que pour définir et évaluer la viabilité des solutions d’adaptation. Malheureusement, ces informations n’existent pas ou ne sont pas accessibles pour beaucoup, et la détérioration du réseau d’observation du climat et des données existantes (par exemple les archives climatologiques accessibles) perpétue cette lacune.

Préoccupée par la mauvaise qualité et la détérioration des observations climatiques, ainsi que par l’accessibilité des données qui en découlent, la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques a invité les membres du Système mondial d’observation du climat à mettre en place un programme d’ateliers régionaux destiné à faciliter l’amélioration des systèmes d’observation du climat, en particulier dans les régions en développement (Décision 5/CP.5). Ce programme a lui-même donné lieu à l’établissement de plans d’action régionaux, dans 10 régions distinctes, propres à répondre en priorité à ces besoins (http://www.wmo.ch/web/gcos/gcoshome.html). La mise en œuvre de ces plans d’action est désormais essentielle pour créer les informations de base et les capacités nécessaires pour s’adapter et, ainsi, mener à bien le programme de développement.

On a également pris conscience que, outre les informations sur les risques climatiques, la connaissance des conséquences de l’exposition à ces risques peut être cruciale pour inciter les organisations et les collectivités à lancer le processus d’adaptation. Les souvenirs sont souvent fugaces, et la communication entre ceux qui font face quotidiennement aux impacts de la variabilité du climat et des extrêmes climatiques et ceux qui élaborent des politiques et des stratégies et contrôlent les budgets est souvent fragmentée. Grâce à une meilleure compréhension (et une meilleure documentation) de la nature et de l’étendue de ces impacts, y compris du coût des travaux de réparation et de rénovation (voir par exemple le site du Programme britannique concernant l’étude des incidences du climat, http://www.ukcip.org.uk), on pourra engager des changements.

Par ailleurs, on a constaté qu’il était essentiel de fournir des outils et des orientations à ceux qui souhaitent faire face aux risques climatiques auxquels ils sont exposés. Des organisations en ont élaboré — et continuent aujourd’hui à le faire — un large éventail au niveau mondial (par exemple la Banque mondiale et le PNUD) et national, tant dans les pays développés que dans les pays en développement. Des informations sur ces outils et ces orientations sont actuellement rassemblées dans le cadre du Programme de travail de Nairobi (Décision 2/CP.11 de la CCNUCC; voir également http://unfccc.int/files/meetings/cop_12/application/pdf/sbsta_26.pdf) par l’Organe subsidiaire de la CCNUCC chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques (SBSTA) et feront l’objet d’un atelier d’experts qui se tiendra avant la 28e session du SBSTA (2008).

L’expérience montre que plusieurs facteurs sont déterminants pour que ces outils et ces orientations soient appliqués avec succès, et notamment les suivants, qui sont les plus importants:

  • Les concepteurs et les utilisateurs devraient collaborer pour mettre au point,  tester, évaluer et tenir à jour des outils ou des documents d’orientation spécifiques;
  • Des études de cas sont indispen-
    sables pour démontrer l’utilité d’un outil ou d’un document d’orien-
    tation; et
  • La formation peut conduire à l’adoption d’un outil ou d’un document d’orientation ainsi qu’à leur développement (par exemple la conduite d’études de cas et leur adaptation à un usage particulier).

Pour rester efficace et durable, le développement doit s’accompagner des capacités d’adaptation consistant à suivre l’évolution de circonstances internes et externes. À cet égard, le développement, tout comme l’adaptation, devrait être considéré comme un processus d’amélioration continu. Le climat et le système socio-économique sont des facteurs déterminants pour la réussite du développement dans beaucoup de cas. Les preuves scientifiques dont nous disposons indiquent que ces facteurs fondamentaux vont continuer à changer, à l’instar des risques associés et/ou des causes de rejet de ces risques. La viabilité des initiatives de développement doit être étudiée dans le cadre de ces changements et inclure l’adaptation à ces changements.

La nature des changements climatiques prévus et leurs répercussions nous laissent à penser que le développement devra être régulièrement réévalué, que les mesures existantes devront  être améliorées et que des mesures complémentaires ou différentes devront être mises en œuvre en fonction de ces changements et des nouvelles connaissances et technologies acquises. Ce processus d’amélioration perpétuelle offre l’occasion d’intégrer les leçons apprises en appliquant concrètement les initiatives d’adaptation précédentes, y compris celles prises par d’autres communautés, ainsi que les innovations technologiques et les nouvelles connaissances scientifiques acquises. Cette occasion peut se concrétiser lorsque les populations qui subissent les changements et qui sont supposées mettre en œuvre et soutenir les initiatives de développement qu’ils entraînent sont associées à l’ensemble du processus. Au fil du temps, on a aussi appris que, pour préserver les avantages de ce type de développement, il est indispensable que ces populations soient correctement informées, aient accès aux outils et aux documents d’orientation nécessaires et aient la capacité de continuer à bien s’adapter.

 

lineBibliographie

Burton, I., 2006: Adapt and thrive: options for reducing the climate change adap-
tation deficit. 
Policy Options, décembre 2005-janvier 2006, p. 33-38.

GIEC, 2001: Bilan 2001 des changements climatiques: Conséquences, adaptation et vulnérabilité, contribution du Groupe de travail II au troisième Rapport d’éva-
luation du Groupe d’experts intergouver-
nemental sur l’évolution du climat. Cambridge University Press, 1 032 p.

Klein, R.J.T., S.E.H. Eriksen, L.O. Naess, A. Hammill,C.Robledo et K.L. O’Brien, sous presse: Portfolio screening to support the mainstreaming of adaptation to climate change into development Change 84: 1-2.

 

line*    Directeur technique, Programme britannique concernant l’étude des incidences du climat, Centre pour l’environnement de l’Université d’Oxford, Dyson Perrins Building, South Parks Road, Oxford OX1 3QY, Royaume-Uni

 

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