Histoire
Les risques climatiques ont constitué un défi majeur pour l’humanité depuis fort longtemps. Bien avant notre époque scientifique, l’homme observait la nature pour surveiller et prévoir les conditions climatiques, afin de tirer parti des conditions favorables et de gérer les risques connexes. Grâce à l’essor de la science et aux progrès de la prévision climatique, nous sommes en mesure d’assurer des services de prévision et d’information climatologiques qui peuvent aider nos sociétés à gérer les risques et à s’adapter à la variabilité et à l’évolution du climat.
Les services de prévision et d’information climatologiques permettent à la société dans son ensemble, aux gouvernements et aux secteurs sensibles au climat de disposer des outils nécessaires pour déterminer les zones et les périodes de risques potentiels, les actions à engager pour faire face aux conditions climatiques prévues et les mesures de parade appropriées dans l’intérêt de tous.
Durant les quatre dernières décennies, l’OMM a joué un rôle de premier plan dans le domaine du climat.
La première Conférence mondiale sur le climat, qui a été organisée en 1979, a donné lieu au lancement d’un certain nombre d’initiatives scientifiques internationales d’envergure telles que la création du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (coparrainé par l’OMM et le Programme des Nations Unies pour l’environnement), qui a reçu le prix Nobel de la paix en 2007, et la mise en œuvre du Programme climatologique mondial de l’OMM et du Programme mondial de recherche sur le climat (coparrainé par l’OMM, le Conseil international pour la science et la Commission océanographique intergouvernementale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture).
La deuxième Conférence mondiale sur le climat a préconisé l’élaboration d’une convention sur le climat, donnant ainsi un nouveau souffle aux efforts internationaux qui ont abouti à l’adoption de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques en 1992. Elle a aussi débouché sur la mise en place du Système mondial d’observation du climat et formulé des recommandations pour les activités futures du Programme climatologique mondial.
Fort de ces expériences, le Quinzième Congrès météorologique mondial (Genève, Suisse, mai 2007) a approuvé l’organisation de la troisième Conférence mondiale sur le climat, en collaboration avec d’autres partenaires et organismes du système des Nations Unies. Cette conférence vise à répondre à la nécessité, pour l’ensemble des utilisateurs et des secteurs concernés, de prévenir les catastrophes naturelles, de renforcer la sécurité alimentaire et de s’adapter à la variabilité et à l’évolution du climat, conformément aux indications du Plan d’action de Bali, du Programme de travail de Nairobi et du Cadre d’action de Hyogo pour la réduction des risques de catastrophes. Elle devrait aussi contribuer au succès de la quinzième session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et des initiatives en faveur de l’adaptation à la variabilité du climat et aux changements climatiques.
