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Questions fréquemment posées

1. Qu’est-ce que la troisième Conférence mondiale sur le climat?

La troisième Conférence mondiale sur le climat se tiendra du 31 août au 4 septembre 2009 à Genève (Suisse) sous les auspices de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et de divers partenaires. Son objectif est d’affiner les services climatologiques et de mieux les adapter aux impératifs de la planification socio-économique. L’accent sera mis sur les prévisions climatiques à échéance de quelques jours ou d’un demi-siècle, en passant par les prévisions saisonnières et multidécennales, le but étant de faciliter l’adaptation à la variabilité et à l’évolution du climat et la gestion des risques correspondants.

2. Quelle différence y a-t-il entre variabilité du climat et changement climatique?

Ce qu’on entend généralement par changement climatique est l’évolution sur le long terme des conditions météorologiques moyennées à l’échelle du globe. Le Groupe d’experts intergouvernemental OMM/PNUE sur l’évolution du climat (GIEC) a confirmé la tendance générale à la hausse des températures moyennes en surface. Cela dit, les conditions météorologiques connaissent des variations journalières, mensuelles ou annuelles, à l’échelle locale et régionale. La variabilité du climat peut prendre la forme de dangers naturels tels que les inondations, les sécheresses, les vagues de froid ou de chaleur, les cyclones et les tempêtes. Ces extrêmes sont toutefois à mettre en rapport avec le changement climatique: le GIEC prévoit en effet que les extrêmes météorologiques et climatiques deviendront plus fréquents et/ou plus marqués du fait de la hausse des températures à la surface du globe. Bien qu’un phénomène extrême donné ne puisse être considéré à lui seul comme une manifestation du changement climatique, il peut venir s’inscrire à la longue dans le contexte d’une variabilité accrue du climat, laquelle est imputable au changement climatique.

3. Qu’est qui distingue la troisième Conférence mondiale sur le climat des autres conférences sur le même thème?

Nombre de réunions sur le climat qui ont été organisées dernièrement ou qui le seront à l’avenir ont pour but essentiel de coordonner les actions engagées sur le plan mondial pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et définir des stratégies d’adaptation. Ces efforts sont essentiels dans la mesure où ils visent à freiner le changement climatique et à s’adapter à ses effets, mais force est de constater que de nombreux changements sont déjà visibles. La troisième Conférence mondiale sur le climat met l’accent sur les efforts déployés pour gérer les risques liés au climat et mettre à profit les possibilités offertes. Il s’agira de mieux comprendre et prévoir les mécanismes qui régissent la variabilité du climat et les changements climatiques et de mieux faire face à ces changements en mettant des informations météorologiques fiables au service de la prise de décision. La troisième Conférence mondiale sur le climat aura lieu juste avant la quinzième session des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui se tiendra à Copenhague en décembre et devrait déboucher sur l’adoption, pour l’après-Kyoto, d’une stratégie d’atténuation des changements climatiques. Elle devrait contribuer à apporter le savoir scientifique nécessaire à l’élaboration des politiques de l’après-Kyoto et aux initiatives des Nations Unies en matière d’adaptation. Il ne faut pas oublier que toute stratégie d’atténuation doit s’appuyer sur des informations fiables concernant l’état du climat.

4. Qui assistera à la troisième Conférence mondiale sur le climat?

La troisième Conférence mondiale sur le climat réunira des décideurs de haut niveau, des scientifiques, des prestataires de services climatologiques et des dirigeants d’entreprises d’envergure mondiale, soit au total un millier de personnes. L’un des grands objectifs sera de développer le dialogue entre ceux qui mettent au point et fournissent l’information climatologique et ceux qui l’exploitent. Parmi ces derniers figurent des décideurs et des hauts responsables provenant de la quasi-totalité des secteurs socio-économiques: l’alimentation et l’agriculture, l’eau, la santé, la prévention des catastrophes et la gestion des risques, l’environnement, le tourisme, les transports, l’énergie, etc. Le débat de haut niveau, qui se déroulera les 3 et 4 septembre, réunira des chefs d’État et de gouvernement, des ministres et autres décideurs de haut rang.

5. Quels sont les résultats escomptés?

La troisième Conférence mondiale sur le climat devrait d’abord déboucher sur un cadre mondial pour les services climatologiques qui devrait permettre aux décideurs de disposer d’informations sur le climat pour des échéances allant de plusieurs saisons à plusieurs décennies. À cet effet, la Conférence est subdivisée en deux parties: un segment expert (31 août – 2 septembre 2009), au cours duquel scientifiques et décideurs élaboreront des livres blancs sur la situation des services climatologiques et les besoins des utilisateurs en la matière, et un débat de haut niveau (les 3 et 4 septembre 2009), donnant lieu à l’examen des mesures à prendre sur le plan mondial et à l’adoption d’une déclaration. La Conférence a aussi pour but de faire progresser l’investissement dans l’observation et la surveillance du climat et dans les techniques correspondantes, afin de faciliter la conception de services climatologiques qui soient adaptés aux besoins des usagers.

6. Y a-t-il quelques exemples de la façon dont les populations peuvent tirer profit de l’information climatologique?

Les prévisions climatiques qui indiquent la répartition dans le temps et la quantité des précipitations sur une zone donnée peuvent avertir du risque d’éventuelles épidémies de paludisme bien avant le début de la saison des pluies, facilitant ainsi la distribution optimale des ressources disponibles pour prévenir et traiter ce fléau. Les efforts déployés en matière de suivi de la sécheresse se fondent sur des informations et des simulations climatiques en vue d’anticiper l’évolution de la pluviosité et de l’état des sols et ses éventuelles conséquences pour la production agricole. Grâce aux alertes précoces, les agriculteurs peuvent modifier les dates des semis, les variétés cultivées et les stratégies d’irrigation. Par ailleurs, l’information climatologique permet d’anticiper d’autres phénomènes météorologiques extrêmes tels que les inondations et les incendies de forêts et d’empêcher ainsi que les dangers naturels se muent en catastrophes. La réduction scientifique des risques des catastrophes constitue un investissement très rentable: chaque dollar investi dans la prévention des catastrophes permet d’en économiser sept qu’il aurait fallu dépenser pour remédier aux pertes économiques occasionnées.

7. Quels ont été les résultats des précédentes conférences mondiales sur le climat?

Les deux premières conférences mondiales sur le climat ont été remarquablement fécondes. La première, qui a eu lieu en 1979, a abouti à la création du Programme climatologique mondial (PCM), du Programme mondial de recherche sur le climat (PMRC) et du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), lauréat du prix Nobel de la paix – initiatives qui ont contribué au renforcement des connaissances scientifiques et de la prise de conscience générale de la variabilité du climat et des changements climatiques. La deuxième Conférence mondiale sur le climat, organisée en 1990, a imprimé un élan décisif au débat international sur le climat et conforté la volonté des responsables politiques d’aller de l’avant, comme en témoignent l’adoption de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et la mise en place du Système mondial d’observation du climat (SMOC).

8. Qui organise la troisième Conférence mondiale sur le climat?

C’est l’Organisation météorologique mondiale (OMM), porte-parole autorisé du système des Nations Unies pour les questions relatives au temps, au climat et à l’eau, qui organise la Conférence, par le biais d’un comité ad hoc et avec le concours d’autres organismes et programmes des Nations Unies, de partenaires internationaux, d’organisations non gouvernementales, d’établissements universitaires et d’entreprises du secteur privé. La Suisse est le pays hôte de la Conférence, qui se déroulera au Centre international de conférences de Genève.

9. Comment la troisième Conférence mondiale sur le climat est-elle financée?

L’OMM a créé un fonds d’affectation spéciale pour faciliter les contributions à l’organisation de la Conférence. Au 15 mai 2009, des contributions ont été versées ou annoncées par les gouvernements d’un certain nombre de pays (Allemagne, Arabie saoudite, Australie, Canada, Chine, Danemark, Espagne, États-Unis d’Amérique, Fédération de Russie, Finlande, Grèce, Irlande, Italie, Japon, Kenya, Namibie, Norvège, Pakistan et Suisse) ainsi que par la Commission européenne, l’organistion des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et le Programem des Nations Unies pour l’environement.

10. Comment obtenir d’autres informations?

En consultant le site Web de la troisième Conférence mondiale sur le climat - www.wmo.int/wcc3 - pour connaître les modalités d’inscription, les dernières nouvelles concernant la Conférence, les principales échéances, le programme préliminaire, etc.

Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à:

M. Buruhani Nyenzi, Directeur du Secrétariat de la troisième Conférence mondiale sur le climat Tél.: +41 22 730 82 73; courriel: WCC-3[at]wmo.int

Mme Carine Richard-Van Maele, Chef du Bureau de la communication et des relations publiques, OMM Tél.: +41 22 730 83 14/15; courriel: cpa[at]wmo.int

Mme Lisa M.P. Munoz, attachée de presse, Bureau de la communication et des relations publiques, OMM Tél.: +41 22 730 82 13; courriel: lmunoz[at]wmo.int

 

L’OMM a entrepris de promouvoir une troisième Conférence mondiale sur le climat qui soit climatiquement neutre. La neutralité climatique, telle qu’elle est définie par l’ONU, se dit d’une organisation ou d’une manifestation dont la contribution nette en gaz à effet de serre atmosphérique (tous ceux qui sont mentionnés dans le Protocole de Kyoto) est nulle.

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